1351 - Hartrad von Schonecken (1313 - † 22 décembre 1351) - Trèves - Rhénanie-Palatinat - Allemagne

Hartrad von Schonecken est un chevalier et seigneur féodal allemand originaire du château de Schönecken, situé dans la région de l'Eifel en Rhénanie-Palatinat.
Il résidait au château de Schönecken. En 1334, il a épousé Margaretha van Valkenburg (1318 † avant 1364).
Il possédait un atelier monétaire dans sa seigneurie (notamment à Schönecken et Liessem) où il frappait des pièces, comme des esterlins. En 1341, accusé de frappe de monnaie illégale, il a été traduit devant la Cour impériale, condamné et a dû verser une amende à l'archevêque de Trèves.
Il est devenu le chef des armées (Heerführer) au service de Balduin de Luxembourg, archevêque de Trèves. Il est mort le 22 décembre 1351 lors du siège et de la prise du château de Montclair (Burg Montclair, près de Mettlach). Selon la tradition, il serait étouffé dans sa propre armure lors des combats.
Très affecté par sa perte, l'archevêque Balduin de Trèves fit inhumé son capitaine dans l'église de l'abbaye Saint-Matthias à Trèves (Abbey Church of St. Matthias), où se trouve son effigie funéraire.

1351 - Mastino II della Scala († 3 juin 1351) - St Maria Antica - Vérone - Vénétie - Italie

Né en 1308, c’est un condottiere et un homme politique italien membre de la dynastie scaligère.
Fils d'Alboino della Scala, il succède en juillet 1329 à son oncle Cangrande I, en même temps que son frère Alberto II. Mastino est ambitieux et déterminé. Très rapidement, il prend le contrôle de Vérone. Il va ainsi porter la seigneurie jusqu'à sa plus vaste expansion territoriale, s'appropriant les provinces de Brescia, de Parme et de Lucques. Il attire ainsi sur lui les foudres de Venise et de Florence, qui se liguent contre Vérone et la ramènent en quelques années à ses limites de 1312.
À l'exception de Vicence, Mastino II perd tous les gains territoriaux engrangés par les Della Scala depuis son arrivée au pouvoir à Vérone. Il laisse à une postérité dégénérée une seigneurie réduite aux seconds rôles, qui passe bientôt sous la coupe de Milan, puis de la Maison de Carrare, et enfin de Venise. Après avoir dissipé les douze dernières années de sa vie en intrigues brouillonnes et inutiles, le 3 juin 1351, Mastino II meurt après une brève maladie, à l'âge de 43 ans. Il laisse derrière lui sa veuve et six enfants.
Mastino II est enterré à Santa Maria Antica et sur sa tombe s'élève un monument où il est représenté, comme son oncle Cangrande, par deux effigies : la première en chevalier combattant, la seconde gisant dans ses vêtements civils. La seconde effigie porte la barbe, qu'il aurait laissé pousser après le meurtre de l'évêque de Vérone.

1351 - Katherine de Turberville, épouse de Roger Berkerolles - St Athan - Pays de Galles

Née en 1300 à Bridgend, Pays de Galles, Katherine était la fille aînée de Payne de Turberville et de Gwenllian (fille de Richard Talbot et de Sarah de Beauchamp). Elle était également la descendante de Payn « le Démon » de Tuberville, l'un des Douze Chevaliers légendaires de Glamorgan, censé avoir conquis Glamorgan sous la direction de Robert FitzHamon.
Elle a épousé Sir Roger Berkerolles. Ils furent les parents d'au moins quatre enfants : Gwenllian Berkerolles, né en 1332 ; Sarah Berkerolles, née 1336 à Bassaleg, Monmouthshire, Pays de Galles ; Sir Lawrence Berkerolles, chevalier, né en 1339 et est mort le 18 octobre 1411 ; Gilbert Berkerolles, né en 1342 à Bassaleg, Monmouthshire, Pays de Galles.

1352 - Margaret Sbrunnen - Musée archéologique van de Bijloke - Gand - Flandres - Belgique
Marguerite de Constantinople (Margaret / Margaretha) : comtesse de Flandre au XIIIᵉ siècle, c'est elle qui fonde en 1228 l'abbaye cistercienne et l'hôpital de la Bijloke à Gand. Le terme sbrunnen (ou s'Brunnen) fait référence à la source / fontaine ou aux puits historiquement liés à l'abbaye de la Bijloke (Bijlokebescheid / Fontaine de Marguerite).

1353 - Robert Achard († 1353) - Sparsholt - Hampshire - Angleterre

La famille Achard est implantée dans la région depuis le XIIᵉ siècle. Le roi Henri Iᵉʳ d'Angleterre avait accordé à leurs ancêtres le manoir de Aldermaston ainsi que les terres de Sparsholt.
Bien que Sparsholt soit aujourd'hui rattaché à l'Oxfordshire (depuis le redécoupage administratif de 1974), la paroisse relevait historiquement du Berkshire (et non du Hampshire, bien que situé très près de sa frontière sud).
Sir Robert Achard décède en 1353. N'ayant pas laissé d'héritier direct survivant à même de maintenir le nom, ses terres passent par alliance aux familles d'Esturmy puis De La Mare (notamment via sa fille ou sa nièce héritière, le manoir d'Aldermaston devenant leur siège principal).

1353 à 1364 - Philippe VI de Valois (1293 - † 22 août 1350), roi de France (1328-1350) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France
Philippe VI de Valois, roi de France de 1328 à 1350, né en 1293 et mort le 22 août 1350 à Nogent-le-Roi. Il est issu de la branche cadette de la maison capétienne, la maison de Valois.
Philippe VI est le fils aîné de Charles de Valois, frère cadet du roi Philippe le Bel, et de Marguerite d'Anjou. Il est donc cousin des trois fils de Philippe le Bel (Louis X, Philippe V et Charles IV), lesquels se succèdent sur le trône de France entre 1314 et 1328.
Philippe de Valois se marie en juillet 1313 avec Jeanne de Bourgogne.
Philippe VI fut dit « Philippe le Fortuné » par ses sujets, et surnommé « le roi trouvé » par les Flamands.
Son accession sur le trône de France en 1328 découle d'un choix politique, fait en deux temps, à la mort de Louis X le Hutin en 1316 puis à celle de Charles IV en 1328, afin d'éviter que la couronne ne passe dans les mains d'un « étranger ». Édouard III d'Angleterre, pourtant petit-fils de Philippe IV le Bel, est ainsi évincé au profit du neveu de ce dernier.
Lors de son avènement, il doit aussi négocier avec Jeanne II de Navarre (1311-1349), fille de Louis X le Hutin, qui a été évincée de la couronne de France en 1316 pour motif qu'elle est une femme (avancement de la « loi salique ») mais également qu'elle est soupçonnée de bâtardise ou illégitimité, sa mère ayant été compromise dans le scandale de la tour de Nesle quand elle était mariée au futur Louis X. Mais celle-ci revendique de manière parfaitement légitime la couronne de Navarre et les comtés de Champagne et de Brie que Philippe le Bel tenait de son épouse Jeanne Ire de Navarre. N'étant pas lui-même descendant et héritier des rois de Navarre, comme l'étaient ses prédécesseurs, Philippe VI restitue donc le royaume de Navarre à son héritière légitime Jeanne de Navarre, mais refuse de lui céder la Champagne et la Brie redoutant d'être confronté à un parti trop puissant.
S'il accède à la tête de l'État le plus puissant d'Occident, il gouverne dans une période de crise qui conduit à la guerre de Cent Ans. Il manque de moyens financiers pour administrer son royaume, ce qui ne peut être obtenu que par la manipulation de la monnaie et des impôts supplémentaires, lesquels ne sont tolérés qu'en période de guerre. Il doit asseoir au plus vite sa légitimité. Il le fait en restaurant l'autorité royale en Flandre en écrasant la rébellion de 16 000 artisans et paysans contre le comte de Flandres lors de la bataille de Cassel le 23 août 1328.
Par une habile politique diplomatique et matrimoniale, il contribue à augmenter l'influence du royaume à l'est du royaume de France. Il rachète le Dauphiné pour le compte de son petit-fils, remarie son fils à une héritière potentielle de la Bourgogne et prend une option sur le comté de Provence.
En conflit larvé avec le roi Édouard III d'Angleterre, il finit par obtenir de celui-ci l'hommage pour la Guyenne, mais leurs intrigues pour le contrôle des Flandres, l'alliance franco-écossaise et la nécessité de justifier l'impôt nécessaire au fonctionnement d'un État moderne, conduisent inexorablement à la guerre de Cent Ans. Celle-ci commence de manière larvée, aucun des deux rois ne pouvant obtenir suffisamment de ressources fiscales pour mener à bien leur ambition. La guerre se mène par alliés interposés, hormis en Guyenne où les forces françaises assiègent Bordeaux mais doivent renoncer faute de vivres. De la même manière si la flotte française est en grande partie détruite à la bataille de l'Écluse en 1340, Édouard III ne peut concrétiser cette victoire sur terre et l'alliance germano-anglaise qu'il a organisée se disloque faute de pouvoir tenir ses promesses pécuniaires.
Après la mort du duc Jean III de Bretagne, en avril 1341, un conflit successoral oppose Jean de Montfort à Charles de Blois pour la succession de Bretagne. Philippe VI arbitre en faveur de son neveu, Charles de Blois. Jean de Montfort s'allie aux Anglais, qui débarquent à Brest en 1342 et occupent l'ouest de la Bretagne, ce jusqu'en 1397.
Le véritable tournant du conflit a lieu en juin 1344, quand Édouard III obtient du Parlement anglais des ressources fiscales importantes pour deux ans. Philippe ne peut répondre qu'en recourant à des mutations monétaires qui entraînent des dévaluations très impopulaires car elles déstabilisent l'économie. Fort de ses ressources financières, Édouard III est capable d'attaquer en force sur au moins deux fronts. Il regagne du terrain en Aquitaine et surtout inflige une défaite écrasante à Philippe à la bataille de Crécy le 26 août 1346. Ce dernier n'a plus les moyens d'empêcher le roi d'Angleterre de prendre Calais après onze mois de siège (1347).
C'est complètement discrédité et en pleine épidémie de peste qu'il meurt en 1350.

1354 - Thomas de Weston - († 12 juillet 1354) - Église St Lawrence - Elmstead - Essex - Angleterre

Chevalier. Né vers 1303 à Weston Coyney, Caverswall, Stafford, Staffordshire, Angleterre. Fils de John de Weston, chevalier, et de Isabel Bromley.
Sir Thomas de Weston est un chevalier médiéval, lord du manoir d'Elmstead (souvent désigné sous le nom de Elmstead Hall) ainsi que de terres environnantes dans l'Essex (comme Tey).
Il décède le 12 juillet 1354 sous le règne d'Édouard III. Sa succession entraîne le partage de ses biens entre ses filles et leurs descendants (notamment les familles Sackville et Ryce).
Sir Thomas de Weston est considéré comme le grand bienfaiteur et le bâtisseur de l'église sous sa forme actuelle. Vers 1310-1330, il finance la reconstruction du chœur, l'ajout de la chapelle sud (South Chapel) et la structure de la nef.
L'église abrite son monument funéraire, une effigie sculptée dans un bloc de chêne datant des années 1340-1350. Elle le représente croisé ou en position de prière, vêtu d'une cotte de mailles et d'un surcot.
1354 - John de Cobham († 25 février 1355) - Cobham - Kent - Angleterre
2e baron Cobham, il est né entre 1285 et 1301 à Cobham. Il fut constable de Rochester en 1334 puis amiral de la flotte de la Tamise vers l'ouest en 1335. Il est le fils de Henry de Cobham, 1er baron Cobham et de Maude de Cobham.
Il eut trois épouses successives : Margaret, Joan et Agnes. Père de Joan Margaret LeStrange ; Thomas de Cobham ; Joan de Cobham et Sir John Richard de Cobham, chevalier. Frère de Jacques de Cobham ; Reginald de Cobham ; Nicholas de Cobham ; Stephen de Cobham ; Thomas de Cobham…
Fils aîné d'Henry de Cobham (1ᵉʳ baron Cobham), John de Cobham succède à son père en 1339 comme 2ᵉ baron Cobham.
Sous le règne d'Édouard III, il occupe de très hautes fonctions administratives et militaires : Lord Guardian des Cinq-Ports (Warden of the Cinque Ports) et connétable du château de Douvres. Connétable du château de Rochester. Amiral de la flotte du Roi pour la zone Ouest/Embouchure de la Tamise.
Il meurt le 25 février 1355 (souvent mentionné 1354/55 selon l'ancien style de calendrier). Son fils, John de Cobham (3ᵉ baron, dit « le Fondateur »), prend ensuite sa succession et fonde le Collège de Cobham en 1362.
Sir John est représenté vêtu de l'armure de transition typique du milieu du XIVᵉ siècle : bacinet, camail en cotte de mailles et plaques de protection sur le surcot. Ses pieds reposent sur un animal hybride fantastique (corps de lévrier, tête de bélier et griffes de lion).
L'inscription qui entoure sa figure appelle à la prière pour « l'hôte courtois nommé John de Cobham » ("Vous qe passei ici priez pur lalme du corteis hoste Jehan de Cobham...").
1354 - Katharina von Rudesheim - Cloître d'Eberbach - Eberbach - Hesse - Allemagne

Katharina appartient à la famille des chevaliers et ministériaux de Rüdesheim (les Ritter von Rüdesheim), une puissante lignée noble de la région du Rheingau.
Elle meurt en 1354. Comme beaucoup de familles nobles du Rheingau, sa lignée choisit l'abbaye cistercienne d'Eberbach comme lieu de sépulture privilégié et de mémoire spirituelle.
Sculptée dans du grès rouge du Main, la pierre la représente en relief sous une arcade gothique tréflée. Elle porte la tenue traditionnelle des dames nobles du XIVᵉ siècle avec un voile et une guimpe. Ses mains tiennent des attributs de dévotion ou entourent son manteau.
Les coins supérieurs présentent les écus héraldiques de la famille de Rüdesheim.

1354 - Agnes von Orlamünde († 19 septembre 1354) - Monastère d'Himmelkron - Himmelkron - Bavière - Allemagne

Agnes appartient à la lignée comtale des comtes d'Orlamünde (Grafen von Weimar-Orlamünde), une importante famille princière de Thuringe et de Franconie.
Elle prend le voile et devient la 2ᵉ abbesse de l'abbaye cistercienne d'Himmelkron (Kloster Himmelkron), fondée en 1279 par le comte Otton III d'Orlamünde.
Elle meurt le 19 septembre 1354 à la tête de la communauté monastique qu'elle a dirigée durant plusieurs décennies.
Sculptée dans le grès, la dalle funéraire la représente en haut-relief dans ses habits monastiques cisterciens. Elle tient la crosse abbatiale dans la main gauche et le livre de la règle dans la main droite.
Au bas de la dalle se trouvent les écus de la maison d'Orlamünde (le lion rampant entouré de cœurs).
La légende de la « Dame Blanche » (Weiße Frau)
La figure d'Agnes von Orlamünde est historiquement associée au célèbre mythe germanique de la Dame Blanche (Weiße Frau) du folklore des Hohenzollern :
• Selon la légende romancée (qui confond souvent Agnes d'Orlamünde avec Kunigunde von Orlamünde), son spectre hanterait les châteaux de la dynastie des Hohenzollern (notamment Plassenburg et le château de Berlin).

1354 - Elizabeth Montacute († août 1354) - Prieuré St Frideswide - Oxford - Oxfordshire - Angleterre

Elizabeth de Montfort était la fille de Peter de Montfort, chevalier, et de Maud de la Mare, fille et héritière de sir Henry de la Mare († 1257). Elle est née au château de Beaudesert dans le Warwickshire.
Son mariage avec Guillaume Montagu (William Montacute) fut arrangé par Eleanor de Castille, première épouse du roi Edouard Ier d'Angleterre. Elizabeth et son mari proviennent de la grande aristocratie et se montrèrent prodigues pour diverses causes. Elizabeth fut notamment une grande bienfaitrice du Prieuré de St Frideswide, devenu de nos jours la cathédrale de Christ Church à l'Université d'Oxford.
Elle épousa d'abord, vers 1292, William Montagu, 2e Baron Montagu, duquel elle eut quatre fils et sept filles. Elle convola ensuite avec Thomas Furnivall, 1er Baron Furnivall († avant le 18 avril 1332), qui fut condamné à une amende de £ 200 puis gracié ensuite pour l'avoir épousée sans avoir obtenu au préalable la royale autorisation.

1355 - Alemung von Varendorp († 26 novembre 1355) - Bad Iburg - Basse-Saxe - Allemagne

Amelung (aussi orthographié Alemung) von Varendorp (ou von Varendorff) est un chevalier et homme d'armes / vassal attaché au château d'Iburg pour le compte de l'évêché d'Osnabrück.
Fils d'Eberhard II von Varendorp et de Bertradis Korff, il appartient à une importante famille de la noblesse ministérielle de la région d'Osnabrück.
Son épouse, Amalberga (ou Alberna), était décédée dix ans plus tôt, en 1345.
Amelung est figuré en armure complète du milieu du XIVᵉ siècle avec ses armes héraldiques.

1355 - Heinrich Beyer von Boppard († 27 décembre 1355) - Klostermarienberg - Burgenland - Autriche - (Berlin - Bode Museum)

Heinrich IV Beyer von Boppard est un chevalier et noble de la vallée du Moyen-Rhin. Il a occupé la charge de prévôt/viguier royal à Boppard avant de passer au service de l'électeur de Trèves, Balduin de Luxembourg.
Sa loyauté lui vaut plusieurs fiefs d'importance, dont la cour royale (Königshof) de Boppard. Il établit ainsi la puissance et le rang de la famille des Beyer von Boppard dans la noblesse ministérielle rhin-mosellane.
Clarification géographique et institutionnelle
1. Kloster Marienberg (et non Klostermarienberg/Autriche) : le lieu d'origine de sa sépulture est le couvent de Marienberg (Kloster Marienberg) situé à Boppard, le long du Rhin en Allemagne (Lahn-Hunsrück / Rhénanie-Palatinat). Il ne faut pas le confondre avec la commune de Klostermarienberg située dans le Burgenland en Autriche.
Le monastère de Marienberg à Boppard servait de nécropole familiale traditionnelle pour la lignée des Beyer von Boppard.
2. Conservation au Bode-Museum (Berlin) :
Après la sécularisation du couvent de Marienberg, la dalle funéraire du chevalier Heinrich IV a été transférée dans les collections nationales berlinoises. Elle est aujourd'hui exposée au Bode-Museum sur l'Île aux Musées à Berlin.
Sculptée au milieu du XIVᵉ siècle dans du grès rouge du Rhin (Roter Sandstein), la dalle montre le chevalier en relief grandeur nature.
Il est figuré en armure complète du milieu du XIVᵉ siècle : bacinet, camail de mailles, cotte d'armes ajustée et épée. Ses pieds reposent sur un lion, symbole de courage et de noblesse.
Une bordure gravée en écriture gothique entourant la pierre consigne la date exacte de son décès et son identité.

1355 - Rudolf von Hürnheim († 1355) - Église de Zimmern - Bavière - Allemagne

Rudolf appartient à la maison chevaleresque des barons/seigneurs de Hürnheim (Herren von Hürnheim), une éminente famille noble souabe et bavaroise originaire de la région du Nördlinger Ries (Souabe / Bavière).
Les seigneurs de Hürnheim sont les fondateurs historiques (en 1245) et les patrons protecteurs de l'abbaye cistercienne de Zimmern (Kloster Zimmern).
Rudolf von Hürnheim meurt en 1355. Comme la plupart des membres de sa lignée au XIVᵉ siècle, il choisit l'église du monastère de Zimmern pour sa sépulture.
Sa pierre tombale médiévale le représente en relief sous une structure gothique.
Il est représenté sous l'aspect d'un chevalier du milieu du XIVᵉ siècle en armure complète (bacinet, camail de mailles, cotte d'armes) portant l'épée et le bouclier.
La dalle arbore le blason caractéristique des Hürnheim (deux cornes de cerf ou bras tenus/croisés selon les branches de la famille).

1355 - Karl IV von Luxemburg - Sulzbach-Rosenberg - Bavière - Allemagne

Le 5 avril 1355, Charles IV (Karl IV. von Luxemburg) est sacré empereur du Saint-Empire romain germanique à Rome.
Entre 1353 et 1355, Charles IV acquiert stratégiquement de nombreux territoires bavarois dans le Haut-Palatinat (Oberpfalz) auprès des Wittelsbach. Cet ensemble territorial prend le nom de Nouvelle-Bohême (Neuböhmen) et est officiellement rattaché à la couronne de Bohême à cette période.
Charles IV choisit la ville de Sulzbach (aujourd'hui Sulzbach-Rosenberg) comme résidence principale et centre administratif de sa province bavaroise.
L'empereur y fait effectuer d'importants travaux pour transformer l'ancien château médiéval en résidence de gouvernement et en étape privilégiée sur la Golden Straße (la « Route d'Or » reliant Prague à Nuremberg).
Sous le règne de Charles IV à Sulzbach, la ville bénéficie de privilèges commerciaux et monétaires considérables (octroi du droit de frappe de monnaie et de privilèges de foire).

1356 - Jean Thaler - Chevalier autrichien († 1356) - Strasbourg - Alsace - France

Chevalier mercenaire originaire d'Autriche (Ritter aus Österreich), au service de noblesse ou de mercenaires européens opérant dans l'espace du Rhin supérieur au XIVᵉ siècle.
Le milieu du XIVᵉ siècle en Alsace est marqué par une grande instabilité politique, le passage des Grandes Compagnies mercenaires ainsi que le séisme majeur de Bâle en octobre 1356 qui a secoué toute la plaine du Rhin supérieur.
Jean Thaler meurt à Strasbourg en 1356.
Jean Thaler a été enterré à Strasbourg dans l'ancienne église du couvent des Récollets / Frères Mineurs (Barfüßerkloster) ou dans l'église Saint-Pierre-le-Jeune.
Sa dalle funéraire en grès des Vosges le représente en haut-relief en tenue de combat du milieu du XIVᵉ siècle : armure de transition avec bacinet, camail de mailles, cotte d'armes ajustée, épée et bouclier armorié.

1356 - Agnes Achard († 1356) - Sparsholt - Berkshire - Angleterre

Lady Agnes est la seconde femme de Sir Robert Achard († 1353), seigneur des manoirs d'Aldermaston et de Sparsholt.
Elle survit trois ans à son époux et meurt en 1356. Après sa mort, les droits seigneuriaux et terres de la famille Achard sont définitivement transmis aux héritiers de la branche alliée (famille De La Mare).
Son effigie est sculptée dans un monobloc de chêne, ce qui constitue un témoignage extrêmement rare et préservé de la statuaire funéraire féminine en bois du milieu du XIVᵉ siècle en Angleterre.
Elle est figurée en longue robe aux plis souples avec un manteau ajusté, la tête couverte d'un voile et d'une guimpe. Ses mains sont jointes en prière et deux anges soutiennent son coussin de tête.

1356 - Margaret Torrington († 9 mars 1356) - Berkhamsted - Hertfordshire - Angleterre

Lady Margaret Torrington est l'épouse de Richard Torrington, un membre influent de la gentry locale de Berkhamsted au XIVᵉ siècle.
Margaret meurt le 9 mars 1356 (son époux décédant la même année, le 4 mars 1356). Leur mort quasi simultanée s'inscrit dans le contexte des épidémies récurrentes qui ont suivi la Grande Peste de 1348-1349 en Angleterre.
Leur tombe est recouverte d'une plaque de laiton/cuivre gravée (brass) encastrée dans une dalle de pierre. C'est l'un des plus anciens et des plus beaux cuivres monumentaux conservés dans le Hertfordshire.
Richard et Margaret sont représentés debout côte à côte, se tenant la main, un symbole d'affection conjugale assez rare et recherché sur les cuivres funéraires du XIVᵉ siècle.
Margaret porte la robe ajustée de l'époque d'Édouard III avec des manches boutonnées et une coiffure à voile encadrant le visage.
À leurs pieds reposent un lion (pour Richard) et un petit chien/lévrier (pour Margaret).

1356 - Adelheid von Helfenstein († 1356) - Monastère de Blaubeuren - Blaubeuren - Württemberg - Allemagne

Adelheid appartient à la puissante famille des comtes de Helfenstein (Grafen von Helfenstein), une lignée souabe influente dont le siège principal était le château de Helfenstein au-dessus de Geislingen an der Steige.
Les comtes de Helfenstein comptaient parmi les plus importants patrons et protecteurs du monastère bénédictin de Blaubeuren (Kloster Blaubeuren), fondé à la fin du XIᵉ siècle.
Adelheid von Helfenstein meurt en 1356. Comme plusieurs membres de sa maison au XIVᵉ siècle, elle est inhumée dans l'enceinte de l'abbaye de Blaubeuren.
La pierre tombale présente une silhouette gravée au trait représentant la comtesse en pied. Elle est figurée dans la tenue traditionnelle des nobles dames du milieu du XIVᵉ siècle, drapée dans un long manteau avec une coiffe à voile.
Au bas de la dalle figure le blason des Helfenstein, reconnaissable à son motif héraldique caractéristique (un éléphant ou une tour selon les époques du blason familial).
La bordure de la dalle conserve une inscription en majuscules/minuscules gothiques consignant la date de sa mort (1356) et son identité.

1357 - Johann II de Nuremberg († 7 octobre 1357) - Église de Heilsbronn - Bavière - Allemagne

Membre de la maison de Hohenzollern, il est burgrave de Nuremberg de 1332 jusqu'à sa mort.
Considéré comme un administrateur habile et un chef militaire redoutable, il renforce considérablement les possessions des Hohenzollern en Franconie, notamment par l'acquisition de la seigneurie de Kulmbach et du château de Plassenburg (1340).
Il décède le 7 octobre 1357. Son fils, le burgrave Frédéric V, prend ensuite sa succession.
Sa sépulture est matérialisée par un monument en gisant placé dans le chœur de l'église.
Il est représenté étendu en haut-relief, revêtu d'une armure de chevalier du milieu du XIVᵉ siècle avec son épée, ses écus armoriés (le lion de Nuremberg et l'écu écartelé des Hohenzollern) et son casque surmonté d'un cimier héraldique.
La bordure de la pierre consigne la date exacte de son décès en 1357 et sa titulature seigneuriale.

1357 - Johann II von Katzenelnbogen († 2 mars 1357) - Église du monastère Santa Maria - Eltville am Rhein - Hesse - Allemagne

Johann II appartient à l'une des plus puissantes et riches dynasties comtales du Moyen-Rhin (Grafschaft Katzenelnbogen), contrôlant le péage rhénan et de nombreux châteaux (dont Rheinfels et Marksburg).
Fils de Diether VI, il gouverne les possessions de la haute comté de Katzenelnbogen autour de Darmstadt et du Taunus.
Johann II est figuré debout sous un dais gothique à pinacles, vêtu d'une armure de transition extrêmement détaillée (pourpoint armorié ajusté, camail de mailles, spalières et brassards).
Il tient son grand casque de joute surmonté du cimier héraldique et pose ses pieds sur un lion couché.

1357 - Mathilde de Brunswick († 28 juin 1357) - Abbaye de Marienthal - Marienthal - Saxe-Anhalt - Allemagne

Mathilde appartient à la prestigieuse dynastie des ducs de Brunswick-Lüneburg (Welfen).
Elle épouse le comte Heinrich IV von Hohnstein (de la lignée des comtes de Hohnstein-Sondershausen), liant la maison de Brunswick à l'une des plus influentes familles comtales de Thuringe.
La pierre tombale médiévale de Mathilde la représente en relief sous une structure d'arcade gothique.
Elle est figurée dans une longue robe aux plis souples, la tête couverte d'un voile et d'une guimpe.
La dalle comporte les armoiries combinées des Welfs (les deux lions de Brunswick) et de la comté de Hohnstein (l'écu échiqueté).

1358 - Peter de Grandison († 10 août 1358) - Cathédrale de Hereford - Hereford - Herefordshire - Angleterre

Sir Peter de Grandison (ou Piers de Grandson) est le fils et héritier de William de Grandison (1ᵉʳ baron Grandison), noble d'origine savoyarde établi en Angleterre sous le règne d'Édouard Iᵉʳ. Il devient 2ᵉ baron Grandison à la mort de son père en 1335.
Il est le frère ainé de John Grandison, le célèbre et puissant évêque d'Exeter (1327–1369), ainsi que le neveu par alliance de Thomas de Cantilupe (Saint Thomas de Hereford).
Il décède le 10 août 1358 sans descendant direct. C'est son frère John, évêque d'Exeter, qui hérite de ses biens et titres.
Sculpté dans la pierre, Peter de Grandison est représenté en armure complète de la fin des années 1350 : bacinet, camail de mailles, gipon ajusté recouvrant sa cuirasse et ceinture de chevalier sur les hanches.
Ses pieds reposent sur un lion et ses mains sont jointes en prière.

1358 - Comte von Oettingen - Kirchheim am Ries - Bade-Wurtemberg - Allemagne

Puissante lignée comtale de Souabe et de Franconie, les comtes d'Oettingen régnaient sur un important territoire centré sur le Nördlinger Ries.
L'année 1358 correspond au décès d'un membre majeur de la dynastie (souvent identifié comme le comte Ludwig VI d'Oettingen). Les comtes d'Oettingen étaient les seigneurs protecteurs (Vögte) et les bienfaiteurs historiques du monastère cistercien de Kirchheim.
Il est figuré en haut-relief en tenue de chevalier du XIVᵉ siècle, vêtu de son armure avec épée, dague et cotte d'armes.
La dalle porte l'écu armorié de la maison d'Oettingen (vairé d'argent et de gueules au sautoir d'or sur brochant).

1358 - Frau von Oettingen († 1358) - Kirchheim am Ries - Bade-Wurtemberg - Allemagne

Comtesse d'Oettingen.
La défunte appartient à la haute noblesse souabe par son mariage avec l'un des comtes d'Oettingen (branche des Grafen von Oettingen), seigneurs souverains du Ries.
Elle est inhumée auprès des autres membres de la dynastie dans l'abbaye cistercienne de Kirchheim am Ries, dont sa famille était la fondatrice et la protectrice historique.
La sculpture en haut-relief représente la comtesse en pied. Elle est vêtue du costume noble haut-gothique : une longue robe ajustée aux plis fluides, un manteau de cérémonie drapé et la coiffe traditionnelle des dames mariées (voile et guimpe).
La dalle comporte l'écu de la maison d'Oettingen (vairé au sautoir sur brochant), parfois combiné avec le blason de sa propre lignée d'origine.
La figure repose sous une arcade ou un enfeu gothique ciselé, accompagnée d'une inscription périphérique en minuscules gothiques rappelant son identité et la date de sa mort en 1358.

1359 - Otho de Grandison (° vers 1300 - † 1359) - Ottery St Mary - Devon - Angleterre

Sir Otho (Otes) de Grandison (° v. 1300 - † 23 mai 1359) est le fils cadet de William de Grandison (1ᵉʳ baron Grandison) et de Sibylla de Tregoz. Il est le frère de John Grandison, le célèbre évêque d'Exeter, et de Peter de Grandison († 1358).
Il épouse Beatrix Malmayns. Grâce au patronage de son frère évêque et à ses acquisitions financières, il s'établit solidement dans le Devon, notamment aux manoirs de St Mary Ottery et Chettle.
Il meurt le 23 mai 1359. Son frère John organise une sépulture d'exception dans la collégiale qu'il venait de refonder.
Otho est représenté couché en haut-relief, vêtu d'une armure complète de la fin des années 1350 : bacinet, camail de mailles, gipon ajusté et ceinture de chevalier brodé sur les hanches.
Ses mains sont jointes en prière, tenant une épée à la ceinture, et ses pieds s'appuient sur un lion couché.
Les pans du tombeau et les spandrelles de l'arcade arborent les armes des Grandison (pal d'argent et d'azur à la bande de gueules chargée de trois aigles d'or), brisées pour marquer sa branche cadette.

1359 - Wilhelm von Bopfingen - Église de la paroisse évangélique de Bopfingen - Wurtemburg - Bavière - Allemagne
Wilhelm appartenait à la noblesse locale des lords/chevaliers de Bopfingen, une famille influente liée à cette ancienne ville libre du Saint-Empire.
La dalle funéraire de Wilhelm von Bopfingen (datée de 1359) est un monument funéraire en pierre conservé à l'intérieur de l'église protestante de Bopfingen.
Cette dalle est une référence majeure pour les historiens des armures médiévales du milieu du XIVᵉ siècle. Le chevalier y est représenté en armure complète d'époque, portant notamment : une brigandine ou coat of plates (protection de poitrine renforcée par des plaques métalliques rivetées). Un bacinet (casque médiéval). Les protections de bras et de jambes caractéristiques de la transition vers l'armure de plates.
1359 - Landgrafin Elisabeth von Arnshaugk (1286 † 1359) - Église St Georges - Eisenach - Thuringe - Allemagne

Elisabeth von Lobdeburg-Arnshaugk est une figure politique majeure de la Thuringe médiévale.
Épouse du landgrave de Thuringe et margrave de Misnie Frédéric Iᵉʳ le Mordu (Friedrich der Gebissene), elle apporte en dot les possessions stratégiques d'Arnshaugk.
Elle assure la continuité et la puissance de la maison de Wettin en Thuringe.
Sa dalle funéraire est conservée dans le chœur de l'église Saint-Georges. La sculpture la représente en tenue de veuve médiévale avec voile et guimpe, constituant un témoignage précieux de l'art funéraire et de la mode noble du milieu du XIVᵉ siècle.

1360 - William de Aldeburg († 1360) - Aldborough - Yorkshire - Angleterre

William de Aldeburgh est une figure militaire et seigneuriale anglaise du XIVᵉ siècle.
Fils de Sir Ivo de Aldeburgh (militaire engagé dans les guerres d'Écosse), William de Aldeburgh est un chevalier et propriétaire foncier originaire d'Aldborough (près de Boroughbridge), dans le Yorkshire.
Proche d'Édouard Balliol (prétendant au trône d'Écosse appuyé par l'Angleterre), il sert comme son valettus (écuyer/compagnon).
Par son mariage avec Elizabeth de Lisle, il acquiert le domaine de Harewood. En 1366, il obtient une licence royale pour fortifier sa demeure et fait construire le château de Harewood (Harewood Castle). Il est convoqué au Parlement anglais en tant que premier Baron Aldeburgh à partir de 1371.
La plaque le représente en guerrier, portant un surcot brodé à ses armes.
1360 - Robert Albyn († 1360) - Hemel Hempstead - Hertfordshire - Angleterre

Robert Albyn (mort vers 1360) est une figure de la gentry seigneuriale et foncière du XIVᵉ siècle liée à la ville de Hemel Hempstead et à l'abbaye de St Albans, dans le comté du Hertfordshire.
Il appartenait à la noblesse locale/gentry du Hertfordshire. Les archives du XIVᵉ siècle indiquent qu'il possédait et louait des terres dans la région, notamment auprès des autorités religieuses (comme le manoir de Sandridge loué auprès du prieur de Wallingford/St Albans). Ses héritiers et descendants ont revendu plusieurs de ses biens fonciers à St Albans et Hemel Hempstead à sa mort.
Il était marié à Margaret (ou Margery) Albyn.
Sur le cuivre funéraire il est figuré aux côtés de sa femme, les mains jointes en prière. Robert Albyn y est représenté vêtu de l'armure de chevalier ou de l'équipement militaire caractéristiques de la période post-Crécy/Poitiers (style camail et bacinet du milieu/fin du XIVᵉ siècle). Ses pieds reposent sur un lion, tandis que ceux de son épouse reposent sur un chien, accompagnés d'écussons héréditaires.

1360 - John Ralegh - 1360 - Nettlecombe - Somerset - Angleterre

Sir John Ralegh (ou Raleigh, († v. 1360) est un chevalier et propriétaire foncier du Somerset au XIVᵉ siècle, seigneur du manoir de Nettlecombe.
La famille Ralegh occupait le manoir de Nettlecombe depuis le XIIᵉ siècle (transmis par la famille de Ralegh/Raleigh originaire du Devon). John Ralegh hérite des terres familiales dans le Somerset et le Devon.
Il épouse Maud (ou Margaret), avec qui il a une fille et héritière, Maud Ralegh.
À sa mort vers 1360, la ligne directe masculine des Ralegh de Nettlecombe s'éteint. Sa fille Maud épouse Sir John Whalesborough. Par le jeu des alliances familiales ultérieures, le domaine de Nettlecombe passe au XVᵉ siècle à la famille Trevelyan, qui en restera propriétaire pendant plusieurs siècles.
conservée en son honneur.
Sir John Ralegh est figuré en armure de chevalier du milieu du règne d'Édouard III. Il porte le bacinet (casque pointu) et le camail de mailles protégeant le cou, recouvert d'un gipon (jupon/cote d'armes) ajusté. Ses pieds reposent sur un lion, symbole classique de bravoure pour la noblesse militaire de l'époque.

1360 - William Disney († 1360) - Kingerby - Lincolnshire - Angleterre

Sir William Disney (ou de Isney, † v. 1360) est un chevalier et propriétaire foncier du XIVᵉ siècle, seigneur des manoirs de Kingerby et de Norton Disney dans le comté du Lincolnshire.
Il est un ancêtre direct de la famille dont est issu, plusieurs siècles plus tard, Walt Disney (la lignée ayant anglicisé le nom d'origine normande d'Isigny en Disney).
La famille Disney s'est établie dans le Lincolnshire après la conquête normande. Sir William hérite des domaines familiaux au milieu du XIVᵉ siècle, notamment la seigneurie de Kingerby et le manoir principal de Norton Disney.
Il épouse Christiana, fille de Sir Nicholas de Cantilupe (famille puissante de la noblesse anglaise).
Son fils et héritier, également prénommé William Disney, perpétue la lignée seigneuriale à Kingerby et Norton Disney.
Sir William est représenté couché en armure de chevalier de la période d'Édouard III. Il porte la cotte d'armes aux armoiries de la famille Disney (trois fleurs de lis sur bande).
Les détails de la sculpture montrent le bacinet, le camail de mailles et la ceinture militaire décorée, caractéristiques des combattants de la guerre de Cent Ans.

1360 - Guillaume Tirel - Prieuré d'Hennemont - Hennemont - Lorraine - France

Guillaume Tirel (ou Tyrel) est un chevalier lorrain, seigneur fieffé dans le duché de Bar et le comté de Verdun.
La famille Tirel possédait des terres et des droits seigneuriaux à Hennemont (village situé dans l'actuel département de la Meuse, près de Étain et Verdun).
En 1360, ce chevalier est mentionné dans les chartes régionales pour ses donations, arbitrages ou devoirs de vassalité envers le prieuré d'Hennemont (établissement religieux local dépendant de l'abbaye de Saint-Mihiel ou de l'évêché de Verdun).
En 1360 (année du traité de Brétigny pendant la guerre de Cent Ans), les frontières de la Lorraine et du Barrois sont traversées par des bandes de grandes compagnies et de routiers. La petite noblesse chevaleresque locale, dont fait partie Guillaume Tirel, assure la défense des domaines ecclésiastiques et fortifiés du secteur d'Hennemont et de la Woëvre.

1360 - Heinrich von Seinsheim - Cathédrale Saint-Kilian - Würzburg - Bavière - Allemagne

Heinrich von Seinsheim (mort en 1360) est un chevalier et noble franconien (Bavière actuelle). La famille von Seinsheim (également orthographiée Sauwensheim) comptait parmi les dynasties ministérielles et aristocratiques influentes de la région de Wurtzbourg en Franconie, dont est notamment issue la célèbre maison princière de Schwarzenberg.
Membre de la gentry militaire et de la noblesse de Franconie, Heinrich von Seinsheim était un chevalier (Ritter) au service du prince-évêque de Wurtzbourg ou des structures seigneuriales locales du milieu du XIVᵉ siècle.
La famille Seinsheim a occupé diverses fonctions judiciaires, militaires et ecclésiastiques dans le duché de Franconie et autour du chapitre cathédral de Wurtzbourg.
Il est représenté en armure de chevalier, les mains jointes en prière. Il porte un casque (bacinet ou grand heaume), une cotte d'armes (surcoat) ajustée et une ceinture militaire décorée.

1360 - Margaret Albyn - Lieu non précisé - Angleterre

Le gisant gravé de Margaret Albyn (vers 1360) est un exemple représentatif de l'art funéraire Membre de la gentry (la gentry terrienne ou haute bourgeoisie locale) du comté de Hertfordshire, au nord-ouest de Londres.
Elle était l'épouse de Robert Albyn, un propriétaire terrien notable de la région de Hemel Hempstead sous le règne du roi Édouard III.
Son décès se situe autour de 1360, une période marquée par la reprise de la guerre de Cent Ans et les suites de la Peste noire de 1348.
Le monument funéraire s'agit d'un laiton funéraire, une plaque d'alliage de cuivre et de zinc gravée, incrustée à plat dans une dalle de pierre au sol ou sur un tombeau coffre.
Le laiton représente Margaret Albyn aux côtés de son mari Robert. Les deux figures sont représentées sous des baldaquins gothiques gravés.
Elle porte une coiffure à tresses encadrant le visage sous un voile, typique des années 1350-1370. Elle est vêtue d'une cote-hardie ajustée aux manches étroitement boutonnées du coude au poignet, recouverte d'un manteau retenu par un cordon sur la poitrine.

1360 - Maud Ralegh - Nettlecombe - Somerset - Angleterre

Membre de la haute aristocratie locale (la gentry) du comté de Somerset.
Elle est la première épouse de Sir John de Ralegh, seigneur du manoir de Nettlecombe. La famille Ralegh (ancêtres d'une branche dont est issu plus tard Sir Walter Raleigh) tenait ce domaine depuis le XIIᵉ siècle sous le règne de Henri II.
Son décès et la création de son monument sont datés des environs de 1360, sous le règne du roi Édouard III.
L'effigie de Maud est une référence importante pour l'étude de la mode féminine civile du milieu du XIVᵉ siècle. Elle est représentée avec les vêtements ajustés typiques de l'époque d'Édouard III (cote-hardie aux manches boutonnées) et une coiffure/voile caractéristique des années 1350-1360 (guimpe/voile encadrant le visage).

1360 - Maude Marmion (née Furnival) - Église St Nicholas - West Tanfield - Yorkshire - Angleterre

Maude Marmion (née Furnival) est une aristocrate anglaise du XIVᵉ siècle.
Elle est née dans la puissante famille Furnival (barons de Sheffield).
Elle épousa Sir John Marmion, seigneur de Tanfield. Par cette alliance, les Marmion renforcèrent leur emprise foncière et leur rang au sein de la noblesse du Yorkshire sous le règne d'Édouard III.
Son fils, Sir Robert Marmion, est une figure notable ayant servi lors des guerres franco-anglaises de la guerre de Cent Ans.
Elle fut la dame du manoir de West Tanfield (Marmion Tower, la tour-porte voisine de l'église, subsiste encore aujourd'hui).
L'effigie de Maude présente la tenue caractéristiques des dames de la haute noblesse des années 1350-1360 (voile à tresses, robe ajustée avec mantel seigneurial).

1361 - John Wingfield († 1361) - Wingfield - Suffolk - Angleterre

John Wingfield fut l'administrateur en chef d'Édouard de Woodstock (le Prince Noir). Lui et ses deux frères combattirent à Crécy-en-Ponthieu en 1346. Il s'illustra dans la campagne de Normandie de 1347 à 1348. Il fut nommé « gouverneur des affaires du prince » vers 1351. En 1356, Wingfield combattit à Poitiers et captura l'un des principaux gardes du corps du roi de France Jean II, le Sire d'Aubigny. Édouard III d'Angleterre le lui racheta pour 833 £. Wingfield est mort vers 1361, probablement lors de la deuxième épidémie de la peste noire.
Son testament prévoyait la fondation du Wingfield College en 1362. Le collège était doté par le Prince Noir. L'enfant unique de Sir John Wingfield, sa fille et héritière Catherine Wingfield, épousa Michael de la Pole, plus tard premier comte de Suffolk, et vécut au Wingfield Castle dans le Suffolk.
Sir John Wingfield est une figure majeure de la noblesse anglaise et de la cour royale du XIVᵉ siècle.
Il fut le conseiller principal et le gestionnaire des finances de Édouard de Woodstock, le célèbre Prince Noir (fils du roi Édouard III).
Il participa activement aux campagnes anglaises de la guerre de Cent Ans en France, notamment lors des chevauchées de 1355-1356 aux côtés du Prince Noir.
Il meurt en 1361, vraisemblablement de la peste (« Seconde Peste » qui frappa l'Angleterre en 1361-1362).
Dans son testament, il ordonna la création du collège de chanoines de Wingfield (Wingfield College) et la reconstruction de l'église paroissiale pour y établir la chapelle funéraire de sa famille.
Il repose dans la chapelle funéraire fondée grâce à ses dispositions testamentaires par sa veuve, Eleanor, et son exécuteur testamentaire (l'évêque de Norwich).
Le tombeau-coffre porte son gisant sculpté en armure complète de la période d'Édouard III (gipon/cotte d'armes, bacinet et camail de mailles), illustrant le statut militaire élevé d'un chevalier proche du Prince Noir.
Sa fille unique et héritière, Katherine Wingfield, épousa Michael de la Pole, qui devint plus tard 1ᵉʳ comte de Suffolk et Chancellor d'Angleterre, transférant ainsi la seigneurie et le château de Wingfield à la puissante famille de la Pole.

1361 - Reginald Cobham († 5 octobre 1361) - Lingfield - Surrey - Angleterre
Il était le fils de Sir Reynold Cobham par Joan, la fille et héritière de William de Evere. Ce Reynold était le deuxième fils de John de Cobham, par sa première femme Joan, la fille de William Fitzbenedict. La famille était basée au château de Sterborough, Lingfield, Surrey.
Au début de sa vie, il a été employé dans des missions diplomatiques. En 1334, il était chevalier dans la maison du roi Édouard III et a combattu dans la campagne d'Écosse contre David Bruce, puis sur le continent aux Pays-Bas et en Bretagne. En 1342, il fut convoqué à la Chambre des Lords en tant que Lord Cobham of Sterborough.
En 1346, il faisait partie de la force d'Édouard III qui attaqua la France, combattant à la bataille de Crécy et au siège prolongé mais finalement réussi de Calais. En 1352, il fut investi chevalier de la Jarretière et en 1353 nommé capitaine de Calais, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort. En 1355, il servit sous le prince Noir en Aquitaine, prenant part à sa marche vers la Loire et à sa victoire à la bataille de Poitiers, où, d’après Froissart, il tua Geoffroi de Charny, porte-étendard du roi de France.
Il mourut en 1361, probablement de la peste, et repose dans une tombe impressionnante dans l'église de Lingfield.
Sir Reginald de Cobham, 1ᵉʳ baron Cobham de Sterborough (v. 1295 / 1300 – 5 octobre 1361), est un important capitaine militaire, diplomate et aristocrate anglais du règne d'Édouard III.
Fils de Sir Reynold de Cobham et Joan de Hever, il appartient à une branche cadette de la puissante famille Cobham basée au manoir de Sterborough, à Lingfield (comté de Surrey).
En 1341, le roi Édouard III l'autorise à fortifier son manoir pour en faire le château de Sterborough. Il est convoqué au Parlement comme baron (Lord Cobham de Sterborough) en 1342.
Il épouse Joan de Berkeley (fille du 3ᵉ baron Berkeley) entre 1339 et 1342, renforçant ses liens avec la grande noblesse anglaise.
Reginald Cobham fut l'un des commandant militaires les plus chevronnés des premières phases de la guerre de Cent Ans. Dès 1328, il mène des missions diplomatiques dans les Pays-Bas et auprès de la papauté à Avignon, puis négocie la reddition de Calais en 1347.
Maréchal de l'armée royale au siège de Tournai (1340) puis en Gascogne (1355), il occupe le poste d'Amiral de la flotte de l'Ouest et devient capitaine de Calais de 1353 à sa mort.
Présent à la bataille de l'Écluse (1340) et à la bataille navale de Winchelsea (1350).
Il combat aux côtés du Prince Noir à la bataille de Crécy (1346) et à la bataille de Poitiers (1356), où les chroniques de Froissart lui attribuent la mort du chevalier français Geoffroi de Charny (porteur de l'Oriflamme).
Investi chevalier de l'Ordre de la Jarretière (Knight of the Garter) en 1352.
Il meurt le 5 octobre 1361, très probablement de la résurgence de la peste noire qui frappa la noblesse anglaise cette année-là.
1361 - William FitzWarin - Le Frere († 28 octobre 1361) - Wantage - Berkshire - Angleterre
Lord FitzWarin of Wantage est décédé le 28 octobre 1361 à Wantage, Berkshire.
Ce chevalier était un descendant du célèbre Warin, qui, du temps de Guillaume le Conquérant, acquit, par un dur fait d'armes, le château de Whittington dans le Shropshire.
La première mention que nous trouvons de Sir William remonte à 1330, par la désignation de « William FitzWarin Le Frere », frère de Fulk FitzWarin, 3e Lord FitzWarin de Whittington. À cette époque, il fut nommé gouverneur de château de Montgomery dans le nord du Pays de Galles. En 1339, il fréquente le roi Édouard III en Flandre et, la même année, participe à la guerre contre l'Écosse. Il est de nouveau en Flandre l'année suivante et, en 1342, en France avec le grade de banneret, avec dans sa suite un chevalier, huit écuyers et dix archers à cheval. La même année, il a également été convoqué pour assister à un Conseil royal, parfois appelé à tort un parlement. Il fut chevalier garde du corps de la reine Philippa de Hainaut en 1349. Froissart déclare que sir William était avec le Prince Noir à la bataille dite de Poitiers (Nouaillé-Maupertuis de nos jours) ; mais, l'affirmation du chroniqueur ne trouvant aucune confirmation dans les archives, cet honneur peut appartenir à juste titre à son frère aîné, Fulk.
William FitzWarin mourut des suites de la peste noire le 28 octobre 1361 et fut enterré dans l'église paroissiale de St. Mary in Wantage (Berkshire). Dans l'église, son autel-tombeau existe toujours, portant l'effigie d'un chevalier de la jarretière en armure complète.
Il épousa Amicia, fille et héritière de Sir Henry De Haddon de Caundle Stourton dans le Dorset.
Sir William FitzWarin (dit « le Frère » ou « le Frere » pour le distinguer de ses ascendants directes et collatéraux) est une figure militaire et diplomatique anglaise de haut rang sous le règne d'Édouard III.
Il appartient à la branche cadette de la puissante famille baroniale des FitzWarin (seigneuries de Wantage dans le Berkshire et de Wantage/Whittington dans les Marches galloises). Il est le fils de Sir Fulk FitzWarin (5ᵉ baron FitzWarin).
Acteur important de la guerre de Cent Ans, il s'illustre lors des chevauchées royales en France. Il combat notamment à la bataille de Crécy (1346) et participe au siège de Calais.
En raison de ses exploits militaires et de sa loyauté envers le roi Édouard III et le Prince Noir, il est nommé chevalier de l'Ordre de la Jarretière (Knight of the Garter) vers 1349 (occupant la 18ᵉ stalle de la chapelle Saint-Georges à Windsor).
Il meurt le 28 octobre 1361, victime de la deuxième grande épidémie de peste qui emporta de nombreux chevaliers et hauts dignitaires anglais cette année-là.
Son tombeau-coffre comporte son gisant sculpté en pierre (à côté de celui de son épouse, Amicia de Haddon). Il est représenté en armure complète du milieu du XIVᵉ siècle : bacinet à visière, camail de mailles, gipon/cotte d'armes ajustée à ses armoiries (d'argent et de gueules emmanché) et le collier/jarretière marquant son appartenance à l'ordre royal.
1361 - Roger ou William de Kerdiston († 1361) - Reepham - Norfolk - Angleterre

Le monument funéraire d'environ 1361 à Reepham est traditionnellement attribué à Sir William de Kerdiston, mais l'histoire familiale mêle étroitement William et son parent Roger.
1. Sir Roger de Kerdiston (1ᵉʳ baron Kerdiston, † 1337) : Père de William, il servit Édouard II et Édouard III dans les guerres d'Écosse et fut convoqué au Parlement comme baron en 1332.
2. Sir William de Kerdiston (2ᵉ baron Kerdiston, † 1361) : Fils du précédent, il fut un capitaine militaire de premier plan sous Édouard III. Il participa activement à la guerre de Cent Ans, combattant aux côtés du roi à la bataille de Crécy (1346) et au siège de Calais.
Sir William meurt le 15 août 1361, victime de la seconde vague de Peste noire. Sa mort déclencha une longue dispute de succession sur les terres de Kerdiston/Reepham en raison de démêlés de légitimité entre ses descendants.
Contrairement à la majorité des gisants médiévaux représentés immobiles sur le dos, le chevalier est représenté couché sur un lit de galets ou de pierres, le corps légèrement tourné sur le côté, la tête appuyée sur son casque. Cette pose dramatique et inhabituelle a donné lieu à de nombreuses spéculations symboliques (pénitence, évocation d'un naufrage ou d'une campagne militaire).
Le gisant montre une armure complète typique des années 1350-1361 (bacinet, camail de mailles, gipon ajusté portant les armoiries Kerdiston : d'imprimé d'argent à la bande de gueules chargée de trois lions d'or). Le soubassement comporte des figurines sculptées (weepers) représentant ses compagnons d'armes et proches en deuil.

1361 - Thomas Braose (septembre 1301 † juin 1361) - Église de Horsham - Horsham - Sussex - Angleterre

Sir Thomas de Braose est un membre éminent de la puissante famille anglo-normande des Braose (ou Brewes), barons installés dans le Sussex depuis la conquête normande.
Fils de Sir Piers de Braose et d'Agnes Clifford, il naît en septembre 1301.
Il devient le 1ᵉʳ baron Braose (de la création par bref de convocation de 1348) sous le règne d'Édouard III.
Il détient d'importantes terres locales, notamment le manoir de Chesworth (à Horsham), le château de Sedgwick et la terre de Bidlington près de Bramber.
Il épouse Beatrice de Mortimer (fille de Roger Mortimer, 1ᵉʳ comte de March), veuve d'Edward d'Arundel.
Le tombeau présente un chevalier sculpté en armure complète de la seconde moitié du XIVᵉ siècle (gipon, bacinet et camail de mailles).

1361 - Jean III de Ribeaupierre - Ribeauvillé - Alsace - France

Jean III de Ribeaupierre (Johann III. von Rappoltstein) est un seigneur alsacien marquant de la dynastie des Rappoltstein, co-seigneur de Ribeauvillé au milieu du XIVᵉ siècle.
Issu de la lignée de Rappoltstein-Hohennake, il est le fils de Jean II de Ribeaupierre.
Il gouverne la seigneurie de Ribeauvillé aux côtés de son frère Brunon (Brunicho) II. Leurs possessions s'étendent sur les châteaux surplombant la ville (Saint-Ulrich, Girsberg et Haut-Ribeaupierre).
Il épouse Marguerite de Werd (von Werde), fille du landgrave d'Alsace.
Jean III meurt le 26 mai 1361. Son décès entraîne un redécoupage temporaire des droits seigneuriaux et de l'héritage familial au sein de la maison de Rappoltstein.
Durant son règne, la maison de Rappoltstein s'affirme face à la république de Strasbourg et aux Habsbourg. Jean III intervient régulièrement dans les conflits féodaux de la plaine d'Alsace pour défendre la souveraineté de ses domaines et les privilèges accordés à la ville de Ribeauvillé.

1361 - Amicia Le Haddon († 1361) - Wantage - Oxfordshire - Angleterre

Amicia Haddon (parfois orthographiée Amice le Haddon ou FitzWaryn) est une noble dame anglaise du XIVᵉ siècle.
Fille et unique héritière de Sir Henry de Haddon, seigneur du manoir de Caundle Haddon (aujourd'hui Stourton Caundle dans le Dorset).
Elle épouse vers 1337 Sir William FitzWaryn (dit « le Frere »), chevalier de l'Ordre de la Jarretière et seigneur du manoir de Wantage.
Elle donne naissance à Sir Ivo FitzWaryn (1347–1414), un chevalier renommé associé plus tard à la légende de Whittington.
Elle meurt en 1361, la même année que son époux Sir William, durant la seconde grande épidémie de peste en Angleterre. Son fils Ivo hérite alors des domaines familiaux du Dorset.
Le tombeau comprend les gisants couchés de Sir William (en armure avec l'insigne de la Jarretière) et d'Amicia de Haddon.
La sculpture d'Amicia constitue une référence pour les historiens du costume du XIVᵉ siècle, illustrant la coiffure à tourets et la robe ajustée des dames de la petite noblesse Édouardienne.

1362 - Thomas Berkeley (v. 1295 † 27 octobre 1362) - Berkeley - Gloucestershire - Angleterre

Thomas de Berkeley 3ᵉ baron Berkeley (surnommé Thomas « le Riche »), est un important seigneur féodal, militaire et diplomate anglais du règne d'Édouard III.
Fils de Maurice de Berkeley (2ᵉ baron Berkeley) et d'Eva la Zouche. Il hérite du château et du domaine de Berkeley en 1326.
En avril 1327, le roi déchu Édouard II lui est confié en garde au château de Berkeley. Le roi y est assassiné en septembre 1327. Bien que jugé plus tard par le Parlement, Thomas de Berkeley est entièrement innocenté de ce meurtre (s'étant absenté au moment des faits).
Il participe activement aux guerres d'Écosse et à la guerre de Cent Ans, combattant aux côtés du roi Édouard III et du Prince Noir, notamment à la bataille de Crécy (1346).
Mariages :
1. Margaret Mortimer (fille de Roger Mortimer, 1ᵉʳ comte de March), décédée en 1337.
2. Catherine Clivedon, avec qui il reconstruit plusieurs parties du château.
Le château de Berkeley & le monument funéraire
Thomas a largement réaménagé et fortifié le château familial de Berkeley, en faisant une résidence seigneuriale majeure du Gloucestershire.

1362 - Huglin von Schoneck († entre 1377 et 1386) - Bâle - Canton de Bâle - Suisse

Hüglin (ou Huglin) von Schöneck (décédé entre 1374 et 1386) est un chevalier et mercenaire (condottiere) suisse originaire de la région de Bâle. Il s'est illustré au XIVᵉ siècle en devenant un haut chef militaire au service des États pontificaux en Italie.
Issu de la noblesse d'épée ou de familles chevaleresques liées aux environs de Bâle (le château de Schöneck se situant dans le Sundgau / Jura bâlois).
À l'instar de nombreux chevaliers germaniques du XIVᵉ siècle, il franchit les Alpes pour se mettre au service des grandes puissances italiennes. Il rejoint les armées pontificales au moment où la papauté tente de reconquérir ses territoires en Italie centrale.
Il s'élève dans la hiérarchie militaire jusqu'à obtenir le titre d'officier de la garde pontificale et de maréchal à Spoleto. Il commande des compagnies de cavalerie mercenaire (notamment des cavaliers allemands et bavarois) engagées dans la province de Romagne et dans les États de l'Église.
Après ses campagnes en Italie, il regagne sa région natale avec la renommée et la fortune amassées au service du Saint-Siège.
Après son décès, Hüglin von Schöneck est inhumé à Bâle. Le défunt est représenté en armure complète de chevalier, coiffé d'un bacinet à camail de mailles.

1362 - Épouse de John Joce ou Joyce († 1362) - Église All Saints - Newland - Gloucestershire - Angleterre

Lady Joyce (ou Jane) Joce (décédée en 1362) est une noble dame anglaise du XIVᵉ siècle, épouse de Sir John Joce (ou Joyce), chevalier et seigneur du manoir de Clearwell dans le Gloucestershire.
Elle épouse Sir John Joce, important propriétaire terrien du domaine de Clearwell (situé dans la paroisse de Newland, près de la forêt de Dean).
Son époux, Sir John Joce, meurt en 1344. Elle lui survit pendant près de deux décennies.
Elle meurt en 1362, probablement emportée lors de la résurgence de la peste qui frappa l'Angleterre au début des années 1360.
Le tombeau funéraire à l'église All Saints de Newland.
Son effigie en pierre repose aux côtés de celle de son mari Sir John. Le gisant de Lady Joyce est fréquemment étudié par les historiens de la mode médiévale : elle y est représentée en costume civil de la noblesse d'Édouard III, coiffée du voile et de la guimpe ajustée typiques du milieu du XIVᵉ siècle.

1363 - Robert Hiltons († 1363) - Swine-in-Holderness - Holderness - Yorkshire - Angleterre

Sir Robert de Hilton est un noble chevalier anglais, seigneur des manoirs de Swine et de Winestead dans la région de Holderness (East Riding of Yorkshire).
Fils de Sir Robert de Hilton (décédé vers 1351), il appartient à une branche importante de la famille de Hilton installée dans le Yorkshire.
Il hérite de la seigneurie de Swine et des terres associées vers 1351 à la mort de son père. La famille Hilton y possédait un droit de garenne et exerçait le patronage local.
Il épouse Maud (Matilda), qui lui survit. En 1363, Maud est enregistrée comme tenant le manoir de Swine en douaire après le décès de son époux.
Il meurt au début des années 1360 (les registres seigneuriaux mentionnent sa succession vers 1363/1364).
Le gisant montre un chevalier vêtu de l'armure typique du milieu du XIVᵉ siècle (gipon ajusté, bacinet et camail), portant l'emblème héraldique des Hilton (le lion rampant ou la couronne de fleurs issue des alliances Lascelles).

1363 - Constance de Sutton - Swine-in-Holderness - Holderness - Yorkshire - Angleterre

Constance de Sutton (Lady Constance de Hilton) est une noble dame anglaise du XIVᵉ siècle, membre de la haute aristocratie du Yorkshire et épouse de Sir Robert de Hilton.
Fille et co-héritière de Sir Thomas de Sutton, 3ᵉ baron Sutton de Holderness (du château de Bransholme).
Elle épouse en premières noces Piers, Lord Mauley (décédé vers 1383). Elle devient ensuite l'épouse de Sir Robert de Hilton, seigneur de Swine et Winestead. Après la mort de Sir Robert de Hilton, elle se remarie avec Sir John Godard (shérif du Yorkshire).
Précision chronologique sur la date de décès : la mention administrative « † 1363 » associée à la seigneurie de Swine correspond en réalité à la réattribution douarière des terres de Swine sous le règne d'Édouard III (à la suite du décès de Sir Robert de Hilton le Jeune et de sa mère Maud). Constance de Sutton a vécu jusqu'à la fin du XIVᵉ siècle.
Le tombeau-coffre (tomb chest) montre des figures d'anges tenant des écus armoriés.
L'effigie sculptée de Constance la représente coiffée de la coiffure à tourets/résille et drapée dans le costume caractéristique des daines de la noblesse sous le règne de Richard II.

1364 - Charles V de France (1338 † 16 septembre 1380), roi de France (136438

Charles V, dit « le Sage » (1338 – 1380), est roi de France de 1364 à 1380. Issu de la dynastie des Valois, il est l'un des grands souverains du Moyen Âge, reconnu pour avoir restauré l'autorité royale et redressé la France durant la guerre de Cent Ans.
Fils du roi Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, il est le premier prince français à porter le titre de Dauphin après le rattachement du Dauphiné à la Couronne.
Après la capture de son père à la bataille de Poitiers - Nouaillé-Maupertuis - (1356), il assure la régence dans un contexte critique. Il fait face à la révolte d'Étienne Marcel à Paris, à la Jacquerie et aux intrigues de Charles le Mauvais.
Sacré à Reims le 19 mai 1364, il réorganise l'armée et les finances du royaume (création d'impôts permanents). Avec l'appui de son connétable Bertrand Du Guesclin, il privilégie une stratégie de harcèlement et reprend aux Anglais la quasi-totalité des territoires perdus au traité de Brétigny.
Souverain cultivé, il fonde la première Librairie royale au Louvre (ancêtre de la BnF) et fait édifier de nombreuses fortifications (la Bastille, le château de Vincennes).
Il meurt au château de Beauté-sur-Marne le 16 septembre 1380.
Conformément à la tradition des rois de France, son corps est inhumé dans la basilique Saint-Denis (ses entrailles étant déposées à l'abbaye de Maubuisson et son cœur à la cathédrale de Rouen).
Commandé de son vivant dès 1364 au sculpteur André Beauneveu, le gisant de Charles V à Saint-Denis marque un tournant majeur dans l'histoire de l'art médiéval : c'est l'un des tout premiers portraits réalistes de la sculpture funéraire occidentale, reproduisant fidèlement les traits du visage du monarque de son vivant.

1364 - Jean II le Bon (1319-1364), roi de France (1350 † 8 avril 1364) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France

Jean II, dit « le Bon » est roi de France de 1350 à 1364. Deuxième souverain de la branche des Valois, son règne est profondément marqué par les crises majeures de la guerre de Cent Ans et les ravages de la Peste noire.
Fils du roi Philippe VI de Valois et de Jeanne de Bourgogne, il monte sur le trône à la mort de son père en 1350. Surnommé « le Bon » au sens de « brave » ou « fougueux », il incarne l'idéal de la chevalerie médiévale.
Lors du combat contre les troupes anglaises du Prince Noir, il refuse de fuir et se bat courageusement jusqu'à être fait prisonnier avec son plus jeune fils, Philippe le Hardi.
Emmené en Angleterre, il est retenu en captivité dorée à Londres. Le traité de Brétigny fixe sa rançon à la somme astronomique de 3 millions d'écus d'or et prévoit la cession d'importants territoires. Pour payer cette rançon, il crée une nouvelle monnaie : le franc d'or.
Libéré sous caution, il retourne volontairement en captivité en Angleterre en 1364 lorsque son fils Louis d'Anjou, resté en otage pour garantir le paiement de la rançon, s'évade.
Il meurt en captivité à Londres le 8 avril 1364. Son corps est rapatrié en France pour y être inhumé avec tous les honneurs royaux.
Comme le veut la tradition capétienne, sa dépouille rejoint la basilique Saint-Denis (son cœur est déposé à la cathédrale de Rouen).
Son fils et successeur, le roi Charles V, commande pour son père un gisant d'albâtre réalisé par le sculpteur André Beauneveu. Le gisant montre le souverain couronné, drapé dans son manteau royal et tenant son sceptre, reflétant la transition stylistique vers le réalisme gothique de la seconde moitié du XIVᵉ siècle.

1364 - Miles Stapleton (v. 1320 † 26 décembre 1364) et sa dame - Prieuré d'Ingham - Ingham - Norfolk - Angleterre

Sir Miles Stapleton est un chevalier anglais réputé, membre fondateur de l'Ordre de la Jarretière en 1348 et héros des campagnes militaires d'Édouard III et du Prince Noir durant la guerre de Cent Ans.
Fils de Sir Gilles Stapleton, il appartient à une importante famille noble originaire du Yorkshire. Il s'illustre très jeune par ses prouesses militaires lors du siège de Calais (1346-1347) et des chevauchées en France.
En 1348, le roi Édouard III le choisit parmi les 24 chevaliers fondateurs (Founder Knights) de l'Ordre de la Jarretière (occupant la 17ᵉ stalle à la chapelle Saint-Georges de Windsor).
Il épouse d'abord Isolda de Huangton. Il se remarie avec Joan de Ingham (Jeanne d'Ingham), fille et héritière de Oliver de Ingham. C'est par ce mariage qu'il devient seigneur du manoir d'Ingham dans le Norfolk.
Ensemble, Sir Miles et Lady Joan fondent le prieuré Trinitaire d'Ingham (Ingham Priory), destiné à racheter les captifs chrétiens et à servir de nécropole pour la famille.
Il meurt le 26 décembre 1364, peu après avoir participé à la bataille de Auray en Bretagne.

1364 - Johann III. Marschall von Waldeck († 3 mars 1364) - Église Saint-Martin - Lorch am Rhein - Hesse - Allemagne

Johann III. Marschall von Waldeck (Jean III, Maréchal de Waldeck, décédé en 1364) est un chevalier noble allemand issu de la maison ministériale des Marschall von Waldeck, établie dans le Rheingau.
Il appartient à la branche des Marschall von Waldeck, une famille noble qui tenait la charge héréditaire de maréchal (Marschall) pour le compte des archevêques-électeurs de Mayence, souverains du Rheingau.
La famille possédait le château de Waldeck (Burg Waldeck) au-dessus de Lorch am Rhein ainsi que des droits seigneuriaux dans la vallée du Rhin romantique.
Il était marié à Grete (Margarethe) von Leyen, liant sa lignée à une autre puissante maison de la noblesse rhénane.
Il meurt le 3 mars 1364 et est inhumé dans la nécropole familiale à Lorch am Rhein.
Sculpté en relief, Johann III est représenté debout en armure complète du XIVᵉ siècle (bacinet, camail de mailles, gipon ajusté et épée au côté). Ses pieds reposent sur un lion couché, symbole de bravoure noble.
La pierre comporte l'écu armorié de la famille (un demi-vol/aile d'oiseau) ainsi que les blasons d'alliance dans les angles supérieurs.

1364 - Margareta de Rienneck († 1364) - Église collégiale de Wertheim - Wertheim - Bade-Wurtemberg - Allemagne

Margareta von Rieneck (Marguerite de Rieneck, décédée en 1364) est une noble dame allemande de la maison des comtes de Rieneck, devenue comtesse de Wertheim par son mariage.
Fille du comte Gerhard V von Rieneck, elle appartient à une puissante dynastie comtale de Franconie possédant d'importants territoires dans la région du Spessart.
Elle épouse le comte Johann I. von Wertheim (Jean Iᵉʳ de Wertheim). Cette alliance matrimoniale renforce les liens politiques et territoriaux stratégiques entre les deux maisons comtales voisines le long du Main.
Elle meurt en 1364 et est inhumée dans la nécropole dynastique des comtes de Wertheim.

1365 - Johannes von Falkenstein († 1365) - Arnsburg - Hesse - Allemagne

Johannes I. von Falkenstein (Jean Iᵉʳ de Falkenstein, décédé en 1365) est un noble chevalier allemand issu de la maison d'Isenburg-Lich-Falkenstein, l'une des familles les plus influentes de Hesse et de Wetterau au XIVᵉ siècle.
Fils de Philipp III von Falkenstein, il appartient à la puissante branche des seigneurs de Falkenstein-Münzenberg.
Il gouverne de vastes domaines en Hesse (notamment autour de Münzenberg, Lich et du château de Falkenstein). Il intervient activement dans les affaires politiques et territoriales du Saint-Empire dans la région de la Wetterau.
Il épouse Margarethe von Mersch (Mersch/Limbourg).
Il meurt en 1365 et est inhumé dans la nécropole familiale traditionnelle des Falkenstein
Johannes von Falkenstein est représenté en haut-relief dans une armure de chevalier du milieu du XIVᵉ siècle (bacinet, camail de mailles et armure de plates), tenant son grand heaume sous le bras.

1365 - Chevalier anonyme - Abbaye de Tewkesbury - Tewkesbury - Gloucestershire - Angleterre

Dans le chœur de l'abbaye de Tewkesbury (Gloucestershire), plusieurs effigies de chevaliers du XIVᵉ siècle sont traditionnellement désignées comme anonymes ou sujettes à débat d'attribution, en particulier l'une des sculptures majeures datées des années 1360-1370.
La nef et le chœur de Tewkesbury servent de nécropole aux grandes familles seigneuriales de la région, notamment les Despenser et les FitzHammon.
Bien que souvent qualifiée de « chevalier anonyme » dans les anciens inventaires d'antiquaires, l'effigie datée de cette période (vers 1365) est le plus fréquemment attribuée à Sir Guy de Bryan (qui possédait des terres à proximité et commandait des troupes sous Édouard III) ou à un membre de la lignée des Despenser mort durant les campagnes de la guerre de Cent Ans.
Le chevalier porte un bacinet pointu avec son camail de mailles attaché par des vervelles, un gipon ajusté (pourpoint) couvrant une brigandine ou une cuirasse, et des gouttières de protection sur les membres.
Ses pieds reposent sur un lion couché (symbole de valeur guerrière) et ses mains sont jointes en prière, une position typique des sculptures Édouardiennes d'après la Peste noire.

1366 - John de Mereworth († 1366) - Mereworth - Kent - Angleterre

Sir John de Mereworth est un chevalier anglais et important propriétaire terrien du comté de Kent sous le règne d'Édouard III.
Il appartient à la noble famille de Mereworth, implantée depuis l'époque normande dans la paroisse du même nom près de Maidstone. Il est le seigneur du manoir de Mereworth Castle.
Il sert la Couronne dans les affaires locales du Kent, occupant des fonctions administratives de justice et de levée des troupes pour les campagnes de la guerre de Cent Ans. Il sert notamment comme shérif du Kent (High Sheriff of Kent) sous Édouard III.
Sans descendance directe à sa mort vers 1365-1366, ses domaines passent à sa sœur ou à ses héritiers collatéraux (notamment la famille Malmains), marquant la fin de la ligne directe des seigneurs de Mereworth.

1366 - Joan de Staunton († 1366) - Staunton in the Vale - St Mary - Nottingham - Nottinghamshire - Angleterre

Dame Joan de Staunton (épouse de sir Geoffrey de Staunton) est une figure issue de la noble famille Staunton de Staunton in the Vale (Nottinghamshire, Angleterre).
Lady Joan de Staunton est morte en 1366. Elle avait expressément demandé par testament à être enterrée du côté nord, dans le chœur dédié à Saint-Laurent de l'église St Mary de Staunton in the Vale.
Un monument/effigie funéraire représentant Dame Joan de Staunton est conservé à l'intérieur de l'église paroissiale St Mary de Staunton in the Vale.
Elle appartenait à la lignée des Staunton, seigneurs du manoir résidant à Staunton Hall (attenant à l'église) depuis la conquête normande.

1367 - Thomas de Cobham († 1408) - Cobham - Kent - Angleterre

La mention de 1367 à Cobham (Kent, Angleterre) ne renvoie pas à la date de décès de Thomas de Cobham († 1408), mais à la date d'établissement de son testament ou de sa mort prématurée s'il s'agit d'un homonyme de la famille, tout en s'inscrivant dans le contexte de la célèbre église St Mary Magdalene.
Voici la clarification et les éléments biographiques associés :
1. Distinction des personnalités (Cobham, Kent).
La seigneurie de Cobham comprend deux figures portant ce nom à cette époque :
Sir Thomas de Cobham († 1367) : Cousin ou frère cadet de John, 3ᵉ baron Cobham. Son testament est daté de janvier 1367. Il possède un célèbre laiton mémorial daté de 1367 dans le chœur de l'église de Cobham.
John de Cobham, 3ᵉ baron Cobham († 1408) : le seigneur principal du domaine, souvent associé à la date de 1408. Il a fondé le collège de chantry à Cobham en 1362 et fait construire le château de Cooling (Cooling Castle).
2. Le testament et les événements de 1367
Dans son testament dicté à la mi-janvier 1367, Sir Thomas de Cobham dispose de ses biens : il demande à être inhumé dans l'église paroissiale St Mary Magdalene de Cobham.
Il lègue 100 shillings à la chantry de prêtres de Cobham (Cobham College), un cheval à son frère Sir John de Cobham, seigneur du lieu, ainsi qu'un cheval à son frère Sir Reginald, recteur de Cooling.
3. Le mémorial et l'église St Mary Magdalene.
Le laiton mémorial de Sir Thomas de Cobham (1367) le représente en armure de chevalier de la période d'Édouard III. Il a été commandé dans le cadre du réaménagement du chœur par la famille de Cobham durant les années 1360.

1367 - John de Cobham - Cobham - Kent - Angleterre

Sir John de Cobham a fait exécuter de son vivant, vers 1367, le cénotaphe gravé sur laiton qui se trouve dans le chœur de l'église St Mary Magdalene de Cobham. Le laiton le représente en armure de chevalier, tenant entre ses mains une maquette d'église.
Après avoir fondé le collège de chantry (Cobham College) en 1362, Edward III lui accorde le 29 mars 1367 la charte lui permettant de tenir un marché hebdomadaire et une foire annuelle à Cobham, ainsi qu'une licence pour accroître les revenus fonciers de son collège.
En juin 1367, John de Cobham est envoyé en ambassade auprès de la curie papale à Rome/Avignon par le roi pour négocier le mariage du prince Lionel d'Anvers avec Violante Visconti.
3ᵉ baron Cobham, seigneur de Cobham et de Cooling dans le Kent. Fils de John, 2ᵉ baron Cobham († 1355).
Il s'illustre durant la guerre de Cent Ans sous Édouard III (notamment aux côtés du Prince Noir). Il sert de diplomate et de conseiller sous Richard II.
Il fait reconstruire la nef et le chœur de l'église St Mary Magdalene de Cobham et y fonde le Collège de Cobham.
Il fait construire le château fortifié de Cooling Castle à partir de 1381.
Il cofinance la reconstruction en pierre du pont de Rochester sur la Medway.
Membre du conseil des Lords Appellant s'opposant aux favoris de Richard II, il est condamné puis banni à Jersey en 1398, avant d'être rétabli dans ses terres sous Henri IV.

1368 - Maurice Berkeley (v. 1330 † 8 juin 1368) - Bristol - Gloucestershire/Somerset - Angleterre

4ᵉ baron Berkeley, seigneur du château de Berkeley (Gloucestershire). Il est le fils de Thomas de Berkeley (3ᵉ baron, tristement lié au meurtre du roi Édouard II au château de Berkeley) et de Margaret Mortimer.
Il s'illustre brillamment pendant la guerre de Cent Ans sous Édouard III et le Prince Noir. Il participe notamment à la campagne d'Aquitaine.
Lors de la bataille de Poitiers en 1356, il combat avec une grande bravoure mais reçoit de très graves blessures à la jambe et à la gorge. Capturé par un écuyer français, il est libéré contre une lourde rançon, mais ne se remettra jamais complètement de ses blessures, qui altéreront sa santé jusqu'à la fin de sa vie.
Maurice de Berkeley meurt le 8 juin 1368 dans sa résidence de Berkeley ou de Bristol, prématurément usé par les séquelles de ses blessures de Poitiers. Il était âgé d'environ 38 ans.

1368 - Thomas Cheyne (v. 1320 † 15 août 1368) - Drayton beauchamp - Buckinghamshire - Angleterre

Chevalier et haut fonctionnaire royal au service du roi Édouard III.
Sir Thomas Cheyne a servi comme écuyer puis porte-bouclier auprès du roi Édouard III.
En 1364, il fait l'acquisition du manoir de Drayton Beauchamp auprès de Thomas de Skenfrith. Le domaine devient la résidence principale de cette branche de la famille Cheyne pendant plusieurs générations.
Il a exercé d'importantes fonctions administratives dans le comté, occupant notamment la charge de Sheriff du Buckinghamshire et du Bedfordshire.
Il est inhumé dans le chœur de l'église paroissiale St Mary the Virgin à Drayton Beauchamp.
Son monument funéraire conserve l'un des plus beaux laitons gravés du XIVᵉ siècle dans le comté. Il y est représenté vêtu de l'armure complète de la période édouardienne (camail de mailles, bacinet et gipon d'armes), les pieds reposant sur un lion.

1368 - Alex Mowbray (v. 1314–1337 † v. 1368) - Kirklington - Yorkshire - Angleterre

Il était l'époux d'Elizabeth de Musters (fille et héritière d'Henry de Musters de Kirklington). Parmi leurs descendants se trouve Elizabeth Mowbray, qui a épousé le juge William Gascoigne.
Il est associé à Kirklington par son mariage et son lieu de décès.
Il est mentionné comme chevalier et a occupé des fonctions judiciaires (Lord Chief Justice).

1368 - Margaret Berkeley (1304 † 1337) - Cathédrale de Bristol - Bristol - Gloucestershire/Somerset - Angleterre

Margaret Mortimer, devenue Margaret Berkeley par son mariage avec Thomas de Berkeley (3ᵉ baron Berkeley), est la figure associée sous ce nom à la cathédrale de Bristol.
L'année 1368 correspond à la mort de son fils, Maurice de Berkeley (4ᵉ baron Berkeley).
Son gisant repose dans le collatéral nord de la cathédrale (ou l'Elder Lady Chapel) aux côtés du gisant de son fils Maurice de Berkeley (mort en 1368).
Fille de Roger Mortimer (1ᵉʳ comte de March) et de Joan de Geneville.
Épouse de Thomas de Berkeley en 1319. Elle a été arrêtée puis emprisonnée au prieuré de Shouldham après la chute de son père en 1322, avant de retrouver ses droits.

1368 - Elisabeth von Erbach - Château de Steinbach - Steinbach - Hesse - Allemagne
Elle appartenait à la noble famille allemande des Schenken von Erbach (comtes et seigneurs d'Erbach), implantée dans la région de l'Odenwald en Hesse.
1368 - Elizabeth Musters épouse de Alex Mowbray - Kirklington - Yorkshire - Angleterre

Fille et unique héritière de Sir Henry de Musters (seigneur du manoir de Kirklington dans le North Yorkshire) et d'Alice. Par son statut d'héritière, elle a transmis le domaine et les terres de Kirklington à la famille Mowbray.
Elle a épousé en premières noces Sir Alexander (Alex) Mowbray (mort vers 1368), chevalier et juge.
De son union avec Alexandre Mowbray est née une fille, Elizabeth Mowbray, qui a épousé Sir William Gascoigne (qui deviendra plus tard Lord Chief Justice d'Angleterre). C'est ainsi que la seigneurie de Kirklington est ensuite passée dans la famille Gascoigne.

1369 - Richard de Willoughby († 1369) - Willoughby-on-the-Wolds - Nottinghamshire - Angleterre

Il est le fils aîné de Sir Richard de Willoughby (c. 1290 † 1362), célèbre juge et Lord Chief Justice d'Angleterre sous Édouard III, et de sa première épouse Isabel Morteyn.
Il a épousé Maud de Grey (fille de Reginald de Grey), mais le couple n'a pas eu d'enfants. Après le décès de Richard en 1369, Maud s'est remariée à Sir John Tuchet, puis à Sir John Dabridgecourt.
À la mort de son père en 1362, il hérite d'une partie des domaines familiaux (notamment Cossall). Mourant sans descendance direct en 1369, les possessions de cette branche passent à ses frères (notamment Hugh et son demi-frère Edmund).
Son gisant en albâtre le représente sous les traits d'un chevalier couché, la tête reposant sur un heaume/visière et les pieds appuyés sur un chien.

1369 - Thomas Beauchamp (v. 1313 † 13 novembre 1369) - Warwick - Warwickshire - Angleterre

Né vers 1313 au château de Warwick.
Fils de Guy de Beauchamp (10ᵉ comte de Warwick) et d'Alice de Toeni.
11ᵉ comte de Warwick. Il hérite du titre encore enfant en 1315 après le décès de son père.
Il épouse en 1334 Katherine Mortimer (fille de Roger Mortimer, 1ᵉʳ comte de March).
Le couple a eu une très nombreuse progéniture (au moins 15 enfants), dont : Thomas de Beauchamp (12ᵉ comte de Warwick), son successeur. William de Beauchamp, baron Bergavenny.
Plusieurs filles mariées dans de hautes familles de la noblesse anglaise (Stafford, Clifford, De Ufford).
Compagnon d'Édouard III : il est l'un des commandants militaires anglais les plus illustres de la première phase de la guerre de Cent Ans. Il combat à la bataille de Crécy (1346) où il mène une partie des troupes aux côtés du Prince Noir. Il s'illustre à la bataille de Poitiers (1356), capturant de nombreux nobles français, ce qui lui rapporte d'immenses rançons. Il participe au siège de Calais (1346-1347). En 1348, il est fait membre fondateur de l'Ordre de la Jarretière (siège n° 3), le plus prestigieux ordre de chevalerie anglais.
Il occupe le titre héréditaire de Lord High Marshal d'Angleterre pendant plusieurs années.
Il meurt de la peste le 13 novembre 1369 à Calais, alors qu'il menait une campagne militaire sous le commandement de Jean de Gand.
Son corps est ramené en Angleterre et enterré dans le chœur de l'église collégiale Saint-Marie (St Mary's Church) à Warwick (Warwickshire).
Il est représenté sous forme de gisant, vêtu de son armure de chevalier, tenant la main de son épouse Katherine Mortimer. La base du tombeau est ornée de petites figures sculptées représentant leurs nombreux enfants.

1369 - Konrad von Seinsheim († 1369) - Schweinfurt - Bavière - Allemagne

Figure de la petite noblesse franconienne du XIVe siècle.
Konrad von Seinsheim (ou Conradus de Sauwnsheim).
Chevalier, noble de Franconie.
Inhumé le premier jeudi suivant l'octave de Pâques, soit le 13 avril 1369).
Fils du chevalier Erkinger von Seinsheim (dit de Gnötzheim). Il était marié à Sofia von Seinsheim.
Il appartient à la noble maison franconienne de Seinsheim, une famille influente de chevaliers locaux possédant de nombreux biens et inféodations dans la région de Würzburg et de Schweinfurt.
En 1362, Konrad von Seinsheim est nommé ou élu Reichsvogt (bailli impérial) de la ville libre d'Empire de Schweinfurt. Cette nomination intervient sous l'impulsion ou dans le contexte de la politique de l'empereur Charles IV du Saint-Empire visant à placer des administrateurs loyaux dans les villes franches. En tant que bailli, il résidait dans la ville et représentait l'autorité impériale.
Les archives d'État de Würzburg conservent plusieurs chartes et actes de vente le mentionnant, lui et son épouse Sofia. Par exemple, le 12 février 1849 (1349), ils concluent d'importantes transactions foncières et cèdent des biens (notamment un domaine à Opferbaum) au couvent du monastère d'Himmelspforten près de Würzburg.
La pierre tombale porte l'inscription latine suivante : « Conradus de sauwnsheim miles hic sepultus anno domini 1369 feria quarta post octavam sanctae paschae »
(Le chevalier Conrad de Seinsheim est enterré ici en l'an du Seigneur 1369, le mercredi/quatrième jour suivant l'octave de Pâques).
Son effigie funéraire représente le chevalier en armure complète de la fin du XIVe siècle, coiffé d'un grand heaume, avec une épée et une dague suspendues par des chaînes à sa cuirasse.

1369 - Katherine Mortimer (v. 1314 † 4 août 1369), épouse de Thomas Beauchamp - Warwick - Warwickshire - Angleterre

Comtesse de Warwick.
Née vers 1314 (au château de Ludlow, dans le Shropshire, en Angleterre).
Fille de Roger Mortimer, 1er comte de March, et de Jeanne de Geneville (baronne Geneville).
Son père, Roger Mortimer, fut le de facto dirigeant de l'Angleterre aux côtés de la reine Isabelle de France (veuve d'Édouard II) au début du règne d'Édouard III. Après la chute de son père, qui fut exécuté par pendaison en 1330, la famille subit de grands bouleversements politiques avant de retrouver la faveur royale.
Le 19 avril 1319, alors qu'elle n'avait que cinq ans environ (et en vertu d'un contrat de mariage nécessitant une dispense papale en raison de leur parenté), elle fut mariée à Thomas de Beauchamp, 11e comte de Warwick (né vers 1314, décédé en novembre 1369), pair d'Angleterre et éminent chef militaire durant la guerre de Cent Ans.
Le couple eut une très importante progéniture (laissant de nombreux enfants, dont une quinzaine atteignirent l'âge adulte ou fondèrent des branches influentes), parmi lesquels : Guy de Beauchamp (mort en 1360 des suites de blessures subies pendant le siège de Chartres). Thomas de Beauchamp, 12e comte de Warwick. William de Beauchamp, 1er baron Bergavenny. Ainsi que plusieurs filles mariées dans les grandes familles de la pairie (comme les Clifford, les Stafford ou les Ferrers).
À partir du milieu du XIVe siècle, elle devint une figure marquante de la cour royale d'Édouard III. Elle fut notamment la marraine de la princesse Philippa d'Ulster (fille de Lionel d'Anvers).
Katherine s'éteignit le 4 août 1369. Son époux, Thomas de Beauchamp, mourut trois mois plus tard, en novembre 1369 à Calais, emporté par la peste noire.
Leur tombeau comporte des gisants en albâtre remarquablement conservés. Katherine y est sculptée portant une coiffure typique à motif de nid d'abeille et représentée tenant la main de son mari, une mise en scène funéraire traduisant la dévotion conjugale de l'époque. Les flancs du monument sont ornés de figurines de pleurants vêtus à la mode de la fin du XIVe siècle.

1369 - Joan le Archer († 1369) - Église St Giles - Coberley - Gloucestershire - Angleterre

Aussi appelée Joan Archer ou Lady de Berkeley, figure de la petite noblesse du Gloucestershire au XIVe siècle.
Joan le Archer (Lady de Berkeley, puis Whittington).
Dame de la noblesse terrienne (gentry), héritière de Stoke Orchard.
Fille et héritière de Geoffrey Archer de Stoke Orchard (également connu sous le nom de Stoke Archer).
Joan épousa Sir Thomas de Berkeley (1289-1365), seigneur de Coberley, un chevalier éminent qui combattit notamment à la bataille de Crécy en 1346 et qui fut responsable de la reconstruction de l'église Saint-Giles de Coberley. De cette union naquirent plusieurs enfants, dont un fils nommé Thomas (1351 † 1405).
Après la mort de Sir Thomas de Berkeley en 1365, Joan se remaria avec William Whittington de Pauntley. Ce dernier était le frère aîné de Richard Whittington, qui deviendra par la suite le célèbre lord-maire de Londres. Ce second mariage fut de courte durée en raison du décès de Joan survenu en 1369.
Elle est représentée aux côtés de son premier époux, Sir Thomas de Berkeley, sur un magnifique monument funéraire du XIVe siècle abrité dans l'église Saint-Giles.
Il est probable que ce double gisant ait été commandé de son vivant ou mis en place à la demande de la famille pour l'honorer aux côtés du père de ses enfants, malgré sa seconde union.

1370 - John de la Pole († v. 1370) - Chrishall - Essex - Angleterre

Sir John de la Pole (parfois orthographié de la Poole). Chevalier, seigneur terrien.
Fils de Sir William de la Pole et de Margaret Peverel (et neveu du richissime marchand et banquier royal Sir William de la Pole de Kingston upon Hull).
Par un contrat daté du 21 octobre 1362, John épousa Joan Cobham (née vers 1351, décédée avant 1394), fille de John de Cobham. Cette illustre alliance rattachait la famille aux réseaux de la puissante baronnie des Cobham du Kent.
Le couple eut une fille unique, Joan de la Pole (née vers 1370), qui devint l'héritière de la baronnie de Cobham et épousa en secondes noces le célèbre rebelle lollard Sir John Oldcastle.
Datée généralement des environs de 1370-1380, la plaque commémorative en laiton est considérée par les historiens de l'art comme l'une des plus belles et des plus remarquables de tout le Moyen Âge anglais. Sir John y est représenté en armure complète de chevalier de la période édouardienne, aux côtés de son épouse Joan Cobham.
Un détail particulièrement célèbre et touchant de cette gravure est l'entrelacement de leurs mains, un motif iconographique rare qui symbolise la fidélité et la dévotion conjugale.

1370 - Chevalier anonyme - (v. 1370) - Newent - Gloucestershire - Angleterre

Concernant le chevalier anonyme associé aux environs de 1370 à Newent (Gloucestershire, Angleterre), il s'agit d'une figure énigmatique dont l'identité précise s'est perdue au fil des siècles, mais dont le monument funéraire constitue une pièce majeure pour l'archéologie et l'étude du costume militaire médiéval.
Chevalier ou homme d'armes de rang noble/gentry.
Date estimée : Vers 1370 (correspondant à la fin de la période édouardienne / transition vers le règne de Richard II).
Lieu de conservation : Église Sainte-Marie-la-Vierge (Church of St Mary the Virgin), à Newent, Gloucestershire, Angleterre.
Aucune inscription ou blason lisible n'a traversé le temps pour relier formellement ce gisant à une famille précise de la région (bien que le Gloucestershire abritât de nombreuses familles de petite noblesse liées aux domaines locaux, comme les Whittington ou les Despenser).
Il s'agit d'un gisant sculpté (traditionnellement associé à un couple ou à un chevalier flanqué de sa dame, dont les structures de tombes ont parfois subit des déplacements ou des dégradations au cours des siècles).
Pour les historiens de l'harnachement, ce type de gisant anonyme daté des alentours de 1370 est particulièrement précieux. Il capture une phase de transition technologique rapide dans l'armure européenne : le port du bacinet souvent muni d'un camail de maille protégeant le cou et les épaules. L'apparition et la généralisation progressive des plaques rigides pour le torse (cuirasse ou gipon d'armes renforcé) combinées aux éléments articulés pour les membres.
Les détails de la gentry militaire de l'époque de la guerre de Cent Ans, reflétant le statut des propriétaires terriens locaux qui, pour certains, avaient servi dans les campagnes continentales sous Édouard III ou le Prince Noir.
Faute de registres paroissiaux ou d'héraldique peinte subsistante, cet anonyme reste l'un de ces nombreux « témoins de pierre » anonymes qui permettent d'illustrer la réalité physique et vestimentaire de la chevalerie anglaise du XIVe siècle.

1370 - John Chandos (v. 1320 † 1er janvier 1370) - Forteresse de Morthemer - Vienne - Poitou - France - Cénothaphe Mazerolles - Vienne - Poitou - France

Sir John Chandos est l'un des capitaines et tacticiens anglais les plus renommés de la guerre de Cent Ans. Compagnon d'armes et conseiller très proche d'Édouard III et du Prince Noir, il s'impose par sa bravoure, ses compétences administratives et son respect du code de chevalerie, qui lui valurent l'estime de ses ennemis français, notamment de Bertrand du Guesclin.
Issu de la petite noblesse du Derbyshire, John Chandos n'hérite d'aucun titre majeur. C'est sur le terrain militaire qu'il gagne sa renommée.
En 1339, il se distingue lors du siège de Cambrai en affrontant un écuyer français en combat singulier. Remarqué par le roi Édouard III, il est adoubé chevalier.
Batailles de l'Écluse (1340) et Crécy (1346) : il prend part à la victoire navale de l'Écluse, puis à la chevauchée de Normandie. À Crécy, il combat à l'avant-garde aux côtés du jeune Prince Noir (Édouard de Woodstock), agissant virtuellement comme son mentor et commandant militaire.
Ses succès sur le champ de bataille et ses talents de stratège en font un homme clé de la couronne d'Angleterre : il figure parmi les premiers chevaliers de l'ordre créés par Édouard III.
Bataille de Poitiers (1356) : c’est lui qui orchestre la tactique anglaise aux côtés du Prince Noir, menant à la défaite de l'armée française et à la capture du roi Jean II le Bon.
Diplomatie et traité de Brétigny (1360) : négociateur clé du traité, il est nommé lieutenant-général puis connétable d'Aquitaine en 1362. Il reçoit également la vicomté de Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie.
La Bretagne et la Castille : affrontements avec Du Guesclin. Chandos croise la route du grand capitaine français Bertrand du Guesclin à deux reprises.
Bataille d'Auray (1364) : envoyé soutenir Jean de Montfort pendant la guerre de Succession de Bretagne, Chandos défait l'armée française. Charles de Blois est tué et Du Guesclin est fait prisonnier par Chandos.
Bataille de Nájera (1367) : en Castille, il seconde le Prince Noir pour rétablir Pierre le Cruel sur son trône. Il y affronte de nouveau Du Guesclin, qu'il capture une seconde fois.
Fin de carrière et mort à Lussac-les-Châteaux. Désapprouvant la politique fiscale agressive du Prince Noir en Aquitaine (notamment le fouage), Chandos se retire un temps sur ses terres en Normandie. Cependant, lorsque les hostilités reprennent avec le roi de France Charles V, il reprend le service et devient sénéchal du Poitou en 1369.
L'escarmouche du pont de Lussac (31 décembre 1369) : tentant de contrer une offensive française près de Lussac-les-Châteaux, Chandos glisse sur le sol gelé ou s'entrave dans sa surcot. Un écuyer français, Guillaume Boitel (ou James de Saint-Martin), profite de sa chute pour lui porter un coup de lance au visage. Grièvement blessé, il est transporté à la forteresse de Morthemer où il meurt le lendemain.
Sa mort fut déplorée aussi bien par le camp anglais que par les Français. Le roi Charles V aurait lui-même déclaré qu'avec la mort de Chandos s'éteignait le seul homme capable de maintenir une paix durable entre les deux royaumes.

1370 - Ralph de Knevyton († 1370) - Aveley - Essex - Angleterre

Ralph de Knevyton ou de Kniveton), écuyer.
Il appartenait à la petite aristocratie militaire anglaise de l'époque édouardienne (fin du règne d'Édouard III), au sein de laquelle le statut d'écuyer impliquait des obligations militaires directes, une aisance foncière modérée et l'adhésion aux codes stricts de la chevalerie et de la mode vestimentaire militaire.
Sa mort survient en 1370, une année charnière sur le plan de l'armement européen et de la transition stylistique des armures.
L'effigie de Knevyton illustre parfaitement l'évolution de la protection du torse vers 1370. Les petites plaques de fer individuelles protégeant la poitrine commençaient à être remplacées par une plaque rigide plus grande, tandis que le bas du torse et les hanches restaient protégés par des cercles de fer horizontaux rivetés et bouclés sur les côtés.
Il y est représenté tête nue (ce qui suggère qu'en temps de paix ou pour son effigie, le heaume n'était pas porté, bien qu'indispensable au combat).
L'effigie montre l'utilisation de chaînes attachées aux poignées de l'épée et de la dague pour éviter de les perdre au combat — un trait que l'on retrouve plus fréquemment dans les sources germaniques ou d'Europe centrale que dans les îles britanniques, faisant de la représentation de Knevyton un exemple rare et précieux pour les chercheurs.
On y observe aussi l'un des premiers usages artistiques notables de boucles circulaires et de ceintures ajustées épousant la silhouette cintrée, dictée par la mode civile et militaire très ajustée des années 1370.

1370 - Adam de Everingham (1307 † 1370) - Laxton - Nottinghamshire - Angleterre

Sir Adam de Everingham (2e Baron Everingham de Laxton).
Noble anglais, seigneur de Laxton, militaire et parlementaire.
Adam de Everingham fut un combattant actif engagé dans les grands conflits de la guerre de Cent Ans et des guerres d'indépendance écossaises.
Il participa au siège de Berwick ainsi qu'à la bataille de Halidon Hill en 1333.
Présent aux côtés du roi d'Angleterre lors de la campagne d'Anvers, de la bataille navale de l'Écluse (Sluys) en 1340, et du siège de Tournai.
Fait prisonnier en France avant mai 1342, il dut verser une rançon de 200 marks en or pour être libéré.
Il prit part à la prestigieuse bataille de Crécy en 1346, puis au siège de Calais (1346-1347).
Il accompagna de nouveau le roi Édouard III lors de l'invasion de la France en 1359 et se trouva devant Paris en avril 1360.
Il était le fils aîné de Sir Adam de Everingham (1er Lord Everingham) et de sa première épouse, Clarice la Warre.
Il épousa avant mai 1332 Joan d'Eiville (fille de Sir John d'Eiville d'Egmanton).
Le couple eut plusieurs enfants, dont William (qui décéda avant son père, en 1369), Reynold, Joan et Margaret.

1370 - Chevalier anonyme - 1370 - Littlehempston - Devon - Angleterre

Concernant le « Chevalier anonyme » (souvent associé à la date générique de 1370) de Littlehempston dans le comté du Devon en Angleterre, il n'existe pas de biographie textuelle, de nom consigné dans les archives administratives ou de généalogie connue.
Faute de blason identifiable, de testaments ou d'inscriptions lisibles, les historiens de l'art et les archéologues datent et qualifient ce type de chevalier anonyme grâce à l'étude de son équipement militaire (typique de la fin du XIVe siècle, autour des années 1370–1380).
Le chevalier est représenté portant les transitions caractéristiques de l'armure de plates et de mailles de l'époque d'Édouard III / Richard II, incluant le bacinet et le camail (ventail de mailles protégeant le cou et les épaules).
Bien que des familles locales importantes aient possédé des manoirs dans la paroisse à cette époque (telles que les familles Arundel ou Dinham), aucune attribution définitive n'a pu relier formellement ce gisant particulier à un personnage historique précis, le qualifiant ainsi d'« anonyme » dans les inventaires archéologiques.

1370 - Edward III (13 novembre 1312 † 21 juin 1377) - Abbaye de Shrewsbury - Shrewsbury - Shropshire - Angleterre

Édouard III (né le 13 novembre 1312 à Windsor, décédé le 21 juin 1377 à Sheen Palace).
Roi d'Angleterre de janvier 1327 jusqu'à sa mort en 1377 (soit une cinquantaine d'années).
Fils d'Édouard II et d'Isabelle de France.
Épouse : Philippa de Hainault (morte en 1369, un deuil qui marqua profondément la fin de sa vie).
Bien qu'Édouard III ne résidât pas en permanence à Shrewsbury, l'année 1370 (ou la décennie 1360–1370) coïncide avec un chantier royal et ecclésiastique majeur dans cette ville du Shropshire : construction de la Tour Ouest. C'est précisément durant les années 1360-1370 que fut édifiée la monumentale tour ouest de l'abbaye de Shrewsbury (Abbey of Saint Peter and Saint Paul).
En tant que souverain régnant lors de cette vaste campagne de construction gothique, la silhouette ou l'effigie d'Édouard III a été immortalisée sur la façade, sculptée tout en haut de la grande façade avant de la tour pour marquer son patronage royal.
Situation d'Édouard III en 1370 (fin de Règne). L’année 1370 se situe dans la dernière phase, plus sombre, du long règne d'Édouard III. Reprise de la Guerre de Cent Ans : après la rupture du traité de Brétigny, la guerre a repris en 1369. En 1370, les défaites et la perte progressive des territoires français s'accumulent (marquées notamment par des épisodes violents comme le siège de Limoges par le Prince Noir).
Vieillissant, affaibli par la maladie et endeuillé par la perte de son épouse reine Philippa (1369) puis de ses fils aînés, Édouard III délégue une grande partie du pouvoir politique et militaire, s'en remettant à son entourage et à ses conseillers, avant sa mort d'un accident vasculaire cérébral en juin 1377.

1370 - Henry of Berkhamsted - 1370 - Berkhamsted - Hertfordshire - Angleterre

Henry of Berkhamsted (parfois orthographié Henry de Berkhampstede).
Officier royal, chevalier et compagnon proche de la cour, dont les attaches locales fortes se situaient à Berkhamsted dans le Hertfordshire.
Henry de Berkhamsted s'est distingué au sein de l'important centre militaire et stratégique que représentait alors le château de Berkhamsted pour la maison du Prince Noir.
Il entra d'abord au service de la cour en tant que domestique (notamment comme majordome) sous le patronage de Bartholomew Burghersh l'ancien, conseiller du Prince Noir.
Il fit partie des hommes recrutés localement pour accompagner le Prince Noir en France.
Il participa à la prestigieuse bataille de Crécy le 26 août 1346.
Il combattit également aux côtés du prince lors de la bataille de Poitiers en septembre 1356. En récompense de sa bravoure et pour compenser la perte de sa monture au combat, le prince lui accorda des indemnités et des baux fonciers.
En 1351, il fut promu portier du château de Berkhamsted.
Il accéda ensuite aux charges de maréchal de la maison du Prince Noir (mentionné à ce poste en 1366).
Il fut nommé connétable du château de Berkhamsted, fonction qu'il occupa de longues années (jusqu'en 1381), gérant les intérêts du prince localement tout en l'accompagnant lors de ses expéditions continentales, notamment en Aquitaine à partir de 1362.
Bien que sa mort soit estimée plus tardivement (vers 1398), sa période de plus grande influence et l'art mémoriel qui lui est attribué s'inscrivent dans cette fin du XIVe siècle.
Son tombeau présente un chevalier en armure complète de plates et de mailles (rappelant par son style le tombeau du Prince Noir à Canterbury) aux côtés de son épouse, témoignant de son haut rang militaire et social au sein de la communauté.

1370 - Johann von Brandscheit († v. 1370) - Kyllburg - Rhénanie-Palatinat - Allemagne

Les informations biographiques textuelles directes concernant Johann von Brandscheit (décédé vers 1370) sont extrêmement limitées en raison de l'ancienneté de sa lignée.
Toutefois, sa mémoire et son importance historique subsistent à travers son monument funéraire, qui constitue une source majeure pour l'histoire de l'héraldique et de l'armement médiéval en Allemagne.
Johann von Brandscheit est principalement connu des historiens et des spécialistes de l'habillement militaire médiéval par sa dalle funéraire en pierre, conservée dans l'église collégiale de Kyllburg (aux côtés d'autres membres de sa famille, comme Konrad von Brandscheit décédé en 1438).
Il y est figuré en tant que chevalier armé de l'époque, ce qui permet aux chercheurs d'étudier l'évolution de l'armure germanique de la seconde moitié du XIVe siècle.
Sa représentation est souvent citée comme un exemple classique pour l'étude du Lentner (ou Lendner), une veste de protection cintrée et renforcée de plaques caractéristique de cette période en Europe centrale, précurseur de la brigandine.
La dalle endommagée présente également des détails précieux sur l'armement d'hast ou de poing de l'époque, constituant parfois l'une des plus anciennes représentations allemandes de certains accessoires de combat (comme le poignard à disque ou Scheibendolch) sur une sculpture funéraire.

1370 - Rudolf von Sachsenhausen († 26 juillet 1370) - Frankfurt-am-Main - Hesse - Allemagne

Chevalier, noble et bourgmestre/représentant influent de la région.
Il est reconnu comme le représentant le plus éminent et le plus célèbre de la famille noble des seigneurs de Sachsenhausen et de Praunheim.
La famille von Sachsenhausen / von Praunheim jouait un rôle politique et militaire primordial dans la zone sud de Francfort (le quartier actuel de Sachsenhausen tirant en partie son nom et son histoire de l'implantation de cette seigneurie).
En tant que chevalier influent de son époque, Rudolf a pris part aux affaires locales et à la protection des intérêts de la noblesse franque face à l'expansion de la bourgeoisie urbaine de la ville libre de Francfort au XIVe siècle.
Le gisant gravé le représente en pied sous les traits d'un chevalier en armure complète de la seconde moitié du XIVe siècle.
Il y est figuré vêtu d'une cotte d'armes affichant ses armoiries familiales, tenant son grand heaume ainsi qu'un écu armorié.

1370 - Blanche Bradstone - Église Saint-Michel - Winterbourne - Gloucestershire - Angleterre

Cette effigie représente l'une des dames de la famille Bradstone, très probablement Blanche Bradstone, épouse de Sir Edmund Bradstone (membre de la influente famille locale des seigneurs du manoir de Winterbourne).
La famille Bradstone a détenu le manoir de Winterbourne durant le XIVe siècle, jouant un rôle de premier plan dans la gendarmerie locale et l'administration du Gloucestershire sous le règne d'Édouard III.

1370 - Cinna von Vargula († 7 décembre 1370) - Barfüßerkirche - Erfurt - Thuringe - Allemagne
Elle était la fille de Fritz von Vargula et de Wunna von Molhusen.
Elle épousa Rudolf Ziegler (un riche citoyen et conseiller d'Erfurt, né en 1334 et décédé en 1388). Cette union illustre parfaitement l'alliance fréquente au XIVe siècle entre de riches patriciens/bourgeois d'Erfurt et la noblesse terrienne locale (la famille von Vargula étant de grands propriétaires terriens de la région).
La postérité historique de Cinna von Vargula repose principalement sur son mémorial artistique conservé dans l'une des églises majeures d'Erfurt : le monument présente un portrait stylisé et expressif de la défunte, offrant un aperçu précieux des modes, des coiffures et des canons artistiques de l'aristocratie urbaine et rurale de Thuringe à la fin du Moyen Âge. - Barfüßerkirche - Erfurt - Thuringe - Allemagne
1370 - Margaret Briggs - Berkhamsted - Hertfordshire - Angleterre
Margaret Briggs est principalement connue des historiens, des archéologues et des spécialistes du costume médiéval à travers sa plaque commémorative en laiton installée dans l'église Saint-Pierre de Berkhamsted.
Elle y est représentée vêtue d'une façon distincte pour son époque, notamment coiffée d'un bonnet décrit comme élégant, offrant un aperçu précieux des coiffures et des arrangements textiles portés par les femmes de statut notable dans l'Angleterre d'Édouard III.
1370 Agnes Kyggesfolde - Rusper - Sussex - Angleterre

Agnes Kyggesfolde (ou Agnes of Kingsfold).
Les registres et documents historiques montrent des liens de la famille de Kingsfold avec la région de Rusper dès le début du XIVe siècle (avec notamment des acquisitions de terres et de biens fonciers locaux, comme un messuage et une portion de terre enregistrés vers 1326).
Elle est commémorée aux côtés de son époux, John Kyggesfolde (John de Kingsfold), par une plaque en laiton (monumental brass) datée traditionnellement d'environ 1370–1380.

1370 - Isabell Beafo († av. 1375) - Église St Mary - Waterperry - Oxfordshire - Angleterre

Isabell Beafo (ou Isabel Beaufo / Beaufeu).
Elle était issue de la famille des Beaufo, une lignée influente qui détenait des terres à Waterperry dès le XIIe siècle (notamment par Richard de Beaufeu).
Avec la mort d'un autre Richard Beaufeu au début du XIVe siècle sans héritier mâle direct, le manoir de Waterperry est transmis à sa fille, Isabell.
Elle épousa Richard Rusholm.
Le couple eut deux filles, Cecily (qui épousa Lambert Foster) et Joan, toutes deux décédées avant 1382. Par la suite, les terres de la famille Beaufo à Waterperry passèrent aux mains de la famille Foster.
Elle est représentée coiffée d'un couvre-chef plissé encadrant le visage et vêtue d'une robe ajustée dotée de nombreux boutons allant de la poitrine jusqu'en dessous de la taille, ainsi que de longues bandes de tissu pendant au-dessus des coudes (une mode inspirée du costume masculin de l'époque).
L'inscription en ancien français qui figurait à l'origine à ses pieds a disparu au fil des siècles, mais elle avait été relevée au XVIIe siècle dans les manuscrits de Harleian (MS. 4170) : « Isabel Beaufo jadis la feim... gist icy » (Isabel Beaufo, jadis la femme de... gît ici).

1370 - Dame anonyme - Francfort-sur-le-Main - Hesse - Allemagne

Il s'agit d'une sculpture funéraire (gisant) représentant une femme de noble extraction ou de notables de la période médiévale.
Le gisant montre une dame coiffée d'une résille typique de la mode du XIVe siècle, vêtue d'une longue robe bleue et d'un manteau rouge/pourpre attaché par une fibule ornementale sur la poitrine, tenant un chapelet ou un collier de perles entre ses mains. À ses pieds repose un chien, symbole traditionnel de fidélité et de loyauté conjugale dans l'art funéraire médiéval.

1370 - Dame anonyme - Église St Edmund - Holme Pierpoint - Nottinghamshire - Angleterre

Bien qu'il n'existe pas de biographie documentée au sens d'une « personne réelle dont on connaît la vie et les faits », les recherches archéologiques et généalogiques rattachées à l' église Saint-Edmund de Holme Pierrepont permettent de contextualiser cette période et cette désignation.
Située à Holme Pierrepont dans le Nottinghamshire, cette église est un édifice classé (Grade I) étroitement lié au manoir historique de Holme Pierrepont Hall. Une église y est mentionnée dès le début du XIIIe siècle.
Dans cette église, les monuments funéraires médiévaux de la famille Pierrepont occupent une place centrale. Concernant les figures du XIVe siècle associées à cette période.
L'église abrite l'effigie endommagée d'un chevalier (dont il subsiste le torse, la tête et des fragments de heaume), traditionnellement identifié comme Sir Edmund Pierrepont, mort ou actif vers 1370.
Historiquement, cet Edmund Pierrepont était marié à Joan (Jeanne) de Monbouchier. Dans l'historiographie locale et les inventaires de monuments, les épouses de cette lignée médiévale dont les traits ou les inscriptions textuelles ont disparu avec le temps sont parfois cataloguées comme « dames anonymes » ou effigies de femmes non identifiées.
Épouse ou membre de la haute aristocratie terrienne (la famille Pierrepont était l'une des plus puissantes propriétaires terriennes du Nottinghamshire).

1370 - Épouse de Henry de Berkhamsted - Berkhamsted - Hertfordshire - Angleterre

Comme pour de nombreux monuments de cette époque, les archives administratives directes de l'époque ne nomment pas toujours explicitement les épouses sur les pierres tombales, mais le contexte historique et architectural permet d'en tracer un profil biographique précis.
L'identité précise de cette « épouse de Henry de Berkhamsted » fait l'objet de débats parmi les historiens et les antiquaires en raison de l'absence d'inscription lisible sur le tombeau.
Henry de Berkhamsted était un personnage influent de la cour royale : il fut un compagnon d'armes d'Édouard, le Prince Noir (fils d'Édouard III), qu'il servit fidèlement. Il combattit à la bataille de Crécy (1346) et à celle de Poitiers (1356), avant de devenir connétable du château de Berkhamsted.
Les ornements héraldiques et les écussons sculptés autour de la base du tombeau (ou aux côtés des effigies) affichent des liens avec des familles notables de la région, notamment les familles Incent et Torrington, suggérant des alliances matrimoniales prestigieuses au sein de la petite noblesse locale et de l'administration du château.
Certains historiens locaux (comme Richard Norris ou les antiquaires du XVIIe siècle Henry Chauncy et John Weever) ont ainsi oscillé entre les désignations de « Tombeau Torrington » ou « Tombeau Incent ».
Femme de la haute administration militaire : en tant qu'épouse du connétable du château de Berkhamsted, elle occupait un rang élevé dans la hiérarchie locale, à une époque où le château était un centre de pouvoir majeur rattaché au duché de Cornwall et fréquenté par la famille royale.
Son effigie sculptée témoigne des modes vestimentaires de la haute société anglaise des années 1370, vêtue de robes longues et amples caractéristiques de la fin du XIVe siècle, les mains jointes en prière.

1371 - Thomas de Vere (v. 1336-1337 † septembre 1371) - Bures - Essex - Angleterre

Thomas de Vere, 8e comte d'Oxford, figure de la haute noblesse anglaise du XIVe siècle dont les attaches familiales et funéraires sont profondément ancrées dans la région de Bures (située à cheval sur les comtés de l'Essex et du Suffolk).
Né vers 1336–1337, probablement dans la baronnie de Badlesmere (Kent).
Il est le deuxième mais premier fils survivant de John de Vere, 7ème comte d'Oxford, et de Maud de Badlesmere.
Il épousa avant juin 1350 Maud de Ufford (fille et héritière de Sir Ralph de Ufford et de Maud de Lancaster, petite-fille de Henri de Lancastre).
De cette union naquit un fils unique, Robert de Vere (né en 1362), qui lui succéda comme 9e comte d'Oxford et devint par la suite le favori du roi Richard II (marquis de Dublin et duc d'Irlande).
Suivant la tradition militaire de sa maison, il participa aux campagnes d'Édouard III pendant la guerre de Cent Ans. Il prit part à la campagne de 1359-1360 aux côtés de son père, fut présent à Calais en 1360, et accompagna Lionel d'Anvers lors d'une expédition en Irlande en 1361-1362. Il mena également des raids militaires au départ de Calais en 1369.
Il hérita du titre de 8e comte d'Oxford le 24 janvier 1360. Il exerça les charges de Grand Chambellan héréditaire d'Angleterre, de chambellan héréditaire pour le sacre de la reine, et de gardien des forêts royales dans l'Essex. Il fut convoqué au Parlement à partir de août 1362.
Thomas de Vere rédigea son testament le 1er août 1371 et s'éteignit entre le 12 et le 18 septembre 1371 à Great Bentley, dans l'Essex, à l'âge d'environ 35 ans.

1371 - Gottfried IV von Arnsberg (v. 1295 † 21 février 1371) - Neheim - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne

Il est surtout connu pour avoir été le dernier comte souverain du comté d'Arnsberg en Westphalie.
Il est le fils aîné du comte Guillaume de Arnsberg (Wilhelm von Arnsberg) et de Béatrice de Cuyk-Rietberg.
Il épousa Anne de Clèves (Anna von Kleve), fille du comte Dietrich VII de Clèves. Le couple n'ayant pas eu d'enfants, cette union resta sans descendance.
Il succéda à son père en 1338 à l'âge déjà avancé de plus de 40 ans.
Son règne fut constamment menacé par les ambitions expansionnistes de ses puissants voisins, en particulier les archevêques de Cologne et les comtes de la Mark. Pour défendre son territoire, il s'engagea dans de nombreuses et sanglantes querelles féodales.
N'ayant pas d'héritier direct et croulant sous les pressions politiques et financières, Gottfried IV prit la décision historique de vendre le comté d'Arnsberg en 1368 à l'archevêque de Cologne (Klemens II / l'Electorat de Cologne).
C'est dans le cadre de cette transition et de la réorganisation territoriale que la ville voisine de Neheim obtint des privilèges particuliers et bénéficia de la faveur de son seigneur juste avant et après le transfert de souveraineté. Gottfried se retira ensuite de la vie politique active de la région.
Il s'éteignit le 21 février 1371 à l'âge d'environ 75 ans, près de Cologne (à Brühl), dans les bras de son épouse Anne.

1371 - Jeanne d'Evreux (v. 1310 † 4 mars 1371)- Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France

Reine de France et de Navarre, troisième et dernière épouse du roi Charles IV le Bel. Elle fut la dernière reine de la dynastie capétienne directe.
Elle est la fille de Louis de France, comte d'Évreux (fils de Philippe III le Hardi et demi-frère de Philippe IV le Bel), et de Marguerite d'Artois. Elle appartient donc à la branche capétienne d'Évreux.
Le 5 juillet 1325, à l'âge d'environ 15 ans, elle épouse son cousin germain, le roi Charles IV le Bel. En raison de leur degré de parenté proche, le mariage nécessite une dispense papale accordée par le pape Jean XXII.
Elle est couronnée reine le 11 mai 1326 à l'église de l'abbaye de Saint-Remi de Reims.
De cette union naissent trois filles : Jeanne (morte jeune), Marie (morte jeune), et Blanche de France (future duchesse d'Orléans).
Charles IV meurt prématurément en février 1328 sans héritier mâle, ce qui met fin à la lignée des Capétiens directs et déclenche la crise de succession menant à la guerre de Cent Ans (avec l'accession des Valois).
Devenue veuve à seulement 18 ans, Jeanne d'Évreux jouit d'une position respectée et d'une influence considérable à la cour sous les règnes de ses successeurs (Philippe VI de Valois, Jean II le bon et Charles V le sage). Elle intervient régulièrement comme médiatrice dans les affaires familiales et politiques du royaume.
Elle s'éteint le 4 mars 1371 à Brie-Comte-Robert (en Brie), à l'âge d'environ 61 ans, après avoir survécu plus de quarante ans à son époux.
Son corps est inhumé dans la basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France. Son gisant de marbre blanc, d'une grande finesse, la représente aux côtés de son époux Charles IV. Bien que profané lors de la Révolution française en 1793, son monument sépulcral a été restauré et fait partie des chefs-d'œuvre de la statuaire funéraire médiévale conservés dans la basilique.

1371 - Otto von Pienzenau († 1371) - Ebersburg - Bavière - Allemagne

Les Pienzenau constituaient une puissante et ancienne maison noble de la chevalerie bavaroise. Ils possédaient de nombreux domaines, châteaux, fiefs et châteaux forts dans la région.
Décrit dans les chroniques locales et les registres comme un noble chevalier représentatif de la piété et de la bravoure de son ordre de l'époque (« der gar frum Ritter » — le très pieux/vaillant chevalier).
Il s'éteint en 1371, marquant une date importante pour sa lignée dans la région de Haute-Bavière.
Son gisant représente Otto von Pienzenau en tenue complète de chevalier armé, témoignant de l'art de la statuaire funéraire gothique en Bavière et constituant une source précieuse pour l'étude de l'armement et de l'héraldique des chevaliers bavarois des années 1370.

1371 - Margaret Blanket - Église St Stephen - Bristol - Gloucestershire/Somerset - Angleterre

Seconde épouse d'Edmund Blanket, un riche marchand de laine et membre du Parlement pour Bristol.
Edmund était un important drapier et marchand de laine de Bristol au XIVe siècle (actif sous le règne d'Édouard III). Il a siégé comme député (Member of Parliament) pour la circonscription de Bristol en 1362 et 1369. La famille est traditionnellement rattachée à l'histoire et à l'essor de la fabrication des draps de laine, voire à l'origine éponyme du mot « blanket » (couverture).
Elle était la seconde épouse d'Edmund Blanket. Bien qu'aucun document biographique détaillé ne détaille sa vie personnelle ou ses origines familiales exactes, son statut d'épouse d'un magnat du commerce et parlementaire la plaçait au sommet de la bourgeoisie urbaine prospère de Bristol de l'époque médiévale.
La date de 1371 correspond à la mort d'Edmund Blanket. À la suite de son décès, une chantrie (« Blanket's chantry ») fut établie dans l'église St Stephen afin de prier pour le repos de l'âme d'Edmund, de Margaret et de leurs proches, prévoyant des aumônes pour les pauvres de la ville.
Le monument présente des sculptures en relief représentant un bourgeois/civil et une dame. Bien que le tombeau ne comporte pas d'inscription textuelle directe, il est attribué à Edmund et Margaret Blanket.
L'effigie de Margaret offre un témoignage précieux pour l'histoire du costume du XIVe siècle. Elle y est représentée vêtue d'une robe avec un manteau attaché par un cordon au niveau du cou, la tête couverte d'une guimpe enveloppant son menton, et coiffée d'un arrangement complexe de voiles typique de la période 1360–1390.

1371 - Jeanne de France (mai 1351 † 16 septembre 1371) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France

Jeanne de France (dite aussi Blanche de France), princesse royale née en mai 1351 et morte le 16 septembre 1371 à Béziers à l'âge de 20 ans.
Elle est le seul enfant issu du mariage du roi Philippe VI de Valois et de sa seconde épouse, Blanche de Navarre.
Elle naît en mai 1351, quelques mois après la mort de son père Philippe VI (survenue en août 1350), ce qui fait d'elle une princesse posthume de la maison de Valois.
Elle avait été promise en mariage à Jean d'Aragon, et c'est au cours du voyage devant la mener à cette union qu'elle trouve la mort.
Elle s'éteint le 16 septembre 1371 à Béziers, à l'âge de vingt ans.
À la suite de son décès, sa mère, la reine veuve Blanche de Navarre, commande un monument funéraire pour honorer sa mémoire.
Son corps est rapatrié et inhumé dans la basilique Saint-Denis, au sein de la chapelle Saint-Hippolyte, dans un tombeau qu'elle partage avec sa mère.
Son effigie sculptée (gisant), réalisée vers 1371 par un sculpteur anonyme francilien dans le style de l'entourage ou des assistants de Jean de Liège, la représente avec une coiffure caractéristique de l'époque. Bien que le monument ait subi les soubresauts de l'histoire (notamment les profanations de la Révolution française en 1793), le gisant de la princesse est préservé et fait partie des trésors de la statuaire médiévale de la nécropole royale.

1372 - Burggrafen Reiner († 23 février 1372) - Bernkastel-Kues - Rhénanie-Palatinat - Allemagne

Ritter Reiner (le chevalier Reiner), qualifié de Burggraf von Bernkastel (vicomte ou châtelain de Bernkastel).
Il est considéré comme le probable fondateur et constructeur de la première chapelle du Saint-Esprit (Heilig-Geist-Kapelle) à Bernkastel, liée à la Heilig-Geist-Stiftung (la plus ancienne institution caritative de soins aux pauvres et aux personnes âgées de la ville).

1372 - Margrave Rudolf VI († 21 mars 1372) - Baden Baden - Bade-Wurtemberg - Allemagne

Margrave de Bade-Baden et comte d'Eberstein de 1353 jusqu'à sa mort en 1372.
Il est le fils aîné de Frédéric III de Bade et de Margareta de Bade.
À la mort de son oncle Rodolphe V en 1361, Rodolphe VI hérita de ses possessions, ce qui lui permit de réunir l'ensemble des territoires de Bade sous une seule et unique autorité.
Sous son règne, les margraves de Bade furent reconnus pour la première fois comme princes du Saint-Empire romain germanique, élevant significativement le statut politique et l'influence de la maison de Bade.
Il obtint également des concessions impériales importantes, notamment le droit de lever des péages, renforçant l'économie de son territoire.
Il avait épousé Mathilde de Sponheim (fille du comte Jean III de Sponheim). De cette union naquirent : Bernard Ier de Bade (1364–1431), qui marquera durablement la région. Rodolphe VII de Bade (décédé en 1391), qui lui succéda au margraviat. Mathilde.

1372 - Charles IV le Bel (1294-1328), roi de France et de Navarre de 1322 à 1328, et son épouse Jeanne d'Évreux (v. 1310-1371)
- Musée du Louvre - Paris - Île de France - France

Charles IV le Bel (1294-1328).
Roi de France et de Navarre de 1322 à 1328. Il est le troisième et dernier fils de Philippe IV le Bel à monter sur le trône.
Sa mort en 1328 sans héritier mâle direct (sa veuve étant enceinte, elle mit au monde une fille, Blanche) met fin à la dynastie des Capétiens directs (ou branche principale), ouvrant la voie à la maison de Valois et contribuant aux prémices de la guerre de Cent Ans.
Jeanne d'Évreux (v. 1310-1371).
Troisième et dernière épouse de Charles IV le Bel, reine de France et de Navarre de 1325/1324 à 1328.
Restée veuve très jeune (à peine majeure), elle vécut un long veuvage de 43 ans, retirée dans ses domaines (notamment à Brie-Comte-Robert), tout en conservant un rôle d'influence morale et diplomatique considérable au sein de la famille royale (marraine du futur Charles VI).
Les deux petits gisants en marbre représentent le roi et la reine de manière saisissante : ils sont sculptés de profil ou allongés, la main gauche posée sur la poitrine et tenant un sac contenant leurs entrailles, symbolisant explicitement la nature du monument funéraire.

1372 - Hartmann von Kroneberg (v. 1330 † 1372) - Chapelle du château de Kronenberg - Hesse - Allemagne

Hartmut VI. von Cronberg (souvent orthographié Hartmann von Kroneberg ou Cronberg).
Il appartient à la noble et puissante maison des seigneurs de Cronberg (issus du « Kronenstamm », la branche de la couronne), établis dans le massif du Taunus près de Francfort. Il est le fils de Hartmut V. von Cronberg et de Margarete von Starkenburg-Heppenheim.
Comme de nombreux nobles de son époque soucieux de piété et de prestige, il effectue un voyage marquant vers la Terre sainte, ce qui lui vaut le titre de pèlerin de Jérusalem dès 1350.
Il s'est marié à deux reprises :
Avec Willebirg (Walburg) von Isenburg (mariés en 1332).
Avec Adelheid von Nassau-Beilstein.
Issu d'une riche famille de chevaliers libres du Saint-Empire, il participe à la gestion des biens familiaux et des droits régaliens et fonciers de la région du Taunus et de la vallée du Rhin.
Sa dalle funéraire est une source iconographique et historique majeure pour l'étude de l'armement médiéval. Elle représente Hartmann en équipement militaire complet de la seconde moitié du XIVe siècle.
Il porte un haubert de maille recouvert d'une cotte de cuir cloutée ou surcot aux armes héraldiques.
Ses bras sont protégés par des coudières et des bandes de cuir articulées permettant la mobilité.
Il est coiffé d'un grand heaume partiellement en fer à l'avant et en cuir à l'arrière, doté d'une visière mobile caractéristique de cette époque de transition (les débuts du système de type Klappvisier).

1372 - Jean van Zynghene († 1372) - Église Saint-Walburge - Bruges - Flandres - Belgique

Jean van Zynghene (dont le nom est parfois orthographié Jan van Zingene ou Zingem en flamand, d'après la localité de Zingem en Flandre-Orientale). Il est issu de la petite noblesse ou de la riche bourgeoise patricienne de Flandre au XIVe siècle.

1372 - Lady Hiltons - Swine-in-Holderness - Yorkshire - Angleterre

La famille Hilton (ou Hylton), originaire à l'origine du comté de Durham, possédait une branche cadette solidement établie dans la région de Holderness (dans l'East Riding du Yorkshire) dès le début du XIIIe siècle.
Puissants propriétaires terriens et bienfaiteurs locaux, les membres de la famille Hilton jouaient un rôle politique et militaire de premier plan dans le nord de l'Angleterre au cours de la période médiévale.
Les effigies des dames Hilton datant de la seconde moitié du XIVe siècle constituent des références majeures pour l'étude de l'histoire du costume féminin médiéval. Elles sculptent avec une grande précision les coiffures de l'époque (notamment les résilles, les voiles encadrant le visage et les capuchons ou bourrelets rembourrés caractéristiques des années 1370) ainsi que les drapés des robes amples de la haute noblesse anglaise.

1372 - Eleanor Lancaster (11 septembre 1318 † 11 janvier 1372) - Cathédrale de Chichester - Chichester - Sussex - Angleterre

Eleanor of Lancaster (parfois appelée Eleanor Plantagenet).
Elle est la cinquième fille de Henry, 3e comte de Lancastre (petit-fils du roi Henri III d'Angleterre) et de Maud Chaworth.
Elle épousa d'abord John de Beaumont, 2e baron Beaumont (décédé en 1342 lors d'un tournoi). Le couple eut un fils. Durant son premier veuvage, elle servit comme dame d'honneur de la reine Philippa de Hainaut.
Vers 1345, elle se remaria avec Richard FitzAlan (10e ou 3e comte d'Arundel, v. 1303–1376), l'un des nobles et commandants militaires les plus riches et puissants d'Angleterre.
De cette seconde union naquirent plusieurs enfants notables, dont : Richard FitzAlan, qui succéda comme 4e comte d'Arundel. Thomas Arundel, qui devint archevêque de Cantorbéry. Plusieurs filles mariées dans les plus grandes familles de la haute noblesse anglaise (Bohun, Holland, Strange).
Le monument présente deux gisants en albâtre représentant le comte en tenue de chevalier armé (avec un lion à ses pieds) et Eleanor vêtue d'une longue robe médiévale et d'une guimpe (avec un chien à ses pieds).

1373 - Margaret Audley († 1373) - Musée de Barnstaple - Barnstaple - Devon - Angleterre

Margaret Audley (parfois désignée sous le titre de Lady FitzWarin).
Elle est la fille de James Audley (2e Baron Audley, seigneur du manoir de Tawstock et baron féodal de Barnstaple) et de sa seconde épouse, Isabel LeStrange.
Margaret a épousé Fulk VIII FitzWarin, 4e Baron FitzWarin (1341–1374), membre d'une puissante famille de seigneurs des Marches galloises établie au château de Whittington.
De cette union naquit notamment Fulk FitzWarin (5e Baron FitzWarin, 1365–1391).
Elle fut l'une des héritières des terres et possessions associées à la baronnie féodale de Barnstaple dans le Devon, incluant notamment le manoir de Tawstock.

1374 - Thomas Cawne († 1374) - Ightham - Kent - Angleterre

Il est le fils de Richard de Coven, un tailleur originaire de Staffordshire.
Cherchant à faire fortune dans l'armée plutôt que de suivre l'entreprise familiale, Thomas Cawne devient un soldat éminent durant les conflits en France au XIVe siècle. Il combat notamment aux côtés d'Édouard, le Prince Noir.
Vers 1357, il occupe la fonction de capitaine de la forteresse du Neuberg, près de Rouen en Normandie. En raison de son importance stratégique et de ses services militaires remarquables, il est adoubé chevalier.
Grâce à ses réseaux tissés entre Londres et le continent, il s'établit dans le Kent et épouse Lora Moraunt, fille de Sir Thomas Moraunt de Chevening. Le couple a deux enfants, Robert et Alice.
Dans les années 1360, Sir Thomas Cawne acquiert Ightham Mote, un remarquable manoir fortifié entouré de douves. Il est ainsi recensé comme le tout premier propriétaire historique connu de ce domaine, dont le noyau médiéval date de cette époque.
Durant sa vie, il exerce d'importantes charges administratives et royales dans le comté, servant notamment comme shérif du Kent et comme membre du Parlement pour le comté.
Après sa mort, le domaine d'Ightham Mote revient à son fils aîné, Robert Cawne.

1374 - William Cheyne (v. 1328 † 29 août 1374) - Drayton Beauchamp - Buckinghamshire - Angleterre

William Cheyne appartient à la puissante famille des Cheyne, des propriétaires terriens bien implantés dans le sud-est de l'Angleterre.
Il est étroitement lié au manoir et à la paroisse de Drayton Beauchamp dans le Buckinghamshire, où la famille possède des terres et des charges locales depuis plusieurs générations.
Il a épousé Joan Lambourne (née vers 1330 et décédée après 1375).
De cette union naît notamment Roger Cheyne (né le 1er août 1362 à Drayton Beauchamp), qui deviendra plus tard écuyer du roi.

1374 - Thibaut de Puiseux - Abbaye de Hérivaux - Luzarches - Île de France - France

L'analyse des registres historiques et héraldiques concernant le XIVe siècle en Île-de-France ne permet pas de documenter une biographie ample ou une notoriété majeure pour un personnage nommé Thibaut de Puiseux lié spécifiquement à l'Abbaye d'Hérivaux en 1374.
On trouve dans les armoriaux et chartes de la fin du XIVe siècle des figures de la petite noblesse ou des officiers royaux liés à la région parisienne, à l'instar de Thibaud de Puiseux (parfois répertorié au XIVe siècle dans les environs des charges de paneterie ou de services liés à la couronne sous Charles V, bien que la grande héraldique mentionne plus précisément des branches liées aux maisons de Trie ou aux panetiers du roi).
Si Thibaut de Puiseux est mentionné en 1374 en lien avec Hérivaux, il s'agit très probablement d'un acte notarié, d'un bail emphytéotique, d'un accord de cens, ou d'une transaction foncière (vente de terres, redevances sur des vignes ou des charges d'ânes/blés) entre un noble local de ce nom et la communauté monastique d'Hérivaux, plutôt que d'une haute cléricature abbatiale (les listes d'abbés réguliers d'Hérivaux ne recensent pas de « Thibaut de Puiseux  » comme dirigeant majeur de l'abbaye).

1374 - Beatrix de Grandison († 1374) - Ottery St Mary - Devon - Angleterre

Beatrix de Grandison est une figure de la petite et moyenne noblesse anglaise du XIVe siècle, principalement mémorialisée par son monument funéraire situé dans le Devon.
Elle était l'épouse de Sir Otho de Grandison, décédé plus tôt, en 1359. La famille de Grandison (originaires à l'origine de la région de Savoie/Bourgogne avant de s'implanter durablement en Angleterre) comptait de puissants ecclésiastiques et chevaliers, notamment John de Grandison, qui fut évêque d'Exeter de 1327 à 1369 et joua un rôle majeur dans la transformation de l'église d'Ottery St Mary en une collégiale.
Beatrix s'est éteinte en 1374, survivant ainsi d'une quinzaine d'années à son mari.
Elle est inhumée dans l'église paroissiale de Saint Mary à Ottery St Mary (dans le comté du Devon, en Angleterre).

1375 - Chevalier anonyme (Jock of Badsaddle ?) († 1375) - Orlingbury - Northamptonshire - Angleterre

L'expression « chevalier anonyme († 1375) » fait référence à un gisant remarquable et mystérieux situé dans le comté de Northamptonshire en Angleterre.
Il s'agit d'un gisant en albâtre sculpté, daté des environs de 1375 (fin du XIVe siècle, période dite Decorated / début du style Perpendicular en architecture anglaise).
Pourquoi est-il « anonyme » ? Le gisant ne comporte ni blason lisible ni épitaphe d'origine permettant d'identifier formellement le chevalier avec un nom de famille documenté dans les rôles féodaux de l'époque pour ce manoir précis. L'inscription visible sur le monument est la mention pieuse « I H C Nazareni » (Jésus de Nazareth), une formule invocatoire très fréquente au Moyen Âge, et non un nom.
Le folklore local (« Jock of Badsaddle ») : faute de sources héraldiques ou textuelles irréfutables rattachant l'effigie à un seigneur local connu de 1375, la tradition orale et le folklore du Northamptonshire ont attribué ce gisant à un personnage légendaire surnommé « Jock of Badsaddle ».
Badsaddle était un hameau ou manoir déserté situé à l'ouest d'Orlingbury.
La légende populaire locale veut que ce chevalier soit le redoutable chasseur qui aurait tué le dernier loup (ou le dernier sanglier) d'Angleterre.
Bien que l'identité civile exacte du chevalier reste perdue ou sujette à caution, l'analyse stylistique de son armure sur l'albâtre offre des repères précis sur son statut social et militaire autour de 1375.
Le XIVe siècle est une période charnière où l'armure de mailles (mail) traditionnelle est progressivement complétée par des plaques de métal rigides (plate armour). Le gisant d'Orlingbury illustre parfaitement cette mode militaire des années 1370 en Angleterre.
Le chevalier est représenté portant un bacinet, un gipon ajusté par-dessus son armure, ainsi que des pièces de protection articulées pour les bras et les jambes (brassards et grèves), typiques de la chevalerie anglaise sous le règne d'Édouard III ou au début de celui de Richard II.

1375 - Richard Pembridge (1320 † 26 juillet 1375) - Cathédrale de Hereford - Hereford - Herefordshire - Angleterre

Sir Richard Pembridge (parfois écrit Pembrigg ou Pembrugge) est un éminent chevalier anglais du XIVe siècle, distingué notamment sous le règne du roi Édouard III.
Sir Richard a eu une longue et brillante carrière militaire, participant aux plus grandes batailles de la première phase de la guerre de Cent Ans. On documente sa présence à la bataille navale de Sluys (1340), ainsi qu'aux célèbres batailles de Crécy (1346) et de Poitiers (1356).
En raison de ses faits d'armes et de sa loyauté, il devint l'un des premiers membres de l'ordre le plus prestigieux d'Angleterre, devenant le 53e Chevalier de l'Ordre de la Jarretière.
Il est inhumé dans la nef de la Cathédrale de Hereford (située dans le Herefordshire, en Angleterre). Son tombeau comporte une splendide effigie sculptée représentant un chevalier en armure complète, caractéristique de l'iconographie des Chevaliers de la Jarretière de cette époque.
Son heaume (casque de tournoi/combat) qui accompagnait ses armoiries funéraires a traversé les siècles. C'est l'un des très rares heaumes originaux du XIVe siècle encore conservés au monde.

1375 - Weikhard Frosch († v. 1375) - Frankfurt-am-Main - Hesse - Allemagne

Weikhard Frosch (parfois orthographié Wicker Frosch) est un membre éminent de la patricienne famille Frosch, l'une des grandes familles influentes de Francfort-sur-le-Main au Moyen Âge.
Originaire de Francfort, la famille Frosch jouait un rôle politique et économique majeur dans la cité rhénane, comptant de nombreux échevins, conseillers municipaux et ecclésiastiques de haut rang.
Weikhard s'inscrit dans cette lignée de notables urbains et de chevaliers qui façonnèrent l'histoire locale de Francfort et de la Hesse au XIVe siècle.
Son effigie funéraire représente un chevalier vêtu d'une cotte d'armes aux armoiries familiales, d'une armure de plates de transition, coiffé d'un bacinet à visière, et portant une cape fourrée d'hermine ainsi qu'un spectaculaire ceinturon de chevalier orné de motifs de tours crénelées. Ce type de ceinture est devenu une référence iconographique majeure pour l'étude des accessoires vestimentaires militaires de la fin du XIVe siècle en Allemagne.

1375 - John de Bridport († 1375) - Whitelackington - Somerset - Angleterre

Le nom de John de Bridport est étroitement associé au patrimoine historique et funéraire du village de Whitelackington, situé dans le comté de Somerset en Angleterre.
Les recherches généalogiques et historiques portant sur les familles locales du Somerset (notamment les sources médiévales et les alliances de la gentry) indiquent que John de Bridport (parfois orthographié Brydport) était une figure notable de la région de Whitelackington au XIVe siècle.
Il est notamment répertorié dans les généalogies historiques en tant que père de Joan Bridport (née vers 1345 à Whitelackington), qui épousera par la suite Sir John Beauchamp (de Lillesdon).
Daté de l'année de sa mort (1375), le gisant du chevalier en armure présent dans l'église de Whitelackington correspond à la période charnière de la guerre de Cent Ans sous le règne d'Édouard III. Les hommes de sa condition jouaient un rôle clé dans l'administration locale, la levée de troupes et la gestion des manoirs du Somerset.

1375 - Chevalier anonyme - 1375 - Hughenden - Buckinghamshire - Angleterre

L'église Saint-Michel-et-Tous-les-Anges (St Michael and All Angels) est réputée pour sa chapelle nord qui renferme un ensemble exceptionnel de gisants de chevaliers médiévaux, dont plusieurs sont partiellement anonymes ou sujets à des attributions historiques complexes datant ou tournant autour du XIVe siècle (notamment de la période 1350-1375).
La chapelle nord abrite plusieurs gisant de pierre remarquables (six effigies au total). Bien que la tradition locale et les historiens du XIXe siècle (comme ceux de la famille de Wellesbourne) aient tenté de rattacher ces monuments aux seigneurs successifs du manoir, bon nombre d'entre eux restent de véritables énigmes biographiques, dépourvus d'inscriptions nominatives claires ou d'actes contemporains incontestables.
Parmi ces monuments, les effigies sculptées illustrent l'évolution de l'armure militaire du XIVe siècle, pile à l'époque charnière des années 1375.
Plusieurs de ces chevaliers anonymes ou semi-légendaires portent les caractéristiques des années 1350-1375, marquant la transition entre la cotte de mailles traditionnelle et le harnais de plaques d'acier rigides. On y observe l'usage de gambisons matelassés, de bacinets et de cottes ajustées.
Faute de biographies écrites formelles pour chaque gisant individuel, l'historiographie locale associe globalement ces effigies de Hughenden aux seigneurs du manoir de Hughenden, en particulier la famille Wellesbourne (qui prétendait descendre de Simon de Montfort ou de chevaliers normands par des récits légendaires forgés ou amplifiés au fil des siècles).

1375 - Jean d'Ailly († 1375) - Abbaye royale de Saint Jean-Baptiste du Jard - Voisenon - Île de France - France

L'histoire de Jean d'Ailly et son lien avec l'Abbaye royale de Saint-Jean-Baptiste du Jard (située à Voisenon, près de Melun en Île-de-France) s'inscrivent dans le réseau des grandes familles pieuses et ecclésiastiques de la fin du XIVe siècle.
La maison d'Ailly (originaire de Picardie et solidement implantée dans les sphères du pouvoir royal et ecclésiastique) comptait de nombreux membres liés aux institutions monastiques, aux charges parlementaires ou aux universités (comme le célèbre théologien Pierre d'Ailly à la même époque).
Décédé en 1375, Jean d'Ailly appartenait à cette branche de la noblesse active sous les règnes de Jean le Bon et de Charles V le Sage. Les seigneurs de ce nom occupaient des charges militaires, administratives ou religieuses d'importance.

1375 - Weikhard Frosch - Katharinenkirche - Francfort-sur-le-Main - Hesse - Allemagne

La famille Frosch était l'une des plus importantes et influentes familles de patriciens de Francfort au Moyen Âge, jouant un rôle central dans le conseil de la ville, le mécénat ecclésiastique et la gestion des fondations pieuses locales (comme le St. Katharinen- und Weißfrauenstift).
Wicker (ou Weikhard) Frosch fut une personnalité majeure du XIVe siècle à Francfort. Il étudia la théologie et le droit, devint maître, puis proche conseiller et chapelain de l'empereur Charles IV.
Il est particulièrement connu pour avoir fondé le couvent Sainte-Catherine (Katharinenkloster) à Francfort au milieu du XIVe siècle. Bien qu'il soit décédé en octobre 1863 à Mainz, sa mémoire et ses épitaphes/monuments commémoratifs ont perduré au fil des siècles au sein des institutions religieuses de la ville.

1375 - Margaret de Cobham († 4 septembre 1375) - Église Sainte-Marie-Madeleine - Cobham - Kent - Angleterre

Margaret de Cobham était la fille de Sir Henry de Cobham (1er Baron Cobham de Rundale / de la branche influente des Cobham).
Elle fut mariée à deux reprises au cours de sa vie : en premières noces avec Sir Matthew Fitzherbert. En secondes noces avec Sir William Pympe (ou de Pympe), figure notable de la gentry du Kent.
L'inscription en vieux français ou en latin relevée sur son effigie formule la prière commémorative classique de l'époque : « Ici gît Dame Margaret de Cobham, jadis femme de Sir William Pympe, qui mourut le quatrième jour de septembre en l'an de grâce 1375. De l'âme de qui Dieu par sa pitié ait pitié. Amen. »

Environ 1375 - Richard Fitzalan III, 13e comte d'Arundel (v. 1307 † 24 janvier 1376) et Éléonore de Lancastre (v. 1318 † 11 janvier 1372)
Cathédrale de Chichester - Chichester - Sussex - Angleterre

Richard Fitzalan (III), 10e ou 13e comte d'Arundel. Figure militaire et politique majeure de l'Angleterre du XIVe siècle sous le règne d'Édouard III. Il a notamment combattu lors de la guerre de Cent Ans (participant à la campagne de Crécy). Il était l'un des nobles les plus riches et puissants du royaume.
Éléonore de Lancastre (Eleanor of Lancaster).
Seconde épouse de Richard. Elle était la fille d'Henri, 3e comte de Leicester et de Lancastre, et arrière-petite-fille du roi Henri III d'Angleterre. Veuve de John de Beaumont en premières noces, elle épousa Richard d'Arundel en 1345.
Bien que Richard d'Arundel soit décédé au tout début de l'année 1376 (le 24 janvier), il rédige son testament le 5 décembre 1375.
Dans ce testament de 1375, il demande à être enterré aux côtés de sa seconde épouse (décédée trois ans plus tôt, en 1372) dans le prieuré de Lewes (dans le Sussex), de manière simple, bien que leur mémoire ait aussi été honorée par ce magnifique cénotaphe/mémorial à Chichester.
Le tombeau comporte les gisant en albâtre d'un chevalier en armure complète de la fin du XIVe siècle et d'une noble dame vêtue d'une robe ample et d'un long voile. Le comte repose avec un lion à ses pieds, tandis qu'Éléonore est accompagnée d'un petit chien.
Les deux effigies sont sculptées de profil, se tenant la main droite. Bien qu'une restauration au XIXe siècle ait pu raviver ou consolider certains détails des mains, ce geste symbolique de fidélité conjugale et d'affection mutuelle en fait l'un des monuments les plus romantiques et étudiés du Moyen Âge anglais.

1375 - Elizabeth Stafford († 1374), épouse du second Lord of Cobham - Église St Peter and St Paul - Lingfield - Surrey - Angleterre

Elle est issue de la puissante et illustre maison de Stafford. Elle est la fille de Ralph Stafford (1er comte de Stafford, un éminent commandant militaire de la guerre de Cent Ans et chevalier de l'Ordre de la Jarretière) et de sa seconde épouse, Margaret de Audley (fille de Hugh de Audley, 1er comte de Gloucester).
Elle appartenait à une grande fratrie de la haute noblesse anglaise, comprenant notamment Hugh Stafford (2e comte de Stafford) et Beatrice Stafford (marquise de Berkeley).
Avant d'unir sa destinée à la famille Cobham, Elizabeth a connu une première alliance liée aux ravages de l'époque : elle fut d'abord fiancée puis mariée à Fulk Lestrange (ou Foke Le Strange), fils héritier de John, Lord Lestrange de Blackmere. Ce mariage prit fin très rapidement, vraisemblablement en août 1349, emporté par les vagues tragiques de la Peste Noire. Veuve et sans enfant à un âge encore jeune, elle conserva un statut et des dots de premier plan. Peu après avril 1370, elle épousa Sir Reginald (Reynold) de Cobham (né en 1348, décédé en 1403), qui allait devenir le 2e Lord Cobham de Sterborough.
De cette union avec le second Lord Cobham, elle vécut principalement dans les domaines de la famille dans le Surrey, bien que sa mort prématurée quelques années plus tard n'ait pas laissé de descendance survivante notable de ce mariage (Reynold de Cobham se remariera par la suite avec Eleanor Maltravers).
Elizabeth s'éteignit vers la fin de l'année 1374 (certaines sources administratives et inquisitions post-mortem situant l'officialisation de sa succession au début de 1375).
Dans ses dispositions testamentaires, elle exprima le souhait explicite d'être inhumée au sein de l'église de Lingfield, là où reposait déjà ce qu'elle qualifiait de « son cher cœur et feu époux » (bien que Reginald lui survécût, cette formule poétique et pieuse était fréquente, ou faisait référence à l'attachement au sanctuaire de fondation de la famille).

1375 - Wentiliana de Keynes († v. 1375) - Dodford - Northamptonshire - Angleterre

Elle appartenait à la noble et ancienne famille de Keynes (ou Caneis), solidement implantée dans les Midlands.
Elle était la petite-fille de Robert de Keynes à travers son second fils, William de Keynes (mort vers 1344) et de son épouse Margaret. Elle fut l'une des dernières représentantes directes de cette lignée pour cette branche de la baronnie.
À la suite des extinctions successives dans la branche masculine de sa famille au XIVe siècle, Wentiliana se retrouva héritière et dame du manoir de Dodford (Lady of the Manor of Dodford).
Elle vécut à une époque de transition marquée par les contrecoups démographiques et économiques de la Peste Noire. N'ayant pas laissé de descendance directe, sa mort marqua un tournant dans la transmission des terres de Dodford, qui passèrent par la suite à des branches collatérales de la famille (notamment via les descendants de leur grand-tante Lettice).

1375 - Elizabeth Courtenay († 1375) - East Coker - Somerset - Angleterre
La famille Courtenay (de la branche de Powderham) a détenu le manoir d'East Coker de 1306 jusqu'à la fin du XVIe siècle. C'est au cœur de ce fief seigneurial que s'est ancrée la présence d'Elizabeth Courtenay et son mémorial historique.
1375 - Emmeline Dauney (v. 1329 † 28 février 1371) - Église St Mary - Sheviock - Cornouailles - Angleterre

Elle était la fille unique et l'unique héritière survivante de Sir John Dawney (ou Dauney, mort vers 1346-1347) et de Sybil Treverbyn (fille de Walter de Treverbyn). Par son père, elle descendait de Nicholas Dawney de Mudford Terry.
Emmeline épousa Sir Edward Courtenay (né vers 1331, décédé entre 1368 et 1371), qui était le troisième fils de Hugh Courtenay, 10e comte de Devon.
De ce mariage naquirent deux fils : Sir Edward Courtenay (qui deviendra plus tard le 12e comte de Devon, souvent appelé le « comte aveugle »). Sir Hugh Courtenay (ancêtre d'autres branches notables de la famille).
En tant qu'héritière unique de la famille Dauney, Emmeline apporta à la puissante maison des Courtenay un immense domaine territorial, constitué notamment de quinze grands manoirs en Cornouailles, renforçant considérablement l'influence de la famille dans le sud-ouest de l'Angleterre.

1376 - Edward of Woodstock (Le Prince Noir) (15 juin 1330 † 8 juin 1376) - Canterbury - Kent - Angleterre

Édouard de Woodstock, plus connu sous le nom de Prince Noir, est né le 15 juin 1330 au palais de Woodstock, dans l'Oxfordshire. Fils aîné du roi Édouard III d'Angleterre et de la reine Philippa de Hainaut, il incarna de manière éclatante l'idéal de la chevalerie médiévale tout en marquant son époque par la brutalité de ses méthodes militaires au cours de la première phase de la guerre de Cent Ans.
Bénéficiant d'ascensions rapides, il est fait comte de Chester dès 1333, duc de Cornwall en 1337 — devenant le premier titulaire de ce duché en Angleterre —, puis prince de Galles en 1343 en tant qu'héritier direct de la couronne. Son célèbre sobriquet de « Prince Noir », popularisé dans les chroniques à partir du XVIe siècle, ne provient pas d'une prétendue cruauté originelle, mais très probablement de l'armure sombre ou de l'écu noir aux trois autruches qu'il arborait lors des tournois et des combats. Pour cimenter l'esprit chevaleresque autour de sa lignée, son père l'associe comme membre fondateur de l'Ordre de la Jarretière dès 1348.
Sa carrière militaire fulgurante débute à la bataille de Crécy en 1346. À peine âgé de seize ans, il y joue un rôle décisif sous le commandement direct d'Édouard III et gagne ses éperons de chevalier en tenant vaillamment sa position face aux charges françaises. Dix ans plus tard, il signe son chef-d'œuvre tactique à la bataille de Poitiers (1356). À la tête d'une armée largement infériorisée — environ 6 000 à 7 000 hommes face à 15 000 ou 20 000 Français —, il met en déroute l'armée royale et capture le roi Jean II le Bon. Il conduit son prisonnier à Londres, s'attirant l'admiration de l'Europe entière pour son respect et sa courtoisie chevaleresque.
En octobre 1361, il épouse par amour et secrètement sa cousine germaine Jeanne de Kent, dite la « Belle Fille de Kent » et veuve de Thomas Holland, avec qui il a deux fils : Édouard de Bourges (1365-1372), mort prématurément, et Richard de Bordeaux (1367-1400), futur roi Richard II.
Nommé prince d'Aquitaine par son père en 1362, il s'installe à Bordeaux où il tient l'une des cours les plus fastueuses d'Europe. Parallèlement, il applique des stratégies de destruction systématique pour ruiner l'économie du royaume de France, comme lors de sa chevauchée dévastatrice à travers le Languedoc en 1355, suivie de celle de 1356 dans le Poitou. Cette politique de la terre brûlée trouve son paroxysme en 1370 lors du siège et du massacre de Limoges : furieux de la défection de la ville passée du côté français, il ordonne l'exécution de plus de 3 000 habitants, écornant durablement sa réputation.
Ses ambitions l'entraînent ensuite en Espagne. En 1367, il mène une expédition victorieuse en Castille et remporte la bataille de Nájera pour rétablir sur le trône son allié Pierre Ier le Cruel contre Henri de Trastamare. Cependant, c'est au cours de cette campagne qu'il contracte une maladie chronique invalidante — probablement une affection tropicale, une dysenterie ou une forme de paludisme et d'arthrite — qui le consumera pour le reste de ses jours.
Lourdement endetté par cette guerre castillane, il instaure de pesants impôts en Aquitaine. Cette fiscalité excessive provoque la fronde des seigneurs gascons, qui font appel au roi de France Charles V, relançant ainsi les hostilités. Physiquement diminué, le Prince Noir abandonne l'Aquitaine et rentre définitivement en Angleterre en 1371.
Il s'éteint le 8 juin 1376 au palais de Westminster à l'âge de 45 ans, précédant son père dans la tombe d'une petite année. Sa disparition tragique brise la ligne de succession directe et plonge l'Angleterre dans le deuil et une profonde instabilité politique, ouvrant la voie au règne de son jeune fils Richard II. Son corps repose aujourd'hui dans la cathédrale de Canterbury, où son gisant, son casque et son bouclier en bois témoignent encore de son destin hors du commun.
1376 - Richard FitzAlan (v. 1313 † 24 janvier 1376) - Cathédrale de Chichester - Chichester - Sussex - Angleterre

3e comte d'Arundel (de la seconde création) et comte de Surrey. Il était également l'un des propriétaires terriens les plus riches et influents du royaume d'Angleterre sous le règne d'Édouard III.
Surnommé « Copped Hat ».
Il est le fils d'Edmond FitzAlan, 2e comte d'Arundel, et d'Alice de Warenne. En 1326, son père est exécuté pour trahison en raison de son soutien au roi Édouard II, ce qui entraîne la confiscation de ses terres et l'oblige à fuir.
Grâce au changement de climat politique sous Édouard III, Richard parvient à regagner la faveur royale dans les années 1330. Il récupère peu à peu les titres, les immenses domaines familiaux dans le Sussex et les Marches galloises.
Il joue un rôle actif dans la guerre de Cent Ans, participant notamment à la bataille de l'Écluse (1340), au siège de Tournai et à la célèbre bataille de Crécy (1346) aux côtés du Prince Noir.
Il occupe de hautes fonctions administratives et diplomatiques, telles que Justicier de Galles à vie, ambassadeur auprès de la papauté en Avignon, et commandant militaire dans le nord contre l'Écosse.
Il épouse d'abord Isabelle le Despenser en 1321 (union arrangée pendant leur enfance). Après la chute de la puissante famille Despenser, Richard fait annuler ce mariage par le pape Clément VI en 1344.
Le 5 février 1345, il épouse Éléonore de Lancastre (fille d'Henri, comte de Lancastre). De cette union naissent plusieurs enfants notables : Richard Fitzalan (4e comte d'Arundel). Thomas Arundel, qui deviendra archevêque de Cantorbéry. Jeanne, Alice et Jean, qui s'allieront par le mariage aux plus grandes familles de la noblesse anglaise.

1376 - Burchard von Steinberg († 1376) - Église franciscaine du monastère de Saint-Martin - Hildesheim - Basse Saxe - Allemagne
Burchard von Steinberg (parfois orthographié Burkhard von Steinberg).
Il appartient à la maison noble des Steinberg (von Steinberg), une ancienne et influente famille aristocratique de Basse-Saxe, fortement ancrée dans la région de Hildesheim au Moyen Âge et liée aux dynamiques féodales de la principauté épiscopale.
1376 - Heinrich VI Beyer von Boppard († 26 août 1376) - Kloster Marienberg - Boppard - Rhénanie-Palatinat - Allemagne

Burggraf de Boppard et l'un des ministériaux les plus puissants de la moyenne vallée du Rhin au cours de la seconde moitié du XIVe siècle.
Il est l'aîné de quatre frères (dont plusieurs embrasseront une carrière ecclésiastique de premier plan, comme Dietrich, évêque de Worms puis de Metz).
Il s'impose comme une figure centrale du Moyen-Rhin, consolidant le pouvoir et les possessions de sa maison. Par son mariage avec Lisa von Lösnich (veuve de Kuno VII von Pyrmont), il étend considérablement les domaines familiaux dans la région de la Moselle.
À l'instar de ses prédécesseurs, il entretient des liens étroits avec l'empereur Charles IV, qui le reconnait comme vassal du Saint-Empire romain germanique et lui confie d'importantes charges administratives, financières et judiciaires (notamment des droits sur les péages fluviaux du Rhin et la fonction de Schultheiß/prévôt de Boppard). Il sert également de représentant ou d'officier pour l'Électorat de Trèves (Kurtrier) dans la région de Stolzenfels.

1376 - Elizabeth ? - Dodford - Worcestershire - Angleterre
En ce qui concerne la mention d'une certaine Elizabeth (?) associée à l'année 1376 et à la localité de Dodford dans le Worcestershire en Angleterre, les répertoires héraldiques et prosopographiques de gisants médiévaux font parfois référence à des dames ou héritières locales de cette période dont les liens précis ou les patronymes exacts restent incertains ou sujets à débat dans l'historiographie des monuments funéraires.
Faute de détails biographiques amples ou d'une identification unanime dans les sources contemporaines pour une figure majeure sous ce nom exact à Dodford en 1376, les registres locaux de cette époque documentent généralement des questions de transmissions de terres féodales et de successions de manoirs dans les Marches et les comtés des Midlands de l'Ouest pour des familles de la petite gentry.
1376 - Hedwig de Witzleben - Église Notre-Dame - Arnstadt - Thuringe - Allemagne

Hedwig von Witzleben (parfois francisé en Hedwige de Witzleben).
Elle est membre de la maison de Witzleben (von Witzleben), une très ancienne et noble famille de Thuringe dont les racines et possessions historiques se trouvent précisément dans les environs d'Arnstadt.
Elle est l'épouse de Theoderich (Dietrich) von Witzleben, dont le décès est également enregistré autour de 1376.

1376 - Jean III de Grailly - Captal de Buch (v. 1330 † 7 septembre 1376) - Représentation en chevalier de l'Ordre de la Jarretière

Jean III de Grailly (né vers 1330 – mort le 7 septembre 1376), plus connu sous le titre de Captal de Buch (ou Joan de Buch en gascon), est l'un des plus illustres capitaines de la guerre de Cent Ans. Également appelé le « Grand Captal », il fut l'un des chevaliers les plus redoutés et respectés de son époque, célébré à la fois par ses alliés Plantagenêt et par ses rivaux français.
Membre de la puissante maison de Grailly, une noble famille originaire du Bugey solidement implantée en Gascogne, Jean III hérite du titre prestigieux de Captal de Buch en 1347 (le captal étant un seigneur dirigeant le pays de Buch, bassin d'Arcachon et environs). Très tôt, il choisit de lier son destin à la couronne d'Angleterre et devient l'un des plus fidèles vassaux du roi Édouard III et de son fils, Édouard de Woodstock, le fameux Prince Noir.
Il joue un rôle décisif lors de la campagne de 1356 aux côtés du Prince Noir. À la bataille de Poitiers (19 septembre 1356), c'est une manœuvre audacieuse de sa part, contournant les lignes françaises à la tête d'une troupe de cavaliers et d'archers, qui sème la panique à l'arrière-garde ennemie et conduit à la capture du roi de France Jean le Bon.
À son retour dans le nord de la France, il s'illustre en écrasant brutalement la révolte paysanne des Jacques aux côtés de son beau-frère et allié, Gaston Fébus (comte de Foix), sauvant ainsi la famille du Dauphin retranchée à Meaux.
En récompense de ses services éclatants, il est fait chevalier de l'ordre de la Jarretière par Édouard III (il en est le 4e membre fondateur ou de la première heure).
Ses succès militaires font de lui l'égal et le grand rival de Bertrand Du Guesclin. Cependant, sa chance tourne en mai 1364 lorsqu'il est vaincu et fait prisonnier à la bataille de Cocherel par Du Guesclin. Il est brièvement incarcéré avant d'être libéré contre rançon.
Après la mort de son grand ami et compagnon d'armes John Chandos en 1370, il lui succède au poste de connétable d'Aquitaine.
Le 23 août 1372, lors de la bataille de Soubise en Poitou, il est de nouveau capturé les armes à la main par les troupes françaises menées par Owain Lawgoch (Yvain de Galles). Cette fois, le roi de France Charles V ne commet pas l'erreur de le libérer contre rançon : le Captal est enfermé sous haute surveillance dans la tour du Temple à Paris.
Il y refuse toute nourriture par désespoir et fierté chevaleresque, s'épuisant jusqu'à sa mort le 7 septembre 1376. Le chroniqueur Jean Froissart écrira à son sujet qu'il fut l'un des chevaliers les plus accomplis de son siècle, et que le roi de France assista tristement à ses funérailles en raison du respect que lui inspirait sa valeur militaire.
Bien que Jean III de Grailly (le Captal de Buch) soit mort prisonnier à Paris et que Froissart indique qu'il y fut enterré, son corps n'a pas laissé de gisant conservé dans la capitale.
Son testament de 1369 exprimait le souhait d'être inhumé à Bordeaux chez les Franciscains, mais sa mort en tant que prisonnier de prix à Paris en a décidé autrement, et aucune sépulture monumentale ou gisant officiel à son effigie propre n'a traversé les siècles jusqu'à nous.

1377 - Hugh Courtenay (12 juillet 1303 † 2 mai 1377) - Cathédrale d'Exeter - Exeter - Devon - Angleterre

2e/10e comte de Devon et baron Courtenay. Il était l'un des magnats et propriétaires terriens les plus puissants du sud-ouest de l'Angleterre, contrôlant d'importants domaines et châteaux (notamment Tiverton et Okehampton).
Il est le fils de Hugh de Courtenay, 1er/9e comte d'Devon, et d'Agnes de Saint John. Il succède à son père à la tête du comté en 1340.
En 1325, il épouse Margaret de Bohun (petite-fille du roi Édouard Ier d'Angleterre). Ce mariage prestigieux renforça considérablement la position de la famille et apporta de nouveaux domaines.
Il sert activement le roi Édouard III au cours de la guerre de Cent Ans. Il participe à plusieurs campagnes et expéditions militaires, notamment aux côtés de son père à la bataille de Halidon Hill (1333), ainsi qu'à des opérations en Bretagne et dans des tournois de premier plan.
Lors de la campagne de 1356, il joue un rôle tactique important sous les ordres du Prince Noir en sécurisant et protégeant l'arrière-garde et le train de ravitaillement lors de la campagne menant à la bataille de Poitiers.
Il est nommé chevalier banneret en 1327, puis exerce les fonctions de coinjoint-gardien du Devon et des Cornouailles, et enfin de gardien en chef des forêts royales du Devon.
Hugh et son épouse Margaret de Bohun eurent une importante descendance (de nombreuses sources mentionnent une famille nombreuse comprenant de nombreux fils et filles), dont plusieurs membres occupèrent des rôles de premier plan dans le royaume : Sir Edward Courtenay (père du futur comte de Devon suivant). William Courtenay, qui devint archevêque de Cantorbéry. Sir Philip Courtenay, ancêtre de la branche de Powderham Castle. Sir Peter Courtenay, éminent Chevalier de la Jarretière.
Décédé le 2 mai 1377 à Exeter, Hugh Courtenay est inhumé le jour même dans la cathédrale Saint-Pierre d'Exeter (St Peter's Cathedral). Son épouse Margaret le rejoindra à sa mort en 1391.
Le mémorial, situé dans le transept sud de la cathédrale, comporte une effigie gisante sculptée représentant le comte en armure complète de la fin du XIVe siècle, avec une épée et un lion sculpté à ses pieds.
Bien qu'ayant subi des restaurations au cours des siècles, le monument arbore l'héraldique richement sculptée de la famille Courtenay combinée aux armes des Bohun, témoignant de la haute stature politique et dynastique du personnage au sein de l'Église et du royaume.

1377 - Beringer von Berlichingen - Cloître de l'ancienne abbaye cistercienne - Schöntal - Bade Wurtemberg - Allemagne

Beringer von Berlichingen était un chevalier appartenant à la noble et ancienne maison souabe des von Berlichingen.
La famille des von Berlichingen jouait un rôle protecteur et historique fondamental pour l'abbaye cistercienne de Schöntal. Dès le XIIe siècle, les ancêtres de la famille avaient cédé les terrains nécessaires à l'établissement du monastère (Speciosa Vallis). En échange de cette donation fondatrice, les seigneurs de Berlichingen obtinrent le privilège exclusif d'inhumation dans l'enceinte de l'abbaye.

1377 - Mia von Sickingen, épouse de Hennel Landschad von Steinach - Église évangélique de Neckarsteinach - Neckarsteinach - Hesse - Allemagne

Elle est issue de l'illustre et noble maison des von Sickingen, une ancienne famille de la chevalerie souabe et rhénane (dont sera également issu plus tard le célèbre homme d'État et chef militaire Franz von Sickingen). Par son mariage, elle entra dans la puissante lignée des Landschad von Steinach.
Hennel Landschad von Steinach († 1377) : époux de Mia von Sickingen, il appartenait à la richissime et influente famille des Landschad von Steinach, qui dominait la vallée du Neckar et possédait plusieurs châteaux forts autour de Neckarsteinach (les « quatre châteaux » ou Vierburgenstadt).

1378 - John Foxley (v. 1318 † novembre 1378) - Bray - Berkshire - Angleterre

Sir John Foxley (parfois désigné sous le nom de Sir John Foxley Junior) est né vers 1318, probablement à Bray dans le Berkshire. Il descendait d'une famille notable de propriétaires terriens qui avaient considérablement étendu leurs possessions dans la région de Bray au cours du XIVe siècle.
Il a notamment exercé la charge de connétable du château de Southampton, une position stratégique et militaire importante pour la couronne d'Angleterre.
Il est mort en novembre 1378 à Bramshill, dans le Hampshire. Selon ses volontés, il a été inhumé dans la chapelle familiale de Tous les Saints au sein de l'église paroissiale de Bray.
Le mémorial commémore non seulement Sir John Foxley en armure complète de chevalier du XIVe siècle, mais aussi ses deux épouses : Maud et Joan. Ce type de composition à double épouse et à structure architecturale élaborée (bracket) est d'un grand intérêt pour l'étude de l'héraldique, de la généalogie et de l'évolution des costumes de la noblesse anglaise sous le règne d'Édouard III et de Richard II.

1378 - Joan et Maud Foxley - Bray - Berkshire - Angleterre

Joan et Maud Foxley sont étroitement associées au célèbre mémorial de Sir John Foxley daté de 1378, situé dans l'église de Bray en Angleterre. Elles étaient les deux épouses successives de ce chevalier influent.
Lady Maud Foxley (première épouse) : elle est la première femme de Sir John Foxley. Bien que les détails précis de sa lignée familiale exacte fassent l'objet de discussions parmi les généalogistes, elle s'inscrit dans le réseau de la petite noblesse terrienne anglaise de la fin du XIVe siècle. Elle décède avant son mari, partageant avec lui une partie de sa vie marquée par la gestion des domaines fonciers dans le Berkshire. Lady Joan Foxley (seconde épouse) : seconde épouse de Sir John Foxley, elle lui survivra un temps après son décès survenu en novembre 1378. Elle est parfois identifiée dans les sources historiques locales et les enquêtes après décès en lien avec les transmissions de terres familiales dans le Hampshire et le Berkshire.
Les effigies de Maud et Joan sont des références majeures pour l'histoire du costume féminin médiéval et l'héraldique vestimentaire.
Lady Maud y est représentée vêtue d'une surcot héraldique remarquable, pourvue de manches courtes ornées de tippets (bandes pendantes) et bordée de fourrure, arborant les armoiries de sa famille.
Lady Joan porte également des habits de cour de la fin du XIVe siècle, illustrant les codes vestimentaires rigoureux et l'étiquette de la haute aristocratie anglaise sous le règne de Richard II.

1378 - Katharina zum Wedel († 1378) - Francfort-sur-le-Main - Hesse - Allemagne

Katharina zum Wedel (parfois orthographiée Katharina von Wedel) était issue de la famille zum Wedel, une famille notable du patriciat urbain médiéval de Francfort-sur-le-Main.
Elle devint la seconde épouse de Siegfried zum Paradies (décédé en 1386), une personnalité extrêmement influente de Francfort, qui exerça les charges de maire (Bürgermeister) et de bailli impérial (Schultheiß) de la ville. Ensemble, ils eurent plusieurs enfants.

Katharina mourut en 1378. Son époux lui survécut jusqu'en 1386.

1378 - Petronilla Moyne - Église St Peter - Bennington - Hertfordshire - Angleterre

Petronilla Moyne (parfois orthographiée Le Moyne ou Moine) appartenait à la gentry anglaise de la fin du XIVe siècle. La famille des Moyne possédait des terres et des fiefs notables dans plusieurs comtés d'Angleterre au cours de la période médiévale.
L'année 1378 correspond à sa commémoration funéraire ou à son décès, marquant son inscription dans l'histoire locale de la paroisse à travers un mémorial sculpté.

1379 - Marie d'Espagne (v. 1319 † 13 mars 1375) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France

Née vers 1319, Marie de la Cerda y de Lara (souvent appelée Marie d'Espagne dans l'historiographie française en raison de ses origines hispaniques) appartenait à la puissante Maison d'Ivrée (branche cadette de la maison royale de Castille et de Léon). Elle était la fille de Ferdinand II de la Cerda et de Juana Núñez de Lara.
Ayant perdu son père très jeune, elle fut envoyée durant son enfance à la cour de France auprès de son cousin germain, le roi Philippe VI de Valois.
Elle épousa en premières noces en 1335 Charles d'Évreux, comte d'Étampes (cousin du roi de France), dont elle eut des fils jumeaux (notamment Louis, comte d'Étampes). Restée veuve dès 1336, elle perdit rapidement son premier époux.
Elle se remaria la même année (décembre 1336) avec Charles II de Valois, comte d'Alençon (frère de Philippe VI). De cette union naquirent plusieurs enfants, dont Pierre II d'Alençon et le cardinal Philippe d'Alençon.
Son second mari trouva la mort sur le champ de bataille lors de la désastreuse défaite de Crécy en 1346. Marie d'Espagne lui survécut durant trente-trois années, gérant ses douaires et s'impliquant dans la haute politique nobiliaire du royaume.
Elle s'éteignit à Paris le 13 mars 1375 (la date de 1379 souvent associée dans les inventaires de monuments correspond parfois aux règlements testamentaires finaux, à l'achèvement de sa chapelle ou aux commémorations mémoriales de sa descendance).
À sa mort, Marie d'Espagne fut initialement inhumée aux côtés de son second mari, le comte d'Alençon, dans l'église prestigieuse et aujourd'hui détruite du Couvent des Jacobins (rue Saint-Jacques) à Paris. C'est elle-même qui avait probablement commandé de son vivant leur sépulcre commun.
Lors de la destruction du couvent des Jacobins à la période révolutionnaire, les gisants et monuments ont été sauvés et transférés au XIXe siècle (notamment en 1817) pour être intégrés dans la Basilique Saint-Denis, nécropole royale.
Le gisant de Marie d'Espagne la représente avec les insignes de son rang princier, vêtue des amples habits de cour de l'aristocratie de l'époque de Charles V, témoignant du raffinement de la statuaire funéraire des ateliers parisiens de cette fin du XIVe siècle.

1379 - Avice Marmion (v. 1309 † 1378) - Seconde épouse de John de Grey de Rotherfield - Église St Nicholas - West Tanfield - Yorkshire - Angleterre

Avice Marmion est née vers 1309, originaire de Tanfield dans le Yorkshire. Elle est la fille de Sir John Marmion (2e Lord Marmion) et de Maud de Furnival. La famille Marmion possédait de vastes domaines et un ancrage historique profond dans le nord de l'Angleterre.
Elle devint la seconde épouse de Sir John de Grey (1er Lord Grey de Rotherfield), un commandant militaire et noble de premier plan sous le règne d'Édouard III. De cette union naquirent plusieurs enfants, dont : Robert de Grey, John Marmion (qui prit le nom de sa mère), Maud de Grey (qui épousa Sir Thomas Harcourt).
Avice décéda après le mois de septembre 1378 (plus précisément documentée après mars 1378 dans certains rôles et enquêtes foncières).

1380 - Henry de Cobham († 1380) - Clyffe Pypard - Wiltshire - Angleterre

Sir Henry de Cobham appartenait à la puissante et illustre famille des Cobham (originaire du Kent, dont de nombreuses branches s'implantèrent dans d'autres comtés anglais par le biais d'alliances stratégiques et de possessions foncières). Il est notamment rattaché aux descendants de la grande lignée des barons Cobham.
Par héritage ou acquisition féodale, la branche des Cobham s'est liée aux terres de Clyffe Pypard dans le Wiltshire (qui tiraient en partie leur nom historique des familles Pipard et Columbers). Henry de Cobham y exerça des responsabilités locales de propriétaire terrien et de garant de l'ordre seigneurial.
Il s'éteint autour de l'année 1380, marquant la fin de sa tenure sur ses domaines du Wiltshire.
Ce gisant est une source précieuse pour les historiens de l'armement du XIVe siècle. Il illustre l'équipement militaire de la période charnière entre la cotte de mailles traditionnelle et l'apparition des premières armures de plates complètes (style de la fin du règne d'Édouard III et du début de celui de Richard II), avec les détails caractéristiques du harnois, du bacinet, du gipon et de l'épée de ce pan de l'histoire anglaise.

1380 - Maude de Cobham († 9 avril 1380) - Cobham - Kent - Angleterre

Maude de Cobham appartenait à la puissante et illustre famille des de Cobham, une lignée baroniale de premier plan dans le Kent et l'Angleterre médiévale, fortement impliquée dans les affaires politiques du royaume et le mécénat religieux.
Elle s'éteint le 9 avril 1380. Sa disparition marque une époque où la famille consolide son emprise territoriale et architecturale autour de ses fiefs du Kent.
Sur son effigie en laiton, Maude de Cobham est représentée vêtue d'une cote-hardie ajustée de près, offrant un témoignage visuel précis de l'élégance et des tendances vestimentaires de l'aristocratie féminine anglaise au début du règne de Richard II.

1380 - Joan Champernowne - Église St Mary - Atherington - Devon - Angleterre

Les Champernowne (historiquement orthographiés Campo Arnulphi) constituaient l'une des familles de la petite noblesse (gentry) les plus influentes et ancrées du Devon (notamment à Modbury et Bere Ferrers).
Bien que plusieurs femmes de cette illustre lignée se soient prénommées Joan (ou Jeanne) à différentes époques, les liens entre les Champernowne et les terres d'Atherington s'articulent principalement autour des manoirs et des chapelles locales.
Joan Champernowne fut unie par mariage à la puissante famille des Willington (notamment Sir Ralph de Willington ou ses proches), unissant de vastes domaines dans le Devon et le Gloucestershire.

1380 - Guillaume IV de Beauvais - Église des Jacobins - Beauvais - Picardie - France

Écuyer, il était le châtelain héréditaire de Beauvais et seigneur de Saint-Denis-le-Thiboult, de Vascœuil et de Ry. Homme de confiance de la couronne, il exerçait les charges de conseiller et chambellan du roi, ainsi que la haute fonction de Grand-Queux de France (obtenue en 1367).
L'année 1380 coïncide avec une période de transition politique majeure en France (mort de Charles V et avènement de Charles VI) durant laquelle Guillaume de Beauvais participe activement aux affaires du royaume et fait valoir ses prérogatives féodales (attestées par ses sceaux de 1380 montrant ses armoiries à la croix chargée de coquilles).
La famille portait traditionnellement un blason caractérisé par « d'or, à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'or ».
En tant que châtelains, les Guillaume de Beauvais géraient le commandement militaire de la cité face aux prérogatives des évêques-comtes de Beauvais, tout en consolidant leurs domaines à la frontière de la Picardie et de la Normandie.

1380 - Ardt van Loen - Boutersem - Brabant flamand - Belgique

Ardt van Loen (parfois retranscrit en vieux néerlandais Ardt van Loen ou Arnold de Looz) appartenait à la haute aristocratie féodale des pays brabançons et liégeois, étroitement liée aux comtes de Looz (Loen) et aux seigneuries environnantes.
Les documents héraldiques et épigraphiques anciens (notamment les recueils de monuments funéraires de la région) mentionnent sa lignée, l'associant à la comtesse Marguerite ainsi qu'à son fils Arnoud/Ardt, qualifié de seigneur de Rummen.
La région de Boutersem et de ses environs immédiats (au cœur du Brabant flamand, entre Louvain et Saint-Trond) constituait l'une de ces zones de confins où s'entrecroisaient les possessions des ducs de Brabant et des seigneurs de Looz-Rummen.
En 1380, le Brabant est sous l'influence de la duchesse Jeanne de Brabant. C'est une période de transition féodale où les petits dynastes locaux (tels que les seigneurs de Loen et de Rummen) consolident leurs fiefs stratégiques face aux ambitions des grands princes voisins.

1380 - Konrad V Schenk von Erbach (av. 1333 † 1381) - Église évangélique - Schönau im Schwarzwald - Bade-Wurtemberg - Allemagne

Konrad V Schenk von Erbach (issu de la noble maison des Schenken von Erbach) naît avant 1333 et décède en 1381. Il appartient à la puissante maison ministérielle et noble de l'Odenwald.
Il épouse en premières noces Kunigunde von Brücken (décédée en 1357).
Il s'unit ensuite à Margareta von Erbach.
En tant que membre de la maison des Schenk von Erbach, il participe à la gestion des possessions territoriales familiales dans le sud de la Hesse et le nord du Bade-Wurtemberg, à une époque où la famille consolide ses liens avec les comtes palatins du Rhin.
La famille portait un blason caractéristique au bouclier divisé horizontalement, affichant des étoiles (généralement trois étoiles à six branches sur fond rouge et blanc).
Les Schenken von Erbach ont marqué l'histoire médiévale du Bade-Wurtemberg et de la Hesse par leur mécénat ecclésiastique, en particulier envers les fondations cisterciennes comme Schönau et Eberbach.

1380 - Dame anonyme - Newent - Gloucestershire - Angleterre

De nombreuses sculptures de la fin du XIVe siècle en Angleterre se retrouvent sans inscription lisible en raison des ravages du temps, des destructions de la Réforme anglaise ou des reconstructions d'églises menées aux siècles suivants. Les historiens de l'art qualifient ces figures de « Lady (Dame) anonyme » lorsque les armoiries peintes ou sculptées à l'origine ont disparu.
Stylistiquement, cette période correspond au règne de Richard II et à une transition majeure dans l'art funéraire anglais, où les effigies féminines arborent de manière caractéristique le vêtement de l'époque : la robe ajustée, le manteau cérémoniel retenu par un cordon, et la coiffe élaborée (souvent un voile encadrant le visage ou des résilles tressées).

1380 - Maud Pecock - St Albans - Hertfordshire - Angleterre

Maud Pecock (parfois orthographiée Pecok ou Peacock) est immortalisée aux côtés de son époux, John Pecock, sur une magnifique plaque funéraire en laiton gravé.
Maud Pecock est représentée portant les coiffures et les voiles caractéristiques de l'époque, souvent étudiés par les historiens pour documenter l'usage du voile et de la guimpe dans l'Angleterre médiévale.
Bien que les détails biographiques intimes de la vie de Maud Pecock en dehors de son couple et de son statut social ne soient pas documentés par des chroniques étendues, sa commémoration au sein de l'église Saint Michael témoigne de l'importance des notables locaux et de leurs familles bourgeoises ou de la petite gentry dans la région de St Albans à cette époque.

1380 ou un peu plus tard - Eleanor Box - Église de la Sainte Trinité - Hull - Yorkshire - Angleterre

L'évocation d'Eleanor Box est traditionnellement rattachée à l'histoire et au patrimoine de l'Église de la Sainte-Trinité (connue aujourd'hui sous le nom de Hull Minster) à Kingston upon Hull, dans le Yorkshire, en Angleterre.
Pendant longtemps, une effigie ou un mémorial de cette église a été associé à Eleanor Box, identifiée comme l'épouse ou la veuve d'un maire de Hull, avec une datation renvoyant aux environs de 1380 (fin du XIVe siècle).
En tant qu'épouse d'un notable ou d'un maire de la riche cité portuaire de Hull au Moyen Âge, elle appartenait à la haute bourgeoisie marchande ou à la classe dirigeante locale, jouissant d'une aisance financière permettant de financer des monuments funéraires de qualité.
Si certains inventaires patrimoniaux répertorient encore le monument ou l'effigie sous le nom d'Eleanor Box (vers 1380), des historiens de l'art et des experts en textiles notent que le style de vêtements ou de coiffe sculpté sur certaines pièces correspond parfois davantage à des évolutions stylistiques postérieures (comme le milieu du XVe siècle).
L'analyse des robes à corsages ajustés, des ceintures décorées et des coiffes en lin plissé amène les chercheurs à réexaminer périodiquement si certaines effigies de femmes anonymes ou mal identifiées de l'église de Hull correspondent réellement à la période des années 1380 ou à des donatrices un peu plus tardives du XVe siècle.

1380 - Jeanne de Bourbon (1338 † 6 février 1378) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France

Née en 1338, Jeanne de Bourbon est la fille de Pierre Ier de Bourbon et d'Isabelle de Valois. Elle épouse en 1350 son cousin Charles V le Sage.
Appréciée pour son esprit et sa culture, elle joua un rôle de premier plan auprès du roi. Elle s'entoura de lettrés, favorisa le développement des arts, des sciences et des traductions d'ouvrages, tout en assumant de hautes responsabilités morales et politiques dans un royaume secoué par la guerre de Cent Ans.
Elle meurt le 6 février 1378 des suites de ses neuvièmes couches, après avoir donné naissance à la future lignée royale (dont le futur Charles VI). Sa mort plongea Charles V dans un profond désespoir.
À son décès en 1378, Jeanne de Bourbon est inhumée dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste (dite chapelle caroline ou de Charles V) de la basilique Saint-Denis. Lorsque Charles V meurt à son tour en septembre 1380, il est placé à ses côtés dans ce même tombeau double qu'il avait fait concevoir de leur vivant.

1380 - Margaret († 1315) - Épouse de Roger de Bois - Église de la Sainte Trinité - Ingham - Norfolk - Angleterre

Margaret était l'épouse de Sir Roger de Bois (parfois orthographié de Boys), chevalier issu d'une famille de la petite noblesse terrienne (gentry) solidement implantée dans le comté du Norfolk.
Selon les inscriptions traditionnelles relevées sur leur monument, Sir Roger de Bois est mort vers 1300 et son épouse Margaret s'est éteinte un peu plus tard, en 1315.
La famille de Bois possédait des manoirs et des intérêts fonciers importants dans le Norfolk, liant durablement leur nom à la paroisse d'Ingham.
Bien que Margaret soit décédée en 1315, le magnifique mémorial en laiton qui les représente dans l'église est stylistiquement daté des environs de 1380 (voire des années 1390).
Il n'était pas rare au Moyen Âge qu'un descendant ou un héritier fasse ériger des décennies plus tard des monuments pour commémorer des ancêtres prestigieux afin de consolider la légitimité des lignages ou de structurer l'espace mémoriel d'une chapelle familiale.
C'est la raison pour laquelle les costumes figurés sur la plaque de Margaret (malgré la date de décès de 1315) ne correspondent pas au début du XIVe siècle, mais bien aux modes de la fin du XIVe siècle (vers 1380) : elle y est représentée arborant la robe ajustée de l'époque de Richard II et une coiffe caractéristique de cette période de transition gothique.

Entre 1380 et 1400 - Hautascia - Église St Peter - Norton Disney - Lincolnshire - Angleterre

Hautascia (parfois orthographié ou latinisé de manière ancienne correspond à une noble dame liée à la puissante lignée locale des Disney (originellement d’Isigny, venus de Normandie après la conquête de 1066) ou à des familles alliées de la gentry du Lincolnshire.
Membre de la classe chevaleresque ou de la haute aristocratie terrienne (Lords of the Manor). À cette époque, les seigneurs locaux et leurs épouses se faisaient représenter par des gisants sculptés en pierre ou en albâtre, ou par des plaques commémoratives, afin d'affirmer leur statut féodal, leur piété et leur ancrage territorial.
L'église est célèbre pour avoir été visitée en juillet 1949 par Walt Disney, curieux de remonter la piste de ses ancêtres normands (les d’Isigny). Les armoiries des Disney visibles dans la chapelle de l'église (notamment les trois lions) partagent des similitudes historiques avec l'imagerie héraldique de la famille.

Entre 1380 et 1400 - Épouse de William Malefant - Église St Giles - Upton Castle - Pembrokeshire - Pays de Galles
Les Malefant (ou Malefont) étaient une importante famille de la petite noblesse normano-galloise (gentry) qui s'est implantée dans le Pembrokeshire au Moyen Âge et à qui l'on attribue traditionnellement la construction des éléments majeurs d'Upton Castle.
Dans la chapelle, face à l'entrée, se trouve l'effigie de Sir William Malefant, mort en 1362 (représenté en cotte de mailles, dans un style s'apparentant aux influences de l'époque).
Bien que la tradition locale désigne ce gisant féminin comme étant celui de Lady Margaret Malefant (l'épouse de Sir William), les analyses stylistiques de son costume, de ses plis de draperie et de coiffure placent plutôt la réalisation de la sculpture entre 1380 et 1420. Il est donc probable qu'il s'agisse soit d'une commémoration tardive, soit de l'épouse d'un descendant (comme un second William Malefant de la génération suivante).
La chapelle abrite un ensemble funéraire exceptionnel pour la région, comprenant : le gisant de Sir William Malefant (XIVe siècle). Le gisant féminin (l'épouse/membre de la famille Malefant), précieux témoin des costumes de la fin du XIVe siècle (longue robe noble, mantel et coiffure de l'époque transitionnelle entre le style décoré et le perpendiculaire).

1381 - John Hilprand - Taufkirchen bei München - Munich - Bavière - Allemagne

Ritter (Chevalier) et noble local.
La famille des Taufkircher détenait la Hofmark (un domaine seigneurial doté de droits de juridiction et de police locale) de Taufkirchen durant le Moyen Âge. Ils ont profondément structuré l'histoire administrative et terrienne de la région munichoise aux XIVe et XVe siècles.
1381 - Charles de Montmorency (1307 † 11 septembre 1381) - Abbaye Notre-Dame du Val - Mériel - Île de France - France

Charles Ier de Montmorency, baron de Montmorency, seigneur de Damville et d'Écouen.
Fils de Jean Ier, seigneur de Montmorency, et de Jeanne de Calletot. Il descend directement des plus grandes familles de la féodalité française et des connétables de France.
Conseiller et chambellan des rois Philippe VI de Valois et Jean II le Bon, il est nommé Grand Panetier de France et Maréchal de France en 1343–1344. Il a également exercé les fonctions de gouverneur de Picardie.
Il mène des campagnes militaires en Bretagne et en Guyenne sous les ordres du duc de Normandie, participe aux sièges d'Angoulême et d'Aiguillon, et se distingue lors de la bataille de Crécy (1346) dont il réchappe.
Après s'être retiré de ses charges de maréchal, il joue un rôle diplomatique majeur. Il négocie l'accord avec Charles le Mauvais en 1358 et figure parmi les hauts dignitaires qui concluent le fameux traité de Brétigny en mai 1360 (qui instaure une trêve dans la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre).
Il est choisi pour être le parrain du futur roi Charles VI.
Charles de Montmorency a été marié trois fois : en 1330 avec Marguerite de Beaujeu (sans postérité). En 1341 avec Jeanne de Roucy. Vers 1362 avec Péronnelle (ou Pernelle) de Villiers de l'Isle-Adam, nièce de Pierre de Villiers (Grand maître de France). C'est de cette dernière union que naîtront ses principaux successeurs, dont Jacques de Montmorency.
L'Abbaye du Val : située à Mériel (Val-d'Oise, en Île-de-France), cette ancienne abbaye cistercienne était le lieu de sépulture privilégié des grandes familles de la région (les Montmorency et les Villiers de l'Isle-Adam). Plusieurs de ses épouses y avaient également été inhumées avant lui.
À sa mort en septembre 1381, Charles Ier de Montmorency y est enterré aux côtés de sa dernière épouse, Péronnelle de Villiers. Son monument funéraire comportait autrefois une dalle sculptée (connue notamment par les dessins de la collection Gaignières) dont l'épitaphe commençait par : « Ci gist Charles Segur de Montmorency qui trespassa le XI jour de septembre lan de grace mil CCC quatre-vingt-et-un... »

1381 - Béatrice de Bourbon (v. 1320 † v. 1381) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France
Béatrice de Bourbon (parfois orthographiée Béatrix).
Elle est issue de la puissante maison capétienne de Bourbon, étant la fille de Louis Ier de Bourbon (premier duc de Bourbon et comte de Clermont) et de Marie de Hainaut. Elle est donc la sœur du duc Pierre Ier de Bourbon et la tante de Jeanne de Bourbon (reine de France par son mariage avec Charles V).
Née vers 1320, elle s'éteint au début de la décennie 1380 (traditionnellement datée de décembre 1383, bien que certaines chronologies et inventaires anciens l'associent à l'année 1381 pour le recueil de ses funérailles ou l'exécution de sa sépulture).
En décembre 1334, elle devient la seconde épouse de Jean de Luxembourg (dit Jean l'Aveugle), roi de Bohême et comte de Luxembourg (célèbre pour sa mort héroïque à la bataille de Crécy en 1346).
De ce mariage naît un fils unique, Wenceslas Ier de Luxembourg (futur duc de Luxembourg et de Brabant).
Après la mort de Jean l'Aveugle en 1346, Béatrice rentre en France. Elle se remarie en 1353 avec Eudes de Grancey, un seigneur bourguignon, choisissant de vivre une grande partie de sa vie en France loin des turbulences de l'Europe centrale.
1381 - Margerete von Lowenberg - Couvent Marienthal - Netze - Prusse - Allemagne
Margerete von Lowenberg (parfois orthographié Margarethe von Löwenberg).
Issue de la maison noble de Löwenberg, elle est commémorée par une effigie ou une dalle tombale sculptée abritée au sein du couvent de Marienthal à Netze, un lieu traditionnellement lié aux sépultures de familles nobles de la région.
1381 - Elisabeth de Honstein, épouse de Gunter XXV (v. 1332 † v. 1380) - Église Notre-Dame - Arnstadt - Thuringe - Allemagne
Elisabeth de Honstein (parfois orthographiée Hohnstein), comtesse de Honstein-Sondershausen.
Elle est la fille du comte Heinrich V. (ou III.) de Honstein.
Elle épousa le comte Günther XXV de Schwarzburg-Blankenburg (né vers 1331, décédé en 1368).
Par cette union, elle s'inscrit au cœur des alliances de la maison de Schwarzburg, une puissante lignée comtale de Thuringe qui a profondément marqué l'histoire politique et territoriale de la région d'Arnstadt.
1381 - Épouse de Gertrud Voit von Rieneck (†1379) - Neustadt-am-Main - Bavière - Allemagne
Le monument est dédié au chevalier et Vogt (avoué / administrateur séculier) Gottfried (Gotz) Voit von Rieneck et à son épouse.
Bien que les sources anciennes ou locales suggèrent parfois une appartenance à la maison noble de Bibra pour son épouse, elle est indissociablement liée par sa sépulture à la lignée des Voit von Rieneck, une branche importante de la petite et moyenne noblesse franconienne étroitement vassale ou liée aux comtes de Rieneck et aux évêques de Wurtzbourg.
Cette famille a occupé de nombreuses charges administratives, militaires et judiciaires (Amtmänner, Vögte) dans la vallée du Main et le massif du Spessart au cours du Moyen Âge et de la Renaissance.
1381 - Katherine de Norwich (v. 1306 † 28 janvier 1381) - Église de la Sainte Trinité - Hull - Yorkshire - Angleterre
Katherine (ou Catherine) de Norwich.
Elle est la fille de Sir Walter de Norwich (éminent baron, administrateur royal et trésorier de l'Échiquier sous Édouard II) et de Catherine de Hedersett. Elle appartient par sa naissance à la haute gentry du comté de Norfolk.
Née vers 1306, elle décède le 28 janvier 1381 (parfois répertoriée début 1382 selon le calendrier de l'époque) à un âge avancé pour le XIVe siècle (environ 75 ans).
Elle épouse Sir William de la Pole (mort en 1366), un richissime négociant en laine, banquier du roi Édouard III et l'un des hommes les plus riches d'Angleterre, qui fut également le premier maire de Kingston-upon-Hull.
Ce mariage scelle une alliance majeure entre la haute aristocratie terrienne traditionnelle et la nouvelle élite bourgeoise et financière liée au commerce international. Ensemble, ils ont eu plusieurs enfants notables, parmi lesquels : Michael de la Pole (1er comte de Suffolk et futur chancelier d'Angleterre). Blanche de la Pole (épouse de Richard le Scrope, 1er baron Scrope de Bolton). Edmund de la Pole et Margaret de la Pole.
Vers la fin de sa vie, après le décès de son époux, des documents indiquent qu'elle se retira un temps dans un cadre religieux (notamment liée aux traditions monastiques de l'époque, comme à Dartford dans le Kent) avant de s'éteindre au début de l'année 1381/1382.
1381 - Agnes von Scharfenstein († 3 septembre 1381)- Cloître d'Eberbach - Eberbach - Bade-Wurtemberg - Allemagne

Agnes von Scharfenstein (parfois orthographiée Agnes von Kämmerer selon ses origines familiales).
Elle est la fille du Kämmerer (chambellan) Rudolf.
Elle fut l'épouse du chevalier Nikolaus (Klas) von Scharfenstein.
Son époux Nikolaus était décédé bien avant elle, en 1357 (cependant, la plaque tombale de ce dernier n'a pas été conservée).
Sculptée en relief, la pierre représente Agnes accompagnée d'un chien à ses pieds, un symbole traditionnel de la fidélité (qui regarde fidèlement vers la défunte).
L'inscription originale : La dalle comporte une épitaphe en moyen haut allemand dont la traduction commence par : « Dans l'année du Seigneur 1381 mourut Agnes, la fille du chambellan Rudolf, (épouse du] chevalier Nikolaus von Scharfenstein, le mardi avant la Nativité de Notre-Dame (3 septembre 1381). »

1382 - Nicholas Burnell (v. 1320 † 19 janvier 1382) - Acton Burnell - Shropshire - Angleterre

Nicholas de Haudlo (ou Haudlowe), originaire de Hadlow dans le Kent.
Il est le fils de Sir John de Haudlo et de Maud Burnell (sœur et héritière d'Edward Burnell, 1er Lord Burnell).
À la suite de la mort de ses parents et de l'héritage des vastes domaines familiaux des Burnell, il adopte légalement le nom de Burnell en 1448 (et entre en possession des terres de l'actuel Shropshire en 1355).
Il est convoqué pour la première fois au Parlement anglais en tant que pair du royaume le 25 novembre 1350, obtenant le titre de 1er Baron Burnell.
Il participe activement aux campagnes militaires menées par l'Angleterre en France sous le règne d'Édouard III (guerre de Cent Ans). Il est notamment connu pour son implication dans des différends chevaleresques de premier plan, comme le célèbre procès d'armes opposant les chevaliers Robert de Morley et William de Malton.
De son union avec son épouse Mary, il laisse un héritier notable, Hugh Burnell (2e baron Burnell, chevalier de la Jarretière).
1382 - John de Argentine (avril 1318 † novembre 1382) - Horseheath - Cambridgeshire - Angleterre
Il est le fils de Sir John de Argentein (l'aîné) et de sa seconde épouse, Agnes de Bereford.
Il succède aux vastes domaines de sa famille, devenant l'héritier d'une lignée distinguée par ses services militaires et ses possessions dans plusieurs comtés anglais (notamment le Hertfordshire, le Suffolk et le Cambridgeshire).
La famille des Argentine était historiquement seigneurs du manoir de Horseheath (dans le Cambridgeshire), ainsi que d'autres fiefs notables comme Great Wymondley dans le Hertfordshire. Ils étaient réputés pour leur ancrage féodal et leur implication militaire de premier plan au cours des règnes d'Édouard III et de Richard II.
Leurs armoiries distinctives (comportant traditionnellement trois coupes d'argent) symbolisaient leur ancienneté et leur statut au sein de la gentry et de la chevalerie anglaise.
Sir John épousa Margaret Darcy, fille et héritière de Robert Darcy et de Joan FitzEustace. Margaret lui survivra de peu, décédant vers 1383.
Le couple eut plusieurs enfants, dont des filles qui devinrent les cohéritières de la maison : Joan d'Argentine (épouse de Bartholomew de Naunton). Matilda (Maud) d'Argentine (épouse d'Ivo FitzWarin). Elizabeth d'Argentine.
En raison de l'extinction de la lignée masculine directe des Argentine au début du XVe siècle, les domaines de Horseheath passèrent par mariage à la famille Alington (notamment via Sir William Alington, qui épousa l'une des héritières).
1382 - von Tottenheim - 1400 - Grunsfeld - Bade-Wurtemberg - Allemagne

Le patronyme von Tottenheim (parfois rattaché étymologiquement à des branches de la moyenne noblesse germanique ou à des localités portant un nom similaire comme Stotternheim en Thuringe) désigne une famille de chevaliers ou de seigneurs locaux (Minnesänger ou petite aristocratie foncière).
Vers 1382–1400, les représentants de cette famille s'inscrivent dans la chevalerie souabe et franconienne, une époque marquée par les conflits locaux entre seigneurs terriens, l'essor des villes et la consolidation des principautés ecclésiastiques et séculières dans le sud de l'Allemagne.

1382 - Blanche de France (1er avril 1328 † 8 février 1393), fille posthume du roi Charles IV de France et de Jeanne d'Évreux
- Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France

Née le 1er avril 1328 à Châteauneuf-sur-Loire, Blanche est la fille posthume du roi Charles IV le Bel (dernier roi de la branche directe des Capétiens) et de sa troisième épouse Jeanne d'Évreux. Sa naissance nourrit un temps l'espoir d'un héritier mâle, mais l'enfant étant une fille, la couronne échoit à son cousin Philippe VI de Valois, entérinant l'application stricte de la loi salique. Elle est ainsi la toute dernière représentante des Capétiens directs.
Le 18 janvier 1345, elle épouse Philippe de France (fils de Philippe VI), duc d'Orléans et de Touraine. Devenue duchesse d'Orléans, elle mène une vie de grande influence princière, gérant ses terres et jouant un rôle de mécène important jusqu'à sa mort le 8 février 1393.

1382 - Giacotto Provana - Gallerie Sabauda - Turin - Piémont - Italie
Les Provana comptent parmi les familles féodales les plus anciennes et les plus puissantes du Piémont originaire (aux côtés des Valperga, des San Martino, des Luserna et des Piossasco). Établis dès le XIIIe siècle et divisés en de nombreuses branches au XIVe siècle, ils ont possédé de nombreux fiefs autour de Turin et ont très tôt juré fidélité à la maison de Savoie.
1382 - Marguerite de Flandre (v. 1310 † 9 mai 1382) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France

Née vers 1310, Marguerite est la fille du roi de France Philippe V le Long et de Jeanne II de Bourgogne.
En 1320, elle épouse Louis Ier de Flandre (souvent appelé Louis II de Flandre ou de Nevers). Son époux trouve la mort à la tragique bataille de Crécy en 1346.
Marquée par sa longue vie, elle devient une importante bienfaitrice de l'abbaye et de la basilique de Saint-Denis, qu'elle comble de libéralités au fil des décennies suivant son veuvage. Elle s'éteint le 9 mai 1382.

1383 - Burkart V Massmunster - 1383 - Bâle - Canton de Bâle - Suisse

ssu de la noble famille de Massmünster (Masmünster en allemand, aujourd'hui Massevaux en Alsace), ce chevalier (miles) appartenait à la moyenne aristocratie régionale active dans l'espace rhénan et alémanique au XIVe siècle.
1383 - Margarete von Erbach, épouse de Engelhard II von Hirschhorn († 1361) - Chapelle Ersheimer St Nazarius et Celsus - Hirschhorn - Hesse - Allemagne

Issue de la prestigieuse maison noble des Erbach (Odenwald), Margarete était l'épouse de Engelhard II. von Hirschhorn.
L’année 1383 marque la mort de Margarete von Erbach (ou l'année pivot de la mise en place de sa mémoire funéraire et de la levée des ordonnances familiales liées à cette période, coïncidant aussi avec la levée de la banlieue/révolte et des actes impériaux de la maison de Hirschhorn par le roi Wenzel). Elle dut notamment faire face à des difficultés financières et politiques qu'elle géra en restreignant la train de vie de la cour pour préserver le patrimoine familial.

1385 - Esmoun de Malyns († v. 1385) - Chinnor - Oxfordshire - Angleterre

Sir Esmoun de Malyns était le fils de Sir Reynald (Reginald) de Malyns, un chevalier issu d'une famille terrienne notable de la région.
Il est mort autour de l'année 1385, ayant réglé ses terres (notamment les manoirs d'Henton, Wainhill et Britwell) de son vivant. Ses terres passèrent ensuite à son épouse Isabel, puis à leurs fils (Reynold et Edmund).
Une plaque rectangulaire sous les figures arbore une inscription en vieux français en lettres gothiques : « Mouns' Esmoun de Malyns filz mouns' Renald de Malyns, Chivalier, & Isabell sa feme gisount icy, dieu de los almes eit m'cy. » (Sir Esmoun Malyns, fils de Sir Reynald de Malyns, Chevalier, et Isabel sa femme, gisent ici ; que Dieu ait pitié de leurs âmes).

1385 - Reginald Malyns - Chinnor - Oxfordshire - Angleterre

Sir Reginald de Malyns était un chevalier influent de la région. Il a notamment exercé les fonctions de shérif de l'Oxfordshire en 1376.
Son nom apparaît dans les documents administratifs et parlementaires de l'époque, notamment en tant que commissaire royal (il est notamment mentionné dans des commissions officielles en avril 1385 aux côtés d'autres personnalités locales comme R. de Adderbury et T. Barentyn).
Il est le père de Sir Esmoun (Edmund) de Malyns et le grand-père de la génération suivante qui héritera des manoirs familiaux tels qu'Henton et Britwell.

1385 - Isabel de Malyns - Chinnor - Oxfordshire - Angleterre

Isabel de Malyns, une noble dame anglaise du XIVe siècle associée aux propriétés familiales de la région et commémorée dans l'église paroissiale de Chinnor.
Isabel était l'épouse de Sir Esmoun (Edmund) de Malyns (fils de Sir Reynald de Malyns). Ensemble, ils ont eu des enfants, notamment leurs fils Reynold et Edmund.
Son mari avait réglé de son vivant les manoirs familiaux (notamment Henton, Wainhill et Britwell) pour qu'ils reviennent à Isabel si elle lui survivait. Elle se trouva ainsi en possession de ces terres après le décès de Sir Esmoun survenu en 1385.
Par la suite, elle épousa en secondes noces Adam Ramsay (dont la mort est estimée vers 1400), et elle est mentionnée dans les documents de détention des terres familiales dans les années qui suivirent.

1385 - John Raven († 1385) - Berkhamsted - Hertfordshire - Angleterre

John Raven (décédé en 1385) était un écuyer au service d'Édouard de Woodstock, plus connu sous le nom du Prince Noir (fils aîné du roi Édouard III d'Angleterre).
En tant qu'officier ou membre de l'entourage du Prince Noir, sa charge était rattachée aux domaines et à l’administration locale gravitant autour du château de Berkhamsted, une résidence royale majeure de l'époque.
La gravure le dépeint vêtu d'une armure de combat caractéristique de la fin du XIVe siècle, témoignant du statut militaire des écuyers de haut rang de l'entourage royal.

1385 - Katharina Markgrafin Von Baden († 1385) - Bâle - Canton de Bâle - Suisse

Katharina, margrave de Bade (Markgräfin von Baden), née comtesse de Thierstein (Gräfin von Thierstein).
Elle était issue de la maison noble des comtes de Thierstein (Thierstein / Tierstein), une puissante famille comtale influente dans la région de l'arc jurassien, de Soleure et du nord de la Suisse actuelle.
Par son mariage avec un membre de la maison souveraine de Bade, elle porta le titre de margrave de Bade (Markgräfin von Baden). Les margraves de Bade possédaient d'importants territoires limitrophes de la région bâloise et du Rhin supérieur, imbriquant étroitement les destins de la haute noblesse badoise et suisse alémanique.
La ville et le canton de Bâle constituaient à cette époque un carrefour politique, religieux et culturel majeur (siège d'un évêché puissant, avant même la fondation de son université en 1460). La présence de Katharina à Bâle et son rattachement à la cité s'illustrent par le choix de sa dernière demeure.

1385 - Avena Ireland (v. 1317 † 1382) - Église All Saints - Bakewell - Derbyshire - Angleterre

Avena Ireland (fille et héritière de Sir Thomas Ireland de Hartshorne et d'Avena de Vilers).
Épouse de Sir Godfrey de Foljambe (1317 † 1376), éminent propriétaire terrien, juge et administrateur royal (notamment haut fonctionnaire et juge en Irlande).
Avena venait d'une famille influente du Derbyshire et du Nottinghamshire. Par sa mère, elle était l'héritière des domaines des Vilers de Kinoulton, ce qui apporta d'importantes possessions foncières au patrimoine de la famille Foljambe.
Elle épousa Sir Godfrey de Foljambe vers 1340. Le couple eut plusieurs enfants, ancêtres de la puissante lignée des Foljambe dans le Derbyshire, parmi lesquels figurent des descendants notables impliqués dans l'administration locale et les affaires de la cour royale.
Après le décès de son époux en 1376, Avena lui survécut six ans, gérant les domaines familiaux avant son propre décès survenu en septembre 1382.

1385 - Joan de Seyton († v. 1380) - Église St Mary - Clifton Reynes - Buckinghamshire - Angleterre

Épouse de Sir Thomas Reynes de Clifton Reynes (né vers 1329, décédé en 1389/1390).
Joan épousa Sir Thomas Reynes en 1352. Les Reynes étaient une famille de la petite gentry terrienne très solidement implantée dans le Buckinghamshire, détenant le manoir et les terres de Clifton Reynes le long de la rivière Ouse.
Le couple eut plusieurs enfants, assurant la pérennité de la lignée, parmi lesquels Thomas, Sir John Reynes (qui lui succéda) et Richard Reynes.
Bien que son époux décède aux alentours de 1389 (certaines sources locales pointant vers 1390), Joan s'éteignit un peu plus tôt au cours de cette seconde moitié du XIVe siècle (sa date exacte de décès est estimée autour de 1360–1380 selon les branches généalogiques, le mémorial du couple ayant pu être planifié ou achevé de son vivant ou commémoré vers 1385).

1386 - Edward Dalynrugge (v. 1346 † v. 1394) - Fletching - Sussex - Angleterre

Sir Edward Dalyngrigge (ou Dallingridge), Chevalier, seigneur de Bodiam.
Il sert en tant que Knight of the Shire (député représentant le Sussex) au Parlement en 1386 et s'investit lourdement dans la défense côtière et militaire du royaume.
Il est le fils de Roger Dalyngrigge (shérif de Sussex) et d'Alice de Radington. Sa famille est profondément enracinée dans les terres du Sussex.
Dans sa jeunesse, il combat en France en tant que mercenaire et soldat au sein de compagnies franches (notamment sous Sir Robert Knolles et le comte de Arundel). Il en revient très enrichi, ce qui lui permet d'accroître considérablement ses possessions foncières.
Par son mariage avec Elizabeth Wardedieu (héritière de la famille de Bodiam), il acquiert le manoir de Bodiam. En octobre 1385, il obtient du roi Richard II la licence royale pour fortifier et créneler sa demeure, donnant ainsi naissance au célèbre château de Bodiam, qu'il fait bâtir pour faire face aux menaces d'invasions françaises.
Il représente à plusieurs reprises le comté de Sussex au Parlement (notamment en 1386).
En 1386, il est également nommé commissaire pour enquêter sur les gaspillages et s'occuper de dossiers administratifs régionaux, en plus d'être mandaté pour inspecter des places fortes.
Il est en outre impliqué dans d'importants litiges politiques locaux, s'opposant notamment à l'influence de Jean de Gaunt dans la région pour défendre les intérêts des propriétaires du Sussex.

1386 - Nigel Loring († 1386) - Chalgrave - Bedfordshire - Angleterre
Sir Nigel ou Nele Loring était le fils et héritier de Roger Loring, de Chalgrave, dans le comté de Bedford, par sa mère Cassandra, fille de Reginald Perot, et était le petit-fils de sir Peter Loring, fils de Jane Morteyn.
Ce dernier est probablement le même Peter le « Loreng » qui, sous le règne d'Edouard Ier, détenait un cinquième des honoraires de chevalier de William de Beauchamp, baron de Bedford.
Nigel, par sa vaillante conduite dans l'engagement naval au large de Sluys (bataille de l’Écluse, le 24 juin 1340) attira l’attention du roi Edouard III et vit ainsi les bases de son avenir assurées.
Immédiatement après cette victoire navale, le roi Édouard lui conféra l'honneur de la chevalerie.
Il fut de l'expédition de Bretagne en 1342 ; Bon diplomate, il fut, dans l'année qui suivit celle de sa réception dans l'Ordre de la Jarretière, associé à Michael Northburgh, chanoine de Lichfield et Hereford, envoyé en mission à la cour de le pape, afin d'obtenir une dispense pour un mariage alors projeté entre le prince de Galles et une fille du duc de Brabant. À son retour, il rejoignit le comte de Derby en Gascogne puis est retourné en Angleterre. Peu de temps après, il reprit ses fonctions militaires. En 1350, il fut chargé parmi d'autres de traiter avec la belle-sœur du roi, l'impératrice Marguerite, concernant les dépenses gouvernementales de la Zélande, de la Hollande et de la Frise. En 1355, il fréquente le Prince Noir en Gascogne et fut de son armée. Il est notamment mentionné comme présent dans l'affaire de Romorantin le 4 septembre. À la bataille de Poitiers, livrée le 19 du même mois, il fut entre autres spécialement désigné pour assister la personne du prince. Il accomplit si bien son devoir qu'il reçut à la fois des remerciements et des récompenses de son maître victorieux. Il semble également avoir été, à peu près à cette époque, nommé chambellan du prince Edouard. Il était, en 1359, dans l'expédition du roi Edouard en France. Il fut également l'un des témoins du traité de Brétigny, et fut habilité avec Stafford et Stapleton à assister et à réformer toutes les infractions à la paix. Lorsque le prince de Galles fut créé prince d’Aquitaine, en 1364, il l'y accompagna. En 1366, il fut l'un des ambassadeurs du prince auprès de Don Pedro, alors en Galice, dans le but de s'assurer de l'étendue de l'aide sollicitée contre Henri de Transtamare. Après son retour de ce service, le Prince Noir l'envoya, avec trois autres chevaliers, en Angleterre, afin de connaître l'opinion du roi sur l'opportunité de se conformer à la demande de don Pedro. En 1367, il est mentionné comme dans la suite du prince lors du passage en Espagne ; et, peu après, se distingua à la bataille de Najara. Il était, en 1369, parmi ceux qui furent envoyés pour rencontrer sir Robert Knolles à sa sortie de Bretagne ; et il assista, avec ce chevalier, aux sièges de Dormeilles et de Domme, et à d'autres occasions pendant cette expédition. La même année, il participe aux exploits de Chandos en Anjou. Après une vie de grande activité et de dévouement au service public, sir Nigel Loring se retira dans son domaine familial à Chalgrave, où il avait, en 1365, obtenu l’icence royale pour clôturer un parc. Il y fonda également une chantrie dans l'église ; et, mourant le 18 mars 1385-1386, il fut enterré au prieuré de Dunstaple, dont il avait été un bienfaiteur considérable.

1387 - Robert de Grey (v. 1349 † v. 1387) - Rotherfield - Oxfordshire - Angleterre

Sir Robert de Grey, 4e (ou 5e) Baron Grey de Rotherfield.
Il est le fils de Sir John de Grey (3e Baron Grey de Rotherfield) et de Maud de Burghersh. Par sa mère, il descendait de la puissante famille des Burghersh, très influente dans le sud-est de l'Angleterre.
Il entre en possession de ses domaines et obtient la levée de sa tutelle le 7 février 1376.
À l'instar de ses ancêtres de la lignée des Grey, il participe aux campagnes militaires de la guerre de Cent Ans sous la bannière royale.
Il épouse en premières noces une femme prénommée Joan.
En secondes noces, il épouse Elizabeth de la Plaunche (fille de Sir William de la Plaunche) peu de temps avant sa mort.
N'ayant pas engendré d'héritier mâle direct, la baronnie et ses terres principales passèrent par la suite dans d'autres branches de la parentèle ou connurent des partages successoraux à travers sa fille Joan (mariée à la famille Deincourt).

1387 - William de Echingham (v. 1333-1335 † 18 janvier 1387) - Etchingham - Sussex - Angleterre

Sir William de Echingham (ou Echyngham).
Naissance : vers 1333–1335, probablement au manoir familial d'Etchingham, dans le Sussex de l'Est.
Il est le fils de Sir James de Echingham (mort vers août 1349) et de son épouse Joan.
Il est mentionné comme étant âgé de 16 ans lors de l'enquête après décès (Inquisition Post Mortem) de son père menée en 1351, ce qui lui permet de succéder aux domaines familiaux.
La famille de Echingham (ou Etchingham) était solidement enracinée dans le sud-est de l'Angleterre, possédant de vastes terres et manoirs dans le comté du Sussex (notamment autour de la paroisse d'Etchingham, près de Ticehurst), ainsi que des connexions dans le Kent.
Les armoiries traditionnelles de la famille étaient d’azur fretté d'argent.
William de Echingham épousa Elizabeth Criol (fille ou descendante de la noble famille Criol / Cryel, petite-fille de Nicholas Criol) avant 1379. Ensemble, ils eurent plusieurs enfants, parmi lesquels : Sir William de Echingham (né vers 1360 ou 1376 selon les sources, mort en 1412/1413), qui lui succéda à la tête des domaines. Joan Etchingham, née vers 1359, qui épousa Sir Arnold Savage de Bobbing (Kent). Robert Echyngham. James et Richard Etchingham.

1387 - Hugh Segrave († 1387) - Abbaye de Dorchester - Dorchester - Dorset - Angleterre

Il est issu de la puissante famille Segrave (originaires de Seagrave dans le Leicestershire, possession d'une branche influente de la haute noblesse militaire et politique du Plantagenêt).
Il possédait des terres notables dans plusieurs comtés, notamment à Kempston (dans le Bedfordshire) et des intérêts fonciers et seigneuriaux dans l'Oxfordshire (notamment près de Clifton Hampden et des environs de Dorchester).
Sir Hugh Segrave fut l'un des fonctionnaires et conseillers les plus en vue du début du règne de Richard II. Trésorier d'Angleterre (Treasurer of England) : il occupa la prestigieuse et névralgique fonction de grand trésorier du royaume à partir d'août 1381 (succédant à Sir Robert Hales, assassiné lors de la Révolte des paysans de 1381) jusqu'à sa mort en 1387. Il eut ainsi la lourde tâche de redresser les finances royales en pleine crise socio-politique et fiscale.
Il exerça également la fonction de Garde du Grand Sceau par intérim à l'automne 1381 (entre août et novembre 1381), attestant de la grande confiance que lui portait la Couronne pour gérer les affaires administratives et judiciaires les plus hautes du pays.
En tant que proche conseiller du roi, il participa aux négociations de paix, aux commissions de défense du royaume et à la gestion des affaires parlementaires de l'époque.
Sir Hugh épousa Isabel de Botetourt, fille de John, 2e Lord Botetourt.
Après le décès de Sir Hugh en 1387, sa veuve Isabel se remaria avec Sir Luke Poynings (ou fut liée aux successions de la famille Botetourt).
Son gisant ou relief présente le blason de sa famille, notamment le Lion rampant de Segrave sur sa poitrine, ainsi que des peintures héraldiques combinant les armes des Segrave et des Botetourt sur les flancs du monument.

1387 - Heinrich I Schenk von Erbach (v. 1327 † 1387) - Église de Michelstadt - Michelstadt - Hesse - Allemagne

Heinrich I., Schenk von Erbach (le titre de Schenk — échanson — fait partie intégrante du patronyme de cette illustre famille noble).
Il est le fils du comte Eberhard VII. Schenk von Erbach et de son épouse Imagina von Sponheim.
Il est issu de la maison des seigneurs (puis comtes) d'Erbach, solidement implantée dans la région de l'Odenwald et le land actuel de la Hesse en Allemagne.
Chevalier de haut rang, appartenant à la piété et à l'aristocratie terrienne de l'Odenwald.
Ses possessions et droits seigneuriaux s'étendaient dans plusieurs localités de la région, comme en témoignent des documents d'archives de l'époque (notamment des legs et des biens notables gérés à Langen-Brombach en 1387).
Heinrich I. épousa Anna von Erbach. Ensemble, ils eurent notamment pour enfants : Eberhard X. von Erbach (qui perpétua la lignée). Anna von Eisenbach.
L'effigie représente Heinrich en chevalier armé selon les standards de l'époque (avec des détails précis sur l'armure de plates, le plastron muni d'un arrêt de lance, et le haubert de maille). Fait notable, la coutumière large ceinture chevaleresque horizontale sur les hanches y est absente, marquant une transition dans les codes vestimentaires militaires de l'époque.
L'inscription latine gravée sur le monument commémore son trépas en ces termes : « Anno domini milesimo trecentesimo octogesimo septimo obiit nobilis dominus Heinricus pincerna (Schenk) de Erpach » (En l'an du Seigneur 1387 est décédé le noble seigneur Heinrich Schenk d'Erbach).

1387 - Philippa de Roet Chaucer (v. 1346 † v. 1387) - East Worldham - Hampshire - Angleterre

Philippa de Roet (ou Roët, Ruet, parfois appelée Philippa Pan ou Philippa Chaucer).
Naissance : Vers 1346–1348, probablement originaire du comté de Hainaut (dans l'actuelle Belgique/France).
Elle est la fille de Sir Paon de Roet (ou Gilles de Roet), un héraut d'armes et chevalier issu du Hainaut qui s'est mis au service de la Couronne d'Angleterre.
Elle est la sœur de Katherine Swynford, qui deviendra la maîtresse puis la troisième épouse de John of Gaunt (duc de Lancastre et fils du roi Édouard III), faisant ainsi de Philippa la belle-sœur de l'un des hommes les plus puissants du royaume.
Philippa mena une carrière de cour en tant que dame d'honneur auprès de la reine Philippa de Hainaut (épouse d'Édouard III), puis auprès de Constance de Castille (seconde épouse de John of Gaunt).
Grâce à ses services et aux relations de sa famille, elle reçut diverses pensions et rentes financières régulières de la part de la famille royale.
Elle épousa vers 1366 le poète et diplomate Geoffrey Chaucer dont elle eut : Thomas Chaucer (né vers 1367–1374), influent homme politique, haut fonctionnaire et speaker de la Chambre des communes. Elizabeth Chaucer. Lewis Chaucer. Agnes Chaucer.
Philippa s'éteignit vers 1387 (âgée d'environ 40–41 ans). Les registres financiers indiquent que sa dernière demi-pension enregistrée fut versée à son mari le 18 juin 1387, sans versement ultérieur en novembre, ce qui situe son décès au cours de la seconde moitié de l'année 1387. Sa disparition coïncide avec une période où Geoffrey Chaucer s'éloigna temporairement de la faveur de la cour.

1388 - Henry FitzRoger (30 novembre 1318 † 29 janvier 1352) - Chewton Mendip - Somerset - Angleterre

Né le 30 novembre 1318 à Curry Rivell, dans le Somerset.
Il est le fils et héritier de Roger Martel (parfois appelé Roger FitzPeter, qui adopta le patronyme maternel) et de Joan de Urtiaco (ou de Lorty).
Il succède aux domaines familiaux dès sa jeunesse, son père étant décédé au début des années 1320.
Sir Henry était un propriétaire terrien influent dont les manoirs étaient répartis dans plusieurs comtés du sud-ouest et du centre de l'Angleterre : Chewton Mendip (dans le Somerset), qui constitue le cœur de ses possessions seigneuriales. Des terres et manoirs à Hinton Martell et Broadmayne (Dorset), Glen Magna (Leicestershire), West Kington (Wiltshire) et Merston (Sussex).
Avant mai 1340, il épousa Elizabeth de Holand (née vers 1318–1320, morte en juillet 1387), fille de Sir Robert de Holand (1er Lord Holand) et de Maud la Zouche.
Le couple eut trois fils : Alan Fitzroger (né vers 1442, mort sans descendance en 1361). Thomas Fitzroger (né vers 1444, mort sans descendance en 1381). John Fitzroger (né entre 1345 et 1352, mort vers 1370–1372), dont la descendance féminine (notamment sa petite-fille) récupéra les successions.
Contrairement à la date parfois évoquée de 1350, les documents officiels et ses Inquisitions Post Mortem indiquent qu'il s'éteignit le 29 janvier 1352 à l'âge de 33 ans. Son épouse, Elizabeth de Holand, lui survécut de longues décennies et s'éteignit le 13 juillet 1387. Les procédures administratives officielles de transmission de ses biens (Inquisitions Post Mortem de Lady Elizabeth) se prolongèrent et furent enregistrées précisément au cours de l'année 1388 (sous le règne de Richard II), marquant la fin définitive de cette branche directe pour les domaines de Chewton.

1388 - Elizabeth de Holand (v. 1318-1320 † 13 juillet 1387) - Chewton Mendip - Somerset - Angleterre

Elle est la fille de Sir Robert de Holand (1er Lord Holand, vers 1283–1328) et de son épouse Maud la Zouche (vers 1290–1349). Sa famille paternelle, les Holand (ou Holland), était l'une des maisons baroniale les plus puissantes et politiquement en vue du nord de l'Angleterre.
Avant mai 1340, elle épousa Sir Henry FitzRoger (1318–1352), riche propriétaire terrien issu d'une ancienne famille normande du sud-ouest de l'Angleterre.
Grâce à cette union, Elizabeth devint dame de vastes manoirs répartis dans plusieurs comtés, dont le cœur névralgique était le manoir de Chewton Mendip (dans le Somerset), mais incluant aussi des terres dans le Dorset (Hinton Martell), le Wiltshire (West Kington) et le Leicestershire.
Elizabeth et Sir Henry eurent trois fils, mais leur lignée masculine s'éteignit tragiquement avant qu'elle ne décède, la laissant survivre à son mari et à l'ensemble de ses enfants : Alan Fitzroger (né vers 1442, mort sans descendance en 1361). Thomas Fitzroger (né vers 1444, mort sans descendance en 1381). John Fitzroger (mort vers 1370–1372), qui laissa toutefois une descendance par alliance (notamment via sa petite-fille et héritière, Elizabeth Bonville).
Après le décès prématuré de Sir Henry en 1352, Elizabeth administra seule ses domaines et veilla sur ses intérêts féodaux pendant plus de trente-cinq ans.
Elle s'éteignit le 13 juillet 1387 à un âge très avancé pour l'époque (environ 67–69 ans).

1388 - Jeanne le Bouteiller de Senlis - Église Notre-Dame de la Merci - Paris - Île de France - France

Elle est issue de la illustre maison des Le Bouteiller de Senlis, une puissante famille noble d'Île-de-France détentrice de charges éminentes auprès de la Couronne (liée notamment à la charge de Grand Bouteiller de France). Elle est la fille de Guillaume le Bouteiller, chevalier et seigneur.
Jeanne le Bouteiller fut unie à plusieurs reprises au sein de la haute aristocratie et de l'administration royale.
Elle épousa en premières noces Nicolas Braque (décédé en 1388), seigneur de Châtillon-sur-Loing, conseiller du roi et membre influent de la Cour des Aides.
Elle fut également liée par alliance à d'autres grandes familles de l'époque (comme les structures familiales de Courcy ou des cercles seigneuriaux proches du pouvoir royal).
Bien que certaines sources évoquent le 14 mars 1376 pour sa disparition, son nom et sa postérité sont fortement reliés à l'année 1388.
L'année 1388 correspond à la date de décès de son époux Nicolas Braque, année autour de laquelle s'organisa la mise en place de leurs monuments funéraires conjoints et des fondations pieuses associées.

1388 - Nicolas de Braque († 1388) - Église Notre-Dame de la Merci - Paris - Île de France - France

Issu d'une riche famille bourgeoise parisienne d'origine auvergnate, qui sut s'élever rapidement aux plus altiers sommets de l'État grâce à ses compétences financières et juridiques.
Il est notamment le parent d'Arnoul Braque et le père de plusieurs enfants nés de sa première union (dont Jean Braque, qui deviendra évêque de Troyes).
Nicolas de Braque fut l'un des plus puissants et influents grands commis de l'État de la France du XIVe siècle.
Il exerça la charge éminente de Trésorier de France (à partir de 1351 sous Jean le Bon, puis sous Charles V), gérant les finances du royaume au cœur de la tourmente de la guerre de Cent Ans, de la captivité du roi en Angleterre et des crises monétaires majeures de l'époque.
Conseiller influent et proche des cercles de décision de la monarchie, il joua un rôle clé dans la mise en place des réformes fiscales et administratives destinées à renflouer le Trésor royal.
Il possédait de nombreux biens à Paris et dans les environs, notamment dans le secteur qui prit son nom (la rue de Braque dans le Marais).
Nicolas de Braque fut marié à deux reprises.
Il épousa Jeanne du Tremblay (décédée en 1352), qui fut la mère de ses enfants.
Il épousa ensuite Jeanne le Bouteiller de Senlis (décédée après 1388), veuve de Guillaume de Courcy, rattachant ainsi son nom à l'une des plus illustres maisons nobiliaires d'Île-de-France.
Nicolas de Braque s'éteignit en 1388, à un âge avancé, après avoir traversé plusieurs décennies de service auprès de la couronne royale.

1388 - Joan FitzWith - Cathédrale de Worcester - Worcester - Worcestershire - Angleterre

Elle est la fille et unique héritière de Robert FitzWith (seigneur terrien possédant notamment des manoirs dans l'Oxfordshire, comme Ardley).
Étant mineure à la mort de son père, elle fut placée sous la tutelle royale de la Couronne avant son mariage.
Vers 1370, elle épousa Sir John de Beauchamp (né vers 1339, exécuté le 12 mai 1388), futur 1er Baron Beauchamp de Kidderminster et propriétaire du château de Holt dans le Worcestershire.
Grâce à cette union, les terres et manoirs de la famille FitzWith (notamment dans l'Oxfordshire) furent intégrés au patrimoine des Beauchamp de Holt par des règlements successoraux dans les années 1370.
Le couple eut plusieurs enfants, dont : John Beauchamp, qui devint le 2e Baron Beauchamp de Kidderminster (né en 1378).
L'année 1388 est une date charnière et tragique pour la famille : Sir John de Beauchamp, proche conseiller et favori du roi Richard II, devint la cible des Lords Appellant (les grands barons rebelles menés notamment par Thomas de Beauchamp, comte de Warwick).
Condamné pour trahison par le Parlement de 1388, il fut exécuté par décapitation à Tower Hill le 12 mai 1388. Ses titres furent confisqués, mais Joan et son jeune fils parvinrent à préserver une partie de leurs biens familiaux sous protection royale.

1389 - John de Montacute (v. 1330-1331 † 25 février 1389) - Cathédrale de Salisbury - Salisbury - Wiltshire - Angleterre

Sir John de Montacute (ou Montagu), 1er Baron Montagu (souvent confondu ou associé aux branches aînées des comtes de Salisbury).
Il est le fils de William Montagu (1er comte de Salisbury) et de Catherine Grandison. Il est également le frère cadet de William de Montacute, 2e comte de Salisbury, et le père de John Montagu, qui deviendra plus tard le 3e comte de Salisbury.
Il épousa Margaret de Monthermer (petite-fille de Raumar de Monthermer et de Jeanne d'Acre, elle-même fille du roi Édouard Ier d'Angleterre), union qui apporta de vastes domaines et permit à sa lignée d'arborer les armes des Monthermer.
Soldat aguerri, il participa dès sa jeunesse aux campagnes de la guerre de Cent Ans aux côtés d'Édouard III (notamment au siège de Calais). Il fut par la suite convoqué régulièrement au Parlement en tant que Baron à partir de 1357 et devint intendant de la maison du roi Richard II dans les années 1380.
L'année 1389 : cette période marque un moment d'intense activité politique et administrative pour John de Montacute, alors qu'il navigue entre les turbulences de la cour de Richard II et la gestion de ses charges locales. C'est également une année où les liens de la famille de Montacute avec les institutions ecclésiastiques majeures du Wiltshire se resserrent, son propre fils, Thomas Montagu, se dirigeant vers une brillante carrière ecclésiastique (il deviendra doyen de la cathédrale de Salisbury).

1389 - Gebhard I von Jülich (v. 1324 † 18 mai 1360) - Altenberg - Saxe - Allemagne

Gerhard I. von Jülich, comte de Berg et de Ravensberg (connu parfois sous la graphie ancienne de Gebhard).
Il est le fils aîné du comte Guillaume V de Juliers (futur duc de Juliers) et de Jeanne de Hainaut.
Il appartient à la puissante maison de Juliers, qui a joué un rôle politique de premier plan dans l'ouest du Saint-Empire romain germanique.
Par son mariage stratégique, il devint comte de Berg et de Ravensberg. À la mort de son oncle Adolf VI de Berg en 1348, il prit en main la direction effective du comté de Berg.
C'est sous son gouvernement que la région de Berg fut structurée en districts administratifs. Il vit également l'émergence des États provinciaux, c'est-à-dire une représentation institutionnelle de la noblesse et des villes (dont Düsseldorf) obtenant un droit de regard, notamment sur la fiscalité.
Il épousa en 1336 Marguerite de Ravensberg (morte en 1389), nièce et héritière des comtes de Ravensberg et de Berg.
Descendance principale : Wilhelm I. (II) von Berg (mort en 1408), qui lui succéda à la tête du comté de Berg et fut élevé au rang de duc de Berg en 1380. Elisabeth von Berg (morte en 1388). Margarete von Jülich (1350–1425).
Gerhard I. s'éteignit le 18 mai 1360 à Schleiden.
L'année 1389 correspond à la mort de son épouse, la comtesse Marguerite de Ravensberg. C'est autour de cette période de la fin du XIVe siècle que fut parachevé et unifié le grand ensemble monumental commémoratif du couple dans l'église d'Altenberg.

1389 - Comtesse Margarete von Berg (v. 1320 † 13 février 1389) - Cathédrale d'Altenberg - Altenberg - Saxe - Allemagne

Margarete von Ravensberg-Berg (souvent appelée Marguerite de Berg ou Marguerite de Ravensberg).
Elle est la fille unique et héritière du comte Otto IV von Ravensberg et de Margarete von Berg-Windeck.
Par sa mère, elle est l'héritière directe des vastes territoires du comté de Berg. Par son père, elle est l'héritière du comté de Ravensberg. Elle concentre ainsi entre ses mains des possessions territoriales immenses en Rhénanie et en Westphalie.
En 1338, elle épousa le comte Gerhard I. von Jülich (Gérard Ier de Juliers).
Ce mariage stratégique permit d'unir les sphères d'influence de Juliers, de Berg et de Ravensberg, donnant naissance à la puissante branche collatérale des comtes (puis ducs) de Juliers-Berg.
Le couple eut trois enfants principaux : Wilhelm I. (II) von Berg (mort en 1408), comte puis élevé au rang de premier duc de Berg en 1380 par l'empereur. Elisabeth von Berg (morte avant 1388), mariée à Heinrich VI. von Waldeck. Margarete von Jülich (1350–1425), mariée à Adolf III de La Marck, comte de Kleve (Cleves).
La comtesse Margarete s'éteignit le 13 février 1389 (ou 19 février selon certaines chroniques) à un âge très avancé pour l'époque (environ 69 ans).
Sa disparition survient près de trois décennies après celle de son époux Gerhard (décédé en 1360), fermant définitivement la page de cette génération fondatrice de la maison de Berg.

1389-1397 - Bertrand Du Guesclin (v. 1320 † 13 juillet 1380), maréchal et connétable de France - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France

Naissance : vers 1320 au château de la Motte-Broons (près de Dinan, en Bretagne).
Issu de la petite noblesse bretonne, il est le fils de Robert II Du Guesclin et de Jeanne de Malesmains. Sa jeunesse est marquée par une rudesse physique et un tempérament farouche qui le poussent rapidement vers la carrière des armes.
Maréchal et Connétable de France : d'abord chef de grandes compagnies et combattant aguerri pendant la guerre de Cent Ans (notamment lors de la guerre de Succession de Bretagne), il est repéré par la couronne française pour son génie tactique de la guérilla et du harcèlement.
Maréchal de Normandie : vainqueur à la bataille de Cocherel en 1364, il est récompensé par le roi Charles V.
Connétable de France (1370) : Charles V le nomme Connétable de France (chef suprême des armées royales), un honneur immense pour un homme issu de la petite noblesse. Il devient ainsi le bras armé du roi pour reconquérir les territoires perdus face aux Anglais, chassant les reîtres et appliquant une stratégie de contournement des places fortes qui s'avère extrêmement efficace.
Connétable de Castille : il s'illustre également hors des frontières en menant les campagnes de Castille pour le compte d'Henri de Trastamare.
Il s'éteint le 13 juillet 1380 au pied de la forteresse de Châteauneuf-de-Randon (en Gévaudan), qu'il assiégeait. La légende veut que le gouverneur anglais de la place ait accepté de remettre les clés de la ville uniquement entre les mains du plus grand chevalier du monde, les déposant sur le lit de mort de Du Guesclin.

1390 - Robert Hilton of Swine (v. 1350 † 1372) - Swine-in-Holderness - Yorkshire - Angleterre

Il est issu de la branche cadette mais très influente de la famille baroniale des Hilton (originaires à l'origine du nord de l'Angleterre, dans le comté de Durham), solidement implantée dans le Yorkshire de l'Est depuis le XIIIe siècle. Il est le fils de Sir Robert de Hilton et de son épouse Maud (Matilda) de Campania.
Le cœur des possessions de la famille se trouvait dans la paroisse de Swine (près de Kingston-upon-Hull dans le Yorkshire de l'Est), où les Hilton exerçaient de puissants droits seigneuriaux.
Ses terres s'étendaient également à Winestead et dans d'autres localités de la région de Holderness. Les Hilton étaient étroitement liés au prieuré local de moniales cisterciennes de Swine.
Sir Robert épousa Constance Sutton (fille de Sir Thomas Sutton et d'Agnes Hotham).
De cette union naquirent plusieurs enfants, parmi lesquels : Sir Robert Hilton (qui lui succéda à la tête des domaines de Swine et s'éteignit en 1431). Dionisia (Denise) Hilton. Maud Hilton (épouse d'un membre de la famille Constable).

1390 - John de Suly (1281-1283 † v. 1387) - Crediton - Devon - Angleterre

Sir John de Suly (souvent orthographié Sully), décédé vers 1387 (ou 1388 selon certaines sources), est l'un des chevaliers anglais les plus célèbres et les plus remarquables du XIVe siècle par sa longévité exceptionnelle et sa brillante carrière militaire sous le règne d'Édouard III. Associé au comté du Devon et à la ville de Crediton, il fut également l'un des premiers chevaliers de l'ordre de la Jarretière.
Né vers 1281–1283 ; décédé en 1387. S'étant éteint à un âge exceptionnel pour l'époque (estimé à plus de 100 ans, souvent rapporté à 106 ans), il a traversé presque tout le XIVe siècle.
Il résidait principalement à Ruxford (dans la paroisse de Sandford, près de Crediton, dans le Devon).
Issu de l'ancienne lignée des seigneurs de Iddesleigh (Devon), siège historique de sa famille.
Marié à Lady Isobel (ou Isabelle), dont l'effigie sculptée repose à ses côtés.
Sir John de Suly fut un soldat aguerri de la guerre de Cent Ans et des campagnes écossaises, participant à plusieurs batailles majeures de l'histoire militaire anglaise.
Il prit part aux guerres d'Écosse au début du XIVe siècle, combattant notamment lors du siège de Berwick et de la bataille de Halidon Hill (1333).
À partir de 1338, il s'engage dans les campagnes continentales sous la bannière d'Édouard III et de ses capitaines.
À bataille de Crécy (1346), il combattit vaillamment aux côtés du comte d'Arundel, alors qu'il était déjà âgé d'environ 65 ans.
La bataille navale de Winchelsea (1350) : il participa à cette victoire navale décisive contre les flottes espagnoles.
En 1352, il conclut une indenture militaire avec Édouard, le Prince Noir, qui lui garantit une rente viagère importante de 40 livres par an, prélevée sur les revenus du duché de Cornouailles.
Vers 1362, il fut nommé par le roi Édouard III au rang de 39e Chevalier de l'Ordre de la Jarretière.
Ses insignes et stalles étaient enregistrés dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor.
Bien que Sir John de Suly soit décédé en 1387, son nom est intimement lié à la période autour de 1390 en raison de l'un des témoignages juridiques et héraldiques les plus célèbres du Moyen Âge anglais : le procès Scrope v. Grosvenor (instruit entre 1385 et 1390).
Peu de temps avant sa mort, alors qu'il était centenaire, il figura parmi les vénérables témoins appelés à déposer pour attester de l'ancienneté des armoiries de la famille Scrope.
Dans sa déposition, il déclara officiellement être âgé de 105 ans, fournissant aux historiens modernes un aperçu biographique précieux sur sa jeunesse et ses premières campagnes.

1390 - Andrew Luttrell (v. 1313-1320 † 6 septembre 1390) - Irnham - Lincolnshire - Angleterre

Sir Andrew Luttrell (parfois désigné comme le 3e ou 5e Lord Luttrell d'Irnham), né entre 1313 et 1320 et mort le 6 septembre 1390, est un noble et chevalier anglais influent, fortement ancré dans le comté du Lincolnshire.
Il appartient à la célèbre famille Luttrell, une lignée d'origine normande bien implantée dans l'administration et la société féodale anglaise du Moyen Âge (connue notamment pour être liée au fameux manuscrit du Psautier de Luttrell).
Son domaine principal et son centre d'influence se situaient à Irnham, dans le sud-ouest du Lincolnshire.
Sir Andrew Luttrell s'est éteint le 6 septembre 1390 à l'âge d'environ 77 ans.
Sa dalle porte une épitaphe latine simple et traditionnelle : « Hic iacet Andreas Louttrell miles d[omi]n[u]s de Irnh[a]m qui obijt vjt°die Septe[m]br[is] a[nn]° d[omi]ni . mill[esim]o... » (Ici gît Sir Andrew Luttrell, seigneur d'Irnham, décédé le 6e jour de septembre en l'an du Seigneur...)

1390 - Dame anonyme - Swine-in-Holderness - Yorkshire - Angleterre

Dans le contexte des recherches généalogiques et archéologiques sur l'Angleterre médiévale autour de l'année 1390, l'expression « Dame anonyme de Swine-in-Holderness » fait référence à un célèbre gisant féminin non identifié avec certitude (ou autrefois anonyme/disputé) conservé dans l'ancienne église du prieuré de Swine, dans le Yorkshire.
L'analyse de ce monument permet de retracer les éléments biographiques et historiques associés à cette figure de la haute aristocratie locale.
L'église Sainte-Marie de Swine (anciennement l'église conventuelle du Swine Priory, un important prieuré de moniales cisterciennes) est située dans la région de Holderness, dans l'East Riding du Yorkshire, en Angleterre.
Le monument est daté des environs de 1370–1390.
Bien que l'historiographie ancienne et les registres locaux aient parfois désigné certaines de ces effigies de manière imprécise en raison de l'absence d'inscriptions explicites ou de blasons clairement identifiables sur le moment, les études héraldiques et archéologiques modernes (notamment sur les tombes de la famille Hilton) ont permis de resserrer considérablement le contexte biographique de ces sculptures.
L'église de Swine abrite plusieurs superbes sépultures de la puissante famille locale des Sir Robert de Hilton (notamment Sir Robert Hilton II et ses épouses).
L'une de ces effigies féminines en albâtre, sculptée vers 1370–1390, représente traditionnellement Maud, épouse de Sir Robert Hilton, ou une proche parente de cette lignée seigneuriale qui dominait la région de Holderness à cette époque.
La dame est représentée vêtue des superbes habits de cour de la fin du XIVe siècle (coiffure voilée, robe ajustée à boutons, houppelande ou manteau cérémoniel), témoignant du statut aristocratique élevé d'une noble dame du Yorkshire sous le règne de Richard II.

1390 - Dame anonyme - Chinnor - Oxfordshire - Angleterre

Dans l'inventaire des monuments et des plaques funéraires en laiton de la fin du XIVe siècle en Angleterre, l'entrée désignant une « Dame anonyme » à Chinnor (Oxfordshire) renvoie généralement aux effigies féminines associées à la puissante famille locale des Malyns dans l'église paroissiale St Andrew de Chinnor.
Bien que certaines plaques de cette période aient pu perdre leurs inscriptions ou désigner des figures de femmes de la noblesse dont le nom précis s'estompe dans les classements purement typologiques, l'étude de l'église de Chinnor permet de resserrer ces repères biographiques autour de 1385–1390.
L'église de Chinnor possède plusieurs monuments remarquables mettant en scène des chevaliers et leurs épouses, souvent étudiés conjointement par les historiens de l'art funéraire.
La dalle de Sir Reynald de Malyns et de ses deux épouses (vers 1385) : Sir Reynald de Malyns y est représenté en armure complète, encadré par ses deux épouses (dont l'une ou les deux ont parfois été répertoriées sous des libellés descriptifs ou partiellement anonymes.
Le mémorial d'Esmoun (Edmund) de Malyns et d'Isabel : Un autre demi-gisant célèbre de la même travée représente Sir Esmoun de Malyns (fils de Sir Reynald) aux côtés de sa femme Isabel (parfois daté vers 1385–1390).
Les effigies féminines de Chinnor datant de cette charnière des années 1385-1390 offrent un témoignage visuel précieux sur la mode de la haute aristocratie terrienne.
Elles portent la robe ajustée caractéristique de la fin du XIVe siècle, serrée à la taille, avec des manches moulantes boutonnées jusqu'aux poignets.
Par-dessus la robe, elles arborent un long manteau d'apparat retenu sur la poitrine par des cordons reliés à des fibules ou des boutons décoratifs.
Leurs cheveux sont enserrés dans une résille ou une coiffe rigide rehaussée de voiles latéraux typiques du style de la cour sous Richard II.

1391 - Robert Swynbourne (v. 1327 † 6 octobre 1391) - Little Horkesley - Essex - Angleterre

Sir Robert Swynbourne fut un homme politique, propriétaire terrien et chevalier anglais influent, principalement associé au comté d'Essex et aux régions de Swinburn et Gunnerton dans le Northumberland.
Il était l'héritier de Thomas Swynbourne de Gunnerton. Ayant perdu son père avant 1332 alors qu'il n'était âgé que de cinq ans environ, il devint le successeur et le représentant de sa lignée.
Par le biais d'un accord de transmission de la seigneurie validé dans les années 1320-1332, sa famille devint seigneur du manoir de Little Horkesley dans l'Essex.
Sir Robert Swynbourne s'est marié à deux reprises.
Avant août 1357, il épousa Agnes Felton, fille du député William Felton. Ils eurent un fils, Thomas Swynbourne, et une fille.
Il épousa ensuite Joan Boutourt, avec qui il eut quatre fils (dont William Swinburne) et deux filles.
Il fut adoubé chevalier avant avril 1356.
Il joua un rôle politique d'envergure locale et nationale, siégeant à plusieurs reprises en tant que membre du Parlement représentant l'Essex (notamment en janvier 1377, 1379, octobre 1382, novembre 1384 et janvier 1390).
Il exerça les fonctions de shérif de l'Essex et du Hertfordshire entre décembre 1388 et janvier 1389.

1391 - Thomas Arderne (v. 1337 † 24 juin 1391) - Église Sainte-Marie - Elford - Staffordshire - Angleterre

Sir Thomas de Arderne (né vers 1337 et décédé le 24 juin 1391) fut un chevalier et propriétaire terrien influent du XIVe siècle, étroitement associé au manoir d'Elford dans le Staffordshire.
Il était le fils de Sir John de Arderne et de son épouse (puis troisième épouse) Ellen Wastenys.
Par le biais de dispositions familiales et de successions, il devint seigneur du manoir d'Elford dans le Staffordshire, tout en conservant des liens avec les terres familiales dans le Cheshire (notamment Aldford).
Il épousa Matilda (ou Katherine) Stafford, fille de Sir Richard de Stafford de Pipe, union par laquelle il consolida ses positions dans la région.

1391 - Guy de Bryan (v. 1309/1319 † 17 août 1390) - Abbaye de Tewkesbury - Tewkesbury - Gloucestershire - Angleterre

Sir Guy de Bryan 1er baron Bryan, est un grand militaire, administrateur et diplomate anglais du XIVᵉ siècle. Proche conseiller du roi Édouard III, il s'est illustré pendant la guerre de Cent Ans.
Issu d'une famille noble implantée au pays de Galles (Walwyn's Castle) et dans le Devon (Torbryan).
Il participe aux campagnes d'Écosse, de Flandre et de France (notamment à la bataille de Crécy).
Lors du siège de Calais (1349–1350), il porte l'étendard royal face aux Français, rôle pour lequel le roi lui attribue une rente annuelle.
Nommé Amiral de la Flotte de l'Ouest à deux reprises (1356–1360 et 1370–1372).
Gardien du Grand Sceau d'Angleterre (Keeper of the Great Seal) en 1349.
Gouverneur du château de Saint-Briavel et conservateur de la forêt de Dean.
Convoqué au Parlement comme baron Bryan à partir de 1350.
Négociateur du traité de Calais (1360) ; un coffre médiéval ayant contenu le document porte encore ses armoiries (d'or à trois piles d'azur).
Ambassadeur auprès du pape Innocent VI à Avignon en 1361.
Reçu Chevalier de l'ordre de la Jarretière (KG) vers 1369-1370.
Épouse en premières noces Joan Carew. Épouse en secondes noces Elizabeth Montagu (fille du comte de Salisbury), avec qui il a plusieurs enfants (dont Guy, William et Philip).
Il meurt le 17 août 1390. Son tombeau, surmonté de son gisant en armure, est visible à l'abbaye de Tewkesbury.
Tous ses fils étant morts avant lui, ses biens et titres sont transmis à ses petites-filles.

1392 - John Cray († 1392) - Chinnor - Oxfordshire - Angleterre

John Cray fut un écuyer royal et un propriétaire terrien influent de la fin du XIVe siècle, étroitement rattaché à la cour du roi Richard II et au comté d'Oxfordshire.
John Cray occupait la fonction d'écuyer auprès du roi Richard II. Ce rôle le plaçait au cœur de l'entourage militaire et domestique du souverain durant une période charnière de l'histoire politique de l'Angleterre médiévale.

1393 - Edward Cerne († 1393) - Draycott Cerne - Wiltshire - Angleterre

Sir Edward Cerne fut un chevalier et propriétaire terrien influent, dont le nom est profondément lié au village de Draycott Cerne (ou Draycot Cerne) dans le comté du Wiltshire, en Angleterre.
Membre de la famille de Cerne, une ancienne lignée possédant des branches notables dans le Wiltshire et le Dorset (dans les environs de Cerne Abbas).
Il devint le propriétaire et seigneur du manoir de Draycot après son frère John de Cerne (décédé vers 1346). Le suffixe « Cerne » accolé au nom du village de Draycott provient précisément du patronyme de cette famille de seigneurs médiévaux.
Il fut fait chevalier vers 1378.
Il joua un rôle actif dans l'administration fiscale et locale du Wiltshire pour le compte de la Couronne, officiant notamment comme assesseur d'impôts en 1379 et collecteur en 1382.
Sir Edward Cerne fut marié à plusieurs reprises (sa famille se perpétuant à travers ses descendants).
Ses dernières années et sa postérité sont étroitement associées à son épouse Ellen (ou Elyne), qui lui survécut jusqu'en 1418. Après la mort de Sir Edward, Ellen obtint notamment l'autorisation d'employer un aumônier pour desservir un oratoire dans le manoir familial en 1399. Leur fils, également prénommé Edward, lui succéda brièvement avant de décéder en 1419.
Sir Edward Cerne s'éteignit en 1393. Le manoir était alors officiellement tenu directement de la Couronne en chef.

1393 - Konrad Kolbe von Boppard († 1393) - Boppard - Rhénanie-Palatinat - Allemagne

Konrad Kolbe von Boppard est une figure de la noble chevalerie rhénane, issu de l'une des plus anciennes familles patriciennes et aristocratiques de la ville de Boppard, au bord du Rhin.
Il appartient à la famille Kolbe von Boppard, un lignage noble de premier plan solidement enraciné dans la vie politique, militaire et sociale de Boppard et de la vallée du Moyen-Rhin.
Boppard était à cette époque une ville de grande importance stratégique et commerciale dans l'Électorat de Trèves et le Saint-Empire romain germanique.

1393 - Simon de Roucy (Simon de Pierrepont) († v. 1390) - Abbatiale Saint-Yved de Braine - Braine - Picardie - France

Simon de Roucy (aussi connu sous le nom de Simon de Pierrepont), comte de Braine et de Roucy, est un noble français de premier plan de la fin du XIVe siècle, étroitement rattaché à la Picardie et à l'illustre nécropole de l'abbaye royale de Saint-Yved de Braine.
Il est le fils de Jean V de Pierrepont, comte de Roucy, de Braine et de Rochefort, et de Marguerite de Baumetz, dame de Mirebeau.
Il devint comte de Braine et de Roucy (exerçant également des charges sur ces domaines au début des années 1390).
Personnage important et influent sous le règne du roi Charles V, il fut mandaté pour accomplir diverses missions diplomatiques et politiques d'envergure, notamment pour des affaires secrètes touchant l'honneur de la Couronne.
Il figura parmi les seigneurs désignés comme otages pour garantir le paiement de la rançon du roi Jean II le Bon en 1362, et prit part aux délégations d'ambassadeurs chargés de négocier la paix entre la France et l'Angleterre.
Il épousa Marie de Châtillon (fille de Hugues de Châtillon, seigneur de Rozoy, et de Marie de Clacy, vidamesse du Laonnois). De cette union naquirent : Jean de Roucy, qui devint évêque et duc de Laon (1386-1418) ainsi que Pair de France. Hugues II de Pierrepont, qui lui succéda à la tête du comté de Roucy et de Braine. Simon II (surnommé « l'Insensé », seigneur de Pont-Arcy). Marguerite de Roucy, qui épousa Thomas de Saluces.

1394 - Anne de Bohème (11 mai 1366 † 7 juin 1394) - Cathédrale de Westminster - Londres - Angleterre

Anne de Bohème (en tchèque : Anna Česká), née le 11 mai 1366 à Prague et décédée le 7 juin 1394 au palais de Sheen, fut reine consort d'Angleterre en tant que première épouse du roi Richard II. Elle est l'une des souveraines les plus aimées de l'histoire médiévale anglaise, passée à la postérité sous le surnom de « Good Queen Anne » (la Bonne Reine Anne).
Elle était la fille aînée de l'empereur Charles IV du Saint-Empire (également roi de Bohême) et de sa quatrième épouse, Élisabeth de Poméranie.
Elle était la sœur de l'empereur germanique et roi de Bohême Venceslas IV.
Mariage avec le Roi Richard II, union politique : le mariage fut arrangé dans le cadre du Grand Schisme d'Occident, afin de sceller une alliance diplomatique entre l'Angleterre et le Saint-Empire contre la France et le pape d'Avignon.
Arrivée en Angleterre au terme d'un voyage difficile à travers l'Europe et la Manche, elle épousa Richard II le 20 janvier 1382 à l'abbaye de Westminster, à l'âge de 15 ans. Elle fut couronnée deux jours plus tard dans la même abbaye.
Le couple royal vécut une union très unie et fusionnelle, mais le mariage demeura sans enfant.
Bien qu'elle n'ait pas exercé de pouvoir direct, Anne de Bohème joua un rôle crucial d'intercession et de clémence auprès du roi. Elle intervint à plusieurs reprises pour sauver la vie de condamnés ou apaiser des tensions politiques, notamment en intercédant avec succès pour obtenir le pardon royal lors de troubles civils majeurs (comme après la révolte des paysans de 1381).
Sa venue en Angleterre favorisa les échanges artistiques et intellectuels entre l'Europe centrale et la cour anglaise. Elle introduisit notamment de nouvelles modes vestimentaires (comme la coiffe haute de style bohémien) et contribua indirectement à la circulation d'écrits théologiques et réformateurs (les idées de John Wycliffe trouvant un écho en Bohême grâce à sa suite).
Anne de Bohème s'éteignit le 7 juin 1394 au palais de Sheen (dans le Surrey), à l'âge de 28 ans, emportée vraisemblablement par la peste.
Sa disparition plongea le roi Richard II dans un tel désespoir et un tel chagrin qu'il ordonna la destruction complète du palais de Sheen où elle était morte.
Ses obsèques solennelles furent célébrées en grande pompe à l'abbaye de Westminster le 3 août 1394. Richard II commanda par la suite un double tombeau monumental exceptionnel pour eux deux, leurs gisants en bronze sculptés étant représentés se tenant la main, scellant pour l'éternité leur union au cœur de l'abbaye.

1394 - Maud de Grey († 29 janvier 1394) - Stanton Harcourt - Oxfordshire - Angleterre

Maud de Grey (parfois appelée Matilda de Grey), décédée le 29 ou 30 janvier 1394, fut une noble dame anglaise de premier plan, issue de la puissante famille de Grey de Rotherfield et étroitement associée au domaine de Stanton Harcourt dans l'Oxfordshire.
Elle est la fille de Sir John de Grey, 2e Baron Grey de Rotherfield, qui fut également grand sénéchal de la maison du roi, et de sa seconde épouse, Avice Marmion.
Maud de Grey fut mariée à deux reprises au cours de sa vie, consolidant ainsi les alliances de sa famille au sein de la haute aristocratie terrienne : elle épousa d'abord John Botetourt (fils de Sir John Botetourt, 2e Lord Botetourt). De cette union naquirent au moins deux enfants, dont une fille, Joyce, qui devint l'épouse de Sir Hugh Burnell.
Avant juin 1374, elle épousa Sir Thomas Harcourt (1343–1417), député et influent propriétaire terrien, qui devint plus tard haut-shérif de l'Oxfordshire. Ensemble, ils eurent plusieurs enfants, dont Sir John Harcourt et Sir Thomas Harcourt.

1395 - Thomas de Braose († 2 septembre 1395) - Horsham - Sussex - Angleterre

Sir Thomas de Braose (parfois orthographié Brewes ou Brewse) fut un chevalier et propriétaire terrien influent issu de la puissante et ancienne famille anglo-normande des de Braose, fortement implantée dans le sud de l'Angleterre.
Il était le fils de Sir Thomas de Braose (2e Baron Braose) et de Beatrice de Mortimer (fille de Roger de Mortimer, 1er comte de March).
Sa famille possédait de vastes domaines répartis dans plusieurs comtés, incluant notamment des manoirs dans le Wiltshire (Manningford Bruce), le Gloucestershire (Tetbury), le Yorkshire (Whorlton), le Surrey (Bookham et Bramley), ainsi que dans le Sussex (Chesworth, Sedgwick et Bidlington, situés près de Horsham).
Son décès fut suivi de près par la disparition de ses jeunes enfants nés de son union avec son épouse Margaret : un fils posthume, Thomas (né en août 1395 et mort en bas âge), et une fille, Joan, décédée elle aussi en octobre 1395, ce qui entraîna la dispersion et le partage de ses grands domaines entre ses héritiers collatéraux.
Sa veuve Margaret se remaria par la suite (en 1396) avec Sir William Burcentre.

1395 - Robert Bardolph († 1395) - Mapledurham - Oxfordshire - Angleterre
Sir Robert Bardolph (ou Bardolf).
Chevalier (Knight) et membre de la petite noblesse terrienne (gentry). Il fut le dernier représentant direct de la branche principale de la famille Bardolph établie à Mapledurham.
Sir Robert a servi en tant qu'officier rapproché et garde du corps royal auprès de deux des monarques les plus importants de l'Angleterre médiévale : Édouard III et Richard II. Cette fonction témoigne de sa grande loyauté, de ses compétences militaires et de sa haute considération à la cour.
Il possédait et administrait le manoir de Mapledurham (plus précisément la portion historique liée aux Bardolph, passée par alliance dans la famille vers 1270) ainsi que d'autres terres dans l'Oxfordshire, telles que Stoke Lyne.
Sir Robert a profondément marqué le patrimoine architectural de Mapledurham. Il est notamment connu pour avoir fait construire l'une des ailes et chapelles latérales de l'église paroissiale locale, l'église St Margaret (St Margaret's Church), située sur les rives de la Tamise.
Sir Robert Bardolph s'éteint en 1395. Par son testament (prouvé notamment par Roger Walden, trésorier d'Angleterre), il émet le vœu d'être inhumé au sein même de l'église de Mapledurham qu'il a contribué à embellir.
N'ayant pas de descendance directe pour pérenniser le nom des Bardolph sur place, le manoir est initialement conservé par son épouse, Avice (ou Amice) Bardolf, qui y détient des droits viagers jusqu'à sa propre mort en 1416. À son décès, le domaine de Mapledurham est transmis par alliance au neveu d'Avice, William Lynde.
1395 - William de Breyene († 2-23 septembre 1395) - Seal - Kent - Angleterre
Sir William de Bryene (ou Bryan).
Il est le second fils de Guy de Bryan (1er Baron Bryan, chevalier de la Jarretière) et d'Elizabeth de Montagu. Sa famille appartenait à la haute aristocratie militaire de l'Angleterre médiévale sous les règnes d'Édouard III et de Richard II.
Sir William de Bryene devint propriétaire et seigneur du domaine de Seal (près de Sevenoaks dans le Kent), un manoir notable de la région qui passa entre ses mains avant sa mort à la fin du XIVe siècle.
Sir William s'éteint le 22 ou 23 septembre 1395 (laissant son épouse Joan / Jeanne survivante, sans descendance directe).
1395 - Inconnu Mortimer - Église de Montgomery - Montgomery - Powys - Pays de Galles
À la fin du XIVe siècle, la maison des Mortimer (Earldom of March) est l'une des familles les plus riches, influentes et puissantes d'Angleterre et du Pays de Galles. Ils contrôlent de vastes territoires frontaliers (les Marches) depuis leurs bastions de Wigmore et de Montgomery Castle.
Le château et la ville de Montgomery étaient des possessions stratégiques clés pour les Mortimer, qui y exerçaient une autorité seigneuriale et judiciaire directe.
Dans les inventaires archéologiques et les études sur les gisants du XIVe siècle, certaines sépultures de cette période abritent des chevaliers ou des membres de la haute société locale dont le nom précis s'est perdu au fil des siècles, faute de registres paroissiaux intacts ou d'inscriptions lisibles sur la pierre.
L'attribution de cette effigie ou de ce monument à la famille Mortimer (bien que l'individu exact reste anonyme ou sujet à débat dans les listes généalogiques) découle de l'héraldique, du style d'armure caractéristique de la fin des années 1390, et du mécénat exercé par la famille sur les édifices religieux de la région de Montgomery.

1396 - John Thornbury (v. 1350 † v. 4 septembre 1396) - Little Munden - Hertfordshire - Angleterre

Chevalier et propriétaire terrien influent, actif sous les règnes d'Édouard III et de Richard II.
Il est adoubé chevalier vers février 1373.
Sir John acquiert ou consolide d'importants domaines dans le Hertfordshire. Il prend notamment le contrôle du manoir de Little Munden (qu'il se procure vers 1379-1380) ainsi que des terres à Bygrave, qui devient l'un des centres de ses activités et de sa gestion terrienne à la fin de sa vie.
Il s'implique dans la vie politique et administrative locale du Hertfordshire et siège notamment comme député (Member of Parliament) représentant son comté.
Il est époux de Naverina (ou Nanerina / Naverina de Knightley).
Descendance : un fils héritier, Sir Philip Thornbury (né vers 1396, qui lui succède à la tête des domaines familiaux). Des filles, dont les alliances matrimoniales renforcent les liens avec la petite noblesse et la gentry régionale (notamment les familles Corbet, Peyto, Knightley et Benstede).
Sir John Thornbury s'éteint peu avant le 4 septembre 1396.
Après sa mort, sa veuve Naverina détient des droits viagers sur une partie des terres avant que leur fils Philip ne prenne pleinement possession des manoirs familiaux
1396 - Nanrina de Knightley - Little Munden - Hertfordshire - Angleterre
Nanrina (ou Naverina / Nanerina) Thornbury, née de Knightley.
Elle appartient à la famille des Knightley, une lignée de la petite noblesse terrienne (gentry). Elle épouse Sir John de Thornbury (né vers 1350, décédé en septembre 1396), chevalier et député influent du Hertfordshire.
Aux côtés de son époux, elle est associée à la gestion et à la vie du manoir de Little Munden, acquis par Sir John autour de 1379-1380. Ce domaine constitue la principale assise foncière et résidentielle.
En tant qu'épouse de chevalier, Nanrina participe activement aux réseaux d'alliances locales de la gentry du Hertfordshire, consolidant le statut de sa famille à travers les mariages de ses enfants.
De son union avec Sir John de Thornbury, elle a eu au moins deux enfants connus : Sir Philip Thornbury (né vers 1396), qui héritera des domaines familiaux après la disparition de ses parents. Joan de Thornbury (née vers 1375), dont les alliances matrimoniales renforcent les liens de la famille avec d'autres notables de la région.
L'année 1396 marque un tournant tragique pour la famille : c'est l'année du décès de Sir John Thornbury (survenu début septembre 1396), rapidement suivi ou précédé de près par celui de Nanrina elle-même, marquant la transition des domaines vers la génération suivante.

1396 (environ) - Simon de Roucy (†1392), comte de Braine, et son épouse Marie de Châtillon († 1396) - Musée de Soissons - Braine - Picardie - France

Simon de Roucy (ou de Pierrepont) : issu de la puissante maison de Pierrepont, il est comte de Braine et de Roucy. Il s'illustre dans la carrière des armes au XIVe siècle et rachète notamment le comté de Roucy en 1385. Il s'éteint en 1392.
Marie de Châtillon : fille de la grande maison de Châtillon (l'une des familles aristocratiques les plus en vue du nord de la France et de la Champagne), elle épouse Simon de Roucy. Elle lui survit de quelques années et décède en 1396.
De leur union naît notamment Jean VI de Roucy, qui leur succède à la tête des comtés et trouvera la mort tragiquement à la bataille d'Azincourt en 1415.
Braine (située dans l'actuel département de l'Aisne) était un centre seigneurial de premier plan, doté d'une abbaye royale prestigieuse, l'abbaye Saint-Yved de Braine, qui servait de nécropole traditionnelle aux grands seigneurs de la région (comme les comtes de Dreux et de Braine).
C'est dans cette abbatiale que le couple avait choisi d'élever son monument funéraire à la fin du XIVe siècle.
1396 - Margaret de Stafford (v. 1365 † 1396) - Église Sainte-Marie - Staindrop - Durham - Angleterre
Elle est la fille de Hugh de Stafford (2e comte de Stafford, chevalier de la Jarretière) et de Philippa de Beauchamp. Elle appartient ainsi à la haute aristocratie militaire de l'Angleterre médiévale.
Vers 1382, elle épouse Sir Ralph Neville (futur 1er comte de Westmorland).
Par ce mariage, elle devient une figure centrale de la puissante maison Neville. Le couple est profondément ancré à Staindrop (dans le comté de Durham), localité où se trouve Raby Castle, le grand bastion et le siège principal des possessions des Neville dans le Nord de l'Angleterre.
De cette union naissent de nombreux enfants (autour de huit ou neuf), parmi lesquels : John de Neville (ancêtre des barons Neville de Raby). Sir Ralph Neville (seigneur d'Oversley). Maud, Alice, Philippe, Anne et Elizabeth Neville. Margaret Neville (née précisément en juin 1396).
Margaret de Stafford s'éteint en 1396 (certaines sources indiquent le 9 juin 1396, année de la naissance de sa dernière fille homonyme, Margaret). Son décès met fin à quatorze années de mariage avec Ralph Neville.
Après sa mort, son veuf Ralph Neville se remarie rapidement la même année (fin 1396) avec Joan Beaufort, fille de John de Gaunt (duc de Lancastre), alliance qui propulsera la famille au sommet de la politique royale au XVe siècle.
1396 - Elizabeth Latimer (v. 1356 † 5 novembre 1395) - Église St James - Spilsby - Lincolnshire - Angleterre
Elizabeth Latimer (née vers 1356), 4e (ou 5e) Baronne Latimer de Corby suo jure (de son propre chef à partir de mai 1381).
Elle est la fille de William le Latimer (3e/4te Lord Latimer) et d'Elizabeth FitzAlan. Elle appartient par sa naissance à la haute aristocratie de la fin de l'Angleterre médiévale.
Elizabeth Latimer s'est mariée à deux reprises : avec John de Neville (3e Baron Neville de Raby, chevalier de la Jarretière), épousé avant octobre 1381. De cette union naissent notamment : John Neville, qui deviendra le 5e/6e Baron Latimer. Elizabeth Neville, qui épousera son beau-frère Sir Thomas Willoughby.
Second mariage : avec Robert de Willoughby (4e Baron Willoughby de Eresby), épousé après octobre 1388. De cette union naît une fille : Margaret de Willoughby.
Elizabeth Latimer s'éteint le 5 novembre 1395 à l'âge d'environ 39 ans. Elle rédige son testament peu de temps avant, le 18 octobre 1395 (lequel est prouvé le 10 novembre de la même année).

1397 - John de St Quintin († 1397) - Brandsburton - Yorkshire - Angleterre

Sir John de St. Quintin (parfois orthographié Saint Quinton).
Chevalier et riche propriétaire terrien appartenant à la gentry du Yorkshire.
Issu de la puissante famille normande des St. Quintin (établie de longue date dans le nord de l'Angleterre, notamment à Harpham et Brandsburton dans la seigneurie de Holderness). Il est étroitement lié aux grandes lignées locales. Il est marié à Lora (ou Laura), qui lui survit.
Les St. Quintin détenaient d'importants manoirs et terres dans le Yorkshire de l'Est. Brandsburton constituait l'une de leurs principales résidences et assises seigneuriales dans le district de Holderness.
En tant que seigneur local, Sir John gérait de vastes domaines agricoles et s'impliquait dans les affaires administratives et judiciaires de la région sous le règne de Richard II.
Sir John de St. Quintin s'éteint en 1397.
Dans son testament rédigé en 1397, il fait preuve d'un grand souci de commémoration en léguant la somme considérable de vingt marcs (20 marks) pour l'achat d'une belle pierre de marbre destinée à abriter sa sépulture.
1397 - Burkhard von Steinberg († 1397) - Roemer Museum - Hildesheim - Basse-Saxe - Allemagne

Burkhard von Steinberg (parfois mentionné sous des variantes germaniques anciennes liées à sa lignée).
Il appartient à la maison noble des von Steinberg, une ancienne famille aristocratique de Basse-Saxe profondément enracinée dans la région d'Hildesheim et de ses environs au Moyen Âge, connue pour posséder des châteaux, des domaines et exercer des charges politico-militaires locales.
L'année 1397 constitue un jalon chronologique documenté dans les archives ou les fonds patrimoniaux concernant sa vie, ses actes seigneuriaux ou la transmission de ses biens dans la région de Hildesheim à la fin du XIVe siècle.
1397 - Marie Eleinwoutres - Église Notre-Dame - Tongeren - Limburg - Belgique
Tongres est reconnue comme la ville la plus ancienne de Belgique. Au Moyen Âge, elle abrite un chapitre influent et constitue un carrefour religieux et artistique majeur au sein de la vallée de la Meuse.
Marie Eleinwoutres est principalement connue à travers sa dalle sépulcrale gravée datée de 1397, autrefois située ou rattachée au patrimoine funéraire de l'église Notre-Dame de Tongres.

1398 - John Bettesthorne (v. 1329 † 6 février 1398) - Mere - Wiltshire - Angleterre

Sir John Bettesthorne (né vers 1329, originaire de Bisterne dans le Hampshire et de Chaddenwick à Mere dans le Wiltshire).
Il est le fils et héritier de Roger Bettesthorne d'Ashley (Hampshire) et de son épouse Margaret.
Il épouse vers 1366 Gouda (ou Goda) Cormailles, fille et co-héritière de John Cormailles.
Le couple a une fille unique et héritière, Elizabeth Bettesthorne (née vers 1353), qui épousera plus tard Sir John Berkeley de Beverstone.
Il administre d'importants domaines fonciers répartis entre le Hampshire, le Dorset et le Wiltshire (notamment à Chaddenwick, près de Mere).
Il s'engage activement dans la vie politique et administrative locale, servant notamment comme shérif du Hampshire et député (Member of Parliament) représentant le comté de Wiltshire au Parlement de février 1388, puis celui du Hampshire en janvier 1390.
Sir John détient de solides attaches à Mere, dans le Wiltshire, où il possède le manoir de Chaddenwick.
Il joue un rôle majeur dans l'histoire religieuse locale de Mere en fondant une chapelle (connue sous le nom de chapelle Bettesthorne ou chapelle sud de l'église Saint-Michel). C'est en tant que « fundator istius cantarie » (fondateur de cette chanterie) qu'il marque durablement l'édifice.
1398 - Thomas Markenfield († 1398) - Cathédrale de Ripon - Ripon - Yorkshire - Angleterre
Sir Thomas Markenfield (parfois orthographié Merkyngfeld).
Il est le fils de Sir Andrew de Markenfield (qui avait fondé la chanterie familiale à Ripon vers 1345) et de Margery Middleton.
Il est le propriétaire et l'héritier du célèbre Markenfield Hall, situé près de Ripon dans le Yorkshire du Nord. Ce domaine est l'un des rares manoirs entièrement fortifiés et entourés de douves du XIVe siècle subsistant en Angleterre.
Figure de la petite noblesse guerrière (gentry) du nord de l'Angleterre, il participe activement aux campagnes de son époque, notamment pendant la guerre de Cent Ans en France.
Son nom et ses insignes témoignent des réseaux d'influence de la fin du XIVe siècle. On relève sur ses représentations des colliers distinctifs (comme un cerf dans un enclos), illustrant l'adhésion ou la proximité avec les symboles royaux de Richard II (le cerf blanc ou white hart), ou agissant comme un jeu de mots héraldique (rebus) sur le nom « Mark-in-Field ».
Sir Thomas a été marié à plusieurs reprises pour consolider ses alliances régionales : avec Joan Mynyot (fille de Sir John Mynyot de Carlton Miniott). Avec Dionysia (ou Denise), veuve de Sir Henry de Sothill, avec qui il est associé sur son monument funéraire.
Il a eu plusieurs enfants, dont son fils et héritier Sir Thomas Markenfield (né vers 1365).
Sir Thomas Markenfield s'éteint en 1398 à l'âge d'environ 58-63 ans.
1398 - Miles de Bretigny - Abbaye d'Ourscamp - Chiry-Ourscamp - Picardie - France
La famille tire en partie son nom ou ses attaches foncières de la région proche de l'Oise et du Noyonnais (où se trouve notamment le village de Brétigny, dont l'église et les terres possédaient des liens historiques anciens avec les grands établissements ecclésiastiques de la région, dont l'abbaye d'Ourscamp).
Fondée au XIIe siècle, l'Abbaye Notre-Dame d'Ourscamp était l'un des monastères les plus puissants et prestigieux de Picardie. Elle exerçait une immense influence spirituelle, économique et terrienne sur les environs, servant fréquemment de lieu de sépulture privilégié ou de recueil mémorial pour les notables, chevaliers et bienfaiteurs locaux.
L'année 1398 marque la date de son décès ou de la mise en place de ses dispositions commémoratives. À cette époque, la région frontalière et les vallées de l'Oise se relèvent progressivement des ravages de la guerre de Cent Ans (notamment des pillages et destructions subis par l'abbaye au XIVe siècle).
1398 - Blanche de Navarre (v. 1331-1333 † 5 octobre 1398) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France
Blanche de Navarre (en espagnol Blanca de Navarra), née vers 1331 ou 1333.
Elle est la fille de Philippe III de Navarre (comte d'Évreux et roi de Navarre par son mariage) et de Jeanne II de Navarre (reine de Navarre). Elle appartient ainsi à une branche cousine et très puissante de la dynastie capétienne.
Elle est notamment la sœur du roi Charles II de Navarre (dit « Charles le Mauvais ») et de Philippe de Navarre, comte de Longueville.
En janvier 1350, elle épouse le roi Philippe VI de Valois, devenant ainsi reine de France. Ce mariage est marqué par un écart d'âge important (le roi est veuf et beaucoup plus âgé qu'elle).
Le règne conjoint est très bref, puisque Philippe VI décède l'année suivante, en août 1350. Enceinte au moment de la mort du roi, Blanche donne naissance à une fille posthume, Jeanne (qui meurt en bas âge en 1371).
« La Belle Reine » : en raison de sa grande beauté reconnue par ses contemporains, elle fut souvent désignée sous ce nom à la cour de France. Elle refuse de se remarier par la suite, malgré des propositions (notamment de Pierre Ier de Castille), et se retire sur ses terres.
En tant que reine douairière, elle détient d'importants domaines et revenus, notamment le comté de Mantes et de Meulan.
Elle joue parfois un rôle diplomatique discret mais influent entre la couronne de France (ses beaux-frères et neveux Valois) et sa propre famille navarraise (marquée par de profonds conflits politiques avec Charles V et Charles VI).
Blanche de Navarre s'éteint le 5 octobre 1398 à Neaufles-Saint-Martin (près de Gisors), à un âge avancé pour l'époque (environ 65-67 ans). Elle survit ainsi à la quasi-totalité des protagonistes de sa génération de la guerre de Cent Ans.
Par ses dernières volontés, elle lègue ses biens à divers membres de sa famille et prévoit de généreuses fondations pieuses.

1399 - Heinrich Beyer von Boppard († 26 août 1376) - Klostermarienberg - Burgenland - Autriche - (Berlin - Bode Museum)

Électeur-burgrave (Erbburggraf) de Boppard et l'un des ministériaux les plus puissants et influents de la moyenne vallée du Rhin au XIVe siècle.
Il est le fils de Simon Beyer von Boppard. Issu de cette grande famille noble de Boppard, il a trois frères qui ont opté pour de brillantes carrières ecclésiastiques (notamment Dietrich, évêque de Worms puis de Metz, et Reinbold, dignitaire ecclésiastique).
À l'instar de ses ancêtres, Heinrich entretient des liens étroits avec l'empereur Karl IV (Charles IV). Dès 1349, il devient vassal de l'Empire et reçoit des charges et des revenus douaniers stratégiques le long du Rhin.
Il est bailli (Schultheiß) de Boppard et officie comme administrateur et commandant militaire (Amtmann) pour l'archevêque de Trèves dans la région de Stolzenfels et Niederlahnstein.
Il épouse au plus tard en 1351 Lisa von Lösnich (veuve de Cuno VII von Pyrmont), ce qui permet à la famille d'étendre considérablement ses possessions territoriales le long de la Moselle.
Il s'éteint le 26 août 1376 au château de Stolzenfels. Son épouse Lisa lui survit plusieurs années et décède le 7 septembre 1399.
1399 - Lisa von Lösnich († v. 1399) - Klostermarienberg - Burgenland - Autriche - (Berlin - Bode Museum)
Lisa von Lösnich (parfois orthographiée Liese ou Elisabeth).
Elle est la fille et héritière de Konrad von Lösnich et d'Adelheid von Bruch, une famille noble ancrée dans la vallée de la Moselle.
Elle épouse en premières noces Cuno VII von Pyrmont, ce qui lui vaut le titre de dame ou douairière de Pyrmont.
Veuve, elle se remarie au plus tard en 1351 avec Heinrich VI. Beyer von Boppard, l'un des ministériaux et burgraves les plus puissants de la moyenne vallée du Rhin. Cette union permet aux Beyer von Boppard d'étendre considérablement leurs possessions le long de la Moselle.
Après la mort de son second époux, Heinrich VI. Beyer von Boppard, survenue en 1376 au château de Stolzenfels, Lisa lui survit de longues années.
Elle gère ses biens et son douaire avec une grande influence au sein de la région rhénane jusqu'à sa propre mort survenue à la fin du siècle, autour de 1399.

1400 - Chevalier anonyme - Swine-in-Holderness - Yorkshire - Angleterre

L'église de Swine est ce qui subsiste de l'ancien prieuré de moniales augustines fondé au XIIe siècle. C'est un édifice riche en histoire médiévale, qui abrite plusieurs monuments funéraires de premier plan pour la région de Holderness.
L'église a accueilli les gisants et les mémoriaux de grandes familles locales (telles que les familles Hilton ou Constable), qui y affichaient leur statut à travers des effigies sculptées.
Parmi les pièces sculptées conservées dans l'église se trouve un mémorial de chevalier en albâtre ou en pierre dont l'identité précise s'est perdue ou reste débattue par les historiens en raison de l'érosion du temps, de l'absence d'inscriptions lisibles ou de blasons héraldiques identifiables.
1400 - Robert de Freville († v. 1393) - Little Shelford - Cambridgeshire - Angleterre
Robert de Freville (ou Frevyll).
Il est issu de la puissante famille des de Freville, une lignée de propriétaires terriens qui a détenu le manoir de Little Shelford pendant plus de trois cents ans. Il est le frère de Sir John de Freville (décédé vers 1372) et de Thomas de Freville.
Membre de la petite noblesse terrienne (gentry) du Cambridgeshire, il hérite des domaines familiaux de Little Shelford après l'extinction d'autres branches directes dans les années 1380.
Le manoir de Little Shelford constituait le siège principal des de Freville dans le Cambridgeshire. Robert de Freville y exerça ses charges seigneuriales et assura la gestion des terres locales jusqu'à sa mort (survenue avant la fin du XIVe siècle, autour de 1393).
Il était marié à Clarice (ou Clarissa), qui lui survécu.
Bien que Robert de Freville se soit éteint un peu plus tôt (en 1393), l'année 1400 marque un moment clé documenté pour sa succession et sa mémoire administrative : des écrits royaux et des enquêtes après décès (inquisitions post mortem) sont enregistrés en septembre 1400 concernant sa veuve Clarice (qui détenait des parts de douaire à Little Shelford jusqu'à son propre décès en août 1400) ainsi que la transmission formelle des terres à son fils et héritier, Thomas de Freville.
1400 - Thomas de Freville (v. 1360 † 5 novembre 1405) - Little Shelford - Cambridgeshire - Angleterre
Il est le fils et héritier de Robert de Freville (décédé en 1393) et de son épouse Clarice.
Il appartient à la puissante lignée des de Freville, une famille de la petite noblesse terrienne (gentry) qui a exercé la seigneurie du manoir de Little Shelford pendant plus de trois siècles.
Après le décès de son père Robert (1393) puis de sa mère Clarice (dont la mort est enregistrée par des enquêtes officielles en août-septembre 1400), Thomas de Freville prend pleinement possession du manoir de Little Shelford et des charges seigneuriales locales.
Durant les premières années du XVe siècle, il administre ses terres du Cambridgeshire dans un contexte de transition économique post-peste noire et consolide les avoirs de sa famille.
Il épouse Margaret. De cette union naît notamment leur fils et héritier, William de Freville (qui succédera à son père et décèdera en 1460).
1400 - John Mauleverer († 30 novembre 1400) - Allerton Mauleverer - Yorkshire - Angleterre
Chevalier et membre de la petite noblesse terrienne (gentry) du Yorkshire.
Il est marié à Eleanor de Middleton, fille de Sir Peter de Middleton (de Stockeld) et d'Eustachia de Plumpton.
De leur union naissent notamment Halnath Mauleverer (qui lui succède) et vraisemblablement une fille, Beatrice Mauleverer (épouse de Sir John Clervaux).
La famille Mauleverer est intimement liée au village d'Allerton Mauleverer (situé près de Knaresborough dans le Yorkshire) depuis l'époque normande, où elle a fondé des structures religieuses et établi son siège seigneurial.
Bien que les détails de sa vie civile restent en partie discrets dans les archives, les chroniques et rôles militaires gardent la trace de sa participation à des campagnes anglaises en Écosse au cours des années 1380.
1400 - Edmund Peacock († v. 1400) - St Albans - Hertfordshire - Angleterre
La région de St Albans, au cœur du Hertfordshire, était dominée au Moyen Âge par la puissante abbaye bénédictine de St Albans, qui exerçait une vaste juridiction ecclésiastique, économique et terrienne sur les environs.
Les annales topographiques et historiques du Hertfordshire (notamment les recensions des paroisses de la région, comme Shenley, située à proximité de St Albans) retracent l'histoire des domaines locaux à cette charnière des XIVe et XVe siècles.
Les enquêtes et chartes féodales associées à cette période signalent la possession de terres (telles que des manoirs dans les environs de St Albans) par des propriétaires terriens locaux comme Edmund Peacock.
À son décès (situé autour des environs de 1400 ou du début du XVe siècle), n'ayant pas de descendance directe, ses biens fonciers sont transmis à sa travée familiale. Ses terres passent ainsi à sa sœur, épouse de John de Somersham, qui devient son héritière légitime et transmet par la suite la lignée patrimoniale locale à ses propres filles (Margery, épouse de William Ashe, et sa co-héritière).
1400 - Hugh Newmarch († 1400) - Whatton-in-the-Vale - Nottinghamshire - Angleterre
Chevalier et influent propriétaire terrien appartenant à la petite noblesse (gentry) des Midlands.
La famille Newmarch (ou Neufmarché, d'origine normande) est bien implantée dans le Nottinghamshire et le Yorkshire depuis plusieurs générations, détenant d'importants manoirs et s'intégrant dans les réseaux féodaux de la région.
Les Newmarch possèdent des terres majeures à Whatton-in-the-Vale, un village situé dans la vallée de la Trent, au sud-est de Nottingham.
À l'instar des figures chevaleresques de son rang sous les règnes de Richard II et d'Henri IV, Sir Hugh participe à l'administration locale, aux commissions de maintien de l'ordre et aux affaires de la gentry du Nottinghamshire.
1400 - William de Tyrynton († 1400) - Aspley Guise - Bedfordshire - Angleterre
William de Tyrynton (ou Tyrington).
Propriétaire terrien et figure de la petite noblesse locale ou des administrateurs de manoirs (gentry) dans le comté de Bedford.
William de Tyrynton épouse Joan, qui était veuve de John de Gyse (membre de la illustre famille des Gyse ou Guise, qui a donné son nom au village d'Aspley Guise après y avoir établi sa seigneurie au XIVe siècle). Par ce mariage, William se trouve associé à la gestion des domaines et des intérêts fonciers de la famille Gyse dans la région.
Sa présence administrative s'inscrit dans la transition des pouvoirs locaux à Aspley Guise au tournant du XVe siècle, sous les règnes de Richard II et d'Henri IV.
1400 - Von Tottenheim († 1400) - Grunsfeld - Bade-Wurtemberg - Allemagne
La maison noble des Herren von Tottenheim (parfois orthographiée Dottencheim ou rattachée aux anciens seigneurs de Messelhausen et des environs). Famille de la basse noblesse franconienne et de chevalerie, possessionnée dans la vallée de la Tauber et les territoires environnants.
Les Tottenheim ont notamment possédé des droits seigneuriaux et des résidences notables à Messelhausen (aujourd'hui rattaché à Lauda-Königshofen, à proximité immédiate de Grünsfeld) dès la fin du XIVe et au cours du XVe siècle.
Autour de 1400, la région de Grünsfeld et de ses environs est sous la coupe de seigneurs locaux puissants (tels que les seigneurs de Rieneck et les seigneurs de Hohenlohe). Les membres de la famille de Tottenheim y agissent comme témoins, garants ou détenteurs de fiefs locaux.
Les archives documentaires franconiennes de cette charnière des XIVe et XVe siècle mentionnent fréquemment des représentants de cette lignée (intervenant par exemple dans des actes de tutelle, des partages de biens ou des transactions foncières aux côtés des familles nobles de la région de Tauberbischofsheim).
1400 - Margareta Tordsdotter - Église Sainte-Ingrid - Skänninge - Ostrogothie - Suède
Skänninge était au Moyen Âge l'une des villes commerçantes et religieuses les plus dynamiques de Suède, située au cœur de la province fertile de l'Ostrogothie.
Le patronyme Tordsdotter (fille de Tord) s'inscrit dans les familles de la moyenne et haute aristocratie terrienne suédoise de la fin du XIVe et du début du XVe siècle (une période marquée par l'Union de Kalmar et les turbulences politiques entre la Suède et la couronne danoise).
1400 - Emma de Doddiscombe (v. 1387) - Église Saint-Michel - Horwood - Devon - Angleterre
Emma Pollard (née Emma de Doddiscombe ou Emme Doddiscombe), née vers 1387 et active au tournant du XVe siècle.
Elle est l'ille et l'héritière de Sir John de Doddiscombe, membre d'une ancienne et influente famille de chevaliers du Devon, solidement possessionnée dans la région de Doddiscombe Leigh et de Horwood.
Elle épouse John Pollard (souvent désigné comme John Pollard de Way et de Horwood), un éminent représentant de la gentry du Devon. Ce mariage stratégique permet aux Pollard d'hériter des vastes domaines des Doddiscombe à Horwood, fondant ainsi l'ascension de la branche majeure de la famille Pollard dans le nord du Devon.
Par l'héritage d'Emma, les Pollard s'enracinent durablement dans le paysage seigneurial du Devon.
De cette union naissent plusieurs enfants qui propulseront la lignée, parmi lesquels Walter Pollard (l'héritier des domaines), Richard Pollard et Robert Pollard. Ses descendants occuperont des rôles clés dans l'administration et la justice du comté au cours du XVe siècle.
1400 - Hugues de Chatelus (v. 1325 † v. 1400) - Église des Cordeliers - Charlieu - Rhône-Alpes - France
Hugues de Châtelus (ou Châteaumorand).
Né vers 1325, il s'éteint autour de 1400.
Chevalier banneret, il est l'un des premiers barons du Bourbonnais dès le milieu du XIVe siècle (notamment en 1356). Il est le puissant seigneur de Châteaumorand et de Châtelus, jouant un rôle de premier plan dans la chevalerie de la région et les conflits de la guerre de Cent Ans.
Vers 1390 et à l'approche des années 1400, Hugues de Châtelus devient le principal mécène et protecteur du couvent des Cordeliers de Charlieu (un monastère franciscain). Il finance à hauteur de trois quarts la reconstruction du remarquable cloître gothique, chef-d'œuvre de l'art du début du XVe siècle.
La maison de Châteaumorand s'établit durablement comme la protectrice de ce couvent franciscain, un statut honorifique qui leur conférait des privilèges particuliers au sein de l'église conventuelle.
1400 - Le comte Adolf III von der Mark (v. 1334 † v. 1394-1398) et son épouse Margareta von Berg (v. 1364 † 1442) - Clèves - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne
Adolf III von der Mark (vers 1334 – 1394 / 1398) : fils du comte Engelbert II von der Mark, il est d'abord destiné à une carrière ecclésiastique (il est élu évêque de Münster, puis archevêque de Cologne), mais il abandonne ses charges religieuses en 1368 pour succéder à son frère aîné comme comte de La Marck. En 1368, il devient également comte de Clèves (Graf von Kleve), unifiant ainsi les deux puissants territoires de la Rhénanie inférieure.
Margareta von Berg (vers 1364 – 1442) : Fille du duc Gerhard von Berg et de Marguerite de Ravensberg, elle épouse Adolf III en 1369. Cette alliance stratégique majeure renforce l'axe géopolitique entre les maisons de La Marck, de Clèves et de Berg.
Autour de 1400, la région vit une période charnière de structuration politique. Bien qu'Adolf III décède à la fin des années 1390 (en septembre 1394 ou 1398 selon les sources chronologiques de la Maison), son héritage se prolonge directement sous la régence et l'action de sa veuve Margareta et de leurs fils.
C'est sous l'impulsion de cette politique matrimoniale et territoriale que leurs successeurs obtiendront l'élévation de Clèves au rang de duché par l'empereur Sigismond en 1417, façonnant l'une des principautés les plus influentes du Bas-Rhin au XVe siècle.
1400 - Elisabeth de Juliers-Berg († ap. 4 octobre 1388) - Basilique St Lambert - Dusseldorf - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne
Élisabeth de Berg / de Juliers-Berg (souvent désignée par son alliance comme comtesse Elisabeth von Waldeck).
Elle est la fille de Gerhard von Jülich-Berg (Gerhard von Berg-Ravensberg) et de Margarete von Ravensberg-Berg. Elle appartient donc à la haute aristocratie des duchés de Juliers et de Berg, l'une des maisons souveraines les plus puissantes du bassin rhénan.
Elle épouse le comte Heinrich VI. von Waldeck (de la branche de Waldeck-Landau) entre 1353 et 1363. De cette union naissent plusieurs enfants, dont Adolf (qui perpétuera la lignée de Waldeck-Landau), Jutta, Élisabeth et Mechthild.
Élisabeth décède après le 4 octobre 1388.
Par son sang et ses alliances, elle relie la maison de Waldeck aux grands enjeux géopolitiques de la Rhénanie, un espace en pleine mutation institutionnelle au tournant du XVe siècle.
1400 - Elizabeth de St Quintin († 1400) - Église St Nicholas - West Tanfield - Yorkshire - Angleterre
Elle est issue de la puissante famille des St Quintin (ligue noble bien implantée dans le Yorkshire, notamment à Brandsburton).
Elle épouse Sir John Marmion (4e Baron Marmion), éminent seigneur de West Tanfield et chevalier engagé dans les campagnes militaires de son temps.
Son époux, Sir John Marmion, trouve la mort en 1387 alors qu'il combat en Espagne aux côtés de Jean de Gaunt (duc de Lancaster et prétendant au trône de Castille).
Devenue veuve, Elizabeth lui survit treize années, administrant les domaines familiaux et résidant notamment dans le manoir de West Tanfield. Elle s'éteint à son tour en 1400.