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Gisants, effigies mortuaires, statuaire profane et autres sculptures sont intéressantes à plus d’un titre. Tout d’abord documentaire.
Ensuite et surtout, par ce qu’elles nous apportent et nous apprennent sur le costume féminin et masculin au XIVe siècle,
tant civil que militaire. Une magnifique source d’inspiration et de référence pour les médiévistes reconstituteurs.
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Non daté - Fin XIVe siècle - Peigne d'ivoire sculpté - Hommes armés attaquant un bâtiment - British Museum - Angleterre |
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1300 - Clifford († 1300) - Frampton-on-Severn - Gloucestershire - Angleterre |
Le gisant conservé dans l'église Sainte-Marie (Church of St Mary the Virgin) à Frampton-on-Severn est attribué à un chevalier de la famille de Clifford, seigneurs du manoir de Frampton.
La famille Clifford (issue de Walter de Clifford, seigneur des Marches galloises et descendant du compagnon de Guillaume le Conquérant, Drogo Fitz Pons) était implantée à Frampton-on-Severn depuis le XIIᵉ siècle.
C'est de cette branche qu'était originaire la célèbre « Fair Rosamund » (Rosamonde Clifford), maîtresse du roi Henri II.
La statue, datée d'environ 1300, est généralement identifiée comme la représentation d'un membre de la lignée des seigneurs du manoir de cette époque — très probablement John de Clifford (mort en 1299) ou son fils Richard de Clifford.
Le chevalier est représenté couché dans une niche du collatéral nord de l'église.
Il porte l'équipement militaire en vigueurs vers 1300 : une cotte de mailles (ring mail) couverte d'un surcot, un écu (bouclier) sur le bras gauche et ses pieds reposant sur un chien.
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1300 - John de Cobham - Clyffe-Pypard - Swindon - Angleterre |
Le manoir de Clyffe Pypard appartenait au XIIIe siècle à John de Cobham. Une gravure commémorative dans l'église Saint-Pierre indique : « John de Cobham est mort ici. Il a fait construire cette église. »
Les Cobham étaient une famille d'avocats qui travaillaient comme juges itinérants sur l' Eyre et dans le gouvernement local à divers titres tels que shérif du Kent et gardien des Cinque Ports.
John de Cobham (décédé en 1300), de Cobham et de Cooling, connétable du château de Rochester dans le Kent et l'un des barons de l'Échiquier, épousa Joan de Septvans (décédée en 1298), fille et cohéritière de Sir Robert de Septvans de Chartham dans le Kent. Une plaque funéraire en laiton , posée en 1320, est conservée dans l'église Sainte-Marie-Madeleine de Cobham, à la mémoire de Joan Septvans ; elle présente l'un des plus anciens exemples connus de dais gothique. |
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1300 - Chevalier anonyme - Ashby-Cum-Fenby - Lincolnshire - Angleterre |
Chevalier anonyme. Bien qu'autrefois qualifié localement de « croisé » en raison de la posture sculptée, aucune inscription ni armoirie lisible ne permet aujourd'hui d'identifier la famille noble dont il est issu.
Le chevalier est représenté couché, les jambes croisées (cross-legged). Ce motif stylistique, très populaire dans l'Angleterre du XIVᵉ siècle, était autrefois interprété à tort comme le signe d'un vœu de croisade ou d'une participation aux expéditions en Terre sainte, alors qu'il s'agit avant tout d'une convention artistique visant à donner de la dynamique à la pierre.
Un lion sculpté repose à ses pieds, symbole traditionnel de bravoure, de valeur militaire et de triomphe sur la mort dans l'héraldique funéraire médiévale.
Le chevalier porte l'armure typique des années 1300 : une cote de mailles (hauberk) couverte d'un surcot d'étoffe et complétée par son bouclier. |
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1300 - Chevalier anonyme - High Ercall - Shropshire - Angleterre |
La tradition locale l'associe fréquemment à la famille Ercall (notamment Sir John d'Ercall), seigneur du manoir à cette époque, bien que l'absence d'inscription lisible classe officiellement la statue comme anonyme.
Le chevalier est représenté les jambes croisées, une convention esthétique anglaise emblématique du XIIIᵉ et du début du XIVᵉ siècle. Ses mains sont jointes sur la poitrine en attitude de prière.
Équipement militaire : port d'un haubert de mailles complet couvrant la tête (camail) et les bras. Recouvert d'un surcot léger (surcoat) fluide et fendu, ceinturé à la taille. Présence d'un grand bouclier de type écu attaché au bras et d'une épée au côté.
La tête repose sur des coussins sculptés et un lion couché à ses pieds symbolise le courage ainsi que la domination sur la mort. |
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1300 - Comte von Lichtenberg - Baden Baden - Bade-Wurtemberg. - Allemagne |
Les Lichtenberg étaient une puissante famille de la haute noblesse alsacienne, installée principalement dans le nord de l'Alsace (autour de leur château éponyme).
Les Lichtenberg entretenaient d'étroites relations d'alliances et diplomatiques avec la maison des margraves de Bade (Margraven von Baden). Ludwig von Lichtenberg a trouvé sa dernière demeure dans la collégiale de Baden-Baden, qui servait de nécropole à la dynastie régionale.
Il s'agissait d'un grand seigneur féodal engagé dans les conflits territoriaux et les alliances politiques du Rhin supérieur au XIIIe siècle, charnière entre le Saint-Empire romain germanique, l'Alsace et la Souabe.
Ce monument funéraire est exceptionnel à plusieurs titres pour les historiens et historiens de l'art : réalisé vers 1300, le gisant montre le noble représenté en chevalier, revêtu de son armure médiévale complète (cotte de mailles, surcot, épée et écu aux armes des Lichtenberg).
Il constitue un témoignage précieux sur l'équipement militaire et l'art funéraire de la fin du XIIIe et du tout début du XIVe siècle dans la région rhénane.
La présence de ce gisant dans la collégiale de Baden-Baden rappelle l'imbrication étroite entre l'Alsace et le pays de Bade au Moyen Âge, avant que la frontière politique du Rhin ne devienne aussi marquée. |
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1300 - Guillaume des Barres, mort le 23 février 1234 - Fontaine-les-Nonnes - Île-de-France - France |
Guillaume des Barres est issu des seigneurs de Oissery. Seigneur d'Oissery en 1179, il prend pour épouse la veuve de Simon III de Montfort le Chauve (1117-1181), Amicie de Leicester (?-1215). Il devient donc le beau-père de Simon IV de Montfort, qui mènera la croisade des Albigeois au début du XIIIe siècle.
Il fait partie des seigneurs attachés au jeune roi Philippe-Auguste. Il participe aux premières actions militaires du règne, notamment au siège de Châtillon (Bourgogne). Homme de grande taille, d'après Guillaume le Breton, il s'impose rapidement comme un chevalier possédant toutes les valeurs requises et chantées par les trouvères et troubadours. Ainsi, en 1187, à Pongebœuf près de Mantes, lors d'un combat contre Richard Cœur de Lion, alors comte d'Anjou, il parvient à mettre à terre deux grands seigneurs, Guillaume d'Aubigny puis Ranulph de Chichester.
En 1188, naît un conflit entre Guillaume des Barres et le comte Richard. Ce dernier capture le chevalier français lors du siège de Châteauroux le 11 août 1188. Prisonnier sur parole, Guillaume s'enfuit néanmoins, violant aux yeux de ses ennemis, les règles de la chevalerie.
En 1191, Guillaume des Barres suit le roi de France à la Croisade. Richard Cœur de Lion, devenu roi d'Angleterre en 1189, s'est également croisé. Les deux hommes se retrouvent à Messine. Une joute est organisée, où le roi Richard manque d'être jeté à terre. Sa colère est telle qu'il exige du roi de France des mesures contre Guillaume des Barres. Durant la croisade, et après le départ de Philippe-Auguste, Guillaume des Barres reste en Terre Sainte avec le détachement français, mis au service du roi Richard. Sa valeur guerrière lors de la campagne, et notamment lors de la bataille d'Arsouf entraîne une réconciliation entre les deux hommes.
À partir de 1200, il accompagne le roi Philippe dans son entreprise de dislocation de l'empire Plantagenêt. En 1204, il est nommé à la tête d’une armée par Philippe Auguste. Cette armée est composée des 400 chevaliers de Guy de Thouars et d’un nombre inconnu de mercenaires sous les ordres de Lupicaire fraîchement ralliés à la cause du Roi de France. Le 27 juillet 1214, il accomplit des exploits lors de la bataille de Bouvines où il sauve la vie du roi Philippe et échoue de peu à capturer l'empereur Othon IV de Brunswick.
Il meurt le 23 février 1234 au prieuré de Fontaines-les-Nonnes, où il s'est humblement retiré après son veuvage, vers 1225, non sans avoir offert à la communauté une partie de ses biens pour réparer le monastère. Son gisant subsiste toujours dans la petite chapelle Saint-Jean. |
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1300-1330 - Cavalier - Cathédrale d'York - York - Yorkshire - Angleterre |
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1300 - Eleanor Mohun († 1300) - Stoke Fleming - Devon - Angleterre |
Eleanor Mohun est identifiée comme étant l'épouse de Sir John Carew, membre d'une importante famille noble détenant des terres dans le Devon et au pays de Galles.
La famille de Mohun est issue de la maison de Mohun, puissante dynastie baronniale originaire du Devon et du Somerset (dont le siège était le château de Dunster).
La statue en pierre représente une dame noble vêtue d'un costume civil de la fin du XIIIᵉ siècle (manteau, voile et guimpe).
À l'origine placé dans le chœur de l'église, le gisant a été déplacé et se trouve aujourd'hui sous l'arche de la tour occidentale de l'édifice.
Bien que le visage soit aujourd'hui très usé par le temps, la figure reste un témoin représentatif de la sculpture funéraire féminine civile anglaise aux alentours de 1300. |
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1300 - Épouse de William le Ostricer († 1300) - Stocklinch Ottersey - Somerset - Angleterre |
L'épouse de Sir William le Ostricer — dont le prénom est resté anonyme dans les registres régionaux — est une figure seigneuriale du Somerset de la fin du XIIIᵉ siècle.
Le Ostricer (ou Otricer, dérivé du vieux français/latin asturarius) signifie « le fauconnier » ou « l'autoursier ». La famille tenait le domaine de Stocklinch Ottersey depuis la période normande à titre de serjanterie pour assurer la charge de fauconniers royaux.
Elle est la mère de Ralph de Stocklinch (ou Ralph d'Ottersey). Ce dernier fonde en 1363 une chantrerie dans la chapelle du transept sud de l'église, vraisemblablement dédiée au salut de l'âme de ses parents.
La statue funéraire représentant cette dame est l'un des rares monuments civils du XIIIᵉ siècle conservés dans la région : sculptée entre 1280 et 1290 dans de la pierre de Ham Hill (une pierre calcaire ocre typique du Somerset).
Le gisant repose aujourd'hui sur le rebord sous la grande fenêtre du transept sud (Decorated style). À l'origine, il occupait une enfeu / niche funéraire aménagée dans le mur de la nef.
L'effigie la représente couchée dans le style vestimentaire de la noblesse sous Édouard Iᵉʳ, vêtue d'une longue guimpe (wimple) et d'un voile encadrant le visage. |
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1300 - Anna Groß († 1294) - Musée de Nüremberg - Nüremberg - Bavière - Allemagne |
La dalle funéraire gravée d'Anna Groß (morte en 1294) est conservée au Musée national germanique (Germanisches Nationalmuseum) de Nuremberg.
Anna Groß appartenait à la famille Groß, l'une des lignées patriciennes les plus riches et influentes du Nuremberg médiéval (dont est aussi issu Konrad Groß, le célèbre fondateur du Heilig-Geist-Spital).
La dalle provient du monastère franciscain de Nuremberg (Franziskanerkloster ou Barfüßerkloster). C'est le seul vestige subsistant du mobilier de cet édifice.
Bien que souvent répertoriée dans les inventaires de sculptures funéraires sous la rubrique des gisant(e)s, il s'agit d'une dalle commémorative gravée en bas-relief typique de la fin du XIIIᵉ siècle.
L'œuvre montre l'effigie d'une patricienne en costume civil de la fin du XIIIᵉ siècle, entourée d'une inscription funéraire précisant l'année de son décès (1294). |
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1300 - Agnes de Wurtemberg († 1265) - Seconde épouse du comte Ulrich - Musée de Nüremberg - Nüremberg - Bavière - Allemagne |
Le portrait en bas-relief (ou dalle funéraire) d'Agnès de Wurtemberg (morte vers 1265), conservé au Musée national germanique (Germanisches Nationalmuseum) de Nuremberg, est une pièce remarquable du XIIIᵉ siècle.
Agnès était l'épouse du comte Ulrich Iᵉʳ de Wurtemberg (dit Ulrich le Fondateur ou Ulrich à la Chaîne), seigneur marquant de la dynastie de Wurtemberg.
Elle est généralement identifiée par les historiens comme issue de la puissante maison de Liechtenstein ou de la maison de Bregenz/Pfullendorf selon les chartes de l'époque, scellant par son mariage une alliance stratégique pour le comté de Wurtemberg.
De son union avec Ulrich Iᵉʳ sont nés notamment Ulrich II, futur comte de Wurtemberg, ainsi qu'Agnès, qui épousa le comte de Helfenstein.
Il s'agit d'une dalle commémorative sculptée en bas-relief provenant d'un établissement religieux de Souabe (originellement liée aux sépultures de la famille de Wurtemberg avant son transfert au musée).
Elle montre une figure féminine noble drapée dans un costume haut-médiéval (manteau, voile et guimpe serrée sous le menton), caractéristique des représentations de la haute noblesse germanique de la seconde moitié du XIIIᵉ siècle. |
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1300 - Joan Borard - Église St Mary - Clifton Reynes - Buckinghamshire - Angleterre |
Joan était l'héritière de la famille de Borard, implantée à Clifton Reynes depuis l'époque de la conquête normande.
Son mariage avec Sir Thomas de Reynes (mort vers 1296–1300) a transmis le manoir et les terres de Clifton à la famille de Reynes, donnant par la suite le nom au village de Clifton Reynes.
Contrairement aux dalles ou statues en pierre habituelles, le gisant de Joan Borard et celui de son époux Thomas de Reynes sont sculptés dans du chêne (bois). Les figures funéraires médiévales en bois préservées en Angleterre sont extrêmement rares.
La statue la représente vêtue d'un surcot plissé sans manches sur une cotte à manches ajustées, le visage encadré par un voile et une guimpe. Sa tête repose sur deux coussins et ses pieds s'appuient sur un petit chien.
Formant la plus ancienne des paires de gisant conservées dans l'église, la sculpture est datée stylistiquement des environs de 1300. |
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1300 - Joan, épouse de William de Gerbrygge († 1300) - Église St Andrew - Wickhampton - Norfolk - Angleterre |
Sir William Gerbrygge était un membre notable de la gentry locale de Yarmouth et du Norfolk à la fin du XIIIᵉ siècle (occupant parfois des fonctions de bailli ou de chevalier).
Le couple a largement contribué à la reconstruction de l'église Saint-André de Wickhampton aux alentours de 1300, ce qui explique leur présence privilégiée au niveau du chœur.
Le gisant de Joan repose dans une niche sous une arcade sculptée (enfeu ou altar tomb), côte à côte avec celui de son époux Sir William.
Elle est représentée dans l'attitude classique des dames nobles de la période gothique (vers 1300), vêtue d'un long manteau plissé, le visage encadré d'un voile et d'une guimpe.
Le folkore local du Norfolk a longtemps associé ces deux gisant(e)s côte à côte à une légende populaire — celle de deux frères se battant pour des terres qui se seraient entr'égorgés —, bien que les historiens et antiquaires aient confirmé depuis longtemps qu'il s'agit bien des monuments funéraires de Sir William Gerbrygge et de son épouse Joan. |
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1301 - Bolko Ier de Świdnica - Abbaye de Grüssau - Grüssau - Basse Silésie - Pologne |
Le gisant de l'abbaye de Krzeszów (anciennement Grüssau en allemand) est la dalle funéraire du duc Bolko Iᵉʳ de Świdnica (parfois orthographié Olko ou Boleslas Iᵉʳ le Sévère), mort le 9 novembre 1301.
Fondateur et bienfaiteur : Bolko Iᵉʳ était prince de la dynastie des Piasts de Silésie (branche de Świdnica-Jawor). C'est lui qui a fondé l'abbaye cistercienne de Krzeszów en 1292 et en a fait le panthéon funéraire de sa lignée.
Surnommé le Sévère (Surowy), il est connu pour avoir fortifié la frontière sud de la Silésie face au royaume de Bohême et construit de nombreux châteaux fortifiés (notamment le château de Książ).
Sculpté dans le grès peu après sa mort en 1301, la dalle représentant le duc est une pièce majeure de la sculpture gothique médiévale en Silésie.
Bolko Iᵉʳ y est représenté gisant sous son armure de chevalier : vêtu d'une cotte de mailles sous un surcot, tenant une épée à deux tranchants et un écu aux armes de l'aigle des Piasts de Silésie. Ses pieds reposent sur un lion, symbole de force, de pouvoir et de bravoure princière. |
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1301 - Cecilia of Muchegros († 1301) - English Bicknor - Gloucestershire - Angleterre |
Lady Cecilia de Muchegros appartenait à la noblesse locale détenant le manoir d'English Bicknor. Elle était la seconde épouse de Sir John de Muchegros.
Fait remarquable pour une femme du XIIIᵉ siècle, les archives locales indiquent qu'elle possédait et exploitait une mine de charbon dans la forêt de Dean, avant même que le roi Édouard Iᵉʳ n'accorde leurs célèbres chartes aux usagers et mineurs de la région (Free Miners).
La statue la représente vêtue du costume traditionnel des nobles dames de la fin du XIIIᵉ siècle, avec voile, guimpe et long manteau plié.
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1303 - Henry de Raleigh († 1301) - Cathédrale d'Exeter - Devon - Angleterre
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Sir Henry de Raleigh était membre de la célèbre famille Raleigh du Devon (dont dérivera plus tard Sir Walter Raleigh). Il possédait plusieurs manoirs dans le comté, notamment à Strete Ralegh et Watermouth.
Il mourut en 1301 alors qu'il séjournait au couvent des Frères Prêcheurs (Dominicains) d'Exeter.
Sa mort est à l'origine d'une célèbre dispute cléricale au Moyen Âge.
Les pères dominicains voulaient enterrer Sir Henry dans leur propre église, conformément à son dernier vœu. Cependant, le doyen et le chapitre du canon de la cathédrale d'Exeter affirmèrent leur privilège de récupérer le corps et d'effectuer la messe funèbre dans la cathédrale.
Les chanoines enlevèrent le corps de force pour le porter à la cathédrale. Les dominicains refusèrent alors de reprendre le corps après le service, obligeant le doyen à le laisser déposé sans sépulture pendant plusieurs jours. L'affaire monta jusqu'à l'archevêque de Cantorbéry et au pape avant d'être résolue, et le chevalier fut finalement inhumé dans la cathédrale.
Le gisant sculpté en pierre de Beer représente Sir Henry dans la position du chevalier croisé : jambes croisées, tirant légèrement son épée du fourreau (dégainant).
Il porte la cotte de mailles complète avec surcot, un casque haut (great helm) et son écu porte les armes de la famille Raleigh (cinq losanges en bande).
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1303 - John de Hanbury - Croisé - († 1303) - Hanbury - Staffordshire - Angleterre |
Sir John de Hanbury était le chef de la famille seigneuriale de Hanbury, implantée de longue date dans ce secteur du Staffordshire.
La tradition locale et l'iconographie funéraire le désignent comme chevalier croisé (crusader), ayant probablement participé aux expéditions militaires en Terre sainte ou aux guerres d'Édouard Iᵉʳ à la fin du XIIIᵉ siècle.
Le chevalier est sculpté les jambes croisées (cross-legged), une convention stylistique anglo-normande très répandue aux XIIIᵉ et XIVᵉ siècles souvent associée — bien que pas exclusivement — au vœu ou à l'accomplissement d'une croisade.
Il est représenté dégainant partiellement son épée, vêtu d'un haubert de mailles complet sous un surcot plissé, la tête protégée par une coiffe de mailles et portant un écu (bouclier). Ses pieds reposent sur un chien ou un lion.
Ce gisant est considéré comme le plus ancien monument conservé dans l'église Saint-Werburgh et marque le début d'une longue série de sépultures de la famille Hanbury et de leurs successeurs dans le chœur. |
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1304 - Hugo de Weston († 1305) - Weston-Under-Lizard - Staffordshire - Angleterre
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Sir Hugo de Weston (ou Hugh de Weston, mort peu avant le 25 septembre 1305) était un chevalier anglais, seigneur du manoir de Weston-under-Lizard et de Newton dans le Staffordshire.
Issu d'une lignée locale établie à Weston depuis le XIIᵉ siècle (descendant de Sir Hamo de Weston), il hérite des terres familiales de Weston-under-Lizard et Newton-by-Blymhille.
Il épouse d'abord une fille de la famille de Audley (de Newport), avec qui il a son fils aîné et héritier, John de Weston (né vers 1277).
En secondes noces, il épouse Sarah de Stretton, dont il a notamment Thomas et Roger (qui deviendra recteur de Weston).
Hugo de Weston apparaît régulièrement dans les archives judiciaires et administratives du comté sous les règnes d'Henri III et d'Édouard Ier. Il sert fréquemment de juré principal (foreman) lors des assises de Stafford. En 1280, il obtient une exemption royale à vie le dispensant de certaines fonctions publiques pénibles (comme celle de shérif ou de coroner).
En mars 1298, il est convoqué par le roi Édouard Ier à York, avec armes et chevaux, pour participer à la campagne militaire contre les Écossais.
En 1300, il est sollicité pour participer aux délimitations (perambulations) des forêts royales de Cannock et de Kinver.
Le décret royal (writ of diem clausit extremum) ordonnant la saisie et l'inventaire de ses biens après son décès est émis le 25 septembre 1305. L'inquisition post-mortem du 15 octobre 1305 confirme qu'il tenait le manoir de Weston (comprenant une demeure seigneuriale, un pigeonnier, des terres arables et des bois) du comte d'Arundel (Richard FitzAlan), pour une valeur annuelle estimée à environ 13 livres. Son fils John de Weston, alors âgé de 28 ans, lui succède.
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1305 - Bolesław I, duc de Wrocław - Abbaye Abbatia Lubensis - Lubiąż - Basse Silésie - Pologne |
Il s'agit du gisant de Boleslas Iᵉʳ le Long (Bolesław I Wysoki, v. 1127–1201), duc de Wrocław et fondateur de l'abbaye de Lubiąż en 1175.
Pourquoi la date de 1305 ? Boleslas Iᵉʳ est mort en 1201, mais la sculpture n'a pas été réalisée à son décès. Il s'agit d'un gisant commémoratif posthume, exécuté au tout début du XIVᵉ siècle (vers 1300–1305, sous le règne de son descendant Boleslas III le Généreux) pour honorer la mémoire du duc fondateur.
Sculptée dans du grès, la dalle funéraire appartient au premier art gothique silésien.
Le duc y est représenté couché sous forme de chevalier en armure. Il porte une cotte de mailles couverte d'un surcot (surcoat), la tête ceinte d'un bandeau ou bonnet ducal, et tient son épée et son écu. À ses pieds repose un lion, symbole classique de puissance et de bravoure.
Ce monument compte parmi les plus anciennes représentations sculpturales d'un prince de la dynastie des Piasts de Silésie.
Le gisant surmontait à l'origine la tombe du duc située dans l'église abbatiale gothique de l'Assomption de la Vierge Marie.
Au cours de l'histoire tumultueuse du monastère (notamment lors de la Seconde Guerre mondiale et des pillages subséquents), le mobilier funéraire de la crypte des Piasts de Silésie a subi d'importants dégradations et déplacements. Des relevés et moulages du gisant réalisés aux XIXᵉ et XXᵉ siècles permettent d'en garder l'iconographie exacte. |
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1306 - Robert de Septvans († 1304) - Chartham - Kent - Angleterre
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Né vers 1250. Mentionné parmi les chevaliers du Comté de Kent pour Edward I en 1290 comme suit : « Robertus de Sevaunz, milles, de Milton près de Canterbury et aussi d’Aldington in Thurnhams, à chacune desquelles est rattaché le nom de Septvans. » Il fut créé banneret par Edward I au siège de Caerlaverock en 1300 puis il suivit le roi vers le nord pour lutter contre les Écossais dirigé par William Wallace.
Il est constable du château de Rochester en 1275 (History of Kent Vol II). On le retrouve responsable du contrôle des inondations et du drainage par l'érection des murs et le creusement des fossés en juin 1302 et en janvier 1303 pour le littoral du Kent et du Sussex. Alors infirme, il est relevé de ce devoir en 1304, année de son décès. |
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1306 - John de Goshall - Ash-next-Sandwich - Kent - Angleterre |
Sir John de Goshall (ou Goshale) est un chevalier anglais de la fin du XIIIᵉ et du début du XIVᵉ siècle, seigneur du manoir de Goshall.
Le monument funéraire ne se situe pas dans le Surrey, mais à Ash-next-Sandwich dans le comté du Kent (l'église paroissiale est dédiée à Saint-Nicolas).
La famille de Goshall occupait le manoir éponyme situé à Ash depuis le règne d'Henri III.
John de Goshall est un chevalier local actif sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et Édouard II. Il est attesté qu'il s'est acquitté de redevances féodales auprès de l'archevêque de Cantorbéry pour le manoir de Goshall sous le règne d'Édouard Iᵉʳ.
L'église Saint-Nicolas d'Ash renferme un ensemble funéraire médiéval remarquable, dont le gisant de Sir John de Goshall constitue l'une des pièces les plus anciennes et prestigieuses. Bien que souvent associé aux années 1305-1310 (période de sa réalisation sous le style Decorated Gothic), le gisant est parfois daté du règne d'Édouard III selon les ajustements d'historiens de l'art du XIXᵉ siècle.
Il a été sculpté dans du marbre de Purbeck.
Sir John est représenté en chevalier couché, vêtu de son armure médiévale complète (cotte de mailles, surcot). Ses jambes sont croisées (cross-legged), une posture courante dans l'art funéraire anglais de cette époque. Un lion repose à ses pieds, symbole de bravoure et de statut noble. |
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1306 - Brian FitzAlan († 1306) - Bedale - Yorkshire - Angleterre |
Brian FitzAlan, noble anglo-normand, fut Gardien de l'Écosse pour le compte du roi Edouard Ier d'Angleterre en 1291-1292.
Seigneur de Bedale, fils de Sir Alan Fitzbrian, shérif du Northumberland, il est le descendant d'une famille réputée être issue des anciens comtes de Bretagne. Il a été décrit comme « un baron anglais de plus de réputation que de fortune ». Après avoir participé à la guerre de conquête du Pays de Galles en 1282 et au conseil royal tenu à Gloucester en 1287, Brian Fitzalan reçoit de 1291 à 1292 la garde des châteaux royaux écossais de Forfar, Dundee, Roxburgh et Jedburgh pendant les négociations liée à la « Grande Cause ».
Le 13 juin 1291, il est également élevé à la position de Gardien de l'Écosse, afin de travailler de concert avec les autres Gardiens de l'Écosse John II Comyn de Badenoch et William Fraser, évêque de Saint Andrews. Ils reçoivent les serments de fidélité des nobles écossais à Perth.
Brian Fitzalan retourne ensuite à sa carrière de baron anglais et reçoit une solde pour combattre de nouveau les Gallois en 1294 avant d'assister au Parlement anglais de 1295. La plupart de ses domaines se trouvant dans l'Honneur de Richmond, les appels réguliers de Fitzalan au Parlement témoignent de son utilité pour le gouvernement, plutôt que de son statut en tant que tel. Bien qu'il ne détienne aucune fonction dans le gouvernement d'Écosse institué par Édouard Ier d'Angleterre en 1296, Brian Fitzalan se trouve presque constamment occupé dans le nord après la reprise de la guerre en 1297.
Malgré une convocation pour se rendre en Flandres avec le roi, il est nommé capitaine des fortifications royales dans le Northumberland le 12 juillet 1297 dans la perspective d'une attaque écossaise. Le 29 juillet, on lui propose le poste de lieutenant d'Écosse, une fonction disponible après le retrait de son titulaire le John de Warenne, 6e comte de Surrey. Le 4 août, Brian Fitzalan écrit au roi et décline l'offre, faute d'un revenu suffisant pour pouvoir entretenir la suite requise de cinquante hommes armés avec leurs chevaux. Néanmoins, le gouvernement anglais semble considérer l'affaire comme réglée car il délivre le 18 août des lettres patentes pour Brian Fitzalan comme lieutenant et le 28 du même mois tous les shérifs au nord de la Trent reçoivent le commandement de l'aider dans ses nouvelles fonctions.
Fitzalan occupe de nouveau le poste de capitaine des fortifications royales dans le Northumberland et y reste de 1297 à 1298. Il combat lors de la bataille de Falkirk avec six chevaliers dans le contingent de l'évêque de Durham, mais il ne fait pas partie de ceux qui sont convoqués à Berwick-upon-Tweed afin de participer à une rencontre secrète relative aux affaires d'Écosse à York en avril 1298.
Brian Fitzalan combat de nouveau les Écossais en 1299, 1300, et pour la dernière fois en 1303. Il meurt en 1306. |
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1306 - Simon Matifas de Bucy († 22 juin 1304)- Premier quart du XIVe siècle - Cathédrale Notre-Dame de Paris - Paris - Île de France - France
Évêque de Paris de 1290 à 1304
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Simon Matifas de Bucy (ou Bussy) est une figure majeure de l'Église de Paris au tournant du XIVᵉ siècle. Évêque de Paris de 1290 à sa mort le 22 juin 1304, il a laissé une empreinte architecturale et artistique essentielle dans la cathédrale Notre-Dame.
Originaire du diocèse de Soissons, il étudie le droit civil à Bologne, où il enseigne ensuite, avant d'exercer comme chanoine et official à Reims.
Il gouverne le diocèse sous le règne de Philippe IV le Bel.
Il finance et lance le chantier d'agrandissement du chevet de la cathédrale en faisant construire les chapelles rayonnantes du déambulatoire.
Inhumé dans la chapelle axiale (actuelle chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs) qu'il avait lui-même fondée, son tombeau est réalisé dans le premier quart du XIVᵉ siècle (vers 1304-1310) :
Il est représenté étendu en gisant, revêtu de ses ornements pontificaux (mitre, chasuble, gants liturgiques). Un lion repose à ses pieds.
Le gisant est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1905. |
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1306 - Lady de Goshall († 1306) - Ash-next-Sandwich - Kent - Angleterre |
Lady de Goshall (morte vers 1306) était l'épouse de Sir John de Goshall, seigneur du manoir de Goshall.
L'effigie représente la dame allongée dans la posture aristocratique de l'époque d'Édouard Iᵉʳ et Édouard II. Elle est vêtue d'une robe longue à plis fluides, les mains jointes sur la poitrine en attitude de prière. Elle porte la guimpe (wimple) et le voile traditionnel encadrant le visage. |
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1307 - Robert de Steveton († 1307) - Kildwick-in-Craven - Yorkshire - Angleterre
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Sir Robert de Steveton (ou Robert de Styveton, originaire du village voisin de Steeton) est un chevalier anglais du Yorkshire réputé pour être mort vers 1307.
Il appartient à la lignée des barons locaux de Steeton / Styveton.
La famille possédait des terres à Steeton, Farnhill et Kildwick, dans la vallée de l'Aire en Basse-Craven (West Riding du Yorkshire).
L'élément majeur associé à son nom est un gisant en pierre conservé dans l'église paroissiale St Andrew de Kildwick.
Le personnage est représenté sous les traits d'un chevalier couché, revêtu d'une armure médiévale complète avec sa cotte de mailles, son surcot et son écu.
À l'époque victorienne, une plaque/inscription a été attribuée au monument en le désignant explicitement sous le nom de Robert de Styveton (mort en 1307).
Bien que la tradition attribuait traditionnellement ce gisant à ce Robert de Steveton mort en 1307, l'analyse stylistique des historiens et chercheurs locaux apporte une nuance importante : un autre membre de la famille ? La sculpture de l'effigie funéraire semble être légèrement plus tardive.
Les recherches historiques récentes suggèrent que le gisant pourrait en réalité représenter son petit-fils, également prénommé Robert de Steveton (mort vers 1353), qui a notamment participé à la reconstruction et aux premiers agrandissements de l'église de Kildwick au XIVᵉ siècle. |
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1307 - Philippe III le Hardi (1245-1285) - Roi de france de 1270 à 1285 - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France |
Cadet de famille, le prince Philippe n'était pas destiné à régner sur un royaume. C'est à la mort de son frère aîné Louis en 1260 qu'il devient le prince héritier. Il a alors quinze ans et présente beaucoup moins d'aptitudes que son frère, étant de caractère doux, soumis, timide et versatile, presque écrasé par les fortes personnalités de ses parents. Sa mère Marguerite lui fait promettre de rester sous sa tutelle jusqu'à l'âge de trente ans, mais son père le roi Saint Louis fait casser le serment par le pape, préférant bonifier son fils par une éducation sans faille. C'est ainsi que le pape Urbain IV relève Philippe de son serment le 6 juin 12632. À cet effet, il lui adjoint à partir de 1268 pour mentor Pierre de La Brosse. Saint Louis se charge en outre de lui prodiguer ses propres conseils, rédigeant en particulier ses Enseignements, qui inculquent avant tout la notion de justice comme premier devoir de roi. Il reçut également une éducation très tournée vers la foi.
Dans la mouvance du traité de Corbeil, conclu le 11 mars 1258 entre Jacques Ier d'Aragon et son père, Philippe fut marié en 1262 à Isabelle d'Aragon à Clermont par l'archevêque de Rouen Eudes Rigaud. Il en eut quatre garçons : Louis (1264-1276), Philippe, Robert (1269-av. 1276) et Charles (ainsi qu'un fils mort-né fin janvier 12715).
En 1270, il accompagne son père à la huitième croisade, à Tunis. Après la prise de Carthage, l'armée est frappée par une épidémie de dysenterie, qui n'épargne ni Philippe, ni sa famille. Son frère Jean Tristan meurt le premier le 3 août7, puis, le 25, vers 15 heures, le roi Louis succombe à son tour. Philippe est donc proclamé roi sous le nom de « Philippe III » à Tunis.
Sans grande personnalité ni volonté, très pieux, mais bon cavalier, il doit davantage son surnom de « Hardi » à sa vaillance au combat qu'à sa force de caractère. Il se révèle incapable de commander aux troupes, affecté qu'il est de la mort de son père. Il laisse son oncle Charles Ier d'Anjou négocier avec Abû `Abd Allah Muhammad al-Mustansir, sultan hafside de Tunis, et conclure une trêve de dix ans qui lui permet de revenir en France. Ce dernier obtient le versement d'un tribut du calife de Tunis en échange du départ des croisés. Un traité fut conclu le 28 octobre 1270 entre les rois de France, de Sicile, de Navarre et leurs barons d'une part ; le calife de Tunis de l'autre.
D'autres morts endeuillent encore cette débâcle. En décembre, à Trapani, en Sicile, le beau-frère de Philippe, le roi de Navarre Thibaut de Champagne trouve la mort. Il est rapidement suivi dans la tombe par son épouse Isabelle de France, la sœur de Philippe. Enfin, un mois plus tard, en Calabre, l'épouse du souverain, Isabelle d'Aragon, alors enceinte de son cinquième enfant, fait une malheureuse chute de cheval. Elle se brise la colonne vertébrale, fait une fausse-couche et meurt dans d'affreuses douleurs à Cosenza.
Philippe III arrive à Paris le 21 mai 1271, et rend avant tout hommage aux victimes, qui furent bien sûr nombreuses aussi parmi les soldats. Dès le lendemain ont lieu les funérailles de son père. Le nouveau souverain est sacré roi de France à Reims le 15 août 1271.
L'avènement de Philippe III s'accompagne rapidement d'un bouleversement dans le paysage politique : la mort du roi d'Angleterre Henri III et la fin d'une vacance du trône impérial longue de 19 ans. En outre, la préoccupation de l'Europe n'est plus aux croisades. Ainsi, alors que celles-ci avaient été des composantes majeures du règne de son père, le sien sera surtout marqué par des conflits territoriaux, des contestations d'héritages et des guerres de vassalité, phénomène qui va encore s'accentuer pendant le règne de son fils.
Conservant la plupart des conseillers de son père, ainsi que Eustache de Beaumarchès, sénéchal de Poitou, de Toulouse et d'Auvergne, Philippe III a pour grand chambellan Pierre de La Brosse qu'il fait pendre en 1278.
Par des héritages, annexions, achats, unions, et guerres, Philippe III s'attache sans cesse à agrandir le domaine royal et y affermir son autorité. En 1271-1272, il opère sa première transaction territoriale en incorporant au domaine royal l'héritage de son oncle Alphonse de Poitiers : le comté de Toulouse, le Poitou et une partie de l'Auvergne. Par le traité d'Amiens de 1279, il est cependant contraint de céder l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre Édouard Ier.
Il hérite également du comté du Perche et du comté d'Alençon de son frère Pierre décédé en 1283. Il a l'occasion de faire ses premiers faits d'armes personnels en 1272, quand il convoque l’ost royal contre les comtes de Foix et d'Armagnac qui lui contestent son pouvoir. Armagnac se rend, et Foix, battu, est emprisonné. Il lui restitue cependant ses terres en 1277.
Il achète également les comtés de Nemours et de Chartres en 1274 et 1284. Il acquiert aussi diverses villes, telles Harfleur ou Montmorillon. Il retire également au roi de Majorque l'autorité sur Montpellier. En revanche, il cède au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274.
Il mène une politique matrimoniale efficace, étant l'instigateur du mariage de sa cousine Mahaut d'Artois avec le comte Othon IV de Bourgogne, préparant ainsi le rapprochement de cette région, terre impériale (l'actuelle Franche-Comté), avec le royaume. Il intervient aussi en Navarre après la mort d'Henri Ier de Navarre qui laisse une fille Jeanne sous la tutelle de sa mère Blanche d'Artois et de Ferdinand de la Cerda. Blanche d'Artois fiance Jeanne au fils de Philippe, le futur Philippe le Bel. La Champagne et la Navarre sont administrées par les Français de par le traité d'Orléans de 1275, et la Champagne est définitivement rattachée au domaine en 1314.
Le mariage a finalement lieu en 1284.
Du point de vue des institutions, Philippe III introduit plusieurs nouveautés. Il fixe la majorité des rois de France à quatorze ans. Il affermit la justice royale au détriment des justices seigneuriales, instituant un tribunal royal dans chaque bailliage ou sénéchaussée. Il frappe d’amendes les nobles ne répondant pas à la convocation à l'ost royal. Il crée un impôt sur les transmissions de fiefs. Enfin, il institutionnalise la ségrégation envers les juifs.
En Castille, après la mort de son beau-frère Ferdinand de la Cerda en 1275, Philippe III prend sans succès le parti des enfants de celui-ci contre Don Sanche, désigné successeur par le roi Alphonse X. En Italie, il soutient le pape Martin IV contre les gibelins, faisant une expédition punitive en Romagne. Il soutient également la politique sicilienne de son oncle Charles d'Anjou, après les massacres des Vêpres siciliennes en 1282. Pierre III d'Aragon, considéré comme l'instigateur du massacre, est excommunié par le pape qui lui enlève son royaume et le donne à Charles de Valois, lequel ne peut le conserver. En 1285, après l'affaire de Sicile, Philippe III, sans son oncle Charles d'Anjou mort en début d'année, engage la croisade d'Aragon et attaque sans succès la Catalogne (siège de Gérone du 26 juin au 7 septembre 1285). Son armée touchée par une épidémie de dysenterie, il est défait en septembre à la bataille des Formigues, et est obligé de faire retraite. Celle-ci est désastreuse, l'armée française est à nouveau défaite le 1er octobre à la bataille du col de Panissars, et lui-même meurt à Perpignan le 5 octobre 1285.
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1308 - Richard de Goldsburgh († 1308) - Goldsborough - Yorkshire - Angleterre
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Sir Richard de Goldsburgh (mort vers 1308) était un chevalier anglais et seigneur du manoir de Goldsborough (près de Knaresborough, dans le Yorkshire).
La famille de Goldsburgh (ou Goldsborough) a donné son nom au village et a tenu le manoir de Goldsborough pendant plus de quatre cents ans.
Sir Richard appartenait à la noblesse locale du Yorkshire, exerçant des fonctions administratives et militaires dans la région sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II.
Il est représenté couché sous les traits d'un chevalier en armure médiévale, vêtu de sa cotte de mailles et de son surcot. Ses pieds reposent sur un lion couché (lion couchant).
Il porte les armes de la famille de Goldsburgh (notamment la croix pattée ou cross patonce) sur son écu. |
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1308 - Eberhard I Von der Mark († 4 juillet 1308) - Frondenberg - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne |
Eberhard I, Graf von der Mark était le fils aîné du comte Engelbert I von der Mark († 1277) de son premier mariage avec Cunégonde de Blieskastel, une fille du comte Heinrich.
Il se maria une première fois en 1273 avec Irmgard de Berg, fille du duc Adolf IV de Berg et de Margaret de Hochstaden. De cette union est issu, entre autres, le comte Engelbert II von der Mark († 1328). En secondes noces, Eberhard I se maria avec Marie von Looz.
Il fonda en 1301 la ville moderne de Bergneustadt (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). |
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1308 - Irmgard von Berg († 22 mars 1294) - Frondenberg - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne
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Née en 1256 à Katzenelnbogen, Hessen Nassau, Prusse. Elle est la fille d'Adolf IV, comte de Berg et de Margarethe von Ahr-Hochstaden.
Elle épouse Eberhard I, comte von der Mark. Elle est la mère de Margaretha von der Marck, de Englebert II, comte von der Mark, de Konrad von der Mark, de Adolf von der Mark et de Cunegundis von der Marck. |
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1308 - Joanna Dinham, épouse de Roger Carminow († 22 février 1308) - Église St Mauganus - St Mawgan-in-Meneage - Cornouailles - Angleterre |
Joanna Dinham (ou Joan de Dinham, morte plus tard au début du XIVᵉ siècle, vers 1321-1329) était une noble dame anglaise, épouse de Sir Roger de Carminow (chevalier croisé et seigneur du manoir de Carminow, mort en 1308).
Elle est issue de la puissante famille de Dinham (originaire du Devon et des Cornouailles). Son appartenance à cette lignée est notamment attestée par un sceau daté de 1309 associant les armes des Carminow et des Dinham, ainsi que par les armoiries gravées sur son monument.
Elle épouse Sir Roger de Carminow vers la fin du XIIIᵉ siècle. Ensemble, ils ont plusieurs enfants, dont leur fils aîné et héritier, Sir Oliver de Carminow (né vers 1278).
Bien que la date de 1308 soit associée à la mort de son époux, Joanna lui a survécu plusieurs années, des documents judiciaires et douairiers attestant qu'elle était encore en vie au début des années 1320.
La statue funéraire de Lady Joanna repose aux côtés de celle de son mari, Sir Roger de Carminow (représenté en chevalier aux jambes croisées avec son écu).
Sculptée dans de la pierre de taille (freestone), l'effigie la représente couchée dans le costume aristocratique du règne d'Édouard Iᵉʳ et Édouard II, vêtue d'une longue robe ajustée, d'un voile et de la guimpe traditionnelle (wimple) encadrant le visage. |
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1309 - Eva de Boltby († 1309) - Église St Felix - Felixkirk - Yorkshire - Angleterre |
Eva de Boltby était la fille de Sir Adam de Boltby. Elle fut mariée trois fois : avec Jean de Walkingham († 1284), puis avec Richard Knut de Kepwick et, vers 1292, elle épousa William de Cantilupe, seigneur de Ravensthorpe. |
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1310 - Richard de Bingham († 1307) - Bingham - Nottinghamshire - Angleterre
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Sir Richard de Bingham (mort vers 1307) était un chevalier anglais, seigneur du manoir de Bingham dans le Nottinghamshire.
Descendant d'un riche marchand de laine de Nottingham, Ralph Bugge, dont la famille s'est installée dans le manoir de Bingham et en a adopté le nom.
Adoubé par le roi Édouard Iᵉʳ, il a servi comme chevalier et administrateur local dans le comté. Il a occupé la charge de shérif du Nottinghamshire et du Derbyshire en 1302.
Il est nommé commissaire chargé d'enrôler des hommes pour les campagnes d'Édouard Iᵉʳ en Écosse (1300) et sert également comme député lors de parlements.
Sir Richard a joué un rôle majeur dans le financement et la construction du chœur de l'église paroissiale St Mary and All Saints de Bingham.
Vers 1301, il obtient une licence royale pour fonder une chapelle privée / chantrerie dédiée à Sainte-Hélène au sein de l'église.
Le gisant est sculpté sous les traits d'un chevalier en armure de mailles avec surcot, représenté les jambes croisées (cross-legged), les pieds reposant sur un lion couchant.
Bien que la pierre soit très usée par le temps, les comptes rendus historiques indiquent qu'il portait l'écu aux armes des de Bingham (d'or à la fasce de gueules chargée de trois bougets d'argent). |
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1310 - John De La Beche († 1310) - Aldworth - Berkshire - Angleterre |
Sir John de la Beche (mort vers 1310) était un chevalier anglais appartenant à l'une des familles les plus influentes et tumultueuses du Berkshire sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II.
Établie à Aldworth (où se dressait leur château fortifié de De la Beche Castle), la lignée comptait plusieurs chevaliers réputés, dont son père Sir Philip de la Beche et ses frères (dont Nicholas de la Beche, devenant plus tard sénéchal de la maison royale et gouverneur de la Tour de Londres).
La famille tenait de nombreux domaines dans le Berkshire, le Oxfordshire et le Wiltshire.
Il est représenté couché en armure médiévale complète, vêtu de sa cotte de mailles, de son haubert et de son surcot, les mains jointes sur la poitrine.
La statue dépasse largement les proportions humaines standards (mesurant plus de 2 mètres), caractéristique singulière de la commande familiale exécutée pour les de la Beche au début du XIVᵉ siècle.
Comme la plupart des Aldworth Giants, la sculpture a subi des mutilations lors des guerres civiles et des vagues iconoclastes du XVIIᵉ siècle (mains ou pieds tronqués), mais conserve toute la puissance de sa draperie et de son travail de taille. |
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1310 - Chevalier anonyme - 1310 - Prieuré de Pamber - Hampshire - Angleterre |
Le gisant du chevalier anonyme de Pamber (daté de 1300–1310) est l'une des pièces de statuaire funéraire médiévale les plus remarquables et préservées du Hampshire. Il repose dans le chœur de l'église prieurale de Pamber (aujourd'hui église Monk Sherborne / Pamber Priory).
Contrairement à la majorité des effigies médiévales sculptées dans la pierre ou le marbre de Purbeck, ce gisant est taillé dans un seul bloc de bois de chêne.
Très peu d'effigies en bois du début du XIVᵉ siècle ont survécu en Angleterre (on en compte moins d'une centaine dans tout le pays), ce qui en fait un témoignage d'un intérêt patrimonial majeur.
À l'époque de sa création, la sculpture était entièrement recouverte d'un enduit et peinte de couleurs vives pour imiter le métal et les étoffes réelles.
Le chevalier est représenté allongé dans une armure complète de mailles (haubert et coiffe de mailles), surmontée d'un long surcot en tissu plissé serré par une ceinture d'épée.
Ses mains sont jointes sur la poitrine en attitude de prière. Ses jambes sont croisées (cross-legged), posture très populaire dans l'art funéraire anglais de la période 1280–1320, et ses pieds reposent sur un lion couché.
Il porte son épée au côté gauche et la sangle de son écu (aujourd'hui effacé) franchit son épaule.
Bien que l'identité exacte du chevalier ne soit pas formellement documentée (l'écu ne conserve plus ses armoiries peintes), les historiens du Hampshire suggèrent qu'il s'agit d'un membre de la noble famille de Port ou de St John, patrons et bienfaiteurs majeurs du prieuré bénédictin de Pamber aux XIIIᵉ et XIVᵉ siècles. |
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1310 - Chevalier anonyme - 1310 - Croft - Leicestershire - Angleterre |
L'effigie du chevalier anonyme de Croft (datée de 1300–1310) est un exemple remarquable de statuaire funéraire médiévale conservé dans l'église paroissiale St Michael and All Angels à Croft (Leicestershire).
Sculpté dans du grès local, l'ouvrage s'inscrit dans le style Decorated Gothic très en vogue sous le règne d'Édouard Iᵉʳ et au début de celui d'Édouard II.
L'effigie offre un témoignage précieux sur l'équipement d'un membre de la petite noblesse militaire du début du XIVᵉ siècle.
Le chevalier est représenté allongé, vêtu d'un haubert de mailles complet couvrant la tête (coiffe de mailles), le corps et les membres. On y distingue les premiers éléments de protection rigide (genouillères ou poleyns en cuir bouilli ou métal).
Il porte un long surcot sans manches, serré par un baudrier qui maintient une épée médiévale posée le long de sa jambe.
Ses mains sont jointes sur la poitrine en attitude de prière. Ses pieds reposent sur un lion couchant, symbole classique de bravoure, de force et de condition noble.
L'écu porté sur le côté ne conserve plus de traces de sa peinture d'origine, ce qui empêche une identification héraldique directe.
Bien que le monument soit qualifié d'« anonyme » en l'absence d'inscription explicite ou d'armoiries lisibles, la tradition locale et les chercheurs en histoire médiévale attribuent ce tombeau à un membre de la famille de Croft ou de Champaine, seigneurs du manoir de Croft aux XIIIᵉ et XIVᵉ siècles. |
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1310 - Arnaud de Gaveston († 18 mai 1302) - Cathédrale de Winchester - Hampshire - Angleterre
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Né en 1247, Midi-Pyrénées, France. Mort le 18 mai 1302 à Winchester.
Vers 1269, il rend hommage et fidélité à Gaston VII de Béarn au mariage de sa fille Constance avec Henri de Almain. Il épousa Claramonde de Marsan, fille d'Arnaud-Guillaume de Marsan, avant le 30 juin 1272. Ils eurent 5 enfants : Arnald-Guillaume de Marsan, Piers de Gaveston, Gerard de Gaveston, Raimond-Arnaude de Gaveston, Amy de Gaveston. Il semble aussi avoir eu un fils illégitime, Guillaume-Arnaude de Gaveston. Son épouse Claramonde est morte en 1287. Son décès plongea la famille dans des difficultés financières et Arnaud passa les dernières années de sa vie au service du roi Edward 1er, avec ses fils. Le 4 octobre 1288, Arnaud fut l'un des 64 otages livrés au roi d'Aragon (les otages incluaient Gaston VII de Béarn et le beau-frère de Arnaud, Fortaner de Lescun).
Arnaud fut de nouveau l'otage en 1294 de Philippe IV le Bel, roi de France.
Il servit durant deux décennies dans les campagnes d'Écosse.
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1310 - Juliana de Murdak (†1310) - Gayton - Norfolk - Angleterre |
| Juliana de Murdak, décédée en 1310, est une figure historique associée à l'église de Gayton, un village du Norfolk, en Angleterre. Elle était la fille de Philip de Gayton et la mère de Mabilia de Murdak. Selon les inscriptions sur les monuments funéraires de l'église, Juliana aurait assassiné son mari, Thomas de Murdak, avec l'aide de domestiques de la famille. Après cet acte, elle se serait remariée avec un certain John de Veaux. En 1321, elle aurait été jugée pour meurtre et exécutée par pendaison à Tyburn. Il est à noter que certaines versions de cette histoire suggèrent que c'était sa sœur, Scholastica de Gayton, qui aurait commis le meurtre, tandis que Juliana aurait été brûlée vive en tant que sorcière. (Sous réserves). |
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1311 - Marguerite d'Artois († 24 avril 1311) - Abbaye de Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France |
Marguerite d'Artois (1285–1311), fille aînée de Philippe d' Artois, seigneur de Conches et de Dame Blanche de Dreux de Brie-Comte-Robert, comtesse d'Évreux par son mariage avec Louis d'Évreux.
Elle épouse en 1301 le demi-frère du roi Philippe IV le Bel, Louis, comte d'Évreux, de qui elle eut : Marie (1303 † 1335), mariée vers 1314 avec Jean III de Brabant (1300-1355) ; Philippe (1305 † 1343) comte d'Évreux et roi de Navarre par mariage ; Charles (1306 † 1336), comte d'Étampes ; Marguerite (1307 † 1350), mariée en 1325 avec Guillaume XII d'Auvergne (v. 1300-1332) ; Jeanne d'Évreux (1310 † 1371), mariée en 1325 avec Charles IV de France (v. 1295-1328).
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1312 - John Freville († 1312) - Little Shelford - Cambridgeshire - Angleterre
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Né en 1271, John Freville était le fils de sir Richard de Freville et de Mabel (?). Il épousa Eleanora (?) dont il eut Richard de Freville († 1328).
Sir John de Freville († 1312) était un chevalier, seigneur du manoir et un important bienfaiteur de la paroisse de Little Shelford dans le Cambridgeshire.
La famille de Freville (originaire de Normandie, probablement de Fréville) s'est établie en Angleterre après la conquête normande et a acquis la seigneurie de Shelford dès le XIIᵉ siècle sous le règne d'Henri II.
Sir John de Freville était le seigneur du manoir (Lord of the Manor) de Little Shelford à la fin du XIIIᵉ siècle et au début du XIVᵉ siècle.
Il est considéré comme le patron fondateur ou le re-bâtisseur du chœur (chancel), du clocher et de la fenêtre ouest de l'église All Saints de Little Shelford.
À sa mort en 1312, le domaine est passé à son fils, Sir Richard de Freville († 1328).
Situé dans une niche encastrée du mur nord du chœur, le monument présente une effigie en pierre représentant un chevalier aux jambes croisées (cross-legged knight), vêtu de sa panoplie d'armure médiévale.
Au-dessus du monument se trouve une inscription gravée en caractères lombards :
« ICI GIST SIRE IOHAN DE FRIVILE KE FVST SEIGNIOVR DE CESTE VILLE VOVS KE PAR ICI PASSET PAR CHARITE PVR LALME PRIET »
(Ci-gît Sire Jean de Freville qui fut seigneur de cette ville. Vous qui passez par ici, par charité priez pour son âme.)
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1312 - John de Lyons († 1312) - Warkworth - Northamptonshire - Angleterre |
Né en 1268, Sir John de Lyons († 1312) était un chevalier anglais et seigneur du manoir de Warkworth.
Fils de Sir Richard de Lyons et d'Emma, la famille de Lyons est issue d'une lignée seigneuriale implantée dans le Northamptonshire depuis les XIIᵉ et XIIIᵉ siècles
Vers 1288, il épouse Margery de Oakley (héritière de Richard de Oakley). L'union a donné lieu à des litiges fonciers locaux, notamment concernant la garde et la possession des terres d'Oakley.
Il est le père de Sir John de Lyons (II) (v. 1289–1346/1371), qui lui succède comme seigneur de Warkworth et acquiert une grande notoriété sous le règne d'Édouard III (fondation d'une chantrerie à Warkworth et faits d'armes).
À sa mort en 1312, ses terres de Warkworth, Swerford et Begbroke (Oxfordshire) sont transmises à ses héritiers. |
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| 1312 - John Metham († mai 1312) - Monastère de Howden - Yorkshire - Angleterre |
Sir John de Metham († mai 1312) était un chevalier et propriétaire terrien influent de la région de Howdenshire, dans le Yorkshire de l'Est.
Issu d'une importante famille seigneuriale établie au manoir de Metham (près de Howden).
En tant que chevalier local, il a siégé dans des commissions de drainage, a agi comme collecteur d'impôts et a participé aux campagnes militaires en Écosse.
Vers 1298, il épouse Sybil (Sybilla) de Hamelton, héritière des familles Hamelton et Markenfield, ce qui accroît considérablement le patrimoine de la famille Metham.
Il meurt en mai 1312, possiblement en service actif lors des guerres de l'indépendance de l'Écosse.
Le décès de John de Metham en 1312 laisse son héritier, le jeune Thomas, sous la tutelle du roi Édouard II, ainsi qu'une veuve richement dotée. La succession donne lieu à une succession de faits divers et d'enlèvements.
Son fils Thomas est enlevé par Sir William Constable afin d'obtenir le contrôle des terres.
Sa veuve Sybil se remarie rapidement avec Robert de Stiveton, mais elle est enlevée et agressée à Metham Hall par une bande d'hommes armés (dont Hugh Scot).
John de Metham est étroitement associé à l'église de Howden (Howden Minster, autrefois collégiale sous la juridiction des évêques de Durham).
(Hugh Scot (parfois désigné sous le nom de Hugh Scot du Maris) était un aventurier et criminel local du début du XIVᵉ siècle dans le Yorkshire, resté célèbre pour son rôle clé dans la série de règlements de comptes autour de Sybil de Hamelton, la riche veuve de Sir John de Metham.
Peu de temps après la mort de Sir John de Metham en mai 1312, sa veuve Sybil se remarie rapidement avec Robert de Stiveton.
(
Hugh Scot :
en juin 1312, Hugh Scot mène un groupe d'hommes armés qui s'introduit par la force dans la résidence de Metham Hall.
Robert de Stiveton accuse alors le groupe d'avoir enlevé et agressé sa femme Sybil, tout en pécillant des biens du domaine.
En septembre 1312 puis en avril 1313, Hugh Scot est de nouveau accusé de s'être introduit à Metham Hall, d'avoir agressé le gardien du manoir et de s'être emparé de chevaux et de matériel.
En juillet 1313, dans un retournement surprenant, Sybil elle-même est incarcérée à York : elle était entrée de nuit dans Metham Hall en compagnie de Hugh Scot pour s'emparer d'une somme de 330 livres sterling – des impôts perçus par son défunt mari.
En décembre 1313, Hugh Scot est poursuivi aux côtés de Gerard Salvayn – le shérif de York – pour d'autres violences commises dans la région.
En août 1314, Hugh Scot est assassiné par Robert de Stiveton – le mari de Sybil – dans des circonstances rocambolesques alors que les deux hommes se trouvaient non loin de la cour royale.
Après le meurtre, Robert de Stiveton prend la fuite avant de revenir plus tard en Angleterre, où il finit par être acquitté faute de plaignants pour soutenir l'accusation.)
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1312 - Gervase Alard († 1312) - Winchelsea - Sussex - Angleterre |
Sir Gervase Alard est un chevalier anglais et une figure pionnière de la marine médiévale, célèbre pour être le premier homme à porter formellement le titre d'amiral en Angleterre.
Le 4 février 1303, le roi Édouard Iᵉʳ lui accorde une commission royale faisant officiellement de lui le « Capitaine et Amiral de la flotte des Cinq-Ports » (Cinque Ports Fleet). C'est la première mention documentaire du rang d'amiral au sens militaire et administratif moderne dans la marine britannique.
Il commande les escadres anglaises lors des campagnes d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II contre l'Écosse. Il exerce également la charge d'amiral de la mer d'Irlande (1304–1305) puis d'amiral de la Flotte de l'Ouest (Western Fleet).
Issu d'une puissante famille de marins et de marchands d'origine normande, il devient en 1294 le premier maire recensé de New Winchelsea, la ville neuve reconstruite sur les hauteurs après la destruction de l'ancienne cité par la mer en 1287.
Son fils (ou neveu), Stephen Alard, marchera dans ses pas et deviendra lui aussi amiral des Cinq-Ports.
Le gisant montre le chevalier en panoplie d'armure de mailles. Les mains jointes sur la poitrine tiennent un cœur, ses pieds reposent sur un lion couché et sa tête est soutenue par des anges sculptés.
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1312 - Sybil Metham, née Hamelton († 1312) - Howden - Yorkshire - Angleterre |
| Voir John Metham. |
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1312 - Gunnora († 1312) - Limington - Somerset - Angleterre |
Gunnora (décédée vers 1312) est une noble anglaise liée à la seigneurie de Limington dans le comté du Somerset.
Elle était l'épouse de Sir Richard Gyvernay (ou de Gyverney), seigneur du manoir de Limington. Par son mariage ou son héritage propre, elle a permis de lier les terres de Limington et des environs (notamment des parcelles à Ilchester, Wells et Bridgwater) à la famille Gyvernay.
Gunnora est principalement connue à travers l'histoire de l'art médiéval pour son gisant sculpté, conservé dans l'église Saint-Mary de Limington (St. Mary's Church).
Sa statue se trouve dans la chapelle seigneuriale (ou chapelle de chantrerie) située au sud de l'église, fondée par son époux Richard Gyvernay.
Le gisant montre une femme drapée reposant sur un socle modeste, placé juste sous le tombeau sous enfeu plus monumental de son époux représenté en chevalier en armure.
Elle est représentée dans la tenue typique de la noblesse féminine du tout début du XIVᵉ siècle : vêtue d'une guimpe (wimple) enserrant le visage, d'un voile et d'un manteau ample replié sur ses bras. Ses mains sont jointes en prière.
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1312 - Joan Divers († 1312) - Épouse de William Disney († 1300) , puis de John de Trehampton - Église St Peter - Norton Disney - Lincolnshire - Angleterre |
Joan Divers (souvent orthographiée Joan Dive ou Jane Dive, décédée vers 1312) est une noble anglaise issue de la famille Dive de Kingerby (Lincolnshire).
Elle épouse en premières noces Sir William Disney (d'Isigny, seigneur de Norton). C'est par cette union apportée par Joan — liée aux puissants barons d'Amundeville — que la famille Disney acquiert la seigneurie du manoir de Kingerby. C'est aussi à cette occasion que les Disney adoptent le blason aux trois lions (passant guardant).
Après la mort de Sir William vers 1300, elle se remarie avec Sir John de Trehampton.
Elle fait ériger la chapelle funéraire de la famille Disney (Disney Mortuary Chapel), située sur le côté nord de la nef.
Le blason aux trois lions associé à sa lignée et sculpté sur les tombeaux de l'église St-Peter a une résonance particulière : lors d'une visite à Norton Disney dans les années 1950 pour chercher ses ancêtres, Walt Disney s'est inspiré de ces trois lions figurant sur le tombeau de son époux William Disney. Ce motif a par la suite été intégré au drapeau du château des génériques de Walt Disney Pictures. |
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1313 - Adam de Stoke (†1313) - Great Bedwyn - Wiltshire - Angleterre
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Il est le fils de Robert De Stokes. Il était baron de Weles, chevalier et croisé. Il épousa Eve Hungerford dont il eut Thomas Stokes.
Sir Adam de Stoke (ou de Stokke, (né en 1230, mort vers 1313) était un chevalier et propriétaire terrien anglais rattaché au manoir de Stokke, situé dans la paroisse de Great Bedwyn (comté du Wiltshire).
Il tenait le manoir de Stokke (près de Great Bedwyn), ainsi que des terres à Rushall et Wolfhall dans le Wiltshire.
Marié à Geva (ou Jeva, parfois nommée Eve), son domaine passe après sa mort à son épouse. Celle-ci se remarie ensuite avec Sir Robert Hungerford, figure majeure du comté à l'époque.
À la mort de l'évêque Nicholas de Longespée en 1297, Adam de Stoke a servi de tuteur/gardien royal pour le compte de la Couronne (Guardian for the Crown) des biens temporels du diocèse de Salisbury (Sarum) jusqu'à l'élection de l'évêque Simon de Gaunt.
La sculpture en pierre le représente en chevalier, les jambes croisées (cross-legged effigy), une posture courante dans l'art funéraire gothique anglais du début du XIVᵉ siècle. Cette pose a longtemps fait penser, à tort selon l'historiographie moderne, qu'il s'agissait systématiquement d'un croisé
Il est figuré vêtu d'une cotte de mailles complète avec surcot, tenant sa main sur la garde de son épée et portant son écu armorié.
Son tombeau fait face à celui de son fils (ou proche descendant), Sir Roger de Stokke (mort vers 1333-1343), également représenté sous forme d'effigie sculptée dans une niche sous enfeu.
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1314 - Heinrich IV von Solms-Burg-Solms († 22 janvier 1314) - Altenberg - Hesse - Allemagne
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Comte de Solms-Burg-Solms, il est né vers 1265. Fils de Marquard II, comte de Solms-Burg-Solms et de Agnes von Sponheim.
Il épousa Lisa von Isenburg et Elisabeth von Solms-Burg-Solms. Il est le père d'Adelheid von Solms-Burg-Solms, de Johann, comte de Solms-Burg-Solms
et de Benedicta Ponzetta von Reichenstein.
Heinrich IV von Solms-Burg-Solms (mort le 22 janvier 1314) est un noble allemand, comte de la maison princière de Solms.
Il appartient à la branche de Solms-Burgsolms, l'une des divisions de la maison de Solms réagissant dans la région du Lahn-Dill (dans l'actuelle Hesse). Il tenait ses droits du château de Burgsolms, près de Wetzlar. Il était le fils du comte Marquard II de Solms-Burgsolms et marié à Elisabeth de Virnebourg.
La dalles/gisant le figure en chevalier armé du début du XIVᵉ siècle, arborant les armes de la maison de Solms (le lion dressé).
La stèle porte la date exacte de son décès, le 22 janvier 1314, servant de précieux repère chronologique pour l'étude de la sculpture funéraire et de l'héraldique médiévale en Hesse.
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1315 - Reginald de Ferrers - Bere Ferrers - Devon - Angleterre
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Sir Reginald de Ferrers (mort vers 1305–1315) est un seigneur anglais de la branche du Devonshire de la famille de Ferrers, rattaché au manoir seigneurial de Bere Ferrers (près de Tavistock, dans le Devon).
Il était le fils de Sir William de Ferrers et d'Isolde de Cardinham. C'est cette branche de la famille qui a donné son nom à la paroisse de Bere (devenue Bere Ferrers).
Il a épousé Margaret le Deneis (ou Dennys), co-héritière de Sir Robert le Deneis.
L'effigie sculptée le représente en chevalier en armure du début du XIVᵉ siècle. Il est revêtu d'une cotte de mailles avec surcot et tient son bouclier. |
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1315 - Simon de Leybourne - 1315 - Shrewsbury - Shropshire - Angleterre |
Croisé - 9e Croisade (1271-1272)
Simon de Leybourne (ou de Libourne / Leyburne) est un chevalier anglais notable du début du XIVᵉ siècle, directement lié à la région du Shropshire et à la ville de Shrewsbury.
Il appartient à la puissante famille baronnie des Leybourne, originaire du Kent. Il est devenu lord du manoir de Berwick Leybourne (aujourd'hui Berwick Maviston), situé juste au nord-est de Shrewsbury dans le Shropshire.
Simon de Leybourne a servi comme chevalier banneret dans les guerres d'Écosse. Il figure notamment sur le fameux Roll of Caerlaverock (siège du château de Caerlaverock en 1300), qui recense les armoiries des nobles présents avec le roi.
En tant que noble influent du March de Galles (Welsh Marches), il jouait un rôle militaire et administratif stratégique pour la couronne britannique dans la protection de la frontière galloise près de Shrewsbury.
Décès probable autour de 1315 : c’est la période où s'achèvent ses fonctions et où les actes judiciaires et d'inquisition post-mortem mentionnent la transmission de ses terres.
Ses possessions dans le Shropshire passent à son héritier (son fils John de Leybourne, plus tard titré Baron Leybourne) et à sa veuve, Lucy.
Dans le rôle d'armes de Caerlaverock (1300), ses armoiries sont décrites ainsi : d’argent à six lionceaux de gueules, avec un lambel d’azur. |
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1315 - Phyllis de Eastney - Église St Thomas a Becket - Warblington - Hampshire - Angleterre
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Phyllis de Eastney (décédée vers 1315) est une figure historique locale liée au manoir de Warblington et à l'église St Thomas à Becket de Warblington, située dans le Hampshire, en Angleterre.
Phyllis (parfois orthographiée Phyllis/Felicia) faisait partie des détentrices du manoir et de la terre seigneuriale de Warblington (qui s'étendait alors à Farlington, Milton et Eastney).
Sa mort survient aux alentours de 1315. À son décès, la transmission des possessions et des privilèges régionaux est réorganisée (sa partenaire/co-héritière Isabella de Eastney lui survit jusqu'en 1325 environ).
L'église paroissiale St Thomas à Becket à Warblington abrite deux célèbres gisants sculptés du XIVᵉ siècle : l’une de ces statues funéraires en pierre représente une noble dame du XIVᵉ siècle allongée sous une niche en arc brisé (ogee arch). La tradition locale et les annaires d'histoire régionale associent fréquemment cette effigie funéraire à Phyllis de Eastney (ou à sa famille). |
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1316 - Philip de Gayton († 1316) - Gayton - Northamptonshire - Angleterre
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L'église Sainte-Marie (St Mary's Church) de Gayton abrite un gisant funéraire médiéval en bois de chêne exceptionnellement conservé. Ce gisant, daté de 1316, représente un chevalier en cotte de mailles. Dans de nombreux catalogues d'armures ou de sculpture funéraire, cette statue est l'une des pièces phares du Northamptonshire pour cette époque.
L'année 1315-1316 est marquée par un épisode tragique dans la seigneurie de Gayton. Après la mort de Philip de Gayton et de son fils Théobald au début de l'année 1316, l'héritage passe à ses deux filles (Scholastica et Juliana). Juliana fait assassiner son mari, Sir Thomas Murdak, la même année pour épouser son complice, ce qui mène plus tard à son exécution. |
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1316 - Walter Trayli († 1290) - Woodford - Northamptonshire - Angleterre |
Sir Walter Trayli (ou de Trayly / Treylli, mort en 1290) est un seigneur médiéval et chevalier anglais indissociable de la paroisse de Woodford (près de Thrapston) dans le Northamptonshire.
Walter Trayli était le lord du manoir de Woodford, détenant également des possessions dans le Bedfordshire voisin (notamment à Yielden).
Il était marié à Dame Alianora (Eleanor) Trayli, qui lui a survécu jusqu'en 1316.
L'église paroissiale St Mary de Woodford abrite deux gisants sculptés en bois de chêne représentant Sir Walter Trayli et son épouse Eleanor. Les statues en bois de cette époque sont extrêmement rares en Angleterre et constituent des trésors d'art funéraire médiéval.
L'un des piliers en pierre de l'église contient une petite cavité scellée par une grille, dans laquelle est conservée une urne funéraire. La tradition locale et les historiens attribuent ce cœur momifié à Sir Walter Trayli, mort en terre Sainte lors d'une croisade ou en déplacement, dont le cœur aurait été rapporté à Woodford selon la coutume médiévale. |
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1316 - Eleanor Trayli († 1316) - Woodford - Northamptonshire - Angleterre |
Dame Eleanor (Alianora) Trayli (décédée vers 1316) est une noble dame du Moyen Âge anglaise, épouse de Sir Walter Trayli († 1290), indissociable du manoir de Woodford (près de Thrapston) dans le Northamptonshire.
Après la mort de son époux Sir Walter Trayli en 1290, Dame Eleanor conserve ses droits de douaire sur le manoir de Woodford ainsi que sur d'autres terres de la famille dans le Bedfordshire (comme le manoir de Yielden).
Elle administre le patrimoine familial pendant plus de 25 ans jusqu'à son propre décès en 1316. La seigneurie passe ensuite à l'héritier de la lignée, John de Trayli.
L'effigie la représente coiffée d'une guimpe (wimple) et d'un voile, vêtue d'une longue robe plissée caractéristique des dames de la haute noblesse sous le règne d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II. |
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1316 - William Disney († 1316) - Kingerby - Lincolnshire - Angleterre |
Sir William Disney (décédé vers 1316) est un chevalier et seigneur anglo-normand rattaché au manoir de Kingerby dans le Lincolnshire. Il est notamment connu pour son monument funéraire préservé à l'église St Peter de Kingerby et pour son appartenance à la lignée ancêtre de Walt Disney.
Le nom provient du village normand d'Isigny-sur-Mer (Calvados). Arrivée en Angleterre avec la conquête normande de 1066, la famille a anglicisé son nom en Disney (ou De Isney / Dysney).
William Disney détenait le manoir de Kingerby ainsi que des terres à Norton Disney (Lincolnshire), formant l'un des fiefs principaux de cette branche familiale sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et Édouard II.
Le gisant montre un chevalier en armure de mailles (hauberk) sous une cotte d'armes, les jambes croisées, ce qui était une convention sculpturale courante au début du XIVᵉ siècle.
Les armoiries des Disney (trois fleur de lys) figurent sur les éléments gravés du monument et de la chapelle funéraire.
Sir William Disney fait partie des ancêtres directs de la branche anglaise des Disney, dont une partie a ensuite émigré en Irlande au XVIIᵉ siècle, puis aux États-Unis au XIXᵉ siècle pour donner naissance au réalisateur et producteur Walt Disney. |
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1316 - Konrad Schaler von Benken - Burgermeister ( † 1316) - Bâle - Canton de Bâle - Suisse |
Konrad I. Schaler von Benken (mort en 1316) est un chevalier et homme politique éminent de la ville de Bâle, issu de la puissante famille patricienne et chevaleresque des Schaler.
Les Schaler comptaient parmi les familles nobles les plus influentes de Bâle au Moyen Âge, fournissant plusieurs évêques, chanoines et bourgmestres à la cité.
Konrad I. était lord et seigneur de Frohberg et de Benken (commune du canton de Bâle-Campagne actuelle).
Bourgmestre de Bâle (Bürgermeister) : il occupe la plus haute fonction politique civile de Bâle en 1305.
Bailli (Vogt) : il exerce la charge de bailli en 1310.
Avoyer (Schultheiss) : il sert également comme avoyer de la ville de Kleinbasel (Petit-Bâle).
Il était marié à Elisabeth von Rathsamhausen (décédée avant 1318).
Le nom de la famille Schaler dérive du mot latin scala (échelle/escalier). Leurs armes se caractérisent par un blason parlant : de gueules à une bande fuselée d'argent formant des degrés ou des marches. |
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1317 - Roger Englefield († 1317) - Englefield - Berkshire - Angleterre
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Sir Roger de Englefield (décédé vers 1317) est un chevalier et seigneur issu de la noble famille des Englefield, dont la présence et l'influence au manoir d'Englefield (Berkshire) s'étendent du Moyen Âge jusqu'à l'époque tudorienne.
Il succède à son père Sir William de Englefield vers 1280-1281 et détient le manoir d'Englefield dans le Berkshire. Il est confirmé en possession de ses terres en 1316.
Chevalier, Roger de Englefield représente le comté du Berkshire au Parlement sous le règne des rois Édouard Iᵉʳ et Édouard II, notamment lors des parlements de 1307 et de 1312.
L'église paroissiale St Mark d'Englefield abrite un gisant sculpté en pierre du début du XIVᵉ siècle figurant un chevalier en cotte de mailles, traditionnellement identifié comme étant Sir Roger de Englefield.
On lui attribue également la fondation d'une chantrerie et de la chapelle Sainte-Marie (Englefield Chapel) dans le collatéral de l'église, où repose son effigie.
Son monument voisine avec d'autres effigies familiales remarquables, notamment le gisant en bois de sa belle-fille ou épouse Joan (vers 1340) et les tombeaux des lords d'Englefield ultérieurs.
À son décès vers 1317, ses domaines et le manoir d'Englefield passent à son fils et héritier, Sir Philip Englefield. |
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1317 - John de Ifield († 1317) - Ifield - Sussex - Angleterre |
Sir John de Ifield (décédé vers 1317) est un chevalier et seigneur propriétaire terrien associé au village d'Ifield (aujourd'hui un quartier de Crawley dans le Sussex de l'Ouest).
Il appartenait à la noblesse locale du Sussex et détenait le manoir d'Ifield, ainsi que d'autres fiefs dans le Sussex et le Surrey environnant.
Comme beaucoup de chevaliers de son rang sous Édouard Iᵉʳ et Édouard II, il a servi dans les fonctions administratives et militaires du comté (gestion de la justice locale et levées de troupes).
L'église paroissiale St Margaret à Ifield abrite une effigie sculptée en pierre de Purbeck le représentant en armure de mailles complète avec surcot, les mains jointes et le bouclier au bras.
Son gisant repose aux côtés de celui de son épouse, Dame Margery de Ifield. Ces deux statues médiévales comptent parmi les plus beaux exemples de sculpture funéraire du début du XIVᵉ siècle conservés dans le Sussex.
À son décès vers 1317, la lignée directe masculine s'éteint ou se réorganise : le domaine d'Ifield passe aux mains de ses héritières et alliés familiaux (notamment la famille de lache/Poynings au cours du XIVᵉ siècle). |
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1318 - John de Lowdham († 1318) - Lowdham - Nottinghamshire- Angleterre
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Sir John de Lowdham (décédé vers 1318) est un chevalier et seigneur terrien anglais directement associé au manoir de Lowdham, situé dans le Nottinghamshire.
La famille de Lowdham (parfois orthographiée Loudham) détenait la seigneurie principale de la paroisse de Lowdham sous les règnes des rois Édouard Iᵉʳ et Édouard II.
Comme la majorité des chevaliers de son rang dans le Nottinghamshire, Sir John était mobilisé pour les fonctions de maintien de l'ordre local, les levées d'armes et les campagnes militaires royales, notamment lors des guerres contre l'Écosse.
L'église St Mary de Lowdham abrite un gisant sculpté en pierre figurant un chevalier revêtu d'un haubert de mailles complet, d'un surcot et tenant son bouclier.
Son bouclier porte les armes de la famille de Lowdham (d'argent à une bande d'azur chargée de trois étriers d'or).
À son décès en 1318, les enquêtes après décès (Inquisition Post Mortem) confirment le transfert de ses terres et du manoir de Lowdham à son fils et héritier, également prénommé John de Lowdham. La famille a conservé l'influence sur ce domaine jusqu'au milieu du XIVᵉ siècle avant que les possessions ne passent par alliance à la famille Rempston. |
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1318 - William de Combemartin ( † 1318) - Alderton - Northamptonshire - Angleterre |
William de Combemartin (ou Combmartyn) est issu d'une riche famille de financiers et marchands de laine londoniens d'origine dévonienne (Combe Martin).
Il acquiert la seigneurie d'Alderton dans le Northamptonshire au début du XIVᵉ siècle, où il s'établit comme grand propriétaire terrien.
Il sert la couronne sous Édouard Iᵉʳ et Édouard II, participant au financement et à la gestion administrative des affaires royales.
Conservé dans l'église St Margaret d'Alderton (Northamptonshire), son effigie funéraire est entièrement sculptée dans du bois de chêne.
Les gisants médiévaux en bois sont d'une rareté extrême en Angleterre (la majorité étant en pierre ou albâtre). La statue le représente en chevalier, vêtu de sa cotte de mailles et d'un surcot.
À sa mort en 1318, les enquêtes après décès (Inquisition Post Mortem) établissent qu'il ne laisse pas d'héritier mâle direct. Le manoir d'Alderton est alors partagé entre ses trois filles et co-héritières : Alice, Isabel et Joan. |
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1318 - Rudolf III Von Thierstein († 27 août 1318) - Bâle - Canton de Bâle - Suisse |
Il était le fils de Rudolf II von Thierstein et de Sophie von Froburg.
Il se maria une première fois avec Beatrix von Pfirt qui mourut vers 1287 dont il eut Ulrich II von Thierstein.
Il épousa ensuite Beatrix von Geroldseck.
Le comte Rudolf III von Thierstein (mort le 27 août 1318) est un membre influent de la haute noblesse régionale du Jura suisse et du bassin bâlois au début du XIVᵉ siècle.
Les comtes de Thierstein (Grafen von Thierstein) possédaient de vastes domaines dans les cantons actuels de Soleure, Bâle-Campagne et Aargau.
Rudolf III est particulièrement lié à la seigneurie et au château de Pfeffingen (Burg Pfeffingen), situé au sud de Bâle. Sous sa gouvernance, ce château est devenu l'une des résidences principales et des bastions de la branche comtale de Thierstein-Pfeffingen.
Il est enterré dans la cathédrale de Bâle (Basler Münster). Son gisant sculpté le représente en chevalier en armure complète de la fin du XIIIᵉ / début du XIVᵉ siècle.
Son décès est consigné avec précision dans la nécrologie de la cathédrale de Bâle.
Ses fils (notamment Ulrich et Walram) ont repris la seigneurie de Pfeffingen et poursuivi les alliances de la famille avec l'évêché de Bâle et les territoires habsbourgeois voisins. |
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Vers 1319 - Albrecht Hohenlohe - Église de Schöntal - Schöntal - Bade- Wurtemberg - Allemagne |
Albrecht I. von Hohenlohe (décédé vers 1319) est un noble chevalier allemand issu de la puissante maison féodale de Hohenlohe, étroitement lié au monastère et à l'église de Schöntal (Kloster Schöntal), situés dans le Bade-Wurtemberg.
Cette dynastie princière et comtale régnait sur une grande partie de la région de Franconie et du nord du Bade-Wurtemberg actuel.
Les membres de la famille Hohenlohe étaient les fondateurs (Stifter) et les protecteurs séculiers de l'abbaye cistercienne de Schöntal. Ils y ont élu domicile pour leurs sépultures familiales tout au long du Moyen Âge.
La dalle funéraire sculptée le représente en pied dans son armure de chevalier du début du XIVᵉ siècle : bassinets, cotte de mailles, surcot ajusté, l'épée au côté et tenant son écu. |
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1319 - La reine Ingeborg de Suède († 15 août 1319) - Église St Bendt - Ringsted - Sjælland - Danemark
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La reine Ingeborg de Suède (Ingeborg Valdemarsdotter, née vers 1277 et morte le 15 août 1319) est une princesse suédoise devenue reine consort de Danemark par son mariage avec le roi Éric VI Menved.
Fille du roi Magnus III de Suède (Magnus Ladulås) et de la reine Helvig de Holstein, elle appartient à la dynastie féodale des Bjälbo (ou Folkungar).
Elle épouse le roi Éric VI de Danemark en 1296. Cette alliance dynastique scelle le rapprochement stratégique entre les couronnes de Suède et de Danemark.
Sa vie personnelle est marquée par la perte de ses nombreux enfants mort-nés ou décédés en bas âge. Le plus célèbre drame survient lorsqu'elle laisse tomber son nouveau-né depuis sa voiture à cheval lors d'une présentation publique, causant la mort de l'enfant.
Profondément éprouvée, elle se retire au prieuré d'Enköping puis au couvent Sainte-Claire de Roskilde en 1318, quelques mois avant sa mort survenue le 15 août 1319 (suivie peu après par celle de son époux en novembre 1319).
La reine Ingeborg repose aux côtés de son époux le roi Éric VI Menved sous une majestueuse dalle funéraire en laiton gravé du XIVᵉ siècle.
La plaque funéraire montre le couple royal en pieds, vêtus de leurs habits de sacre sous des dais gothiques élaborés. C'est l'un des plus remarquables exemples de plaques métalliques funéraires médiévales conservés en Europe du Nord.
La mort d'Ingeborg et d'Éric VI en 1319 sans héritier direct plonge le Danemark dans une crise de succession majeure, menant au règne contesté du frère d'Éric, Christophe II, et à une période de démembrement temporaire du royaume.
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1320 - Richard Stapledon († 1320) - Cathédrale d'Exeter - Devon - Angleterre
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Sir Richard Stapledon (ou de Stapeldon) est un juriste, chevalier et juge anglais influent du début du XIVᵉ siècle dans le comté du Devon. Il est le frère aîné de Walter de Stapledon, évêque d'Exeter et trésorier du roi Édouard II.
Issu d'une famille terrienne de Cookbury (Devon), il détient le manoir de Milton Damerel et plusieurs fiefs dans le sud-ouest de l'Angleterre.
Membre du barreau puis juge de haut rang (Justice of Assize), il sert la couronne anglaise sous Édouard II et participe activement aux affaires publiques du Devon.
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1320 - Robert de Compton († 1320) - Hawton - Nottinghamshire - Angleterre |
Sir Robert de Compton est un chevalier et patron terrien indissociable du manoir de Hawton (près de Newark-on-Trent) dans le Nottinghamshire.
La famille de Compton tenait le domaine de Hawton depuis la fin du XIIᵉ siècle. Sir Robert servait comme chevalier sous le règne d'Édouard II et contrôlait les terres environnantes.
Il est principalement connu pour avoir financé la reconstruction majeure du chœur de l'église d'Hawton au début du XIVᵉ siècle, considérée comme un chef-d'œuvre du style gothique curviligne (Decorated Style).
L'effigie en pierre le représente en chevalier, les jambes croisées, vêtu de son armure de mailles, d'un surcot et tenant son bouclier héraldique.
À sa mort, la seigneurie de Hawton passe à ses descendants directs avant d'entrer par alliance au XVᵉ siècle dans la famille Molyneux. |
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1320 - John de Dummer - Pendomer - Somerset - Angleterre |
Sir John de Dummer (ou de Domer, d'abord documenté dès la fin du XIIIᵉ siècle) est un chevalier et seigneur propriétaire terrien associé au manoir de Pendomer (près de Yeovil) dans le Somerset.
La famille de Dummer tirait son nom du village de Dummer dans le Hampshire. Sir John acquiert et consolide la seigneurie du manoir de Penne (qui prendra le nom de Pendomer en son honneur) dans le Somerset à la fin du XIIIᵉ siècle.
Il sert comme chevalier du comté (Knight of the Shire) pour le Somerset et le Dorset sous Édouard Iᵉʳ et Édouard II, participant aux parlements de 1306 et 1313.
L'effigie sculptée en pierre dorée locale de Ham Hill le représente en chevalier vêtu d'un haubert de mailles, d'un surcot ajusté, les mains jointes et les jambes croisées sur un lion.
La statue repose sous un enfeu sculpté dans le mur nord de la nef. La niche est flanquée de deux consoles représentant de petites figures de serviteurs ou d'écuyers maintenant un rocher au-dessus de sa tête, une disposition décorative très rare pour cette époque.
À sa mort (survenue peu après 1320, date à laquelle il est mentionné pour la dernière fois dans les registres régionaux), le domaine de Pendomer passe à son fils et héritier Richard de Dummer, la famille maintenant la seigneurie jusqu'au début du XVᵉ siècle. |
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1320 - John de Lee († 1320) - Berrington - Shropshire - Angleterre |
Sir John de Lee (décédé vers 1320) est un chevalier et seigneur terrien de la famille de Lee (ou de Lea).
La lignée des Lee est l'une des plus anciennes familles de la gentry du Shropshire, possédant plusieurs fiefs dans le comté (dont Roden, Stanton et Berrington) du XIIᵉ au XIVᵉ siècle.
Sir John de Lee exerça des responsabilités locales de chevalier de comté sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II, participant aux convocations militaires pour les campagnes d'Écosse et aux commissions de paix.
La statue en pierre représente un chevalier en armure de mailles (hauberk) sous un surcot plissé, les mains jointes en prière et les jambes croisées, s'appuyant sur un lion couché.
Ce gisant constitue l'un des rares témoins sculptés du début du XIVᵉ siècle préservés dans le sud du Shropshire.
À sa mort vers 1320, son fils John de Lee (qui sera plus tard shérif et représentant du Shropshire au Parlement) lui succède et consolide le patrimoine familial à Berrington et Roden. |
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1320 - Geoffrey Frethorne († 1320) - Childrey - Berkshire - Angleterre |
Sir Geoffrey Frethorne (décédé vers 1320) est un chevalier et lord terrien issu de la famille de Frethorne, seigneur du manoir de Frethornes à Childrey (historiquement dans le Berkshire, rattaché à l'Oxfordshire depuis 1974).
La famille de Frethorne (ou de Fretehorne) tenait l'un des trois manoirs principaux composant la paroisse de Childrey sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et Édouard II.
Sir Geoffrey participe aux affaires administratives du comté de Berkshire et figure parmi les tenanciers nobles mobilisés lors des tensions politiques et militaires du règne d'Édouard II.
L'effigie sculptée le représente en chevalier en armure de mailles (hauberk) avec camail et surcot plissé. Il tient son épée et s'appuie sur son bouclier héraldique.
À sa mort vers 1320, son fils et héritier Geoffrey de Frethorne (deuxième du nom) reprend le manoir. La lignée conserve le domaine jusqu'à la fin du XIVᵉ siècle, époque à laquelle la seigneurie passe par alliance à la famille Fynderne. |
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1320 - Geoffrey de Canterton († 1320) - Michelmersh - Hampshire - Angleterre |
Sir Geoffrey de Canterton (décédé vers 1320) est un chevalier et seigneur terrien local associé au manoir et à la paroisse de Michelmersh (près de Romsey) dans le Hampshire.
La famille tire son nom du hameau de Canterton (situé près de Brook dans la New Forest). Sir Geoffrey détenait des terres à Canterton ainsi que des droits seigneuriaux dans la région de Michelmersh.
Il figure parmi la petite noblesse du Hampshire sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et Édouard II, impliqué dans la gestion foncière locale et les obligations militaires régionales.
L'effigie sculptée en calcaire représente un chevalier couché, revêtu d'une armure de mailles complète (hauberk), d'un surcot plissé et tenant son bouclier.
Le monument présente les jambes croisées appuyées sur un lion couché, pose caractéristique de la sculpture militaire anglaise des années 1310-1320.
À son décès vers 1320, les possessions de la famille Canterton dans le Hampshire sont transmises à ses héritiers directs avant d'être intégrées à d'autres domaines régionaux au cours du XIVᵉ siècle. |
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1320 - Otto III von Ravensberg († 25 mars 1305) - Bielefeld - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne |
Le comte Otto III von Ravensberg (né vers 1246 et mort le 25 mars 1305) est un souverain de la maison de Ravensberg, branche cadette de la maison de Calvelage. Il a dirigé le comté de Ravensberg pendant plus de 35 ans (de 1269 jusqu'à sa mort en 1305) depuis sa résidence du château de Sparrenburg à Bielefeld.
Fils du comte Ludwig von Ravensberg et d'Adelheid von Dassel, il succède à son père en 1269. Il consolide l'autorité de sa maison en Westphalie, développe la ville de Bielefeld et défend ses prérogatives face aux princes-évêques voisins de Paderborn, Münster et Osnabrück.
Il épouse Hedwig von Oldenburg (fille du comte Johann Iᵉʳ von Oldenburg), renforçant ainsi ses alliances dans le nord-ouest du Saint-Empire.
En 1293, Otto III et son épouse fondent la collégiale de la ville nouvelle de Bielefeld (Neustädter Marienkirche), qui devient le centre spirituel et la nécropole de la dynastie.
Otto III von Ravensberg repose dans l'église Neustädter Marienkirche à Bielefeld, aux côtés de son épouse Hedwig von Oldenburg :
Le monument est un sarcophage sculpté sommé des gisants du couple comtal. Otto III y est représenté en noble souverain et chevalier, vêtu d'un manteau, les cheveux ondulés, tenant son épée, la tête reposant sur un coussin et les pieds appuyés sur un lion (symbole de force et de courage).
À sa mort le 25 mars 1305, son fils Otto IV von Ravensberg lui succède à la tête du comté. La lignée directe masculine des comtes de Ravensberg s'éteindra en 1346 à la mort de son second fils, Bernard, faisant passer le comté à la maison de Berg par le mariage de sa petite-fille Margaret. |
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1320 - Hugues Zorn de Bulach - († vers 1320) - (Musée de l'Œuvre Notre-Dame, provenant du château d'Osthouse) - Strasbourg - Alsace - France |
Hugues Zorn de Bulach (décédé vers 1320) est un noble alsacien issu de l'une des familles patriciennes les plus influentes de la noblesse strasbourgeoise.
La maison Zorn est une puissante lignée patricienne et chevaleresque de Strasbourg, divisée en plusieurs branches (dont les Zorn de Bulach et les Zorn de Plobsheim).
Hugues Zorn de Bulach est étroitement lié au domaine et au château d'Osthouse (dans le Grand Est / Bas-Rhin), fief historique dont la famille a conservé la possession pendant plusieurs siècles.
Sculpté dans le grès rose des Vosges, le gisant le représente en noble chevalier en armure complète de mailles, recouvert d'un surcot plissé. Ses pieds reposent sur un lion et la dalle est ornée des armes héraldiques de la famille Zorn (d'argent au chef de gueules / étoiles).
Les descendants d'Hugues ont continué à jouer un rôle prépondérant dans l'histoire de l'Alsace. Le château d'Osthouse, reconstruit et remanié au cours des siècles (notamment à la Renaissance), est resté le symbole du patrimoine familial des Zorn de Bulach. |
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1320 - Robert II d'Artois, dit l'Enfant (1300 - † 1317), fils d'Othon IV et de Mahaut d'Artois - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France |
Fils d'Othon IV, comte de Bourgogne, et de la célèbre comtesse Mahaut d'Artois. Il meurt prématurément à l'âge de 17 ans sans descendance.
Sa mère, Mahaut d'Artois, fait exécuter le tombeau peu après sa mort par le sculpteur Pépin de Huy (ou Jean Pépin de Huy), l'un des maîtres imagiers les plus renommés du début du XIVᵉ siècle.
Le tombeau fut initialement installé dans l'église du couvent des Cordeliers de Paris, où Mahaut d'Artois avait fait bâtir une chapelle funéraire pour sa famille. Transféré plus tard au musée des Monuments français lors de la Révolution, il est désormais conservé dans la nécropole royale de la basilique Saint-Denis.
Taillé dans du marbre blanc, le gisant repose sur une dalle de marbre noir. La sculpture témoigne d'un réalisme frappant et d'une grande finesse, typiques du style de Pépin de Huy.
Robert est représenté en jeune chevalier, la tête découverte entourée d'une chevelure bouclée. Il porte son armure d'apparat : une cote de mailles minutieusement ciselée recouverte d'un surcot ajusté.
Ses mains sont jointes sur la poitrine en geste de prière.
Deux petits chiens (symboles de fidélité) ou un lion sont sculptés à ses pieds selon les conventions de l'époque pour marquer la noblesse et le repos éternel.
Les détails des armoiries de la maison d'Artois (d'azur semé de fleurs de lys d'or au lambel de gueules) figuraient sur le surcot et le bouclier. |
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1320 - Jone de Cobham († 1320) - Cobham - Kent - Angleterre |
Dame Joan (ou Jone) de Cobham, née Joan Septvans (fille de Sir Robert Septvans de Chartham). Elle est l'épouse de Sir John de Cobham (mort en 1300) et la mère d'Henry de Cobham, 1ᵉʳ baron Cobham.
Décédée avant 1298, son cuivre a été exécuté et posé sur une dalle en marbre de Purbeck entre 1305 et 1320.
Dame Joan est figurée de face, les mains jointes en prière. Elle porte l'ajustement vestimentaire noble de la fin du XIIIᵉ siècle : une guimpe (wimple) enveloppant le cou et le menton, couverte d'un voile (veil), ainsi qu'un surcot à demi-manches porté sur une cotte ajustée.
L'effigie repose sous un dais gothique (canopy) trilobé finement gravé, surmonté d'un pignon à fleurons et soutenu par deux fines colonnettes. C'est l'un des plus anciens exemples connus de dais sur ce type de support en Angleterre.
Une inscription poétique en anglo-normand, gravée en majuscules lombardes tout autour de la dalle, indique : « Dame Ione de Cobeham gist ici, Deus de sa alme eit merci. Ki ke pur l'alme priera, quaraunte iours de pardoun avera. »
(Dame Joan de Cobham gît ici, que Dieu ait merci de son âme. Quiconque priera pour son âme aura quarante jours de pardon.) |
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1320 - Hedwig von Lippe - Bielefeld - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne |
Le monument funéraire d'Hedwig von Lippe (morte vers 1315-1316) et de son époux, conservé dans l'église de la Neustadt (Neustädter Marienkirche) à Bielefeld (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne), constitue l'un des exemples les plus remarquables de la statuaire funéraire gothique en Westphalie.
Hedwig von Lippe (fille de Simon Iᵉʳ, seigneur de Lippe), épouse d'Otto III, comte de Ravensberg (mort en 1306).
Réalisé vers 1320 pour abriter les dépouilles du couple comtal.
Le monument présente une dalle sculptée en haut-relief portant les effigies de la comtesse Hedwig aux côtés de son époux Otto III.
Hedwig est représentée vêtue d'un manteau noble aux drapes fluides, la tête encadrée par un voile et une guimpe (Gugel ou wimple), représentative de la mode aristocratique du début du XIVᵉ siècle.
Ses traits sont traités avec un idéal de grâce gothique tout en gardant une certaine individualisation.
Les têtes des défunts reposent sous des dais architecturaux finement ciselés en forme de clochetons gothiques (Baldachin).
Des petites figures d'anges et de serviteurs entourent leurs épaules et leurs pieds, symbolisant le passage de l'âme vers l'au-delà et le statut princier de la famille de Ravensberg-Lippe.
L'ensemble était à l'origine complété par les armoiries des comtes de Ravensberg (les trois chevrons) et de la maison de Lippe (la rose de Lippe). |
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1320 - Margaret de Valers - Église All Saints - Down Ampney - Gloucestershire - Angleterre
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Margaret de Valers, dame de la manor house de Down Ampney. Elle appartenait à la noble famille de Valers qui possédait le manoir aux XIIIᵉ et XIVᵉ siècles.
La figure féminine est représentée couchée de face, les mains jointes en prière. La sculpture se caractérise par la finesse des plis fluides de sa robe et de son manteau noble.
Margaret porte la tenue typique des dames de haute rangée sous le règne d'Édouard II : une guimpe (wimple) enserrant le menton et le cou. Un voile léger recouvrant la tête. Une cotte longue recouverte d'un surcot ajusté.
Le gisant de Margaret repose sous une arcade gothique ciselée à proximité de l'effigie d'un chevalier aux jambes croisées, identifié comme Sir Nicholas de Valers (ou Sir Nicholas de Villiers), membre de sa famille portant un écu aux coquilles Saint-Jacques. |
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1320 - Blanche de France († 1320-1322) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France |
Blanche de France, épouse de l'héritier du royaume de Castille, fille de Saint Louis, fut au centre d’une crise politique entre les royaumes de France et de Castille.
Elle naquit pendant la septième croisade, à Jaffa, Comté de Jaffa, l’an 1253, de Louis IX, roi de France, et de Marguerite de Provence.
Elle fut mariée au prince héritier de Castille, Ferdinand de la Cerda, à Burgos, le 30 novembre de l’an 1268. Après la mort de ce dernier, survenue au mois de juin de l’an 1275, le roi Alphonse X de Castille fit de son fils cadet, Sanche, le légataire de la couronne au détriment des enfants de Blanche. Ceci provoqua une crise politique entre les royaumes de France et de Castille, alimentée par le refus du Castillan de laisser l’infante présomptive rejoindre sa patrie avec ses enfants. Philippe III, roi de France, engagea les hostilités au printemps de l’an 1276, d’abord en Navarre, puis, durant l’été, par la mobilisation de ses vassaux dans les territoires du Midi ; mais les troupes françaises, fort mal préparées, renforcées tardivement, rebroussèrent chemin en novembre sans franchir les Pyrénées. On appela cette armée l’ost de Sauveterre-en-Béarn, du lieu où l’expédition s’était arrêtée.
Blanche de France mourut entre le 17 juin 1320 et le 7 juin 1322. Elle avait fait bâtir une partie de l’église du couvent des Cordelières de Lourcine. Elle se retira à proximité à la fin de sa vie et se fit enterrer au couvent des Cordeliers de Paris. |
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1321 - Henry de Lorty II - Curry Rivel - Somerset - Angleterre
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Sir Henry de Lorty II, seigneur du manoir de Curry Rivel et important baron local ayant servi sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II.
Le chevalier est représenté les jambes croisées (cross-legged), posture dynamique très répandue en Angleterre sous Édouard II. Ses mains sont jointes sur la poitrine.
Il porte un haubert de mailles complet avec un bacinet ou un camail protégeant la tête et le cou.
Il est revêtu d'un surcot ample et fendu, ajusté par un baudrier qui soutient son épée.
Un écu est attaché à son bras gauche, autrefois peint aux armes de la famille de Lorty (d'argent à six lionceaux de gueules).
La tête du chevalier est appuyée sur deux coussins et un lion couché figure à ses pieds. |
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1322 - Richard de Goldsburgh - Goldsborough - Yorkshire - Angleterre
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Sir Richard de Goldsburgh, lord du manoir de Goldsborough, chevalier ayant servi dans les campagnes militaires en Écosse et député du Yorkshire au Parlement sous Édouard Iᵉʳ et Édouard II.
Le chevalier est représenté les jambes croisées, les mains jointes en prière, dans la posture dynamique caractéristique de la sculpture funéraire anglaise du XIVᵉ siècle.
Il porte une cravate de mailles et un bacinet sur la tête, relié à un camail protégeant le cou et la gorge.
Il est revêtu d'un surcot fendu ajusté par une ceinture d'épée (baldric).
Il tient un grand écu gravé aux armes de la famille de Goldsburgh (d'azur à la croix fleurdelisée d'argent).
La tête repose sur deux coussins soutenus par deux petits anges.
Un lion couché se trouve à ses pieds, symbole classique de bravoure et de victoire sur la mort.
Le gisant de Sir Richard fait face à un autre gisant très similaire dans la même église, attribué à son fils (également prénommé Sir Richard de Goldsburgh, mort vers 1333-1338). |
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1322 - Eluard Saltmarshe, chevalier († 1322) - Howden - Yorkshire - Angleterre |
Sir Eluard (ou Eluarde) de Saltmarshe, chevalier originaire du domaine voisin de Saltmarshe. La tradition locale et les historiens de l'art lui attribuent ce gisant (bien qu'il soit parfois associé à son successeur Sir Peter Saltmarshe, mort en 1338).
Le chevalier est représenté couché dans la posture anglaise traditionnelle du XIVᵉ siècle, les jambes croisées (cross-legged), les mains jointes en prière.
Il porte une cotte de mailles (hauberk) complète protégeant les membres et le buste, complétée par un camail recouvrant le cou. Sa tête est couverte d'un bacinet. Il porte un surcot d'étoffe fluide, fendu sur le devant et serré à la taille par sa ceinture d'épée. Un grand bouclier est attaché au bras gauche, portant à l'origine les armes de la famille Saltmarshe (d'argent semé de croix croisetées de sable, à la bande de sable).
Un lion couché figure à ses pieds, symbole classique de valeur guerrière et de fidélité, tandis que sa tête repose sur des coussins. |
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Estimé 1322 - Robert de Bures († septembre 1331) - Acton - Londres - Angleterre |
Sir Robert de Bures, chevalier, lord du manoir d'Acton, ayant servi sous le règne d'Édouard Iᵉʳ.
Né en 1255 et mort au début de septembre 1331, il était le fils de Robert de Bures.
Il épousa tout d'abord Alice (nom inconnu) puis Hilary Le Fermer (fille de sir John le Fermer) le 13 décembre 1331. Il n'eut pas de descendance de cette dernière.
Issu de sa première union, ce fut son fils aîné Andrew de Bures (1302 - † 12 avril 1360) qui lui succéda.
La plaque a été exécutée vers 1302-1310 (le style correspondant aux ateliers londoniens de l'époque d'Édouard Iᵉʳ), bien qu'il soit mort en 1331.
Le chevalier est représenté les jambes croisées, la main droite tenant la poignée de son épée tandis que ses mains sont jointes en prière.
Le graveur a détaillé avec une précision remarquable chaque anneau de la mailles (hauberk) couvrante, de la coiffe de mailles sur la tête jusqu'aux chausses.
Il porte un long surcot sans manches, ouvert sur le devant, ceinturé à la taille par sa ceinture d'épée (baldric).
Un grand bouclier est attaché à son épaule gauche, gravé aux armes de la famille de Bures (d’hermine à la bande de gueules chargée de trois cabochons ou rocs d'échiquier d'or).
Les pieds du chevalier reposent sur un lion rugissant finement gravé.
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1322 - Humphrey de Bohun, comte de Hereford († 16 mars 1322) - Cathédrale d'Exeter - Devon - Angleterre |
Humphrey de Bohun (4e comte de Hereford). Humphrey (VII) de Bohun (1276 - † 16 mars 1322) est un baron anglais, comte de Hereford et comte d'Essex de 1298 à sa mort. Il est également Lord Grand Connétable sous les règnes d'Édouard Ier et d'Édouard II.
Humphrey (VII) est le fils d'Humphrey (VI) et de Maud de Fiennes. Il hérite des titres et des terres de son père à sa mort, le 31 décembre 1298. En 1302, il épouse Élisabeth de Rhuddlan, fille du roi Édouard Ier.
Il participe à la première guerre d'indépendance de l'Écosse, et fait partie des vaincus de Bannockburn (1314). Le roi Édouard II doit payer une rançon importante aux Écossais pour obtenir la libération de son beau-frère.
Humphrey de Bohun s'oppose à l'influence des deux Hugues le Despenser (le Jeune et l'Aîné) sur le roi, et il entre en rébellion ouverte contre lui en 1321 aux côtés de Thomas de Lancastre et de Roger Mortimer. Les insurgés sont vaincus à Boroughbridge, le 16 mars 1322, et le comte de Hereford reste sur le champ de bataille.
Six des enfants d'Humphrey de Bohun et Élisabeth de Rhuddlan atteignent l'âge adulte : Aliénor (1304 - † 1363), épouse en 1327 James Butler, puis en 1343 Thomas Dagworth ; Jean (vers 1307 - † 1336) ; Humphrey (vers 1309 - † 1361) ; Marguerite (1311 - † 1391) qui épouse en 1325 Hugues de Courtenay ; Guillaume (vers 1310 - † 1360) ; Édouard (vers 1310 - † 1334).
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1322 - John de Lisours - († 1322) - Norwell - Nottinghamshire - Angleterre |
Sir John de Lisours, lord du manoir de Norwell et membre d'une importante famille seigneuriale du Nottinghamshire alliée aux de Clare et aux de Busli.
Il fut nommé en 1316 un des commisioners of array pour le comté
Le chevalier est représenté les jambes croisées (cross-legged), les mains jointes sur la poitrine en attitude de prière, adoptant la convention stylistique dynamique propre aux ateliers de sculpture anglais du règne d'Édouard II.
La tête est recouverte d'un capuchon de mailles (coif of mail) resserré par une lanière de cuir, porté sous un petit casque ou bacinet.
Il porte un haubert de mailles complet ainsi qu'un surcot fluide, ouvert sur le devant et ceinturé à la taille par un baudrier qui soutient son épée.
Un bouclier incurvé est attaché à son bras gauche, portant à l'origine les armes de la maison de Lisours (d'argent au chef de gueules à la bande de sable).
Sa tête repose sur deux coussins inclinés.
Un lion couché figure à ses pieds, symbole classique de bravoure et de victoire sur la mort.
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1322 - John de Thornhill († 18 mai 1322) - Thornhill - Yorkshire - Angleterre |
Né en 1268. Il est le fils de Richard de Thornhill et de Margaret de Thornhill.
Il épousa Beatrice Talboner dont il eut Brian et Agnes de Thornhill.
Sir John de Thornhill, seigneur du manoir de Thornhill, membre de la noble famille qui possédait les terres locales avant que le domaine ne passe à la famille Savile par mariage. Il a notamment servi sous le règne d'Édouard II et participé à la levée de troupes dans le Yorkshire pour les campagnes écossaises.
Le chevalier est sculpté en pierre, entièrement vêtu de son haubert de mailles (chain mail) couvant la tête, les bras et le corps.
Ses mains sont jointes sur la poitrine en attitude de prière.
Il porte un surcot d'étoffe fluide fendu sur le devant et ceinturé à la taille par son baudrier d'épée.
Un grand bouclier héraldique est fixé à son bras gauche.
Sa tête repose sur un coussin et un lion couché figure traditionnellement à ses pieds, symbole de valeur chevaleresque et de triomphe sur la mort. |
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1322 - Joan ou Ellen de Huntercombe, épouse de Robert de Hilton - Église St Lawrence - Fulstow - Lincolnshire - Angleterre |
Joan (ou Ellen) de Huntercombe, fille de Sir Walter de Huntercombe. Elle était l'épouse de Sir Robert de Hilton (lord du manoir de Fulstow). (Morte vers 1322/1327).
La défunte est représentée de face, les mains jointes sur la poitrine en attitude de prière. La sculpture est taillée dans une pierre calcaire locale avec des drapes très fluides.
Elle porte une guimpe (wimple) enveloppant étroitement le cou et le menton.
Sa tête est couverte d'un voile tombant sur les épaules. Elle est vêtue d'une cotte longue recouverte d'un surcot ajusté aux plis verticaux marqués.
La tête repose sur un coussin encadré par des restes de petits anges aujourd'hui érodés.
À ses pieds se trouve un petit chien couché (symbole classique de fidélité conjugale et de dévotion). |
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1323 - William Fitzralph († 1323) - Pebmarsh - Essex - Angleterre
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La famille Fitzralph possédait une renommée considérable aux XIIIe et XIVe siècles, tenant de grands domaines dans l'Essex et le Suffolk.
William Fitzralph est particulièrement connu pour avoir combattu lors de nombreuses expéditions contre les Écossais
pendant les guerres d'indépendance écossaises et notamment à la bataille de Bannockburn.
Il y survécut et mourut en 1323.
Sir William Fitzralph († env. 1323) est un chevalier anglais notable pour son rôle militaire sous Édouard Iᵉʳ et Édouard II, ainsi que pour son gisant en laiton (monumental brass) conservé dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Pebmarsh, dans l'Essex.
Il participe activement aux guerres d'indépendance de l'Écosse sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II.
Il a exercé des fonctions d'administrateur et de shérif/protecteur (custos) pour le comté de l'Essex.
Son gisant, daté de 1323-1330, constitue un témoignage clé de la transition de la cotte de mailles vers l'armure de plates (pièces métalliques rigides ajoutées sur les coudes, avant-bras, genoux et tibias).
Le chevalier est figuré les jambes croisées, les mains jointes en prière.
Ses pieds reposent sur un chien (vraisemblablement un talbot).
Il porte un long surcot en lin serré par une ceinture supportant son épée, ainsi qu'un écu autrefois aux armes de sa famille (d'or à trois chevrons de gueules chargés de fleurs de lys d'argent). |
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1324 - Aymar Ier de Valence, comte de Pembroke († 24 juin 1324) - Abbaye de Westminster - Westminster - Comté de Londres - Angleterre |
Né en 1270. Il est le fils de Guillaume de Valence, comte de Pembroke et de Wexford et de Jeanne de Munchensi (ou Joan de Munchensy, héritière de Pembroke).
Il est par son père le cousin germain d'Edouard Ier.
Aymar Ier de Lusignan, dit de Valence, dit Pembroke (vers 1270 - † 1324), enterré dans l'abbaye de Westminster fut comte de Pembroke et de Wexford, seigneur de Valence, Rancon et Saint-Gemme. Il ne fut officiellement reconnu comte de Pembroke et de Wexford qu'à la mort de sa mère en 1307.
À son époque, Aymar de Valence fut l'un des hommes les plus riches et puissants de Grande-Bretagne. Outre le Pembrokeshire au Pays de Galles, ses possessions s'étendaient en Angleterre du Gloucestershire à l'est du pays (Norfolk, Suffolk), en Irlande (Wexford), et en France avec des possessions dans le Poitou et vers Calais. Il accompagna Édouard Ier d'Angleterre dans la guerre en Flandre en 1297, il fut chef militaire en Écosse et affronta à ce titre Robert Bruce (contre qui il connut une importante victoire en 1306, mais fut défait l'année suivante).
En 1307, à la mort de Guy de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, il essaya de s'attribuer ces fiefs, en tant que plus proche héritier mâle, mais Yolande de Lusignan, sœur de Guy, les vendit au roi de France Philippe le Bel.
En 1307, le roi Édouard II d'Angleterre succède à son père. L'arrogance de son favori Pierre Gaveston et son influence sur le roi font qu'en 1311, les pouvoirs du roi sont limités, et Pierre Gaveston exilé (les « Ordonnances »). Mais celui-ci revient en Angleterre l'année suivante. Aymar de Valence, modéré parmi les rebelles, est chargé de le garder prisonnier, avec le comte de Surrey. Cependant, Thomas de Lancastre aidé des comtes de Warwick, Hereford et d'Arundel s'emparent de Pierre Gaveston et le tuent. C'est un déshonneur pour Aymar de Valence, qui avait donné sa parole de le conserver vivant.
À la suite de cet épisode, Aymar Ier de Valence se rapproche d'Édouard II. Il est nommé lieutenant en Écosse en 1314. À la bataille de Bannockburn, il aide le roi à sortir sain et sauf des combats.
En 1317, revenant d'une ambassade à Rome, il est fait prisonnier en Allemagne par Jean de Lamouilly. Les dix mille livres qu'il doit donner donner en rançon rendront la fin de sa vie difficile.
D'autant que dans les mêmes années, Thomas de Lancastre est devenu de plus en plus influent, et s'oppose au roi, bien qu'il soit aussi impopulaire que lui. Aymar de Valence empêche une guerre entre eux en faisant signer le traité de Leake en 1318.
Mais le nouveau favori d'Édouard II, Hugues le Despenser provoque les mêmes tensions que Pierre Gaveston. Malgré les efforts du comte de Pembroke, la guerre civile éclate en 1321, qui se conclura l'année suivante par la défaite de Thomas de Lancastre à la bataille de Boroughbridge, et par son exécution.
Aymar de Valence achève son existence dans de grandes difficultés financières, et écarté de la cour par le désormais tout-puissant Hugues le Despenser. Il meurt en Picardie, le 24 juin 1324.
Aymar de Valence se maria une première fois avec Béatrice, dite Jeanne de Clermont-Nesle († 1320), fille de Raoul Ier comte de Clermont-Nesle et connétable de France.
Il se remaria en 1321 à Marie de Saint-Pol, fille de Guy de Châtillon, comte de Saint-Pol. Elle est connue pour avoir fondé le Pembroke College de l'Université de Cambridge.
Il meurt sans postérité (hormis un bâtard, Henri).
Le comté de Pembroke se transmit, par les femmes, à Laurent (Lawrence), descendant d'Isabelle de Valence (fille ou petite-fille de Guillaume de Valence). Le comté est à nouveau créé, c'est-à-dire que Laurent fut considéré premier comte de Pembroke.
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1325 - John de Creke († 1325) - Westley Waterless - Cambridgeshire - Angleterre
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Dès le règne de Henry II (1133 - † 1189), la famille de Creke avait des possessions dans la ville de Westley Waterless.
John de Creke était le fils de Walter de Creke qui avait acheté pour son fils le manoir de Westley Waterless dans Cambridgeshire à John de Burgh.
Chevalier, il fut également en 1307, 1311 et 1319 shérif des comtés de Cambridge et de Huntingdon.
Sir John de Creke, chevalier et administrateur anglais, seigneur du manoir de Westley Waterless dans le Cambridgeshire. Il est principalement célèbre dans l'histoire de l'art et de l'armement pour la plaque funéraire en laiton (monumental brass) qui le représente aux côtés de son épouse.
Actif sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II, il a occupé d'importantes fonctions locales. Il fut notamment shérif du Cambridgeshire et du Huntingdonshire ainsi que connétable du château de Cambridge.
Il prit part aux campagnes militaires de la Couronne (notamment en Écosse). En 1322, se déclarant « trop vieux et infirme », il demanda à être relevé de ses obligations de service actif.
Il porte une armure de transition montrant le passage de la cotte de mailles traditionnelle vers la protection de plates. Il arbore un bacinet (casque pointu), des protections de métal rigides sur les bras et les jambes (demi-grèves, cubitières) et des rondelles aux coudes sculptées en tête de lion. Il est vêtu d'un surcot fendu plus court à l'avant (cyclas ou uneven surcoat) permettant une meilleure liberté de mouvement. Les pieds armés d'éperons reposent sur un lion couché.
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1325 - Chevalier anonyme († 1325) - Cathédrale de Newcastle - Tyne and Wear - Angleterre
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Bien que l'effigie ne porte aucune inscription lisible et que la peinture d'origine ait disparu, deux hypothèses majeures existent.
Peter le Marechal († 1322) : L'hypothèse la plus fréquemment avancée identifie le personnage comme étant le porte-épée d'Édouard Iᵉʳ et écuyer de la maison d'Édouard II, tué lors des guerres de frontière contre les Écossais en 1322 et enterré à Saint-Nicolas.
D'autres historiens suggèrent qu'il s'agit d'un généreux donateur ayant financé le programme de reconstruction de l'église au début du XIVᵉ siècle.
Le chevalier porte un gambison et un haubert en cotte de mailles avec un long surcot. Il est équipé d'aillettes (plaques rectangulaires posées sur les épaules pour protéger le cou et afficher les armoiries). Les genoux sont protégés par des genouillères en cuir (knee-cops).
Il a les jambes croisées (une convention artistique du XIVᵉ siècle, souvent attribuée à tort au statut de croisé) et les mains jointes en prière.
Ses pieds reposent sur un lion couché.
Particularité : Une petite figurine (un clerc ou un ange) est sculptée au niveau de la pointe du bouclier et du fourreau de son épée. |
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1325 - Richard de Willoughby (1261 † 1325) - Willoughby-on-the-Wolds - Nottinghamshire - Angleterre |
Né en 1261, il était le fils de Richard Bugge de Willoughby – le frère cadet de Ralph Bugge – et père de Sir Richard de Willoughby (1290 - † 1362).
Il fut juge en chef des plaids communs irlandais de 1323 jusqu'à sa mort en 1325 et joua un rôle important dans le comté de Nottinghamshire.
Sir Richard de Willoughby (mort en 1325) est un magistrat, propriétaire foncier et figure politique majeure du Nottinghamshire au début du XIVᵉ siècle. Il est le fondateur de la puissance de la famille Willoughby et le père de Sir Richard de Willoughby, Chief Justice d'Angleterre.
Il exerce comme avocat (pleader), puis devient juge de la Cour des plaids communs (Common Pleas) de 1314 à 1323 sous Édouard II.
Il accumule une immense fortune foncière dans le Nottinghamshire et le Derbyshire, faisant de Willoughby-on-the-Wolds le siège emblématique de sa lignée.
Il sert comme député du comté (Knight of the Shire) au Parlement d'Angleterre à plusieurs reprises.
Le gisant en pierre de Willoughby-on-the-Wolds : il s'agit d'une effigie sculptée en pierre représentant un chevalier/juriste armé, vêtu du haubert de mailles et du surcot.
Il a les mains jointes en prière et porte un écu à son bras gauche armorié aux armes des Willoughby (de bugle lié, sur monticule de raves/feuillage selon les variantes familiales).
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1325 - Lady de Willoughby - Willoughby-on-the-Wolds - Nottinghamshire - Angleterre |
Lady de Willoughby (souvent identifiée comme Lady Caperon ou Johanna, épouse de Sir Richard de Willoughby senior) est une noble anglaise morte vers 1325, dont le gisant repose dans l'église St Mary and All Saints à Willoughby-on-the-Wolds (Nottinghamshire).
Elle appartient à la famille Caperon (ou Capperon), de riches propriétaires fonciers locaux. Son mariage avec Sir Richard de Willoughby († 1325) a permis d'unir de vastes domaines dans le Nottinghamshire.
Elle est la mère de Sir Richard de Willoughby le Jeune, célèbre Chief Justice du banc du Roi sous Édouard III.
La statue en pierre représente la défunte allongée, les mains jointes en prière. Elle porte la tenue caractéristique des aristocrates sous Édouard II : une longue robe ajustée (cote) recouverte d'un manteau, ainsi qu'une guimpe (wimple) encadrant le visage et un voile serré sur la tête. Ses pieds reposent sur deux petits chiens (symboles de fidélité) ou sur un coussin soutenu par des anges. |
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1325 - Stephen Alard († 1325) - Winchelsea - Sussex - Angleterre |
Au début de mai 1322, le roi Edward II donna lettre de rémission à Robert Batail et à ses associés Stephen et Robert Alard « pour toutes les infractions commises sur terre ou sur mer ». Il semblerait que le dit Batail, les Alards et d'autres hommes de Winchelsea et de Douvres furent de ceux qui commirent des actes de piraterie avec Hugh Despenser. C'est ce qu'atteste en tous cas une inscription sur le brevet de 1323, qui dit qu'ils ont attaqué un navire marchand et « took the ship with the goods in her into the port of Sandwich, and divided the goods and carried them away. »
Stephen Alard (mort en 1325 ou peu après) est un éminent administrateur naval, armateur et chevalier anglais originaire de Winchelsea, issu de la plus puissante dynastie maritime de la région au XIVᵉ siècle.
À la suite de son parent Gervase Alard (le premier à porter officiellement le titre d'amiral en Angleterre), Stephen Alard est nommé amiral de la flotte des Cinque Ports par le roi Édouard II en 1324.
Il occupe le rôle de bailli (bailiff) de Winchelsea, contrôlant le commerce maritime, le transport des troupes royales vers la France et l'Écosse, ainsi que la défense des côtes de la Manche contre la piraterie.
La famille Alard possédait de nombreuses terres et des navires marchands/militaires, jouant un rôle central dans la reconstruction de la « Nouvelle Winchelsea » planifiée par Édouard Iᵉʳ.
Son gisant repose dans la chapelle Saint-Nicolas (sud) de l'église St Thomas the Martyr à Winchelsea, aux côtés d'autres membres de la famille Alard. Il s'agit d'une effigie en pierre représentant un chevalier en haubert de mailles, surcot, et les jambes croisées.
Ses mains sont jointes autour de son cœur ou tenant un cœur sculpté (symbole d'offrande spirituelle). Le bouclier sculpté porte les armes des Alard (de trois lions passants, avec une bordure engagée). Les pieds du chevalier reposent sur un lion, avec des motifs sculptés de feuillage et d'anges soutenant le coussin sous sa tête.
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1325 - Adam de Everingham (29 août 1279 † 8 mai 1341) - Laxton - Nottinghamshire - Angleterre |
Né le 29 août 1279, Adam de Everingham de Laxton et Everingham, dans le Nottinghamshire, en Angleterre, était le fils et l'héritier de Sir Robert de Everingham (1256 - † 1287) et de sa femme Alice De La Hyde.
Il a fut marié deux fois, d'abord à Clarice de La Warre Everingham (1285 - † 1321) et ensuite à Margaret de Ledes de Everingham (1280 - † 1332), veuve de sir John de Eville.
Sir Adam de Everingham eut 5 fils connus : Adam, son aîné et héritier (1307 - † 1387) ; Robert ; Edmund ; Alexandre ; et Nicolas.
Sir Adam de Everingham (29 août 1279 – 8 mai 1341) est un baron, chevalier et chef militaire anglais, 1ᵉʳ baron Everingham et seigneur du manoir de Laxton dans le Nottinghamshire.
Fils de Robert de Everingham, il hérite du manoir de Laxton et d'importantes terres dans le Nottinghamshire et le Yorkshire. Il est convoqué au Parlement en tant que baron (Lord Everingham) par Édouard II à partir de 1309.
Il combat durant les guerres d'Écosse dès 1303. Il est fait Chevalier du Bain (Knight of the Bath) en 1306 à Westminster aux côtés du prince de Galles (futur Édouard II).
Il rejoint la rébellion de Thomas, comte de Lancastre, contre le roi Édouard II. Fait prisonnier à la bataille de Boroughbridge (1322), il échappe à l'exécution en payant une lourde rançon de 400 marks.
Il est figuré sous les traits d'un chevalier en cotte de mailles traditionnelle, recouvert du surcot. Son écu sculpté porte les armes des Everingham (de gueules au lion rampant de vair). Ses pieds reposent sur un lion, symbole classique de bravoure chevaleresque.
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1325 - Chevalier anonyme - Sandwich - Kent - Angleterre |
Bien que l'effigie ne porte plus d'inscription déchiffrable ni d'armoiries peintes visibles, la tradition locale et les historiens l'associent fréquemment à Sir Henry de Sandwich : un riche chevalier et bienfaiteur local de la fin du XIIIᵉ ou du début du XIVᵉ siècle, qui a contribué à la dotation de l'hôpital Saint-Barthélemy (une institution caritative fondée au XIIIᵉ siècle pour accueillir les voyageurs et indigents).
Sandwich étant l'un des principaux membres de la confédération des Cinque Ports, la sépulture appartient vraisemblablement à une figure militaire ou navale éminente de la région sous Édouard II.
Le personnage est revêtu d'une cotte de mailles intégrale avec un surcot sans manches tombant sous les genoux. Il montre les éléments naissants de la protection rigide de transition : de petites plaques sur les coudes (couters) et les genoux (poleyns). Il porte une ceinture supportant une longue épée et un écu (bouclier) posé sur le côté gauche.
La tête repose sous un dais gothique trilobé sculpté, encadré par de petites figures d'anges supportant le coussin. Les mains sont jointes sur la poitrine en attitude de prière. |
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1325 - Walter de Teyes († 1325) - Nunnington - Yorkshire - Angleterre |
Seigneur du manoir de Stonegrave (Yorkshire).
Sir Walter de Teyes (parfois orthographié de Tey ou de Tye, mort en 1324/1325) est un baron et chevalier anglais, lord du manoir de Nunnington dans le North Yorkshire.
Il épouse Isabel de Stonegrave, héritière des terres de Nunnington. Par ce mariage et ses faveurs royales, il devient un important propriétaire foncier dans le Yorkshire et le Bedfordshire.
Il sert activement durant les guerres d'Écosse sous Édouard Iᵉʳ et Édouard II.
Il est nommé Gouverneur du château de Berwick-upon-Tweed en 1300.
Il est convoqué au Parlement d'Angleterre comme baron (Lord Teyes) de 1299 à 1314.
Le chevalier est figuré en taille réelle dans une effigie sculptée en pierre. Il est revêtu d'une cotte de mailles intégrale sous un long surcot. Il porte un grand écu (heater shield) couvrant le flanc gauche, armorié aux armes des Teyes (d'or à la fasce de gueules chargée de trois étoiles d'argent). Ses jambes sont croisées et ses mains sont jointes sur la poitrine en attitude de prière. Un lion se trouve à ses pieds, et son épée est ceinte à la taille.
Une légende populaire du Yorkshire associe ce gisant au Dragon de Loschy Hill (ou dragon de Nunnington), prétendant à tort que Sir Walter (ou Peter de Loschy) aurait occis un monstre local avant d'en mourir, le chien sculpté à ses pieds étant son fidèle compagnon de combat. |
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1325 - Isabella Bardolf - Église St Thomas a Becket - Warblington - Hampshire - Angleterre |
Isabella Bardolf (née de Aguillon, morte vers 1323-1325) est une noble anglaise, dame du manoir de Warblington dans le Hampshire.
Fille et co-héritière de Sir Robert de Aguillon (ou d'Aguylun), elle apporte le manoir et les terres de Warblington à la famille Bardolf.
Elle épouse Sir Hugh Bardolf (1ᵉʳ baron Bardolf, † 1304), chef militaire important sous Édouard Iᵉʳ.
Après la mort de son époux, elle détient le manoir de Warblington en douaire (in dower) et y réside jusqu'à son propre décès vers 1323-1325.
La statue en pierre représente une dame noble en taille réelle, drapée dans une robe aux plis fluides (cote) et un manteau.
Elle porte la coiffure caractéristique du règne d'Édouard II : le visage encadré par une guimpe (wimple) rigide et la tête couverte d'un voile.
Ses mains sont jointes sur la poitrine en prière, et deux anges (fortement érodés) soutiennent le coussin sous sa tête. |
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1326 - Maurice Berkeley († 31 mai 1326) - Cathédrale de Bristol - Gloucestershire /Somerset - Angleterre
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2e baron de Berkeley, né en avril 1271 au château de Berkeley, il était pair du royaume. Il se révolta contre le roi Edouard II et les Despensers, ses favoris.
Il était le fils aîné et héritier de Thomas de Berkeley, le 1er baron du nom (1245 - † 1321), par sa femme Joan de Ferrers (1255 - † 1309), une fille de William De Ferrers, 5e comte de Derby.
Il fut impliqué dans les guerres écossaises de 1295 à 1318. Il fut gouverneur de Gloucester en 1312, gouverneur de Berwick-on-Tweed en 1314 qu'il perdit face aux Écossais en 1317, intendant du duché d'Aquitaine en 1319 et justicier de Galles du sud en 1316.
Il rejoignit Thomas, 2e comte de Lancaster, dans sa rébellion contre son cousin le roi Edouard II et les Despensers.
Il fut marié deux fois, d'abord en 1289 avec Eva la Zouche, puis, vers 1316, avec Isabella de Clare, fille de Gilbert de Clare, 6e comte de Hertford.
Il fut emprisonné par le Despenser dans le château de Wallingford (Berkshire à l'époque, désormais l'Oxfordshire), où il mourut le 31 mai 1326.
Sir Maurice de Berkeley (av. 1281 – 31 mai 1326), surnommé Maurice le Magnanime, est le 2ᵉ baron Berkeley, chef militaire et figure majeure de la noblesse de l'Ouest de l'Angleterre sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et d'Édouard II.
il s’illustre dans les guerres d'Écosse (notamment au siège de Caerlaverock en 1300 et à Bannockburn en 1314).
Nommé Sénéchal de Gascogne en 1320 par Édouard II.
Il rejoint la rébellion des barons Marchards menée par Thomas, comte de Lancastre, contre Édouard II et ses favoris, les Despenser. Capturé par les troupes royales en 1322, il est emprisonné au château de Wallingford où il meurt en captivité le 31 mai 1326.
L'effigie en pierre sculptée le représente en chevalier, revêtu du haubert de mailles complet sous un long surcot. Il est figuré les jambes croisées, les mains jointes en prière.
Il porte un grand bouclier aux armes de la maison de Berkeley (de gueules à la chevron d'argent accompagné de dix croix pattées d'argent).
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1326 - Clémence de Hongrie (1293 - † 12 octobre 1328) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France
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Clémence de Hongrie, reine de France et reine consort de Navarre, fut la fille de Charles-Martel d'Anjou, roi titulaire de Hongrie, et de Clémence de Habsbourg, fille de l’empereur Rodolphe Ier. Surnommée Clémence l'orpheline, car ses parents sont morts de la peste alors qu'elle avait deux ans, elle est élevée par sa grand-mère Marie de Hongrie, fille du roi Étienne V de Hongrie.
Elle était la nièce du comte Charles de Valois, époux de Marguerite d'Anjou-Sicile, sœur de son père.
Alors que son épouse Marguerite de Bourgogne était toujours enfermée dans sa prison de Château-Gaillard pour adultère, le roi de France, Louis X le Hutin, se mit à la recherche d’une nouvelle épouse. Hugues de Bouville, grand chambellan de Philippe IV, se chargea d'aller la chercher à Naples, à la cour de Robert Ier de Naples, oncle de Clémence de Hongrie.
Le 19 août 1315, elle épousa le roi Louis X de France, et fut couronnée avec lui à Reims, le 24 du même mois.
Veuve en juin 1316, elle mit au monde en novembre 1316 un fils, Jean Ier le Posthume, qui ne vécut que cinq jours. Après le décès de son époux et la perte de son enfant, ses facultés mentales furent atteintes ; elle devint prodigue, dilapida la fortune accordée par Louis X (particulièrement des demeures royales), s'endetta très rapidement, au point d'être rappelée à l'ordre par le pape Jean XXII.
Clémence quitta la cour pour Avignon, puis en 1318 elle entra au couvent des dominicaines d'Aix-en-Provence. Quelques années plus tard, elle rentra à Paris où elle mourut. Elle fut inhumée le 15 octobre au couvent des Jacobins et son cœur fut enterré au couvent des dominicaines.
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1327 - Philip de la Beche († 1327) - Aldworth - Berkshire - Angleterre
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Sir Philip De La Beche, deuxième fils de Sir Philip et de Lady Joan. Il était chevalier du Comté (Berkshire) et membre du Parlement.
Il fut incarcéré dans le château de Scarborough en 1322, jusqu'à ce que le roi Edouard III le gracie cinq ans plus tard.
Il fut par la suite shérif du Berkshire et de l'Oxfordshire en 1332-1333. Il mourut en 1327.
Sir Philip de la Beche (mort en 1327) est un chevalier, haut fonctionnaire et propriétaire foncier du Berkshire, patriarche d'une importante famille seigneuriale liée au village d'Aldworth.
Il sert comme shérif du Oxfordshire et du Berkshire sous Édouard II (notamment en 1313-1314 et 1318-1319).
Il exerce le rôle de gardien (custos) de grands domaines royaux et seigneuriaux dans le sud de l'Angleterre.
Proche de Thomas, comte de Lancastre, et des barons de l'opposition contre Édouard II et les Despenser, il prend part à la rébellion de 1321-1322.
Capturé après la défaite baronniale de Boroughbridge (1322), il est emprisonné au château de Scarborough et voit ses terres confisquées.
Il est libéré et réhabilité à l'avènement d'Édouard III en 1327, peu avant sa mort.
Il est figuré en chevalier vêtu du haubert de mailles et du surcot, les jambes croisées. |
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1327 - Robert Ryther († 1327) - Ryther - Yorshire du Nord - Angleterre |
Né en 1291, Robert était le fils de sir William Ryther et de Lucy de Ros.
Il a épousé Maud, dont la parenté est inconnue et qui chercha à faire valoir, à la mort de Robert Ryther, ses droits concernant le manoir de Hornington.
De cette union naquirent : William Ryther, né en juin 1315 ; Robert Ryther (1316 - † octobre 1363).
Veuve, Maud se remaria avec William de Clapha.
Sir Robert de Ryther (mort en 1327) est un seigneur, chevalier et propriétaire foncier du Yorkshire, patriarche de la famille de Ryther basée dans le village de Ryther (près de Selby, North Yorkshire).
Il est le seigneur du manoir de Ryther. La famille y détenait d'importantes propriétés foncières ainsi que le droit de patronage sur l'église locale.
Comme la majorité de la gentry du nord de l'Angleterre sous Édouard Iᵉʳ et Édouard II, il prend part aux campagnes militaires le long de la frontière écossaise.
Sa mort en 1327 survient lors de la transition politique marquant l'avènement d'Édouard III. Sa descendance continuera de jouer un rôle politique important dans le Yorkshire tout au long des XIVᵉ et XVᵉ siècles (fournissant plusieurs shérifs au comté).
L'effigie sculptée en pierre représente un chevalier en taille réelle vêtu de la cotte de mailles et d'un long surcot. Il est figuré les jambes croisées, les mains jointes en prière. Son écu sculpté porte les armes des de Ryther (d'azur à trois croissants d'or).
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1327 - Lady Maud Ryther - Ryther - Yorshire du Nord - Angleterre |
Lady Maud (Matilda) de Umfraville / Ryther (née vers 1295–1300, morte vers 1327).
Elle est issue de la puissante famille de Umfraville (seigneurs des Marches écossaises, comtes d'Angus).
Elle a épousé Sir Robert de Ryther (1291–1327), chevalier et seigneur du manoir de Ryther.
L'année 1327 marque le décès de son époux, Sir Robert de Ryther, ainsi que son propre décès (ou la fin de sa présence dans les registres seigneuriaux).
Ryther est un village et une paroisse civile situés historiquement dans le West Riding du Yorkshire (aujourd'hui dans le North Yorkshire, entre Tadcaster et Selby).
Les de Ryther y possédaient un château/manoir fortifié (Ryther Castle) et l'église paroissiale All Saints Church at Ryther, qui abrite encore des gisements et effigies funéraires en pierre représentant les chevaliers et dames de la famille Ryther médiévale. |
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1327 - John II d'Abernon († 1327) - Stoke D'Abernon - Surrey - Angleterre |
Les d'Abernon sont arrivés en Angleterre comme chevaliers serviteurs de la famille Clare qui est venue en Angleterre au service de Guillaume le Conquérant. En conséquence, les Clares ont reçu des terres dans le Surrey et le Sussex. Ils ont donné des manoirs aux d'Abernon, y compris des manoirs à Molesey et à Albury. Plus tard, ils leur ont donné Stoke qui a ensuite été rebaptisé Stoke d'Abernon.
Il y a trois générations de Sir John dans le chœur, l'aîné 1277, son fils 1327 et petit-fils 1350.
Il s'agit ici de Sir John, le plus jeune, décédé en 1327. L'inscription est en grande partie perdue, mais ce qui reste se lit "ici g ... eit merci".
Il était député et shérif de Surrey et Sussex.
Sir John II d'Abernon (né vers 1265 et mort en 1327) est une figure éminente de la noblesse provinciale anglaise du Surrey sous les règnes d'Édouard Iᵉʳ et Édouard II.
Il tenait le manoir de Stoke D'Abernon, nommé d'après la famille noble normande (venue d'Abrenon en Normandie) établie dans la région depuis la conquête normande.
Il a servi activement la couronne d'Angleterre en tant que Sheriff du Surrey et du Sussex (poste qu'il a occupé à plusieurs reprises), représentant de l'autorité royale, percepteur d'impôts et chargé de la levée des troupes locales.
Sa dalle funéraire est ornée d'une gravure en laiton montrant le chevalier armé de pied en cap (cotte de mailles, surcot, épée, bouclier portant les armoiries de la famille : d'azur au chevron d'or). |
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1327 - John de Meriet († 1327) - Combe Florey - Somerset - Angleterre |
Sir John de Meriet (mort en 1327) est un chevalier et seigneur de manoir du Somerset sous les règnes des rois Édouard Iᵉʳ et Édouard II.
Il appartenait à la branche d'Hestercombe de la famille de Meriet (ou Meryet). Pour le distinguer de son cousin homonyme (dominus de Meriet), il était souvent surnommé « le neveu ».
Il a participé activement aux guerres d'Écosse menées par la couronne anglaise en 1309 et 1314.
L'église de Combe Florey conserve dans son bas-côté nord trois célèbres effigies du XIVᵉ siècle taillées dans la pierre de Ham Hill et de Dundry. Elles représentent Sir John de Meriet représenté en chevalier (jambes croisées, en cotte de mailles et armure de transition) aux côtés de ses deux épouses (Mary de Mohun et Elizabeth Paynel).
Sir John est resté célèbre dans les annales ecclésiastiques régionales pour avoir été excommunié après avoir fait prélever le cœur de sa première épouse décédée, Mary, afin de l'enterrer séparément. Il ne reçut l'absolution de l'évêque de Bath et Wells qu'en mars 1314. |
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1327 - Robert de Shurland († 1327) - Abbaye de Minster - Minster-in-Thanet - Kent - Angleterre |
Un curieux conte entoure Robert de Shurland.
Selon cette légende, il aurait tué un moine et résolu de demander au roi son pardon. Il se rendit à l'endroit où le navire du roi était ancré, au large de l'île de Sheppey, et obtint le fameux pardon. Mais en revenant, il rencontra une sorcière qui lui déclara que le cheval de Shurland, Dauphin Gris, qui l'avait porté si bravement jusqu'au navire, serait cause de sa perte. Robert, pour conjurer le sort, tua immédiatement le cheval et lui coupa la tête. Un an plus tard, en 1327, tandis qu'il marchait sur le rivage, un morceau de l'os du cheval lui perça le pied. Cette blessure s'infecta et il en mourut.
Sir Robert de Shurland possédait le manoir d'Ufton dans la paroisse de Tunstall, Kent, sous le règne d' Edouard Ier. Après avoir combattu en Ecosse, au siège de Carlaverock, où il fut nommé chevalier, il obtint en 1300 une charte de chasse libre pour son manoir d'Ufton.
Il ne laissa qu'une héritière, Margery, qui épousa William, fils d'Alexander Cheyne de Patrixborne, Kent. Le manoir de Shurland demeura en possession de la famille Cheyne jusqu'au XVIe siècle, époque où il fut vendu par Sir Henry Cheyne.
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1327 - Jean Ier de France († 1316) - Roi de France posthume, fils de Louis X de France et de Clémence de Hongrie
Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France
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Jean Ier, dit « le Posthume », roi de France et roi de Navarre, est le fils posthume de Louis X le Hutin et de Clémence de Hongrie. Né dans la nuit du 14 au 15 novembre 1316, il ne vécut que cinq jours. Il est enterré dans la basilique de Saint-Denis. Le comte de Poitiers, alors régent, fut proclamé roi de France sous le nom de Philippe V.
Cette mort prématurée amena le premier problème de succession de la dynastie capétienne.
Quand Louis X le Hutin, son père, mourut sans fils pour lui succéder, c'était la première fois depuis Hugues Capet que la succession de père en fils des rois de France était interrompue. On décida alors d'attendre que la reine Clémence, qui était enceinte, mette son enfant au monde. Et pour l'heure, le frère du roi, Philippe, fut chargé de la régence du royaume contre son oncle Charles de Valois. La naissance d'un enfant mâle était donc très attendue pour donner à la France son roi.
Le problème de succession demeura quand le nourrisson, proclamé roi de France sous le nom de Jean Ier, mourut cinq jours après sa naissance, sort qui fit de lui « le seul roi de France à avoir régné de sa naissance à sa mort ». Son oncle, après l'avoir fait reconnaître roi au cours de la cérémonie d'enterrement à Saint-Denis, monta sur le trône, aux dépens de sa nièce de cinq ans Jeanne, fille de Louis le Hutin et de Marguerite de Bourgogne.
Diverses légendes circulèrent sur cet enfant royal. Elles furent notamment reprises par Maurice Druon dans les tomes 4 à 6 de sa série Les Rois maudits et par Gilbert Bordes dans La Peste noire. Tout d'abord, la rumeur voulut que son oncle Philippe V ou la belle-mère de ce dernier Mahaut d'Artois, l'ait fait empoisonner.
Ensuite, une histoire étrange survenue quelques dizaines d'années plus tard vint lancer la rumeur que le petit roi Jean n'était pas mort. Pendant la captivité de Jean II (1356-1360), un homme du nom de Giannino Baglioni prétendit être Jean Ier et donc l'héritier de la couronne. Il essaya de faire valoir ses droits, mais fut fait prisonnier en Provence. Cet homme mourut en captivité en 1362. Une étude historique publiée en Italie en 2005 et consacrée à ce sujet, fait le point sur ce fait. Selon l'auteur de l'ouvrage, c'est Cola di Rienzo ou bien Giannino lui-même, qui fit fabriquer les faux censés attester que Giannino Baglioni était Jean Ier le Posthume. Peu après leur rencontre en 1354, Cola di Rienzo fut assassiné, et Giannino attendit deux ans avant de faire état de ses prétentions. Il se rendit à la cour de Hongrie où le roi Louis Ier de Hongrie, neveu de Clémence de Hongrie, le reconnut comme le fils de Louis X et de Clémence ce qui, d'ailleurs, ne lui servit en rien. En 1360, Giannino se rendit à Avignon, mais le pape Innocent VI refusa de le recevoir. Après plusieurs tentatives pour se faire reconnaître, il fut arrêté et emprisonné à Naples, où il mourut en 1362. En revanche, Maurice Druon dans Les Rois Maudits, en construisant son récit autour d'un parchemin du XIVe siècle, retrouvé à Aix-en Provence en 1842, dont le texte avait été publié par Jean-Louis Nicolas Monmerqué un peu plus tard, en 1844, et qui a mystérieusement disparu aussitôt après la publication, soutient l'hypothèse qui voudrait que Jean Ier fut sauvé et élevé en Italie sous le nom de Giannino Baglioni. Un roman historique « Le Roi de paille » – écrit par l'un des membres de la Grant Compaigne – relate également ces tragiques événements. |
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1327 - Philippe IV le Bel (1268 - † 29 novembre 1314) - Roi de France (1285-1314) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France |
Philippe IV (né à Fontainebleau en avril/juin 1268, mort à Fontainebleau le 29 novembre 1314), est le fils aîné de Philippe III le Hardi et de sa première épouse Isabelle d'Aragon. Il fut roi de France de 1285 à 1314 à l’âge de dix-sept ans.
Sous son règne, le royaume de France atteignit l'apogée de sa puissance médiévale. Avec entre seize et vingt millions d'habitants, c'était l'État le plus peuplé de la Chrétienté. Il connaît une grande prospérité économique, le pouvoir royal accomplit de nombreux progrès, si bien qu'on voit dans Philippe IV, entouré de ses « légistes », le premier souverain « moderne » d'un État puissant et centralisé.
Philippe IV eut des difficultés à reprendre la maîtrise des finances de son royaume et à mettre fin aux mutations monétaires. Pour cela, il a été conduit à abattre l'ordre du Temple qui était devenu une puissance financière internationale, expulser les Juifs, procéder à une dévaluation en rétablissant une monnaie d'or qui restera ferme pendant plus d'un siècle.
Plusieurs affaires marquent le règne de Philippe IV. Le procès de l’évêque de Troyes, Guichard, accusé d'avoir tué la reine par sorcellerie, le procès de l'évêque de Pamiers, Bernard Saisset, qui ne fit qu'aggraver les démêlés du roi avec le Saint-Siège, ou encore l'emprisonnement des brus du roi et l'exécution de leurs amants, mais surtout le célèbre procès des Templiers
Surnommé par ses ennemis tout comme par ses admirateurs le « roi de marbre » ou « roi de fer », il se démarque par sa personnalité rigide et sévère. L'un de ses plus farouches opposants, l'évêque de Pamiers Bernard Saisset, dit d'ailleurs de lui : « Ce n'est ni un homme ni une bête. C'est une statue. » Philippe le Bel fut un roi qui souleva au cours de son règne beaucoup de polémiques, le pape Boniface VIII le traitant par exemple de « faux-monnayeur ».
Sous le règne de Philippe IV, les traditions féodales sont abandonnées pour mettre en place une administration moderne. Mais la centralisation monarchique mécontente les grands seigneurs et les nouveaux impôts dressent les bourgeois contre le pouvoir royal.
À l'aide de juristes, notamment de son fidèle collaborateur Guillaume de Nogaret, Philippe IV transforme un État encore féodal en une monarchie moderne où la volonté du roi s'impose à tous (où par exemple la justice royale prévaut), et un impôt national est prélevé sur tout le royaume de France.
Son règne est particulièrement agité sur le plan monétaire. Le roi et ses conseillers multiplient les émissions de nouvelles monnaies. Aux dévaluations succèdent les réévaluations, qui donnent un sentiment d'incohérence de la politique royale. Ces mutations monétaires aboutissent à un mécontentement général dans le royaume. Entre 1306 et sa mort, le roi fait face à des émeutes populaires mais aussi à des ligues nobiliaires qui exigent, entre autres, le retour à la bonne monnaie.
Dans la pratique, le roi ne contrôle pas tous les paramètres de la politique monétaire. Les assemblées de prélats et de barons, convoquées périodiquement au début du XIVe siècle pour donner leur avis sur la question monétaire, réclament toutes le retour à la bonne monnaie de Saint Louis, quelque peu idéalisée. Il est vrai que la politique monétaire de Philippe le Bel est très instable. Le système monétaire a été bouleversé de fond en comble. Cette situation, qui n'avait pas de précédent historique, contraste fortement avec les pratiques monétaires de ses prédécesseurs, Saint Louis et Philippe le Hardi, dont les monnayages sont alors considérés comme des modèles de stabilité. Pour l'opinion publique, le résultat des mutations est facile à comprendre : bien que le roi agisse selon son bon droit, toute transformation de la monnaie est assimilée à un abus déloyal, voire à une falsification pure et simple.
Par ailleurs, le règne de Philippe le Bel se traduit par une période de changements majeurs. L'innovation la plus remarquable de cette période est sans doute l'apparition durable d'émissions de monnaies d'or. Le retour à un vrai bimétallisme s'est accompagné de sévères crises monétaires, attisées par la spéculation internationale, la concurrence des monnaies seigneuriales et les incohérences du système monétaire. La carence en métaux précieux provoque une forte dévaluation de la monnaie de compte, qui se traduit dans la pratique par de nombreuses émissions de nouvelles monnaies. L'inflation, provoquée par ces mutations, mécontente la noblesse, les bourgeois des bonnes villes et l'Église qui voient leurs revenus diminuer considérablement. Des réévaluations des pièces d'argent et de billon sont tentées mais leur résultat est plus que mitigé : des émeutes populaires éclatent, et surtout, l'argent finit par ne plus être monnayé, car son prix d'achat est fixé trop bas. Le roi, après avoir tenté en vain de stabiliser sa monnaie, se trouve dans une position politique difficile. À la fin de son règne, il doit affronter la fronde d'une partie de ses sujets.
Pour assainir les finances et acheter le Quercy aux Anglais contre une rente de 3 000 livres, il s'attaque à ceux qui ont de l'argent, y compris aux religieux de l'Église catholique, aux Lombards, aux Juifs (« Don de joyeux avènement » en 1285) et aux Templiers.
Philippe IV s’entoure de légistes, des conseillers compétents qui jouent un rôle décisif dans sa politique. Les légistes appartiennent pour la plupart, au début, à la petite noblesse puis, à la bourgeoisie ou à la noblesse de robe.
Philippe IV a aussi créé l’embryon des états généraux, en ordonnant la tenue d’assemblées formées de représentants des trois ordres : le clergé, la noblesse et la bourgeoisie (à cette époque on ne parle pas de tiers état). Ces assemblées étaient très peu réunies, seulement lors de crises et n’avaient pas beaucoup de pouvoir, leur rôle n’étant que d’approuver les propositions du roi et de ses conseillers.
Sous le règne de Philippe IV, la France abandonna ses traditions féodales pour devenir un État avec une administration moderne. Mais la centralisation monarchique mécontenta les grands seigneurs, les nouveaux impôts dressèrent les bourgeois contre le pouvoir, et les paysans, accablés de taxes diverses, se révoltèrent.
La bataille de Courtrai, en 1302, est une lourde défaite de l'armée de Philippe le Bel en Flandre, mais qui est lavée par la victoire de Mons-en-Pévèle en 1304.
Lorsque le comte de Flandre, Gui de Dampierre, allié au roi Édouard Ier d'Angleterre, rompit son hommage de vassal au roi de France en 1297, Philippe IV mobilisa 60 000 hommes pour envahir son comté. Cette affaire pousse aussi le roi à développer le premier arsenal de marine aux Clos des galées (ébauche de ce qui deviendra Le Havre) et à se doter d'une flotte de guerre pour combattre le roi d'Angleterre puis les Flamands révoltés. Philippe IV subit d’abord deux échecs avant d'être victorieux des Flamands.
Le règne de Philippe IV le Bel est marqué par ses différends avec le pape Boniface VIII, dont le point central est le droit que s'attribue le roi de France d'imposer les biens de l'Église situés dans son royaume, la France. Ce que va contester le Pape, soucieux de conserver la force du principe de pré-éminence du pape sur les rois, du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel.
Le 4 novembre 1314, c'est lors d'une partie de chasse en forêt de Pont-Sainte-Maxence (forêt d'Halatte) qu'il fait une chute de cheval « éprouvant un saisissement subit, avec impossibilité de prononcer une parole » dont on le relève avec une blessure à la jambe. Transporté en bateau à Poissy, puis porté en litière à Fontainebleau, il y meurt quelques semaines plus tard, le 29 novembre 1314.
Son cœur et ses entrailles furent déposés séparément à l'église du prieuré de Poissy, le cœur dans une urne retrouvée le 28 juillet 1687 lors de travaux dans un des caveaux. Son corps sera inhumé dans la basilique de Saint-Denis. Sa sépulture, comme celles des autres princes et dignitaires reposant en ce lieu, sera profanée par les révolutionnaires en octobre 1793. |
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1327 - Louis X le Hutin (1289 - † 5 juin 1316) - Roi de France (1314-1316) et de Navarre (1305-1316) - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France |
Louis X, dit « le Hutin » est né le 4 octobre 1289 à Paris et mort le 5 juin 1316 à Vincennes. il est roi de Navarre de 1305 à 1316 (sous le nom de Louis Ier) et roi de France de 1314 à 1316 (sous le nom de Louis X).
Fils du roi de France, Philippe IV le Bel, et de la reine de Navarre, Jeanne Ire, Louis X ne laisse pas de descendance au trône de France ; son seul fils, Jean Ier le Posthume, né après sa mort, ne vécut que quelques jours.
En 1305, Louis X hérite de la couronne de Navarre au décès de sa mère, Jeanne de Champagne, reine de Navarre. Le royaume est administré localement par un gouverneur nommé par les souverains français. Philippe IV le Bel qui maintient ses fils sous sa dépendance et son strict contrôle selon les habitudes héritées de Philippe Auguste, ne l'autorise à se rendre en Navarre qu'en 1307 pour s'y faire couronner par l'assemblée des nobles, les Cortes. Louis X se rend en Navarre avec son épouse Marguerite de Bourgogne et une forte délégation de nobles français. Ils sont couronnés à Pampelune, le 1er octobre 1307, roi et reine de Navarre.
Bien que Louis X n'ait régné que deux courtes années, on peut tout de même noter certains éléments de sa politique. Succédant à Philippe le Bel, de 1314 à 1316, il doit faire face aux révoltes suscitées par la politique de son prédécesseur et menées par les barons qu'il calme par des concessions.
Une ordonnance de Louis X, du 2 juillet 1315, « portant affranchisement des serfs du domaine du roi, moyennant finance », pose le principe que « selon le droit de nature, chacun doit naistre franc », et donc, « nous considerants que nostre royaume est dit, et nommé le royaume des francs, et voullants que la chose en verité soit accordant au nom », dispose que par tout le royaume « telles servitudes soient ramenées à franchise », c'est-à-dire peuvent toujours être rachetées, contre juste dédommagement des ayant droit.
Isolé dans un conseil étroit, Louis X doit rechercher l'appui de ses frères Philippe de Poitiers et Charles de la Marche. Les trois frères, dont la descendance est douteuse depuis l'affaire de la tour de Nesle, n'ont pas d'héritier mâle. Leurs épouses sont en prison. Le comte de Valois est tout puissant et il a trois fils dont l'aîné est le futur Philippe VI ; il est un de ceux qui mènent la révolte des seigneurs.
Louis X s'allie à son frère Philippe de Poitiers en échange de l'héritage du comté de Bourgogne. Philippe IV a acheté les droits de la Comté Franche à Othon IV de Bourgogne en échange d'une alliance matrimoniale. Les deux filles d'Othon IV de Bourgogne épousent respectivement Philippe de Poitiers et Charles de la Marche. En acceptant de perdre ses droits de succession sur le comté de Bourgogne, l'aînée d'Othon, Jeanne II de Bourgogne, en conserve la jouissance et le titre, tandis que sa cadette Blanche de Bourgogne reçoit en dot 20 000 marcs d'argent. Selon le testament de Philippe IV le comté doit revenir à la couronne si Philippe de Poitiers et Jeanne de Bourgogne n'ont pas de fils. Philippe de Poitiers monnaye son appui en exigeant que son épouse Jeanne puisse léguer le comté de Bourgogne à sa fille aînée, en plus de l'Artois qui lui vient de sa mère Mahaut d'Artois. Cet accord, par lequel Louis X paye la stabilité de son début de règne, amenera sous le règne de Louis XI, la difficile succession de la Bourgogne et de l'Artois, réunies entre les mains des Habsbourg par mariage, et sous Louis XIV la guerre de Dévolution de l'Artois et de la Franche-Comté.
Ne pouvant briser la résistance des nobles, Louis X choisit de négocier. Avec habileté, il met les abus sur le compte des officiers royaux et joue sur les particularismes locaux. Il octroie ainsi une série de chartes provinciales durant l'année 1315 qui ont pour fonction de répondre aux attentes de la population. Les baillis et sergents royaux intervenant dans tout le comté d'Amiens ainsi que celui de Vermandois, au mépris des droits du comte, ont interdiction sur ordonnance de Louis X d'exercer leurs prises, ajournements et autres faits de justice. Il répond donc aux attentes des ligues nobiliaires en garantissant leurs privilèges, leurs droits de haute justice et y compris celui de port d’armes à travers ces chartes provinciales destinées à satisfaire les différentes requêtes nobiliaires dans les différentes provinces du royaume. Ces ordonnances qui redonnent un certain pouvoir aux nobles et à l'aristocratie ainsi que les droits et prérogatives qu'ils ont perdu sous Philippe IV le Bel contribuent à affaiblir le pouvoir royal au détriment de l'idée d'unité souveraine qu'ont menée ses prédécesseurs.
La fronde menée par les nobles est soutenue par le peuple oppressé par les taxes et impôts et par les ligues nobiliaires. Elle fait de nombreuses victimes, notamment Enguerrand de Marigny qui est pendu, Pierre de Latilly ou encore Raoul de Presles qui sont torturés. Louis X renonce à les défendre, tant la parole du roi est devenue inaudible. La monarchie subit un véritable recul pendant ces deux années de règne, surtout dans le domaine fiscal. Le roi ne peut plus lever d'impôts indirects puisque la noblesse veut battre sa monnaie. Les provinces restent fidèles à la couronne, mais rebelles à de nouveaux impôts.
Louis X doit faire face à un conflit avec les Flamands, pour lequel il promulgue l'édit du 3 juillet 1315 qui tourne au fiasco. L'expédition, montée grâce au rappel des Lombards, s'enlise dans la Lys en crue. Louis X doit rebrousser chemin piteusement. C'est au retour qu'il épouse Clémence de Hongrie à Troyes le 19 août 1315.
Louis X est pris de malaise après une partie de jeu de paume à Vincennes. Il a bu un vin glacé alors qu'il était échauffé. Pris de remords de n'être pas intervenu, il fait dédommager les enfants d'Enguerrand de Marigny qu'il n'a pas pu sauver et fait rendre à Raoul de Presles les biens dont il a été spolié.
Louis X eut deux enfants.
En 1305, il épouse en premières noces Marguerite de Bourgogne, capétienne comme lui, fille de Robert II, duc de Bourgogne, et d'Agnès de France. Convaincue d'adultère avec la complicité de ses belles-sœurs (scandale de la Tour de Nesle), Marguerite est condamnée à l'enfermement à Château-Gaillard et la rumeur voudrait qu'elle y ait été étouffée (ou étranglée) à l'instigation de son royal époux. De cette union est issue la future Jeanne II, reine de Navarre de 1328 à 1349.
Le 19 août 1315, Louis X épouse en secondes noces Clémence de Hongrie, elle aussi capétienne, fille de Charles d'Anjou, dit Charles-Martel de Hongrie, roi titulaire de Hongrie, et de Clémence de Habsbourg. De cette union est issu un unique enfant, posthume de plusieurs mois, qui ne vécut que quelques jours, Jean Ier le Posthume, roi de France et de Navarre.
La question d'une éventuelle illégitimité de la princesse Jeanne, issue de la première union, à la succession au trône de France se pose à la noblesse française. En effet, l'absence d'héritier mâle direct ne s'est encore jamais produite. C'est ce que l'on a appelé le miracle capétien. La succession à la couronne française, préalablement élective, s'était faite peu à peu par l'usage. La noblesse française préfère selon le principe de la masculinité qui régissait les fiefs offrir le trône au frère de Louis X, Philippe V le Long, qui est déjà régent depuis la mort de Louis X. |
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1327 - John d'Abernon III († 1327) - Église Sainte-Marie - Stoke d'Abernon - Surrey - Angleterre |
Sir John d'Abernon III (mort en 1327) appartient à l'une des lignées de chevaliers les plus célèbres de l'histoire du Surrey.
Dans de nombreuses généalogies et armoriaux, la famille compte trois John d'Abernon successifs. Ce John III est le fils de Sir John II (« the Elder ») et le petit-fils du premier Sir John I (mort vers 1277).
Il meurt en 1327 (ou 1328 selon certains registres), la même année que son père Sir John II. Ayant servi la couronne d'Angleterre aux côtés de sa famille, sa disparition rapprochée de celle de son père marque une transition majeure pour le domaine seigneurial de Stoke d'Abernon.
Le cuivre attribué à la génération morte vers 1327 montre la transition stylistique majeure du XIVᵉ siècle : le passage de la cotte de mailles intégrale à l'apparition des premières pièces de plaques d'acier (épaulières, genouillères, coudières et bassinets).
La famille portait l'un des blasons les plus reconnaissables du Surrey médiéval : d’azur au chevron d'or.
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1327 - Alyne de Creke - Westley Waterless - Cambridgeshire - Angleterre
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Lady Alyne de Creke (morte avant 1304) et son époux Sir John de Creke (mort vers 1325-1328) sont associés à l'un des monuments funéraires médiévaux les plus célèbres d'Angleterre.
Alyne (issue possiblement de la famille de Clopton ou Chamberlyn) était la première épouse de Sir John de Creke, seigneur du manoir de Westley Waterless, membre du Parlement et sheriff du Cambridgeshire.
Alyne est morte avant 1304 (John s'est remarié par la suite à Joan le Breton). Sir John de Creke est décédé vers 1325-1328. La date de 1325-1327 souvent associée à Alyne correspond à la période du décès de son époux et à la datation traditionnelle du monument.
Elle est figurée sous un dais gothique sculpté, vêtue d'une guimpe, d'une longue robe ajustée et d'un manteau, avec un petit épagneul couché à ses pieds.
Bien que Sir John et Lady Alyne soient morts au premier quart du XIVᵉ siècle, des études montrent que le laiton a probablement été commandé vers 1340 par leur fils, Sir Walter de Creke, dans le style vestimentaire et militaire des années 1340 pour honorer l'ascension de la famille. |
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1327 - Lady Elizabeth Paynel (ou Elizabeth de Meriet) - Combe Florey - Somerset - Angleterre |
Elle est la seconde épouse de Sir John de Meriet. Contrairement à la première épouse (Lady Mary de Mohun, dont le cœur fut prélevé vers 1300-1314), Elizabeth a partagé les terres de Combe Florey et Hestercombe jusqu'à la mort de son mari en 1327.
C'est l'une des deux effigies féminines sculptées en pierre de Ham Hill visible aujourd'hui dans l'église SS Peter and Paul à Combe Florey, représentée aux côtés de Sir John et de sa première épouse. |
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1327 - Joanna de Bohun († 1327) - Cathédrale de Hereford - Herefordshire - Angleterre |
Comtesse de Hereford et dame de Kilpeck. Elle fut bienfaitrice de la cathédrale de Hereford.
Lady Joanna de Bohun (parfois appelée Johanna de Kilpeck ou Plokenet) est une noble dame du XIVᵉ siècle associée à la cathédrale de Hereford.
Sœur et héritière d'Alan Plukenet de Kilpeck, elle a hérité de la baronie de Kilpeck dans le Herefordshire. Elle s'est alliée à la puissante famille de Bohun (comtes de Hereford).
En 1327 (année marquant la fin de sa vie ou le début du don officiel attesté dans les registres), elle a fait don à la cathédrale de Hereford d'une terre à Lugwardine ainsi que de son patronage. Ce legs a permis de financer plusieurs vicaires et de soutenir le culte au sein de la chapelle de la Vierge (Lady Chapel).
L'effigie gît sous un enfeu à arc brisé richement peint et restauré, portant les armoiries de la famille (notamment les armes des de Bohun).
Elle décède sans descendance.
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1327 - Phelice de Vere - St Athan - Pays de Galles |
Fille de Robert de Vere (1257 - † 1331) et de Margaret de Mortimer de Vere († 1297),
elle fut l'épouse de William de Berkerolles († 1327) dont elle eut Roger de Berkerolles († 1351).
Lady Phelice (Felicia) de Vere (morte vers 1327) est une noble d'origine anglo-normande liée à la haute aristocratie médiévale et à la seigneurie de St Athan dans le Vale of Glamorgan, au sud du Pays de Galles.
Elle est issue de la puissante famille de Vere, comtes d'Oxford, l'une des d'alliances les plus influentes du royaume d'Angleterre à l'époque Plantagenêt.
Elle a épousé Sir Roger Berkerolles (ou De Berkerolles), seigneur du château d'East Orchard à St Athan. Les Berkerolles faisaient partie des « Douze Chevaliers de Glamorgan » établis lors de la conquête normande du sud du Pays de Galles.
Lady Phelice est figurée dans la tenue des dames de haut rang du règne d'Édouard II : guimpe ajustée, coiffe et manteau plissé, les pieds reposant traditionnellement sur un chien (symbole de fidélité). Le tombeau conserve encore des traces des polychromies médiévales d'origine.
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1328 - John de la Beche († 1328) - Aldworth - Berkshire - Angleterre
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John de la Beche, chevalier, était le fils aîné de Philip de la Beche and de Lady Joan de la Beche, née de la Zouche. Il épousa Lady Isabella de la Beche, née de Elmridge.
En
1316 il fut gardien du château de Winchester. En 1322 le roi Edward II le fit emprisonner à la Tour de Londres. Il fut élargi par le roi Edward III en 1327.
Sir John de la Beche (mort en 1328) est un chevalier anglais et membre du Parlement (Knight of the Shire) issu de la puissante famille De la Beche, très implantée dans le Berkshire au Moyen Âge.
Fils aîné de Sir Philip de la Beche et de Lady Joan, il appartenait à la branche seigneuriale installée dans le Berkshire.
Il a été député du Berkshire au Parlement en 1316 ainsi que capitaine/gouverneur du château de Winchester (Keeper of Winchester Castle).
Impliqué avec son père dans les rébellions de la noblesse contre le roi Édouard II et ses favoris (les Despenser), il fut capturé et emprisonné à la Tour de Londres en 1322. Il ne fut libéré et pardonné qu'en 1327 lors de l'avènement d'Édouard III, peu de temps avant son décès en 1328.
L'effigie de Sir John de la Beche représente un chevalier gisant en armure de transition complète du règne d'Édouard II (bassinet, camail, cotte de mailles, surcot, épée et bouclier).
Ses pieds reposent traditionnellement sur deux chiens et un lion. Le gisant montre la finesse de la sculpture gothique anglaise de cette époque, bien qu'il ait subi des dégradations au fil des siècles. |
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1328 - Otto I of Hesse († 17 janvier 1328) - Marburg - Hesse - Allemagne |
Otto I de Hesse (vers 1272-17 † janvier 1328) fut Landgrave de Hesse de 1308 jusqu'à sa mort.
Otto est né à Marburg , fils de Henry I, Landgrave de Hesse et de sa première épouse Adelheid de Brunswick-Lunenburg. Après la mort de son père en 1308, il a hérité de la Haute-Hesse, la « Terre sur la Lahn », qui comprenait Marburg, Giessen, Grünberg et Alsfeld. Après la mort de son demi-frère Jean en 1311, il devint également landgrave de Basse-Hesse. Celle-ci comprenait la région située au-dessous de Fulda, Eder, Schwalm, Werra et la partie supérieure du Weser avec la résidence de Kassel ainsi que les villes de Homberg (Efze), Melsungen et Rotenburg an der Fulda.
Après qu’il eut hérité de la Landgravie entière, il résida alternativement à Kassel et Marburg. Otto eut un long conflit avec l' archevêque de Mayence, Matthias von Bucheck. En 1324 Mayence remporta une bataille dans le Lahnberg avec l'aide des troupes d' Amöneburg. En 1327, Mayence s'empara de Giessen avec l'aide des troupes de l'électorat de Trèves, mais les citoyens de la ville permirent à Otto de reprendre rapidement le contrôle. C'est seulement après la victoire d'Otto à Wetzlar et grace à la médiation du roi Jean de Luxembourg en 1328 que la conciliation fut rendue possible. |
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1328 (environ) - Jeanne d'Évreux († 4 mars 1371) - Fille de Louis d'Évreux et de Marguerite d'Artois - Basilique Saint-Denis - Saint-Denis - Île de France - France
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Jeanne d'Évreux, née vers 1310 et morte le 4 mars 1371 à Brie-Comte-Robert, fut reine de France et de Navarre de 1324 à 1328 par son mariage avec le roi Charles IV le Bel.
Elle est la fille de Louis, comte d'Évreux et de Marguerite d'Artois, et la petite-fille du roi Philippe III et de Marie de Brabant.
Étant la cousine germaine du roi, elle bénéficie de la permission du pape Jean XXII qui délivre la dispense nécessaire à Charles IV, deux fois veuf auparavant, pour qu'elle puisse devenir, le 13 juillet 1324, sa troisième épouse. Elle est couronnée le 11 mai 1326 à la Sainte-Chapelle. Elle fut dame de Brie-Comte-Robert, où elle décèda dans son château en 1371. Comme son royal époux, son corps fut enterré à Saint-Denis, son cœur dans l'église des Cordeliers de Paris, et ses entrailles à l'abbaye de Maubuisson.
Elle mit d'abord au monde, en 1325, une fille, Jeanne. L'année suivante, elle accoucha d'une deuxième fille, Marie puis elle donnera finalement naissance, le 1er avril 1328, à une troisième fille, Blanche, née posthume ; ce qui mettra fin à la dynastie des capétiens directs au profit des Valois, en vertu de la loi salique (son époux Charles étant décédé deux mois auparavant). |
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1328 - Stephen de Haccombe († 1304) - Église Saint-Blaise - Haccombe - Devon - Angleterre |
Né en 1258, fils de Jordan de Haccombe et de Cecily de Haccombe, il épousa Joan De Cheverston dont il eut Jordan FitzStephen de Haccombe.
Vers 1233, Sir Stephen de Haccombe fait ériger la première chapelle d'origine en action de grâces à son retour des Croisades.
Il dédie le lieu à saint Blaise (martyr arménien du IVᵉ siècle), un culte qu'il a découvert au Proche-Orient ou lors de son passage par le sanctuaire du saint à Raguse (Dubrovnik).
Sa sépulture dans le chœur présente une effigie en côte de mailles, jambes croisées (posture souvent associée aux croisés), comptant parmi les gisants du XIIIᵉ/XIVᵉ siècle conservés dans le Devon. |
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1329 - John Bourchier (†1329) - Halstead - Essex - Angleterre
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John de Bourchier était un juge anglais des Common Pleas et l'ancêtre le plus ancien de cette famille pour lequel on dispose de détails substantiels. Cette prolifique famille Bourchier, dans ses diverses branches eut les titres de Barons Bourchier, Comtes d'Eu, Vicomtes Bourchier, Comtes d'Essex, Barons Berners, Barons FitzWarin et Comtes de Bath.
Rien ne prouve que cette famille ait eu son origine en France, elle était peut-être d'origine anglaise ancienne.
Bourchier est d'abord mentionné comme député de Robert de Vere, 6e comte d'Oxford (1257 - † 1331) pour le représenter au parlement convoqué en 1306 pour l'octroi d'une aide à l'occasion de la chevalerie du prince de Galles, le futur roi Edouard II (1307 - †1327).
En 1314-1315 son nom est cité comme étant l'un des juges d'assises pour les comtés de Kent, Surrey et Sussex et aussi sur diverses commissions pour les années 1317, 1319 et 1320. Le 15 mai 1321, il est signalé au parlement à Westminster, apparemment pour la première fois, et le 31 mai 1321 il fut nommé juge des plaidoyers communs.
En 1322, Bourchier présidait le procès de certaines personnes inculpées pour s’être introduites dans les manoirs de Hugh le Despenser (vers 1286 - † 1326), seigneur de Glamorgan, dans le Glamorganshire.
Toujours en 1322, il siégea à une commission spéciale au cours du procès de personnes accusées de complicité dans la fabrication de miracles au voisinage de la potence sur laquelle Henry de Montfort et Henry de Wylyngton furent pendus à Bristol.
En décembre 1326, Bourchier fut convoqué pour la dernière fois au Parlement. Il fut nommé juge des plaidoyers peu de temps après l'accession au trône du roi Édouard III (1327 - † 1377), le brevet étant daté du 24 mars 1326-1327.
Il épousa Hélène de Colchester, fille de Walter de Colchester, par lequel elle avait hérité du domaine de Stanstead, dans la paroisse de Halstead, Essex.
Il mourut peu de temps après l'Ascension 1329. |
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1329 - John de Bordesden († 1329) - Amotherby - Yorshire du Nord - Angleterre |
Sir John de Bordesden détient le manoir d'Amotherby à partir de 1294 jusqu'à sa mort en 1329. Il est également seigneur du manoir d'Appleton voisin (Appleton-le-Street).
Il prend part à la guerre contre l'Écosse aux côtés des forces du roi Édouard II durant les guerres d'indépendance écossaises.
Dans le chœur (sanctuaire) de l'église, son monument représente une figure sculptée du chevalier revêtu d'un surcot à manches courtes. |
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1329 - William Prouz († 1316) - Lustleigh - Devon - Angleterre |
Sir William Prouz († 1316 / réinhumé en 1329).
Sir William Prouz est un important chevalier et seigneur du manoir de Lustleigh et de Gidleigh (où il fait construire le château de Gidleigh vers 1300). Il représente le Devon au Parlement en 1295.
Bien qu'il soit mort en 1316, son testament stipulait son souhait d'être enterré avec ses ancêtres à Lustleigh. Les exécuteurs testamentaires l'ayant inhumé à Holbeton contre ses volontés, sa fille Alice Prouz formule une requête auprès de l'évêque d'Exeter (John Grandisson). Un mandat est délivré le 19 octobre 1329 pour exhumer sa dépouille et la transférer solennellement dans l'église de Lustleigh.
Sir William Prouz est crédité de l'agrandissement de l'église au début du XIVᵉ siècle par l'ajout du transept sud, qui servait de chapelle funéraire aux seigneurs du manoir.
Dans une enfeu aménagée dans le mur sud de cette chapelle se trouve une effigie sculptée en pierre (taillée vers 1329 lors de la translation de ses restes). Le monument le figure en armure de chevalier, couché les mains jointes. |
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1329 - Richard de Gyvernay - Limington - Somerset - Angleterre |
Le 27 janvier 1329, Sir Richard de Gyvernay obtient la licence royale accordée sous le règne d'Édouard III pour doter une chantrerie (chantry) au sein de l'église de Limington. Il attribue des terres à un prêtre pour qu'il célèbre quotidiennement la messe à l'autel de la Vierge Marie, pour le salut de son âme, de celle de son épouse Gunnora, de ses parents et de ses bienfaiteurs.
Dans la chapelle nord (dite chapelle Gyvernay), son gisant le représente en armure de mailles du début du XIVᵉ siècle, les jambes croisées. Il est représenté aux côtés d'une effigie féminine (probablement son épouse Gunnora) et d'un second gisant masculin (identifié comme son beau-père Sir Gilbert de Gyvernay ou son fils). |
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1329 - Adelheid von Waleck von Katzenelnbogen († 1er septembre 1329) - Temple protestant St Goar - Waldeck - Hesse - Allemagne
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Née vers 1285, fille de Otto I von Waldeck (vers 1262 - † 1305) et de Sophie von Hessen vers 1264 - † 1331).
Elle épousa Wilhelm I von Katzenelnbogen (vers 1263 - † 1331) le 23 janvier 1314.
Ses ancêtres comptent
Charlemagne, Alfred le Grand, Guillaume I d'Angleterre, Hugues Capet, Henry II d'Angleterre, Rurik…
Fille du comte Otto Ier de Waldeck et de Sophie de Hesse, Adelheid appartient à la maison de Waldeck. Le 23 janvier 1314, elle épouse le comte Wilhelm Ier von Katzenelnbogen.
Par ce mariage, elle s'associe à l'une des puissantes familles seigneuriales du Moyen Rhin, les comtes de Katzenelnbogen, maîtres du château de Rheinfels au-dessus de Sankt Goar.
Elle meurt le 1er septembre 1329 et est inhumée dans la collégiale de Sankt Goar, sanctuaire principal et lieu de sépulture privilégié des comtes de Katzenelnbogen.
À la suite de la Réforme protestante adoptée dans le comté au XVIᵉ siècle, la collégiale catholique est devenue un temple protestant.
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1329 - Euphemia FitzRobert de Clavering († 1329) - Église St Mary - Staindrop - Durham - Angleterre |
Baronne Nevill et Baronne de Raby.
Née vers 1267, elle est la fille de Robert de Clavering, 5e Baron de Warkworth et Clavering and de Margaret La Zouche.
Elle fut l'épouse de Jollan de Neville et de Ralph Neville, 1er Baron Neville de Raby.
Elle fut la mère de Ralph de Neville, 2e Baron Neville de Raby ; Alexander de Neville, chevalier ;
Alice de Neville ; Ida de Neville ; Anastasia de Neville et de 9 autres enfants.
Fille de Robert FitzRoger, seigneur de Clavering (Essex) et de Warkworth (Northumberland), elle épouse Sir Ranulph (Ralph) de Neville, 1er baron Neville de Raby. Par ce mariage, elle devient l'une des figures fondatrices de la puissante dynastie des Neville de Raby Castle.
Elle est notamment la mère de Ralph Neville, 2e baron Neville, grand capitaine militaire victorieux de la bataille de Neville's Cross (1346).
Son effigie en pierre représente une noble dame drapée dans une robe médiévale, encadrée de deux anges veillant à sa tête. Le monument a été restauré ou rehaussé par son fils Ralph lorsqu'il a reconstruit l'aile sud de l'église. |
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1329 - Façade de la cathédrale de Barcelone - Homme d'armes combattant un griffon - Barcelone - Catalogne - Espagne |
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1330 - John Giffard († 1327) - Leckhampton - Gloucestershire - Angleterre
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Né en 1270 à Twyford, Buckinghamshire. Fils de John Giffard, il fut l'époux d'Alexandra de Jardynes (? - † 1330).
Sir John Giffard hérite de la seigneurie du manoir de Leckhampton au début du XIVᵉ siècle. Il succède à la branche de sa famille associée à John Giffard de Brimpsfield (ce dernier ayant été exécuté comme rébellion « Contrariant » en 1322).
Il est crédité de la construction de la première église en pierre au début du XIVᵉ siècle ainsi que du manoir voisin, Leckhampton Court.
Son gisant en pierre le figure en armure de chevalier du XIVᵉ siècle. Le bouclier et la cotte d'armes comportaient autrefois des traces de polychromie peinte représentant les armoiries de la famille Giffard (d'argent à dix tourteaux de gueules).
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1330 - Richard de Cornard († 1330) - Bures - Essex - Angleterre |
Issu d'une grande lignée de la noblesse foncière du bassin de la Stour, Sir Richard de Cornard (ou de Cornerth) possédait des terres à Great Cornard, Little Cornard, Cavendish et Bures. Il occupait une place éminente dans les affaires seigneuriales locales aux côtés de la famille de Bures.
Sa fille et unique héritière, Alice de Cornard, a épousé Sir Thomas de Grey, faisant ainsi passer le domaine et les terres des Cornard à la famille de Grey (ancêtres des barons Walsingham).
L'effigie représente un chevalier gisant, les jambes croisées (posture typique de la sculpture funéraire anglaise du début du XIVᵉ siècle). La statue est entièrement taillée dans du chêne / chataîgnier massif, une rareté exceptionnelle puisqu'il ne subsiste que très peu d'effigies médiévales en bois en Angleterre (dont seulement six dans tout le comté de Suffolk). |
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Estimé 1330 - Hugh Bardolph († 1304) - Banham - Norfolk - Angleterre |
Né le 29 septembre 1259 à Wormegay, Norfolk. Premier Baron Bardolph of Wormegay en 1299.
Il épousa Isabel Aguillion en 1292.
Son petit-fils, John (3e baron du nom) épousa une arrière petite-fille du roi Edward I, sa famille y gagnant en prestige et en faveurs.
Cette importante figure de la noblesse du Norfolk hérite de terres considérables et est convoquée au Parlement comme 1er baron Bardolph par Édouard Ier en 1299.
Il prend une part active aux campagnes militaires de son époque, combattant notamment lors des guerres de Gascogne ainsi qu'en Écosse (il est mentionné dans le rôle d'armes du siège de Caerlaverock en 1300).
Ses armes portent d'azur à trois quintefeuilles d'or. Il meurt en 1304, laissant pour héritière son épouse Isabel Aguillon.
Le monument funéraire traditionnellement associé à Sir Hugh Bardolph est une effigie sculptée en chêne, figurant un chevalier gisant vêtu d'une cotte de mailles avec surcot, la tête couverte d'un chapel de fer et les jambes croisées. |
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Estimé 1330 - Chevalier anonyme - Vers 1330 - Warkworth - Northumberland - Angleterre |
Le monument figure un chevalier gisant, vêtu de son armure et d'un surcot. Il a les jambes croisées, les mains tenant un cœur contre la poitrine, et ses pieds reposent sur un lion couché. Sa tête porte un casque sommée d'une tresse ou couronne.
Une inscription gravée au XVIIᵉ siècle sur le socle du tombeau indique qu'il s'agirait de Sir Hugh of Morwick (seigneur local du XIIIᵉ siècle).
Les historiens rejettent cette attribution en raison du style armurier (typique des années 1320-1340) et du bouclier : celui-ci porte sculptées les armes de la famille de Aubyn (ou de St Aubyn / de Aubly), une lignée originaire du comté de Durham. Le nom exact du chevalier demeure inconnu. |
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1330 - Richard de Whatton - 1330 - Whatton-in-the-Vale - Nottinghamshire - Angleterre |
Richard de Whatton est le second fils de John de Whatton, seigneur de Rokebourne, shérif du Herefordshire et de l'Essex en 1241.
Il
fut convoqué par le roi Edouard II en l'année 1322 pour l'assister contre les barons rebelles, confiant en sa garde les châteaux et les états confisqués à leur chef Thomas Plantagenet, comte de Lancaster.
Issu d'une importante lignée chevaleresque du Nottinghamshire installée dans la vallée de la Belvoir, Sir Richard est le seigneur du manoir de Whatton.
Il combat sous le règne d'Édouard Ier et d'Édouard II lors des campagnes d'Écosse. Il sert également comme chevalier du comté (Knight of the Shire) au Parlement pour le Nottinghamshire.
Le bouclier de sa statue porte les armes des de Whatton : d'argent à la bande de gueules chargée de trois fleurs de lys d'or, accompagnées de six hachettes d'armes (merlettes/crosslets).
La sculpture représente le chevalier gisant, les mains jointes en prière et les jambes croisées, les pieds reposant sur un lion couché. Il porte un haubert de mailles complet avec coiffe de mailles, surmonté d'un surcot fendu et d'une ceinture brodée tenant son épée.
L'effigie présente des ailettes (petites plaques de protection ou d'armoiries fixées sur les épaules), un élément d'armure transitoire du début du XIVᵉ siècle très rarement représenté dans la sculpture funéraire anglaise. |
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1330 - John de Northwood († 26 mai 1319) - Abbaye de Minster - Minster-in-Thanet - Kent - Angleterre |
Baron Northwood (1254-1319), fils de Roger de Northwood, il est né 24 juin 1254. Il succéda à son père en novembre 1285. En 1292 et 1293 il fut shérif du Comté de Kent, ainsi qu'en 1300, 1305, et 1306.
Il épousa Joanna, sœur de Barthélemy de Badlesmere, dont il eut six fils.
Le 1er juin 1294, il fut convoqué à Portsmouth pour la guerre de France et en 1297 pour servir en Flandre. Il participa également en 1298 aux guerres écossaises.
Northwood fut appelé à y servir encore en 1309, 1311, 1314, 1315 et 1318. En août 1315, il reçut l'ordre de rester dans le nord jusqu'au 1er novembre, puis de rejoindre le roi à York. Il fut d'abord convoqué au Parlement le 18 mars 1313, et précisément comme baron le 23 mai de la même année. Après cela, il fut régulièrement convoqué jusqu'au 22 mai 1319.
En juin 1317, Northwood et son fils John furent députés pour recevoir les deux cardinaux venus traiter pour la paix entre l'Angleterre et l'Ecosse.
Northwood est décédé le 26 mai 1319, et son épouse une semaine plus tard.
Son épouse lui donna six fils. |
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1330 - Walter Menil - Lydd - Kent - Angleterre |
La famille de Meynell (ou Menil) tenait des terres dans la région du Romney Marsh au début du XIVᵉ siècle, notamment le manoir de Jaques Court (ou Jacks Court) situé près de Lydd.
L'effigie sculptée en pierre de Bethersden (un calcaire local du Kent) représente un chevalier gisant vêtu d'un haubert de mailles, d'un surcot et tenant son épée, les jambes croisées — une posture caractéristique de la sculpture funéraire anglaise des règnes d'Édouard II et Édouard III. |
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1330 - Arnold I Von Kleve († 20 février 1147) - Clèves - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne |
Le comte Arnold Ier de Clèves (Arnold I. von Kleve, † 20 février 1147) est l'un des premiers souverains historiquement documentés du comté de Clèves (Grafschaft Kleve), situé dans le Bas-Rhin.
En charge du comté au début du XIIᵉ siècle (mentionné dès 1119), il consolide l'autorité seigneuriale de sa maison le long du Bas-Rhin face aux archevêques de Cologne.
Il épouse Ida de Louvain (fille du comte Godefroid Ier de Louvain, duc de Basse-Lotharingie), une union prestigieuse qui renforce ses liens avec les grandes dynasties des Pays-Bas médiévaux.
Il soutient activement l'implantation de l'ordre des Prémontrés.
Vers 1129-1142, il fonde avec son épouse l'abbaye de Bedburg (Stift Bedburg), un monastère de chanoinesses prémontrées situé près de Clèves.
Il meurt le 20 février 1147 et laisse pour successeur son fils, le comte Arnold II (puis Dietrich II/IV).
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1330 - Berthold IV von Henneberg-Schleusingen († 15 février 1284) - Munich Bayerisch Museum - Munich - Bavière - Allemagne |
Le comte Berthold IV von Henneberg-Schleusingen († 15 février 1284) est une figure majeure de la maison franconienne de Henneberg au XIIIᵉ siècle.
Fils du comte Poppo VII von Henneberg, Berthold IV hérite du domaine familial et fonde la branche princière de Henneberg-Schleusingen, centrée autour du château de Bertholdsburg à Schleusingen (Thuringe/Franconie).
Il épouse Sophie von Schwarzburg († 1279), consolidant ainsi l'influence territoriale de la maison de Henneberg entre la Thuringe et le nord de la Bavière.
Il joue un rôle actif dans les querelles territoriales qui suivent le Grand Interrègne dans le Saint-Empire romain germanique et soutient l'extension des domaines seigneuriaux de sa famille le long de la vallée de la Werra.
À sa mort le 15 février 1284, il est inhumé dans la nécropole familiale traditionnelle des comtes de Henneberg, au monastère prémontré de Veßra (Kloster Veßra).
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1330 - Hugh of Mortwicke - Église St Lawrence - Warkworth - Northumberland - Angleterre |
Une inscription gravée au XVIIᵉ siècle sur le socle du tombeau attribue le monument funéraire à Sir Hugh of Morwick. Selon cette tradition, Sir Hugh aurait été un chevalier croisé / seigneur local ayant fait don des terres communales (Warkworth Common) aux habitants du village.
Les historiens et archéologues considèrent cette attribution comme une erreur commise au XVIIᵉ siècle : les seigneurs du domaine de Morwick nommés Hugh sont morts bien avant (notamment Sir Hugh III de Morwick, mort en 1269). Le bouclier sculpté sur le gisant porte les armoiries de la famille de Aubly (ou de St Aubyn), une famille noble issue du comté de Durham.
La statue en pierre représente un chevalier gisant, vêtu de son armure de mailles et d'un surcot. Les jambes sont croisées, les mains tiennent un cœur contre la poitrine, et les pieds reposent sur un lion couché. |
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1330 - Ida de Lorraine von Kleve († 1162) - Clèves - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne |
Née en 1107 en Lorraine, elle était la fille de Godfrey I, comte de Louvain, landgrave du Brabant, comte de Bruxelles et duc de Basse-Lorraine
et de Ida de Namur, fille de Otto II de Namur, comte de Chiny et de Adelaide de Namur.
Elle épousa Arnold I von Kleve, comte de Clèves.
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1330 - Joan de Cornouailles (v. 1285 † v. 1341) - Église St Nicholas - Asthall - Oxfordshire - Angleterre |
Fille illégitime de Sir Richard de Cornwall (lui-même fils naturel de Richard, 1er comte de Cornouailles et Roi des Romains, et petit-fils du roi Jean sans Terre), elle appartient à une branche cadette de la maison Plantagenêt.
Elle épouse en premières noces Sir John Howard (ancêtre des ducs de Norfolk), puis en secondes noces Sir John de Copley.
La seigneurie et le manoir d'Asthall lui sont transmis par sa famille, faisant du village sa résidence et son lieu de sépulture d'élection.
La statue en pierre représente la noble dame couchée, vêtu d'une guimpe (wimple), d'un voile et d'un long manteau drapé. Deux anges soutiennent son coussin à la tête, tandis qu'un chien repose à ses pieds. |
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1330 - Ela de Brienne - Église St John - Churchill - Somerset - Angleterre |
Elle est issue de la noble famille de Brienne (famille d'origine française ayant eu une grande influence en Angleterre et en Terre sainte).
Ela de Brienne est devenue l'épouse de Sir William FitzWalter (ou FitzWarin), seigneur du manoir de Churchill dans le Somerset.
Date de 1330 : cette date correspond à la période de sa mort ou à l'édification de son monument funéraire dans l'église (environ 1325–1335).
Il s'agit d'une rare sculpture funéraire en bois de chêne sculpté du XIVᵉ siècle représentant une dame en costume médiéval (guimpe et voile, ajustés au style de l'époque d'Édouard III).
Bien que l'effigie n'ait pas d'inscription explicite encore lisible aujourd'hui, la tradition locale et les recherches héraldiques/historiques l'identifient unanimement comme étant la tombe d'Ela de Brienne. |
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1330 - La reine Euphemia de Poméranie († 26 juillet 1330) - Abbaye de Sorø - Sorø - Sjælland - Danemark |
Fille du duc Bogislav IV de Poméranie, elle épouse en 1300 le prince Christophe de Danemark, qui monte sur le trône sous le nom de Christophe II en 1320. Elle est la mère des princes Eric, Othon et Valdemar IV de Danemark. Valdemar IV Atterdag, le roi qui réunifiera le Danemark après le grand interrègne et la crise monétaire du début du XIVᵉ siècle.
Elle meurt le 26 juillet 1330, durant la période chaotique où le royaume du Danemark est dissous et hypothéqué aux comtes de Holstein.
Le tombeau qu'elle partage avec son époux Christophe II (mort en 1332) et leur jeune fille est l'un des monuments funéraires médiéval les plus remarquables d'Europe du Nord. Fabriqué en bronze coulé et gravé (probablement dans un atelier du nord de l'Allemagne), il présente les effigies grandeur nature du couple royal en habits d'apparat.
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1331 - Gherarduccio de Gherardini († 10 septembre 1331) - Église Sant Appiano - Barberino di Val d'Elsa - Toscane - Italie |
Gherarduccio Gherardini était un homme politique italien d'une famille florentine.
Il a participa à la guerre civile qui a vu sa famille opposée à la République Florentine durant les conflits entre Guelfes et Gibelins.
Issu d'une grande lignée patricienne et féodale florentine (alliée aux Guelfes blancs), Gherarduccio de' Gherardini possédait de nombreux châteaux et fiefs dans le Chianti et la Val d'Elsa (notamment le château de Linari proche). Il meurt le 10 septembre 1331 et est inhumé dans le sanctuaire familial des Gherardini, au cœur de la pieve de Sant'Appiano. La dalle gravée en pierre le figure en pied, vêtu de son armure complète de chevalier du début du XIVᵉ siècle (cotte de mailles, surcot, épée et poignard) avec les mains croisées sur la poitrine.
L'encadrement en arche gothique porte une inscription en latin mentionnant son nom et la date exacte de son décès (10 septembre 1331). On y distingue également les armes de la famille Gherardini (d'azur à trois bandes d'or ou écussonnat coupé).
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1332 - Richard de la Bere of Westcote († 1333) - Binsted - Hampshire - Angleterre
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Issu d'une importante famille de la gentry du Hampshire, Sir Richard tenait le manoir de Westcote (situé dans la paroisse de Binsted).
Il a servi comme chevalier du comté (Knight of the Shire) pour le Hampshire au Parlement et a occupé la charge de shérif du Hampshire.
Son gisant en pierre le figure en chevalier couché du début du XIVᵉ siècle. Le bouclier sculpté porte les armes des de la Bere (d'argent à la bande de gueules chargée de trois aigles d'or ou variante similaire selon les brisures de la branche de Westcote).
Le chevalier est représenté en haubert de mailles, surcot, les jambes croisées et les pieds reposant sur un lion, avec les mains jointes en prière. |
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1332 - William de Horkesley - († 1332) - Little Horkesley - Essex - Angleterre |
Fils et héritier de Sir Robert de Horkesley († 1296), Sir William de Horkesley était le seigneur du manoir de Little Horkesley et détenait le droit de patronage (advowson) du prieuré clunisien local.
Sir William meurt sans enfant en 1332. Sa femme, Dame Emma, meurt peu après en 1332-1333. À sa mort, la seigneurie passe à son neveu John de Roos, avant d'être acquise par la famille Swynborne.
Le chevalier est figuré couché en haubert de mailles complet avec coiffe et surcot, les jambes croisées (style transitoire des règnes d'Édouard Ier et Édouard II) et les pieds appuyés sur un lion. |
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1334 - Thomas le Latymer († avant février 1334) - Braybrook - Northamptonshire - Angleterre
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Thomas le Latymer, de Braybrook, Wardon, etc. est né vers 1270. Il avait 11 ou 12 ans à la mort de son père et 22 à la mort de sa mère. On le nomme souvent de Wardon ou de Braybrook.
Il fut en Gascogne le 7 juillet 1294 avec William le Latymer, le 17 octobre 1294 avec Edmund, frère du roi, et de le 13 octobre 1295 toujours avec Edmund.
En octobre 1302, il fut de nouveau en Gascogne au service du roi avec John de Hastings, et y demeurait encore au mois de février suivant. En octobre 1309, il se rendit une nouvelle fois en Gascogne en compagnie de John de Hastings. En juin 1313, il servait le roi en France, avec Jean le Latymner. En 1314, il fut envoyé en Écosse, avec son parent Thomas Latymer, pour obtenir la libération de William, Lord Latymer, capturé à la bataille de Bannockburn.
En 1316 il est attesté comme seigneur de Chipping Wardon, Braybrook et Corby.
Il épousa, avant juillet 1297, Lora, fille de Henry de Hastings. |
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1335 - Gotfried von Jülich-Bergheim († 3 mai 1335) - Bad Munstereifel - Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Allemagne
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Fils de Walram von Jülich (seigneur de Bergheim) et neveu du comte Guillaume IV de Juliers, Gottfried appartient à une branche cadette de la puissante maison comtale de Juliers (Grafen von Jülich).
Il épousa
Elisabeth von Kleve le 28 septembre 1330, dont il eut Jolanthe et Elisabeth.
Il hérite de la seigneurie de Bergheim et joue un rôle politique et militaire important dans le Bas-Rhin au début du XIVᵉ siècle. Par sa politique matrimoniale et ses droits de baillage (Vogtei), il exerce une autorité directe sur le domaine et la ville de Münstereifel.
Il meurt le 3 mai 1335 sans descendant mâle direct pour lui succéder, marquant la fin de cette ligne seigneuriale directe de Jülich-Bergheim.
L'effigie sculptée en pierre le représente gisant en armure complète de chevalier du premier tiers du XIVᵉ siècle. Il porte un haubert de mailles avec surcot, la tête reposant sur un coussin et les pieds appuyés sur un lion couché, symbole de force et de noblesse seigneuriale.
Le bouclier et les ornements de sa tombe présentent le lion rampant des comtes de Juliers (d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules), brisé des armes de la branche de Bergheim.
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1335 - Elizabeth de Segrave, Lady Northwode († 11 décembre 1335) - Abbaye de Minster - Angleterre |
Née en 1311 à Loddon, Norfolk, elle fut l'épouse de Roger Northwode, 2e Baron Northwode.
Fille de Sir John de Segrave (2e baron Segrave, éminent chef militaire sous Édouard Ier et Édouard II), Elizabeth appartient à l'une des plus puissantes familles du centre et de l'est de l'Angleterre.
Elle épouse Sir John de Northwode (mort vers 1361), seigneur du domaine de Northwode dans l'île de Sheppey et petit-fils du baron John de Northwode.
Elle meurt le 11 décembre 1335 et est inhumée dans l'église prieurale de Minster, lieu de sépulture privilégié de la famille de Northwode.
Sculptée en calcaire local, l'effigie la représente gisant en costume de noble dame de l'époque d'Édouard III. Elle porte une guimpe plissée (wimple) encadrant le visage, un voile ajusté et un manteau seigneurial dont le drapé retombe en plis élégants. Ses mains sont jointes sur la poitrine en attitude de prière et ses pieds reposent sur une bête symbolique (un chien couché).
Le tombeau présentait à l'origine les armes associées aux alliances des Northwode (d’hermine à la croix de gueules) et des Segrave (de sable au lion d'argent couronné d'or). |
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1336 - Philip de la Beche († 1336) - Aldworth - Berkshire - Angleterre
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Fils de John de la Beche, il hérita des domaines familiaux de son père et fut shérif du Berkshire et de l'Oxfordshire en 1313-1314.
Il fut valet de chambre du roi Edouard II.
Accusé de rébellion avec ses fils en 1332, il fut finalement pardonné par le roi Edouard III.
On prétend qu'il mesurait sept pieds de haut, ce qui correspond à 2,13 m !
Issu de la puissante famille de la Beche, établie au manoir d'Aldworth (La Beche Castle), Philip est l'un des fils de Sir John de la Beche. La famille détient d'importantes fonctions administratives et militaires dans le Berkshire et l'Oxfordshire sous les règnes d'Édouard II et d'Édouard III.
Philip de la Beche exerce notamment la charge de shérif du Berkshire et de l'Oxfordshire (1313–1314 et 1317).
Proche du comte de Lancastre, il est impliqué dans la rébellion des barons contre Édouard II et ses favoris (les Despenser). Après la défaite de la bataille de Boroughbridge (1322), il est emprisonné puis gracié à l'avènement d'Édouard III en 1327, retrouvant ses terres et titres avant sa mort en 1336.
En raison de la taille imposante des figures sculptées (mesurant souvent plus de 2 mètres de haut), ces gisants ont été surnommés au fil des siècles les « Géants d'Aldworth ».
La statue en pierre représente Philip gisant en haubert de mailles complet avec surcot, le corps légèrement tourné et les jambes croisées sur un lion ou un nain/valet sculpté à ses pieds. Le détail des armures témoigne de la transition exacte vers les armures de plaques du second tiers du XIVᵉ siècle.
Son bouclier porte les armes de la Beche (d'argent à la fasce de gueules chargée de trois merlets d'or, accompagnées de cinq merlets de gueules). |
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1336 - Hugh de Audley (1250 † 1336) - Much Marcle - Herefordshire - Angleterre |
Né en 1250 dans le comté du Staffordshire, il est le fils de James De Audley et de Ela Longespee.
Il épousa
Isolda Mortimer en 1288 dont il eut quatre enfants : Alice De Audley, James De Audley, Hugh De Audley, et Nicholas De Audley.
Il mourut en 1336 à Wallingford, Berkshire.
Sir Hugh de Audley (père de Hugh de Audley, comte de Gloucester) était un baron influent tenant le manoir de Much Marcle, ainsi que d'autres fiefs dans le Gloucestershire et les marches de Galles.
Il sert dans les guerres d'Écosse sous Édouard Ier et Édouard II. Impliqué aux côtés du comte de Lancastre dans les révoltes baronnales contre Édouard II, il est fait prisonnier après la défaite de Boroughbridge (1322) avant d'être gracié et réintégré dans ses domaines sous Édouard III.
Sculptée dans un seul bloc de chêne vers 1335, la statue représente le chevalier couché, la tête appuyée sur deux coussins soutenus par des anges, et les pieds reposant sur un lion couché.
Il est figuré vêtu d'un haubert de mailles complet avec coiffe de mailles, un surcot ajusté et une ceinture d'épée finement travaillée. Ses mains tiennent un cœur contre sa poitrine, un motif pieux courant dans la sculpture funéraire du premier tiers du XIVᵉ siècle.
Contrairement à de nombreuses sculptures en bois médiévales, la statue conserve encore d'importants vestiges de sa polychromie d'origine (tracé de peintures, dorures et motifs héraldiques).
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1336 - Rudolf I von Hohenberg-Rottenburg († 11 janvier 1336) - Rottenburg am Neckar - Bade-Wurtemberg - Allemagne
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Comte von Hohenberg-Rottenburg, né vers 1272, il est le fils d'Albrecht II, comte von Hohenberg-Rotenburg et de Margarethe von Fürstenberg, comtesse von Rottenburg.
Il eut trois épouses : Agnes von Werdenberg ; Irmgard von Württemberg ; et Elisabeth von Sponheim.
Père de Rudolf II Von Hohenberg, comte von Rottenburg ; Hugo von Hohenberg, comte von Rottenburg ; Albrecht von Rottenburg, évêque de Freising ; Heinrich von Hohenberg, comte von Rottenburg.
Le comte Rodolphe Ier de Hohenberg-Rottenburg (Rudolf I. von Hohenberg, † 11 janvier 1336) est l'un des membres les plus influents de la maison comtale de Hohenberg (branche cadette de la dynastie des Hohenzollern) au début du XIVᵉ siècle.
Neveu de la reine Gertrude de Hohenberg (épouse de Rodolphe Ier de Habsbourg), il appartient à une lignée princière étroitement liée à la montée en puissance de la maison de Habsbourg dans la Souabe et le Haut-Rhin.
Il transfère le centre de son pouvoir féodal du château originel de Hohenberg vers la vallée du Neckar. Vers 1280–1300, il fonde la ville fortifiée de Rottenburg (Rothinburg) pour en faire sa résidence principale et la capitale de son comté (Grafschaft Hohenberg).
Il soutient la faction habsbourgeoise dans les luttes pour le trône du Saint-Empire contre Louis IV de Bavière. Son règne consolide l'autonomie territoriale du comté de Hohenberg-Rottenburg face au duché de Wurtemberg.
À sa mort le 11 janvier 1336, Rodolphe Ier est inhumé dans l'église collégiale Saint-Morand (St. Moriz / Stiftskirche St. Moriz), située à Ehingen (quartier actuel de Rottenburg am Neckar. |
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1336 - Walther Bopfinger († 1336) - Église Saint-Blaise - Bopfingen - Bade-Wurtenberg - Allemagne |
Membre de la noblesse de ministériaux (Dienstmannen) et chevaliers de Bopfingen, Walther appartient à la lignée patricienne locale issue des seigneurs du château d'Ipf et des protecteurs de la ville impériale libre de Bopfingen.
Il exerce des responsabilités militaires et administratives seigneuriales au service des comtes d'Oettingen et des institutions ecclésiastiques de la région d'Aalen-Nördlingen.
Sa mort survenue en 1336 s'inscrit dans la période de consolidation de l'autonomie urbaine de la ville impériale de Bopfingen (Reichsstadt).
La dalle gravée en pierre représente Walther von Bopfingen en armure complète de chevalier du second tiers du XIVᵉ siècle. Il porte le bacinet, le haubert de mailles sous une brigandine ajustée, tient son épée et s'appuie sur un écu armorié.
Le bouclier et la bannière sculptés présentent le blason des seigneurs de Bopfingen (d'or au chêne / branche d'arbre arrachée de sable ou variante locale).
Le pourtour de la dalle porte une inscription en majuscules gothiques précisant son nom et la date de son décès (1336). |
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1336 - Margery Deville († 1336) - Laxton - Nottinghamshire - Angleterre |
Membre de la famille de Deyville (ou de Dneville / Deville), une importante maison chevaleresque du Nottinghamshire et du Yorkshire, Margery est liée aux seigneurs du manoir de Laxton par son mariage avec un membre de la famille de Everingham ou de Deyville.
Les Deyville détenaient des terres importantes à Egmanton et dans les environs de Laxton, jouant un rôle actif dans les affaires locales de la forêt de Sherwood et du comté sous les règnes d'Édouard II et d'Édouard III.
L'effigie représente une aristocrate du second tiers du XIVᵉ siècle. Elle est vêtue d'un long manteau drapé sur une cotte ajustée, la tête couverte du voile et de la guimpe (wimple) caractéristiques des veuves ou des dames de la haute noblesse sous Édouard III.
Les mains sont jointes sur la poitrine en attitude de prière, tandis que deux petits anges soutiennent son coussin à la tête et un chien (symbole de fidélité) repose à ses pieds. |
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1336 - Agnes ou Joanna Achard - Sparsholt - Hampshire - Angleterre |
Elle est la première épouse de Sir Robert Achard (v. 1290–1353), seigneur du manoir de Sparsholt, membre éminent de la gentry locale qui servit comme chevalier du comté (Knight of the Shire) au Parlement.
La famille Achard tenait la seigneurie de Sparsholt depuis le XIIᵉ siècle. Vers 1330–1335, Sir Robert et son épouse financent la reconstruction presque complète du chœur et du transept sud de l'église, créant une chapelle seigneuriale destinée à abriter la nécropole familiale.
La statue en bois représente la noble dame gisant en longue robe sous un manteau aux plis souples, la tête couverte du voile et de la guimpe (wimple). Deux anges sculptés soutiennent son coussin à la tête.
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1337 - Margaret Mortimer, baronne Berkeley († 5 mai 1337) - Cathédrale de Bristol - Bristol - Gloucestershire/Somerset - Angleterre |
Margaret Mortimer, Baronne Berkeley, née le 2 mai 1304, est la fille de Roger Mortimer, 1er comte de March et de Joan de Geneville, baronne Geneville. Elle est l'aînée de leurs douze enfants.
Ses grands-parents paternels étaient Edmund Mortimer, 2e Baron Mortimer et Margaret de Fiennes. Ses grands-parents maternels étaient Piers de Geneville, Trim Castle et Ludlow, et Jeanne de Lusignan.
Elle épousa Thomas de Berkeley, 3e Baron de Berkeley. Ce mariage était destiné à assurer une alliance antérieure avec un important seigneur des marais gallois. Il eut lieu en mai 1319.
De leur union sont issus : Maurice de Berkeley (né en 1320, date de mort inconnue) qui succéda à son père comme baron de Berkeley ; Thomas de Berkeley (né vers 1325, date de décès inconnue) ; Roger de Berkeley (né en 1326, date de décès inconnue) ; Alphonsus de Berkeley (né en 1327, date de décès inconnue) ; Joan de Berkeley (née 1330 - † 1369), laquelle épousa Sir Reginald Cobham ; John de Berkeley (né en 1326).
Leur fils aîné Maurice épousa Elizabeth le Despenser, bien que ce fut son grand-père Roger Mortimer qui était responsable de l'exécution du père d'Elisabeth, Hugh le Despenser en 1326.
Après le décès de Margaret, Thomas de Berkeley se remaria avec Catherine Clivedon.
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1337 - Mechthild von Boppard († 1329 ou 1336) - Monastère d'Eberbach - Eberbach - Hesse - Allemagne |
Elle est issue de la noblesse chevaleresque et des ministériaux de Boppard (Beyer von Boppard / Ritter von Boppard), une puissante lignée de la vallée du Moyen-Rhin.
Bien qu'issue d'une lignée laïque, elle entre en lien étroit avec l'abbaye d'Eberbach — l'un des établissements cisterciens les plus riches d'Allemagne — en tant que bienfaitrice. Ses donations lui assurent un droit d'inhumation au cœur de la nécropole abbatiale.
La dalle gravée en pierre la représente gisant en costume aristocratique du premier tiers du XIVᵉ siècle. Elle porte une longue robe ajustée sous un manteau, avec un voile et une guimpe encadrant son visage.
Le monument présente les armes de la famille de Boppard (au lion rampant ou au chef chargé d'étoiles/fleurs de lis selon les branches) ainsi qu'une inscription périphérique en majuscules gothiques précisant son identité. |
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1337 - Imagina von Isenburg-Limburg († 1337) - Monastère d'Heidenheim am Hahnenkamm - Heidenheim - Bavière - Allemagne |
Elle est née entre entre 1273 et 1299, fille de Johann I, comte von Isenburg-Limburg et de Uda von Ravensberg.
Elle épousa Ulrich I, comte von Truhendingen dont elle eut Anna von Truhendingen, héritière de Hohentrudingen.
Issue de la maison comtale d'Isenburg-Limburg (branche des seigneurs de Limburg an der Lahn), elle est la fille de Jean Ier de Limbourg. Elle appartient à la même lignée que la reine Imagina de Limbourg (épouse du roi des Romains Adolphe de Nassau).
Elle épouse le comte Ulrich von Oettingen (mort en 1334), l'une des plus puissantes familles comtales du Ries et de la Franconie du Sud.
Après la mort de son époux, elle maintient d'importantes donations en faveur du monastère bénédictin de Heidenheim (dont la famille d'Oettingen assurait l'avouerie), choisissant l'église abbatiale comme lieu de sépulture ultime.
Sculptée dans le grès, l'effigie représente la comtesse gisant en robe de haute aristocrate aux plis souples, la tête reposant sur un coussin encadré par des anges. Son visage est bordé par un voile et une guimpe plissée.
Sa tombe comporte les écus héraldiques juxtaposés rappelant ses alliances : les armes d'Isenburg-Limburg (d'argent à deux barres de gueules accompagnées de billettes) et d'Oettingen (vairé d'argent et de gueules au sautoir d'or).
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1337 - Elisabeth von Valkenberg († 1er septembre 1335) - Église évangélique de Kastellaun - Kastellaun - Rhénanie-Palatinat - Allemagne |
Elle est issue de la maison des seigneurs de Valkenburg (Fauquemont, située dans l'actuel Limbourg néerlandais), une branche cadette de la maison de Heinsberg.
Elle épouse le comte Simon II de Sponheim-Kreuznach (actif au début du XIVᵉ siècle). Cette alliance visait à renforcer les liens territoriaux et politiques entre les seigneuries de la Basse-Meuse et les comtés du Hunsrück.
Les comtes de Sponheim font du château de Kastellaun (Burg Kastellaun) une résidence majeure. Elisabeth participe activement à la vie religieuse locale et au développement de l'église de la ville (aujourd'hui église évangélique, Evangelische Kirche Kastellaun).
À sa mort le 1ᵉʳ septembre 1335, elle est inhumée dans le chœur de l'église de Kastellaun. L'édifice abrite des monuments funéraires et des dalles commémoratives marquant la présence de la dynastie des Sponheim. |
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1338 - Jeannette de Chaubrant - Église des Jacobins - Châlons-sur-Marne - Champagne-Ardenne - France |
Elle fut l'épouse de Robert d'Avergin.
Jeannette de Chaubrant est une bienfaitrice noble de la région champenoise au XIVᵉ siècle, associée à l'ancien couvent des Jacobins de Châlons-sur-Marne (aujourd'hui Châlons-en-Champagne).
Elle appartient à la noblesse locale de Champagne, la seigneurie de Chaubrant étant liée aux affaires foncières et religieuses du diocèse de Châlons.
Comme de nombreux nobles de son époque, elle soutient l'ordre des Frères Prêcheurs (Dominicains, dits Jacobins), installés à Châlons depuis le XIIIᵉ siècle. Ses dons et fondations pieuses visaient à assurer le salut de son âme et la mémoire de sa famille.
À sa mort en 1338, elle est révérée et inhumée dans l'église du couvent des Jacobins de Châlons-sur-Marne.
Sa tombe était identifiée par une dalle gravée ou un enfeu comportant une épitaphe rappelant ses fondations et sa date de décès, documentée dans les inventaires épigraphiques et patrimoniaux de la Champagne médiévale. |
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1339 - Thomas de Baa († 1339) - Ickham - Kent - Angleterre
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Chevalier de la noblesse foncière du Kent, il était le seigneur du domaine de Bay (ou Baye), situé sur la paroisse d'Ickham.
En tant que bienfaiteur local, il finance la construction de la chapelle/chantrerie située dans le transept sud de l'église d'Ickham, souvent appelée la chapelle de Baa.
À sa mort en 1339, il est inhumé sous une enfeu richement sculptée le long du mur sud du transept.
Sa tombe abrite une statue en gisant le représentant vêtu de sa cote de mailles, les mains jointes en prière. Le monument offre un remarquable témoignage de l'armement chevaleresque et de l'art funéraire de l'Angleterre du XIVᵉ siècle. |
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1340 - John de La Mere († 1340) - Minchinhampton - Gloucestershire - Angleterre
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Il est également connu sous le nom de John of Ansley. Il épousa Lady Lucy de la Mere.
Issu de la famille noble des de La Mere (de la Mare), bien implantée dans le Gloucestershire et les comtés voisins.
Il épousa dame Lucy de la Mere (Lucy d'Ansley).
En tant que seigneur local, il participait à la gestion foncière et au patronage de la paroisse de Minchinhampton.
À sa mort en 1340, il est inhumé dans l'église paroissiale Holy Trinity de Minchinhampton.
L'église abrite les effigies funéraires sculptées représentant Sir John de La Mere et son épouse Lucy sous des enfeus ornés. Le gisant le montre en tenue militaire du XIVᵉ siècle (armure de mailles et surcot), constituant un précieux témoignage de la sculpture funéraire médiévale anglaise sous le règne d'Édouard III.
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1340 - Gilbert Bernard (v. 1305 † v. 1340) - Isleham - Cambridgeshire - Angleterre |
Gilbert Bernard (né vers 1305, cité autour de 1340) est un membre de la noblesse foncière du Cambridgeshire, issu de la famille Bernard qui détenait le manoir d'Isleham.
La famille Bernard s'installe à Isleham à l'époque médiévale et y détient le manoir principal. Gilbert Bernard succède à ses ancêtres dans la seigneurie locale.
La famille Bernard joue un rôle central dans le développement de l'église Saint-André (St Andrew's Church) d'Isleham, notamment par le financement de reconstructions de l'édifice au XIVᵉ siècle. |
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1340 - Edward III - Elsing - Norfolk - Angleterre |
Le roi Édouard III d'Angleterre (1312–1377) n'est pas enterré à Elsing et n'y possédait pas de résidence, mais sa figure est indissociable de l'église Sainte-Marie (St Mary's Church) d'Elsing grâce à son apparition au sommet du monumental cuivre funéraire de Sir Hugh Hastings († 1347).
Sur la dalle gravée en laiton (monumental brass) financée pour Sir Hugh Hastings, la figure du roi Édouard III occupe la niche centrale au sommet du dais architecturé gothique, juste au-dessus du chevalier.
Le roi y est représenté couronné, tenant un sceptre et son écu aux armes écourtées de France et d'Angleterre, entouré par les grands seigneurs de sa cour (dont le comte de Lancastre, le comte de Warwick et Almaric de St Amand).
L'année 1340 marque le moment où Édouard III prend officiellement le titre de roi de France à Gand et écarte les armes Plantagenêt pour y ajouter les fleurs de lys. C'est sous cette nouvelle forme héraldique qu'il figure sur le cuivre d'Elsing.
En 1340, Sir Hugh Hastings sert comme capitaine sous les ordres directs d'Édouard III lors des opérations de la guerre de Cent Ans en Flandre (siège de Tournai). La présence d'Édouard III sur ce monument funéraire célèbre cette vassalité et cette fraternité d'armes. |
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Environ 1340 - Chevalier anonyme - Bishop Auckland - Durham - Angleterre |
L'identité exacte du chevalier n'est pas établie avec certitude en l'absence d'inscription lisible. Les historiens locaux l'associent traditionnellement à un membre de la noblesse foncière du comté de Durham, parfois attribué à la famille Pollard (seigneurs du domaine voisin de Pollard's Lands) ou à la famille Eure.
La qualité de la sculpture témoigne du rang élevé du défunt au sein de la société féodale du Nord de l'Angleterre sous le règne d'Édouard III.
Le chevalier est représenté les jambes croisées (cross-legged), posture très répandue dans la sculpture funéraire anglaise de cette époque.
Il porte un équipement militaire typique des années 1330–1340 : bacinet avec camail de mailles, surcot ajusté et épée au côté. Ses pieds reposent sur un lion, symbole traditionnel de courage. |
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1340 - Richard FitzGilbert de Clare - 2e comte de Pembroke « Strongbow » († 20 avril 1176) - Cathédrale de Christchurch - Dublin
Comté de Dublin - République d'Irlande |
Richard FitzGilbert de Clare dit Strongbow est né vers 1130.
2e comte de Pembroke, lord de Striguil (Galles du sud) et de Leinster (Irlande), seigneur de Bienfaite et d'Orbec (Normandie), il débuta la conquête normande de l'Irlande.
Il est l'arrière-petit-fils de Richard Fitz Gilbert, lord de Clare, et le fils de Gilbert de Clare († 1148), lui aussi surnommé Strongbow, 1er comte de Pembroke, et d'Isabelle de Beaumont, fille du comte Robert Ier de Meulan, 1er comte de Leicester, et d'Isabelle de Vermandois. Il descendait donc de deux lignées prestigieuses, les Capétiens et les ducs de Normandie.
Il semble qu'il soit déjà majeur à la mort de son père. Il hérite de lui son titre de comte de Pembroke ; ses terres en Galles du Sud ; sa seigneurie galloise de Striguil (dont le siège de commandement est à Chepstow) ; ses seigneuries normandes de Bienfaite et d'Orbec ; ainsi que de ses domaines dans neuf comtés anglais. Ses domaines en Angleterre sont assez importants, puisqu'il doit un service militaire de 65 chevaliers.
Il est loyal au roi Étienne d'Angleterre dans la guerre civile qui marque tout le règne d'Étienne. Il est témoin du traité de Wallingford, qui met fin à la guerre civile, fin décembre 1153. Ce soutien lui coûte probablement son titre de comte de Pembroke à l'accession au trône d'Henri II en 1154. Il n'est pas du tout dans la faveur royale, et n'est témoin d'aucune de ses chartes avant 1167 quand il est désigné par lui pour accompagner sa fille Mathilde en Allemagne.
À cette période, il semble qu'il ait de gros problèmes financiers et que son héritage soit largement hypothéqué à ses créanciers. L'Irlande lui offre l'opportunité de les fuir et la possibilité de faire fortune.
En 1166-67, Dermot MacMurrough, roi de Leinster, est chassé de son royaume par le roi suprême d'Irlande Ruaidri O'Connor. Il vient en Angleterre solliciter l'aide d'Henri II. Depuis le début de son règne, les ecclésiastiques d'Angleterre pressent ce dernier d'envisager l'extension de sa domination sur le Royaume d'Irlande. La sollicitation de Dermot MacMurrough arrive donc à point nommé, et Henri II lui donne l'autorisation de recruter des troupes. Strongbow obtient alors d'Henri II la permission de se rendre en Irlande, mais apparemment avec réticence. D'après le chroniqueur Guillaume de Newburgh, le jour de son embarquement pour l'île, des messagers du roi arrivent pour lui notifier que le roi a changé d'avis, et qu'il annule sa permission, le menaçant de lui confisquer ses domaines. Strongbow décide de passer outre.
MacMurrough a engagé plusieurs lords des marches galloises, dont Robert FitzStephen et son demi-frère Maurice FitzGerald qui ont débarqué en mai 1169 pour effectuer des reconnaissances. Raymond FitzGerald a déjà débarqué en mai 1170 avec des troupes. Strongbow arrive à un accord avec le roi irlandais, et celui-ci lui promet la main de sa fille Aiofe, et une possible succession sur le trône de Leinster. Il débarque en août 1170 avec 200 chevaliers et environ un millier de soldats. Il est rejoint par les troupes de son lieutenant, et ils prennent ensemble la ville de Waterford. FitzStephen et FitzGerald les rejoignent peu après.
C'est dans cette dernière ville que Strongbow épouse la fille de MacMurrough. Pour cela, il a dû obtenir l'accord d'Henri II, car il est un vassal direct (tenant in chief). C'est peut-être cette perspective qui a rendu le roi hostile à son encontre vers 1168. D'un autre côté, Strongbow a de quoi être peu satisfait lui aussi, car le roi ne lui a toujours pas donné à épouser de femme correspondant à son statut de vassal direct.
Les deux armées cambro-normandes se dirigent ensuite vers Dublin où elles arrivent le 21 septembre. La ville tombe peu après, grâce aux efforts combinés de Raymond le Gros et de Miles de Cogan. Les troupes normandes restent à Dublin jusqu'au 1er octobre, et de là font des raids dans la province de Meath qui appartient au roi de Breifne.
Henri II, se rendant alors compte que ses barons pourraient devenir très puissants et indépendants, est poussé à réagir. Dès l'hiver 1170-1171, il fait fermer les ports vers l'Irlande et ordonne à ceux qui y sont partis sans sa permission de revenir avant le printemps, sous peine de saisie de leurs terres. Strongbow envoie Raymond le Gros à la cour du roi avec pour objectif d'obtenir qu'il puisse tenir ses nouveaux domaines irlandais directement d'Henri II. Mais ce dernier tarde à prendre une décision, et Raymond le Gros retourne en Irlande avant la fin de l'année.
Au moment de la mort de Dermot MacMurrough en mai 1171, sa mainmise sur le Leinster est restaurée. Strongbow, ayant épousé sa fille en 1170, revendique logiquement le trône.
La mort de MacMurrough est le signal de départ d'un soulèvement général des Irlandais. Waterford est reprise, Dublin est assiégée de juillet à août 1171. Mais l'armée de Ruaidri O'Connor, roi de Connacht, pourtant bien supérieure en nombre, est mise en déroute par la supériorité au combat des Normands. Ceux-ci, alors qu'ils n'ont plus de vivres pour tenir le siège et que les négociations ont échoué, font une sortie avec trois contingents et balayent les assiégeants. Dans la foulée, ils vont au secours de la garnison de Wexford.
Sur le chemin, ils défont une armée d'hommes du Leinster et tuent le roi de Uí Dróna. Des messagers les informent que la ville a été brûlée, et ils font alors route vers Waterford où se trouve Hervey de Montmorency, qui revient de la cour d'Henri II. Celui-ci informe Strongbow que le roi refuse de lui rendre ses terres en Angleterre et en Normandie. Henri II ne veut pas faire d'autre concession que de le reconnaître sénéchal de toute l'Irlande. Strongbow est persuadé par ses lieutenants qu'il serait préférable qu'il rencontre directement le roi pour négocier. La rencontre a lieu à Newnham (Gloucestershire), alors que le roi se prépare à débarquer en Irlande. Après de longues discussions, Strongbow concède au roi toutes les villes côtières, Dublin et ses environs, et toutes les places fortes. En retour, il reçoit la concession de toutes les autres terres conquises comme vassal direct du roi.
Le 18 octobre 1171, Henri II débarque à Waterford avec une grande armée. Strongbow lui donne le contrôle des villes comme conclu, et le roi y met en poste des hommes à lui. Il rend hommage pour ses terres irlandaises, et est confirmé dans son contrôle du Leinster. Il semble qu'à cette période, où peut-être durant les négociations à Newnham, Strongbow obtient le retour de son statut de comte. Juste avant le voyage de retour en Angleterre du roi, il est désigné comme comte Richard (plus tard comte de Striguil) dans une de ses chartes royales, ce qui n'était pas encore arrivé depuis le début du règne d'Henri II. Toutefois, d'après Giraud de Barri, le roi n'a toujours pas confiance en lui, et il cherche à enrôler des hommes à son service en Irlande pour affaiblir le parti de Strongbow.
En 1172, les envahisseurs combattent dans la région de ce qui sera plus tard le comté d'Offaly. C'est là que Robert de Quincy est tué en 1173. Strongbow est convoqué par le roi pour combattre en Normandie durant la révolte de ses fils en 1173. Il commande la place-forte de Gisors, et est présent au siège de Verneuil. Pendant son absence, il y a plusieurs révoltes irlandaises, et au Pays de Galles, les Gallois font une percée dans sa seigneurie de Striguil et atteignent même le château de Chepstow.
Quand il revient en Irlande à l'automne 1173, le roi lui a confié la garde du royaume d'Irlande, ainsi que Dublin et Waterford. Dans les chartes de cette période, il se présente comme vice-roi d'Irlande. Un peu plus tard, le roi lui confie aussi la ville de Wexford. En 1174, l'armée qu'il conduit dans le Munster est sévèrement battue, et doit se réfugier à Waterford. Avec l'aide de Raymond le Gros, ils réduisent et pacifient la résistance irlandaise, et ce n'est pas avant 1175 qu'ils peuvent partager les terres entre leurs principaux vassaux. Strongbow est à Windsor, le 6 octobre 1175, pour la signature du traité de Windsor entre Henri II et le haut-roi Ruaidri O'Connor.
Il meurt en 1176 alors que ses troupes menées par Raymond le Gros viennent de défaire les assiégeants de la ville de Limerick.
Il épousa Aoife (Eve) de Leinster († après 1189), fille de Dermot MacMurrough, le 26 août 1171 à Waterford. Elle était appelée comtesse d'Irlande en 1185, puis comtesse de Striguil en 1186.
Ils eurent deux enfants : Isabelle de Clare (après 1172-1220), dite la pucelle de Striguil, épousa Guillaume le Maréchal en 1189, qui par sa femme obtint le titre de comte de Pembroke ; Gilbert de Striguil (1173-1185?), qui mourut avant d'être investi du titre de comte hérité de son père. Il lui est attribué deux enfants illégitimes : Basile, qui épousa (1171) Robert de Quincy, constable de Leinster ; Aline, qui épousa (1174) Guillaume FitzMaurice, baron de Naas. |
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1340 - John de Buslingthorpe († 1340) - Buslingthorpe - Lincolnshire - Angleterre |
Membre de la famille noble des Buslingthorpe, qui tirait son nom du village et du domaine seigneurial qu'elle possédait dans le comté de Lincolnshire.
Chevalier de la noblesse foncière, il occupait le rang de seigneur du manoir (Lord of the Manor) de Buslingthorpe sous les règnes d'Édouard II et Édouard III.
Sir John est figuré les mains jointes en prière, tenant entre ses paumes un petit cœur (symbole fréquent de dévotion ou d'un vœu de croisade).
Il est revêtu d'un équipement militaire en mailles : cale de mailles (coif of mail), haubert et gantelets armoriés, surmonté d'un écu portant ses armes (de chevronné d'argent et de sable, au chef de sable chargé de trois massettes d'argent). |
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1340 - Richard de Leighton - († v. 1340) - Leighton - Bedfordshire - Angleterre |
Membre de la petite noblesse chevaleresque (gentry) du comté de Bedfordshire, il occupait le rang de seigneur local ou vassal tenant des terres dans la paroisse de Leighton (aujourd'hui Leighton Buzzard).
En tant que chevalier du comté, il participait à l'administration locale, au maintien de l'ordre et aux levées d'hommes d'armes pour la couronne sous les règnes d'Édouard II et Édouard III.
À sa mort vers 1340, il est inhumé dans l'église paroissiale All Saints de Leighton Buzzard.
Le chevalier y est représenté en gisant, les jambes croisées (cross-legged), posture caractéristique des effigies chevaleresques anglaises de la première moitié du XIVᵉ siècle. Vêtu d'un équipement militaire d'époque : haubert de mailles, surcot ajusté et épée au côté, les mains jointes en prière. |
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1340 - Chevalier anonyme - 1340 - Hurstpierpoint - Sussex - Angleterre |
Bien que le monument ne comporte pas d'inscription lisible conservée, l'effigie est traditionnellement attribuée à un seigneur du manoir de Hurstpierpoint issu de la famille de Pierpoint (ou de Pierrepont), la lignée noble qui a donné son nom à la localité.
Le défunt était un chevalier influent du Sussex sous le règne d'Édouard III, participant à la vie administrative et militaire de la région.
Il s'agit d'un gisant sculpté en pierre de taille (stone effigy), disposé sous un enfeu dans l'église paroissiale.
Le chevalier est figuré en position couchée, les jambes croisées (cross-legged), un motif de sculpture funéraire très populaire en Angleterre durant la première moitié du XIVᵉ siècle.
Il porte l'équipement militaire caractéristique des années 1330–1340 : bacinet avec camail de mailles protégeant le cou, surcot ou jupon armorié ajusté au-dessus d'une cuirasse, et longue épée suspendue à son baudrier.
Ses pieds reposent sur un lion couché, symbole de bravoure et de noblesse chevaleresque. |
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1340 - Werner Falcke de Munsweiler, chevalier († v. 1340) - Église Notre-Dame de l'Assomption - Rouffach - Alsace - France |
Issu de la famille noble des Falk von Munsweiler (ou Falcke), petite noblesse chevaleresque ministériale originaire du village de Munwiller, dans le Haut-Rhin.
En tant que chevalier (Miles), il est vassal des évêques de Strasbourg, seigneur de la haute et basse justice de Rouffach (capitale de l'Obermundat évépiscopal). Il participa aux affaires militaires et politiques de la région d'Obernai et du Sundgau sous le Saint-Empire romain germanique.
L'église conserve sa dalle funéraire ou d'importantes traces épigraphiques le concernant. Il y est généralement représenté ou commémoré en tenu militaire de chevalier avec ses armoiries (portant le faucon, arme parlante des Falk / Falcke). |
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1340 - Robert FitzHamon († v. avril 1107) - Abbaye de Tewkesbury - Tewkesbury - Gloucestershire - Angleterre |
Chevalier, né en 1070 à Gloucester, Robert FitzHamon ou Robert fitz Haimon seigneur d'Évrecy en Normandie, lord de Gloucester en Angleterre et conquérant de Glamorgan au Pays de Galles, fut un important baron anglo-normand du règne de Guillaume le Roux et Henri Ier d'Angleterre.
Il est le fils aîné d'Hamon, shérif du Kent, et sénéchal de Guillaume le Conquérant et Guillaume le Roux. Il est le petit-fils de Hamon le Dentu, seigneur de Creully, Torigni, Évrecy et Sainte-Scolasse-sur-Sarthe, qui fut tué en affrontant le duc de Normandie Guillaume le Bâtard (plus tard le Conquérant), lors de la bataille de Val-ès-Dunes en 1047. Après la conquête normande de l'Angleterre, il est possible que son père soit venu dans le pays conquis avec l'évêque Odon de Bayeux, son suzerain en Normandie pour l'honneur d'Évrecy. Il est en effet shérif du Kent et il est un petit vassal d'Odon de Bayeux, dorénavant comte de Kent, pour quelques terres dans ce comté. À sa mort, Robert hérite du patrimoine normand, et son frère Hamon hérite du patrimoine anglais.
Robert FitzHamon est l'un des barons loyaux à Guillaume le Roux, fils et successeur de Guillaume le Conquérant, durant la rébellion de 1088 qui cherche à regrouper la Normandie et l'Angleterre sous le gouvernement commun de Robert Courteheuse, le duc de Normandie et frère aîné du roi. C'est la mention la plus ancienne le concernant avec certitude. Après la rébellion, il est mentionné avec Henri de Beaumont tentant de convaincre Gandulf, l'évêque de Rochester, de construire à Rochester l'un des premiers châteaux en pierre du royaume.
Sa loyauté et son aide durant la rébellion lui valent d'être récompensé par les terres qui appartenaient à la reine – et mère du roi – Mathilde de Flandre, et que Henri essayait d'obtenir de son frère. Il se voit en plus concéder des domaines confisqués à Geoffroy de Montbray, l'évêque de Coutances, l'un des participants à la rébellion, dans le sud-est et dans le Buckinghamshire.
Il épousa Sybille, une fille du puissant Roger II de Montgommery, le comte de Shropshire.
Il devint l'un des amis intimes de Guillaume le Roux, et fut un fréquent témoin de ses chartes. Robert est présent à la partie de chasse du 2 août 1100 durant laquelle Guillaume le Roux est mortellement blessé par une flèche.
C'est durant le règne de Guillaume le Roux que les Anglo-Normands font des percées décisives au Pays de Galles, et l'une d'entre elles est réalisée par Robert FitzHamon. Les riches domaines qu'il a reçu dans le Gloucestershire, incluant le port de Bristol, lui donnent les moyens militaires (par ses vassaux) et financiers pour entreprendre la conquête de territoires gallois. En s'ingérant dans les luttes intestines entre les royaumes gallois, il réussit à conquérir le Glamorgan (en gallois : Morgannwg), à l'extrémité sud du Pays de Galles. La date de la conquête n'est pas précisément connue, mais il est présumé qu'elle se situe en 1093 ou peu après, en même temps que les autres avancées normandes (Brycheiniog, Ceredigion et Dyfed) suivants la mort de Rhys ap Tewdwr.
Henri Ier Beauclerc, le frère cadet de Guillaume le Roux, s'empare de la couronne à la barbe de Robert Courteheuse, son frère aîné. Robert FitzHamon se rallie au nouveau roi. Quand Robert Courteheuse débarque en Angleterre pour conquérir la couronne, Robert est resté fidèle au roi, et il sert d'intermédiaire entre les deux princes, ce qui conduit au Traité d'Alton1. Il est un témoin fréquent des chartes royales.
En 1105, alors qu'il est au service du roi en Normandie avec l'armée du roi, il est capturé et emprisonné à Bayeux par des partisans du duc de Normandie Robert Courteheuse. Cet affront décide le roi d'Angleterre à débarquer sur le continent. Henri Ier Beauclerc se présente devant Bayeux. Le gouverneur de la ville Gauthier d'Aunay libère Robert FitzHamon mais ne rend pas la place. Ce qui vaut à Bayeux d'être incendié par le roi. Robert FitzHamon accompagne Henri dans sa conquête de la Normandie mais il reçoit une flèche dans la tête lors du siège de Falaise. Très éprouvé par cette blessure à laquelle il survit, il retourne en Angleterre, se fait moine au monastère de Tewkesbury qu'il avait fondé et y meurt peu après mars 1107.
De son épouse Sibylle, fille de Roger II de Montgommery, comte de Shrewsbury, il eut : Mathilde (ou Mabel), épouse de Robert de Gloucester, fils illégitime d'Henri Ier Beauclerc ; Cécile, abbesse de Shaftesbury ; Mawyse ou Hawise, abbesse de Winchester.
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1340 - Aalys de Demois - Fontaine-les-Dijon - Bourgogne - France
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Aalys de Demois (ou Aalais de Demois) est une noble bourguignonne du XIVᵉ siècle, dont le souvenir est attaché à la commune de Fontaine-lès-Dijon, lieu de naissance de saint Bernard de Clairvaux.
La famille de Demois (ou de Desmois) fait partie de la noblesse foncière bourguignonne établie dans le Dijonnais au Moyen Âge.
Au XIVᵉ siècle, la seigneurie de Fontaine-lès-Dijon et les terres environnantes voient intervenir plusieurs familles patriciennes et chevaleresques dijonnaises dans les donations aux établissements religieux.
L'année 1340 correspond au repère de sa mort ou de la réalisation de sa tombe. |
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Vers 1340-1345 - Soldats au Saint-Sépulcre - Cathédrale de Strasbourg - Musée de l'Œuvre Notre-Dame - Strasbourg - Alsace - France |
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Vers 1340-1345 - Soldats au Saint-Sépulcre - Cathédrale de Strasbourg - Musée de l'Œuvre Notre-Dame - Strasbourg - Alsace - France |
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Vers 1340-1345 - Soldats au Saint-Sépulcre - Cathédrale de Strasbourg - Musée de l'Œuvre Notre-Dame - Strasbourg - Alsace - France |
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1340 - Gilbert de Clare - 3e comte de Gloucester († 7 septembre 1295) - Abbaye de Tewkesbury - Tewkesbury - Gloucestershire - Angleterre |
Gilbert de Clare, 7e comte de Hertford et 3e comte de Gloucester, né à Christchurch, dans le Hampshire (aujourd'hui Dorset) le 2 septembre 1243 fut également connu sous le nom de Gilbert « le Rouge » de Clare.
Entre 1268 et 1271, il fit bâtir le château médiéval de Caerphilly dans le sud du Pays de Galles.
Il était le fils de Richard de Clare, comte de Gloucester et Hertford, et de Maud de Lacy, comtesse de Lincoln, fille de John de Lacy et de Margaret de Quincy. Il était mineur à la mort de son père.
Il épousa d'abord Alice de Lusignan, la fille de Hughes XI de Lusignan. Cette union eut lieu en 1253, alors que Gilbert avait dix ans. Elle était de haute naissance, étant une nièce du roi Henry. Ils eurent deux filles avant de divorcer en 1267. Le prétexte en furent les « affections d'Alice pour son cousin le Prince Edward ». Gilbert et Alice eurent deux filles : Isabel de Clare, mariée à Guy de Beauchamp, 10e comte de Warwick, puis à Maurice de Berkeley, 2e Baron de Berkeley ; et Joan de Clare, mariée à Duncan Macduff, 7e comte de Fife, puis à Gervase Avenel.
Après l’annulation de son mariage avec Alice de Lusignan en 1285, il épousa Jeanne d'Acre le 30 avril 1290, fille du roi Edouard Ier d'Angleterre et de sa première femme, Eleanor de Castille. Par les dispositions du contrat de mariage, leurs biens conjoints ne pouvaient être hérités par un descendant direct. Par la suite, les sources laissent entendre qu’il aurait pris la Croix et serait parti pour la Terre Sainte. Il mourut au château de Monmouth le 7 décembre 1295 et fut enterré à l'abbaye de Tewkesbury |
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1340 - Richard de Jaucourt († 17 novembre 1340) - Abbaye de Saint-Seine-l'Abbaye - Saint-Seine-l'Abbaye - Bourgogne - France |
Les origines du titre de Jaucourt remontent au début du XIIIe siècle, quand Lambert Ier, chambrier du comte de Champagne,
panetier et chambellan de la comtesse de Champagne, acheta la terre de Jaucourt dans l'Aube.
Les sources permettent de remonter l'histoire des générations jusqu'à Charlemagne.
Richard de Jaucourt, seigneur de Villarnoul (Villarnoux ou Villarnoult, Bussières dans l'Yonne), épousa en 1318 Marie Besors (vers 1300- † ?),
dame de Villarnoult et fille de Gui Besors ou Le Bezort. Il est ainsi à l'origine de la branche des Jaucourt-Villarnoult.
Du chef de sa femme il est également seigneur d’Argançon, de Baroville et de Dolancourt.
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1340 - Matilda Agnes de Baliol FitzAlan (1260 † après octobre 1340) - Danby Wiske - Yorkshire - Angleterre |
Née en 1260 à Barnard Castle dans le comté de Durham, elle est la fille de John I de Balliol (1200 - † 1268) et de Devorguilla de Galloway (1218 - † 1290).
Elle épousa Brian FitzAlan (1260 - †1306) dont elle eut Katherine FitzAlan Grey (1300 - † 1328).
Elle fut la seconde épouse de Sir Brian FitzAlan (1260 - †1306), seigneur de Bedale et lieutenant du roi Édouard Ier en Écosse.
Elle eut deux filles avec Brian FitzAlan : Agnes FitzAlan (mariée à Sir Gilbert de Stapleton). Katherine FitzAlan (mariée à John de Grey, baron Grey de Rotherfield).
Les arbres généalogiques et traditions populaires la rattachent fréquemment à la puissante maison de Balliol (parfois comme fille de Jean de Balliol, roi d'Écosse, ou de John Ier de Balliol et Devorguilla de Galloway). Toutefois, l'historiographie médiévale et les pairs d'Angleterre (The Complete Peerage) restent prudents quant à son ascendance exacte, car les documents contemporains la désignent simplement sous le prénom de Maud/Matilda ou Agnes.
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1341 - William de Longvilliers - 1341 - Tuxford - Nottinghamshire - Angleterre
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William de Longvilliers (ou Longvillers / Longevilers) est issu de la noblesse anglo-normande établie dans le Nottinghamshire et le Yorkshire. Il est principalement associé au manoir de Tuxford et au monument funéraire qui lui est attribué dans la région.
Seigneurie de Tuxford : par le mariage d'un membre de la famille Longvilliers (William de Longvilliers, † v. 1281) avec Bertha de Markham, co-héritière des terres de la famille de Marcham et de Lexington, la famille de Longvilliers a acquis une part importante du manoir seigneurial de Tuxford (ainsi que des possessions à Laxton et Gargrave).
Personnages portant ce nom : William de Longvilliers (père) : Mort vers 1281. William de Longvilliers (fils / descendant), membre de la lignée qui s'éteint ou transmet ses titres à la branche cadette par son frère Thomas de Longvilliers (invoqué au Parlement comme baron Longvilliers sous Édouard III). Un membre de cette branche décède vers 1341-1342, marquant la fin de la succession directe masculine pour ce domaine.
L'effigie d'un chevalier en armure sculptée datant de 1341 / 1342 conservée dans l'église de Tuxford est traditionnellement attribuée à ce seigneur de Longvilliers.
L'effigie comporte des détails d'armure caractéristiques du règne d'Édouard III (transition entre la cotte de mailles et les premières pièces d'armure en plaques) et porte les armes de la famille de Longvilliers (Sable à une bande avec un filet engrelé d'argent). |
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1341 - Clarissa de la Warre (1285 † 25 août 1321) - Laxton - Nottinghamshire - Angleterre |
Fille de Roger de la Warre (1er baron la Warre) et de Clarice de Tregoz.
Elle épouse Sir Adam de Everingham (1er baron Everingham, v. 1279 † 1341), seigneur du manoir de Laxton.
Elle donne naissance à plusieurs enfants, dont Sir Adam de Everingham (2e baron Everingham, v. 1307 † 1388), qui s'illustrera plus tard lors de la guerre de Cent Ans (batailles de l'Écluse, de Crécy et siège de Calais).
Elle meurt le 25 août 1321.
Son effigie en pierre représente une dame noble en costume d'époque d'Édouard II / Édouard III. Elle repose aux côtés de son époux Sir Adam de Everingham (représenté en chevalier) et de la seconde épouse de ce dernier (Margery).
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1341 - Isabella St Aubin, épouse de Jordan de Haccombe († v. 1341) - Église St Blaise - Haccombe - Devon - Angleterre |
Isabella de St Aubin (ou de St Aubyn) est une noble dame médiévale du Devonshire, fille de Sir Mauger de St Aubyn (seigneur de Pickwell). Elle est issue de la famille de St Aubin et intégrée à la lignée des seigneurs de Haccombe par son alliance matrimoniale.
Elle épouse Sir Jordan de Haccombe († 1324), seigneur du manoir de Haccombe.
Le couple a une fille et unique héritière, Cecily de Haccombe. Par le mariage de Cecily avec Sir John L'Ercedekne (ou Lercedekne), le domaine et la seigneurie de Haccombe passent à la famille L'Ercedekne.
Une effigie gisant sous une arcade du chœur (ou du collatéral nord) lui est attribuée. Sculptée dans le grès, elle représente une dame en voile et guimpe du XIVe siècle, tenant un livre d'heures ou un missel entre ses mains.
Si la tradition locale et les historiens identifient ce gisant comme étant celui d'Isabella de St Aubin, d'autres historiens du Devon ont parfois hésité entre elle et sa fille Cecily. |
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1343 - Walter Giffard - Weare Giffard - Devon - Angleterre
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La famille Giffard s'établit dans ce domaine du nord du Devon (près de Great Torrington) après la conquête normande. C'est sous la seigneurie des Giffard que le village prend le nom combiné de Weare Giffard (en référence à une pêcherie ou « weir » sur la rivière Torridge).
Plusieurs membres successifs de cette lignée ont porté le prénom de Walter. Le registre de 1343 s'inscrit à la période de transition où les possessions de la branche aînée passent à d'autres alliances (notamment la famille Trewin/Weare, puis plus tard les Denzell et les Fortescue).
Deux effigies sculptées en pierre reposent désormais dans des niches gothiques aménagées sur le mur nord de la nef. Elles représentent un chevalier en armure et sa dame.
Bien que les inscriptions héraldiques d'origine manquent pour confirmer de manière absolue leur identité, ces statues sont historiquement attribuées à Sir Walter Giffard et à son épouse (Lady Alice de St George) ou à leur descendance directe du XIVe siècle. |
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1343 - Kuno von Falkenstein (Höllental) († 12 mai 1343) - Kirchzarten - Bade-Wurtemberg - Allemagne
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Kuno von Falkenstein († 12 mai 1343) est un noble issu de la lignée des chevaliers de Falkenstein, une puissante famille ministérielle de la région de Fribourg-en-Brisgau, étroitement liée au célèbre défilé du Höllental (la « Vallée de l'Enfer ») dans la Forêt-Noire.
La famille régnait depuis le château de Falkenstein (Burg Falkenstein), aujourd'hui en ruines, situé à l'entrée de la vallée du Höllental (près de Buchenbach).
Kuno et sa lignée contrôlaient ce passage stratégique reliant la plaine du Rhin à la Forêt-Noire et à la Souabe. Les barons de Falkenstein étaient d'ailleurs réputés pour percevoir des péages très stricts — et parfois qualifiés de Raubritter (chevaliers brigands) dans les chroniques locales en raison de leurs attaques sur les marchands fribourgeois.
Kuno von Falkenstein était un personnage influent dans les affaires ecclésiastiques et politiques du Brisgau au début du XIVe siècle.
Kuno von Falkenstein fut inhumé dans l'église paroissiale de Kirchzarten, qui servait de lieu de sépulture privilégié pour les seigneurs de la région.
Une imposante dalle en relief sculptée marque sa tombe. Elle le représente sous les traits d'un chevalier en armure complète du milieu du XIVe siècle (bacinet, cotte de mailles, épée et écu).
La pierre porte les armes de la maison de Falkenstein (un faucon) ainsi qu'une inscription gothique rappelant son identité et la date exacte de sa mort : le 12 mai 1343 (« Anno Domini MCCCXLIII in die beati Pancratii obiit Dominus Cuno de Valkenstein »). |
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1343 - Clemence de Lisieux - Église St Gregory - Fledborough - Nottinghamshire - Angleterre |
Clemence de Lisieux (ou de Lyseus / de Lisures) est une noble dame du XIVe siècle liée au village de Fledborough dans le Nottinghamshire. Son souvenir est intimement associé à la fondation d'une chantrerie (chantry) en 1343 et aux vestiges funéraires médiévaux conservés dans l'église paroissiale St Gregory de Fledborough.
D'origine normande, la famille de Lisures/Lisieux détenait la seigneurie du manoir de Fledborough depuis l'époque qui a suivi la conquête normande.
Clemence était probablement la mère (ou l'épouse) de Sir John de Lisieux (Lisures), seigneur de Fledborough au début du XIVe siècle.
En 1343, Sir John de Lisieux obtint une licence d'amortissement (licence for alienation in mortmain) pour doter une chantrerie à l'église St Gregory de Fledborough afin que des prêtres y célèbrent la messe pour le salut des âmes des membres de sa famille, notamment celle de Lady Clemence.
L'église Saint-Grégoire de Fledborough conserve plusieurs témoins matériels uniques liés à la famille de Lisieux et à Lady Clemence. La dalle funéraire gravée (Grave slab) : conservée dans le bas-côté nord de l'église, il s'agit d'une dalle tombale dont il subsiste une inscription en vieux français / normand inscrite en lettres lombardes : « CLEMENCE DAME DE LYSEUS GIT ICI PUR DIE... » (Clemence, dame de Lisieux, gît ici, pour Dieu...)
Cette dalle identifie formellement le lieu de sépulture de Clemence.
Dans la même nef repose le gisant sculpté en pierre d'une noble dame habillée en veuve, couramment identifiée comme représentant Lady Clemence de Lisieux. La figure porte un voile, une guimpe sous le menton, et un manteau replié dans ses bras. Elle tient un cœur entre ses mains (un symbole funéraire lié au souvenir spirituel ou à l'inhumation séparée du cœur, d'autant plus remarquable qu'un reliquaire en argent en forme de cœur a autrefois été découvert dans l'église). Sa tête repose sur deux coussins encadrés par deux petits anges, et un chien repose à ses pieds. |
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1344 - William de Keynes († 3 septembre 1344) - Dodford - Northamptonshire - Angleterre
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Il était le père de John de Keynes qui fut shérif du Nottinghamshire et qui mourut en 1366.
Fils de Robert de Keynes, Sir William appartenait à la lignée des Keynes (originaires de Cahagnes en Normandie) qui possédait plusieurs manoirs importants en Angleterre, notamment à Dodford (Northamptonshire), Tarrant Keyneston et Coombe Keynes (Dorset).
Il fut impliqué dans les litiges seigneuriaux du début du règne d'Édouard III, parvenant à sécuriser le domaine de Dodford face à d'autres membres de sa famille.
Il meurt le 3 septembre 1344. Son fils et héritier, John, lui succède à la tête des manoirs familiaux.
L'église abrite plusieurs effigies d'exception sculptées en pierre, en bois ou marbre de Purbeck représentant des membres de la lignée de Keynes (comme Sir Robert de Keynes, Hawise de Keynes, et Wentiliana de Keynes, la petite-fille de William). |
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1344 - Edmund de Thweng (v. 1285 † 15 octobre 1344) - Sheriff Hutton - Yorkshire - Angleterre |
Il était le seigneur de Cornburgh, Sheriff Hutton et Southburn.
Né vers 1285, il était le fils de John de Thweng (1261 - † 1330) et de Joan Mauley (1275 - † 1345).
Il appartenait à la branche cadette de la puissante famille de Thweng (ou Thwing), originaire de l'East Riding of Yorkshire. Il était le seigneur du manoir de Cornbrough, situé à proximité immédiate de Sheriff Hutton.
Il épousa Isabel Constable (fille de Sir Robert Constable de Flamborough). Le couple eut au moins deux fils, dont Marmaduke de Thweng et John de Thweng.
Sa mort survint le 15 octobre 1344. Son acte d'assignation de douaire (dower) au profit de sa veuve Isabel fut rédigé peu de temps après.
Son gisant repose dans la chapelle nord de l'église (souvent appelée St Nicholas' Chapel ou chapelle de la Vierge).
Sculptée en pierre vers 1344, l'effigie représente un chevalier en cotte de mailles et armure de la première moitié du XIVe siècle. Le niveau de détail des pièces d'armure et des motifs héraldiques sur l'écu est remarquable pour l'art funéraire médiéval du Yorkshire.
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1344 - Anna von Watweiler († 2 août 1344) - Église Saint-Jean-Baptiste - Wattwiller - Alsace - France |
Anna von Watweiler était l'épouse du bailli chevalier Rudolf, prévôt de Wattwiller.
La famille noble de Wattwiller détenait des droits seigneuriaux et des terres sous la suzeraineté des princes-abbés de Murbach, qui régnaient sur la vallée de Thann et le Sundgau.
Anna appartenait à l'une des branches locales influentes de la région de Cernay et de Guebwiller. Sa disparition le 2 août 1344 s'inscrit dans la période de prospérité médiévale du village avant les crises de la seconde moitié du XIVe siècle (Grande Peste, incursions des Grandes Compagnies).
Une pierre tombale gravée est dédiée à Anna von Watweiler. Elle figure parmi les plus anciens vestiges lapidaires conservés dans l'édifice.
Sculptée dans le grès vosgien, la dalle comporte une épitaphe en majuscules gothiques précisant la date exacte de son décès (« Anno Domini MCCCXLIV in die sancti Stephani papae... », soit le 2 août, jour de la Saint-Étienne, pape).
Elle arbore les armes de la famille de Wattwiller, caractérisées par un blason à trois fasces ou pièces géométriques représentatives de la maison seigneuriale. |
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1344 - Jeanne de Quincy - Église Sainte-Marie-Madeleine - Fouju - Île de France - France |
Elle était l'épouse de Messire Briart (souvent désigné sous l'initiale N. Briart dans les registres patrimoniaux), chevalier et conseiller du roi Philippe VI, décédé en mars 1343.
En tant qu'épouse d'un conseiller du roi de France, Jeanne de Quincy appartenait à la haute noblesse de robe et d'épée gravitant autour de la cour royale et des fiefs de la région de Melun et de Brie-Comte-Robert.
Elle est morte l'année suivant son époux, en 1344.
Typique de l'art funéraire des années 1340 sous le règne de Philippe VI, la dalle comporte l'effigie gravée au trait des défunts représentés en costume d'époque — le chevalier en tenue militaire/armure et la dame en robe souple avec manteau et coiffe du XIVe siècle.
La pierre porte l'épitaphe avec la date de leur décès ainsi que les écus gravés rappelant les armoiries des familles Briart et de Quincy.
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1344 - Ulrich von Werd von Saarbrücken († 16 septembre 1344) - Église Saint Guillaume - Strasbourg - Alsace - France |
Il est le fils de Heinrich II Sigebert Von Leiningen von Saarbrücken (1239 - † 1278) et de Bertha von Rappolstein (1232 - † 1292).
Il épousa Susanna von Lichtenberg, fille de Johann I von Lichtenberg († 1315) et de Adelheid von Werdenberg († 1343).
De cette union est issue Adelheid Von Werd von Saarbrücken († 1387).
La famille des comtes de Werd (ou de Werde, nommée d'après le château de Château-Voué / Werde près d'Erstein) occupait la fonction héréditaire de landgrave en Basse-Alsace sous le Saint-Empire romain germanique.
Ulrich von Werd exerçait l'autorité judiciaire et militaire représentant le pouvoir impérial en Alsace centrale et du Nord.
La mort d'Ulrich le 16 septembre 1344 marque un tournant historique majeur pour la région : sans héritier masculin direct, la landgraviat de Basse-Alsace passa par la suite aux évêques de Strasbourg.
Réalisé vers 1340–1345 par le célèbre maître-sculpteur Woelflin de Rouffach, le monument superpose deux gisants : sur le niveau supérieur repose Ulrich de Werd, représenté en chevalier couché, vêtu d'une cotte de mailles et d'une surcot, les pieds appuyés sur un lion. Sous la table de pierre soutenue par des lions sculptés repose l'effigie de son frère, Philippe de Werd (doyen du chapitre de la cathédrale de Strasbourg, mort en 1332).
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1344 - Roger de Salaman († v. 1344) - Horley - Surrey - Angleterre |
Sir Roger de Salaman (ou Saleman / Salmon, † 1343/1344) est un chevalier et propriétaire terrien important du Surrey au XIVe siècle.
Sir Roger de Salaman tenait plusieurs fiefs dans le comté du Surrey, notamment le manoir de Salfords (dans la paroisse de Horley), mais aussi des terres à Nutfield, Burstow et Caterham.
En tant que membre de la gentry locale sous les règnes d'Édouard II et d'Édouard III, il fut investi de fonctions administratives et judiciaires régionales (commissions de la paix et levées d'impôts).
L'année 1344 marque l'enregistrement du transfert de ses terres (Inquisitio post mortem) consécutif à son décès survenu vers 1343-1344. Le domaine passa alors à son fils et héritier, Thomas Salaman.
Sculpté dans le calcaire vers 1343-1345, le gisant représente un chevalier en armure complète de transition (cotte de mailles associée aux premières plaques de protection, cervelière, surcot et grandes dagues/épées). Ses pieds reposent sur un lion couché.
Il tient sur le côté son bouclier sculpté portant les armes de la famille Salaman : d'argent à une aiglette bicéphale de sable chargée d'un écu d'or sur le corps. |
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1345 - Chevalier anonyme - (v. 1345-1350) - Littlehempston - Devon - Angleterre
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Il s'agit d'une statue funéraire en pierre taillée représentant un chevalier couché en armure (bacinet, camail de mailles, haubert et surcot). La date attribuée (vers 1345–1350) correspond à la transition armure de mailles / armure de plates sous le règne d'Édouard III.
La sculpture ne comporte pas d'inscriptions ou d'armoiries lisibles, ce qui lui vaut la désignation de chevalier anonyme.
La seigneurie du manoir local (Hempston Arundel) appartenait à la puissante famille Arundel (notamment Sir John Arundel). Bien que la tradition locale rattache parfois ces effigies à des membres de cette lignée, l'identité exacte du défunt reste non confirmée historiquement.
Particularités du site : l'église abrite trois gisants du XIVe siècle déplacés de leurs emplacements d'origine. L'effigie du chevalier porte d'anciens graffitis apotropaïques (symboles de protection gravés dans la pierre au Moyen Âge). |
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1345 - Scholastica de Gayton de Meaux († 1345) - Gayton - Northamptonshire - Angleterre |
Scholastica de Gayton était l'une des filles et co-héritières de Sir Philip de Gayton (mort en 1316). Elle épousa Sir Godfrey de Meaux, d'où le nom de Scholastica de Meaux sous lequel elle apparaît dans certains registres médiévaux.
Il s'agit d'une effigie en pierre taillée représentant une noble dame du milieu du XIVe siècle. Le monument est installé contre le mur nord de la chapelle nord de l'église. Il se distingue par la draperie naturelle du vêtement et la représentation réaliste du costume féminin de l'époque d'Édouard III.
La sculpture comporte à ses côtés une petite figure représentant son enfant en bas âge (un nourrisson emmailloté), ce qui en fait un exemple d'art funéraire médiéval particulièrement émouvant et rare pour cette période. La présence de l'enfant emmailloté apporte un précieux témoignage sur la symbolique funéraire des familles seigneuriales anglaises au XIVe siècle.
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1346 - William de Hinton (1284 - † 1346) - Hinton-in-the-Hedges - Northamptonshire - Angleterre
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Sir William de Hinton était le seigneur du manoir local de Hinton-in-the-Hedges au début du XIVe siècle. La tradition historique et les répertoires d'art funéraire situent la fin de sa vie vers 1346.
Le monument est une effigie en pierre taillée posée sur un tombeau coffre (chest tomb). Elle représente le chevalier couché, vêtu d'une armure typique de la première phase de la guerre de Cent Ans (transition mailles/plates).
Le village conserve également les traces d'un ancien manoir médiéval fortifié entouré de fossés (moated site), lié à la seigneurie exercée par la famille de Hinton au XIVe siècle.
Dans l'église Sainte-Trinité, la statue de Sir William repose aux côtés d'une seconde effigie représentant son épouse. |
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1346 - William Bruce († 1346) - Pickering - Yorkshire - Angleterre |
Sir William Bruce était un chevalier et seigneur local issu de la branche de la famille Brus/Bruce établie dans le secteur de Pickering. Il fonda une chapelle chantrerie (chantry chapel) dans l'église en 1337. La date de son décès est traditionnellement située vers 1345–1346.
Le monument est une effigie couchée sculptée représentant le chevalier en armure complète de la première moitié du XIVe siècle (bacinet, haubert de mailles, surcot) avec les jambes croisées, un style iconographique très en vogue sous le règne d'Édouard III.
Son bouclier porte les armes de la famille Brus (un sautoir engrelé sous un chef dentelé), confirmant son appartenance à la lignée. |
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1346 - John Daubyngy, chevalier († 1346) - Brize Norton - Oxfordshire - Angleterre |
Bien que son nom soit nettement gravé (John Daubyngy/Daubeney), ce personnage reste un mystère pour les historiens. Aucune mention directe de lui ne figure dans les registres publics anglais de l'époque. Il s'agissait très probablement d'un membre d'une branche cadette de la célèbre famille d'Albini / Daubeney (de Belvoir) établie localement.
Le détail du haut du corps (bacinet, bavière/camail) visible dans la cavité supérieure offre une source précise pour l'équipement d'un chevalier anglais au tout début de la guerre de Cent Ans (année de la bataille de Crécy). |
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1346 - William de Gorges - († 1346) - Tamerton Foliot - Devon - Angleterre |
Sir William de Gorges était le lord du manoir de Tamerton Foliot au milieu du XIVe siècle. Sa famille s'est alliée à la lignée des Foliot, seigneurs historiques du lieu depuis la conquête normande.
Le gisant de William de Gorges repose sur un tombeau coffre (chest tomb) aux côtés de celui de son épouse, Agnes de Gorges. Les deux figures sont sculptées côte à côte dans une même pierre de taille calcaire.
L'effigie représente le chevalier couché, la tête reposant sur un heaume de joute. Il porte une armure emblématique des années 1340 (bacinet avec camail de mailles, jupon serré (cotte d'armes/gipon) au-dessus de la poitrine et de la taille, demi-plaques d'acier sur les bras et les jambes, et un baudrier). Ses pieds reposent sur un lion.
La famille de Gorges est célèbre pour son blason très reconnaissable : d’argent à une gourde d'azur, parfois figuré sur les armoiries environnantes du monument. |
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1346 - John Hauteville ou John Wych - Chew Magna - Somerset - Angleterre |
Contrairement aux gisements classiques en pierre calcaire ou en marbre, cette statue est sculptée dans un bloc de chêne massif, un matériau rare pour les monuments funéraires du XIVe siècle qui ont souvent été détruits au fil du temps.
Le chevalier est représenté couché sur le côté droit, le coude appuyé sur son hélios/coussin et la tête soutenue par sa main, les jambes croisées. Cette pose décontractée et vivante tranche totalement avec la rigidité des gisants traditionnels.
La tradition locale attribue historiquement ce gisant à Sir John Hauteville (ou Hawkevill), un personnage légendaire de la région du Somerset actif au XIIIe siècle sous Henri III.
Les historiens d'art et antiquaires s'accordent à dater l'œuvre du milieu du XIVe siècle (vers 1340–1350, d'où la date de 1346). L'effigie représenterait en réalité John Wych (ou Wyke), seigneur du manoir de Court de Wyck à Yatton, mort vers cette période. |
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1346 - Margrave Rudolph IV von Baden-Durlach - Baden Baden - Bade-Wurtemberg - Allemagne |
L'appellation Baden-Durlach est un anachronisme courant pour cette période : la branche et le margraviat de Baden-Durlach n'ont été créés qu'au XVIe siècle (en 1535). Au XIVe siècle, Rodolphe IV régnait sur la maison originelle des margraves de Bade (avec les apanages de Baden-Baden et Pforzheim).
Rodolphe IV a co-régné sur la marche de Bade sous le Saint-Empire romain germanique. La date de 1346 associée à son nom correspond à des chartes et actes de fondation majeurs sous la dynastie de Zähringen, ainsi qu'à la période d'élaboration/commande du monument funéraire.
La dalle funéraire / gisant représente le margrave en armure de haut noble germanique du milieu du XIVe siècle. Il est figuré en chef de guerre avec un grand bacinet à visière ou un grand heaume héraldique. Le surcot ajusté aux armes de la maison de Bade (d'or à la bande de gueules). La ceinture de chevalerie (Dienstband) marquant son rang princier dans l'Empire. Ses pieds reposent traditionnellement sur un lion, symbole de force et de noblesse seigneuriale. |
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1346 - Agnes de Gorges - Tamerton Foliot - Devon - Angleterre |
Agnes de Gorges était l'épouse de Sir William de Gorges († 1346), lord du manoir de Tamerton Foliot.
Son effigie repose directement à côté de celle de son époux sur un même tombeau coffre (double chest-tomb), datant du milieu du XIVe siècle (vers 1340–1350).
La sculpture représente une dame de la haute noblesse provinciale sous le règne d'Édouard III. Elle porte la tenue féminine caractéristique de l'époque : une robe ajustée (cote), un manteau et une coiffure à guimpe (wimple) avec voile encadrant le visage.
Ses mains sont jointes en prière et sa tête repose sur un double coussin soutenu par deux petits anges.
Ses pieds reposent sur un chien couché, symbole traditionnel de fidélité conjugale dans l'art funéraire médiéval. |
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1347 - Thomas de la More - († 1347) - Northmoor - Oxfordshire - Angleterre
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Sir Thomas de la More était le seigneur du manoir de Northmoor (More) au milieu du XIVe siècle. La date de 1347 correspond à la période de son décès et de la commande du monument funéraire familial.
Les dalles funéraires représentent Sir Thomas et sa femme (Elizabeth) côte à côte dans la nef de l'église. Le couple est encastré sous une niche d'enfeu finement sculptée.
Le chevalier porte le bacinet avec camail de mailles attaché par des vervelles visibles. Il est vêtu d'un surcot plissé serré à la taille par un baudrier. Ses jambes sont croisées, armées de grevées et de genouillères articulées (poleyns). Ses pieds reposent sur un lion. |
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| 1347 - Hugh Hastings († juillet 1347) - Elsing - Norfolk - Angleterre |
Sir Hugh Hastings est né vers 1307, fils du baron John Hastings (1262 - † 1313) et de sa deuxième épouse Isabel Despenser Hastings De Monthermer († 1334), fille de Hugh Despenser, comte de Winchester.
Il fut un des plus importants commandants militaires sous le règne du roi Edouard III dans les premières années de la guerre de Cent Ans, servant en Flandre et en France où il fut notamment à la bataille de Crécy.
Il épousa Margery Foliot (1313 - † 1349), fille de Sir Richard Foliot en 1330. Ils eurent deux fils : John qui mourut sans progéniture, et Sir Hugh Hastings (1336 - † 1369) qui épousa Margaret Everingham, fille d'Adam Everingham. Trois filles naquirent également de cette union : Isabel, Maud et Marguerit.
Sir Hugh Hastings († 30 juillet 1347) est un chevalier, chef militaire et administrateur anglais du XIVᵉ siècle, célèbre pour son rôle dans la guerre de Cent Ans et pour son monumental cuivre funéraire conservé à Elsing.
Fils de John Hastings, 2ᵉ baron Hastings, et d'Isabel Despenser.
Il épouse Margery Foliot vers 1330. Par son mariage, il devient seigneur du manoir d'Elsing dans le Norfolk.
Capitaine au service du roi Édouard III, il participe activement aux campagnes en Flandre et en France (notamment à la bataille de Crécy en 1346). Il est nommé sénéchal de Gascogne en 1347.
Il fait rebâtir l'église Sainte-Marie (St Mary's Church) d'Elsing au milieu du XIVᵉ siècle.
Inhumé dans le chœur de l'église d'Elsing, sa sépulture est recouverte d'un cuivre gravé monumental à taille réelle (monumental brass). Ce monument est considéré par les historiens comme l'un des cuivres funéraires médiévaux les plus remarquables d'Angleterre.
Le cuivre le figure en armure complète, encadré par un dais gothique élaboré et entouré de « pleurants » (weepers) représentant ses compagnons d'armes et seigneurs, dont le roi Édouard III et le comte de Lancastre.
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1347 - Ludwig der Bayer - Musée de Mayence - Mayence - Rhénanie-Palatinat - Allemagne |
Louis IV de Bavière, issu de la maison de Wittelsbach, fut empereur du Saint-Empire romain germanique de 1328 à sa mort en 1347. Son règne fut marqué par un conflit majeur avec le papauté d'Avignon et par la montée en puissance des princes électeurs germaniques (dont l'archevêque de Mayence).
Bien que Louis IV de Bavière soit inhumé à la cathédrale Notre-Dame de Munich (Frauenkirche), le musée épiscopal de Mayence conserve un célèbre ensemble de dalles gravées et de monuments sculptés liés à sa cour et à la noblesse franconienne/rhénane de l'année de sa mort (1347).
L'œuvre phare de cette collection présente un chevalier vassal/voyer de l'Empire aux côtés de sa dame, sculptés en grès rouge du Rhin. Elle est répertoriée sous la référence de l'année de la mort de l'empereur (1347).
Le chevalier porte une cotte d'armes ajustée (Waffenrock) sur un haubert de mailles, plissée à la taille et serrée par un noble baudrier enrichi de plaques ornées (Dienstband).
Il porte l'épée à longue fusée à sa gauche et une dague à rouelles ou dague de miséricorde, fixées par des chaînettes de sécurité reliées à la poitrine.
Les jambes sont protégées par des cnémides/grevées métalliques ajustées, et les pieds chaussés de solerets articulés. |
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1347 - Margaret de Ifield († 1347) - Ifield - Sussex - Angleterre |
Lady Margaret était l'épouse de Sir John de Ifield (chevalier et magistrat local mort vers 1317-1335). La date de 1347 correspond à son propre décès et à la réalisation du monument funéraire final sous le règne d'Édouard III.
La sculpture montre une noble dame vêtue d'une robe ample (cote) avec surcot plissé et d'un manteau agrafé sur la poitrine.
Elle porte la guimpe (wimple) encadrant le menton et le cou, surmontée d'un voile ajusté à plis, caractéristique des veuves ou des dames de rang seigneurial de la première moitié du XIVe siècle.
Ses mains sont jointes en prière et sa tête repose sur deux coussins soutenus par des anges, tandis qu'un petit chien (symbole de fidélité) est assoupi à ses pieds. |
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1347 - Blanche Mortimer († 1347) - Much Marcle - Herefordshire - Angleterre |
Blanche Mortimer (Lady Grandison) était la fille de Roger Mortimer, 1er comte de March (le puissant baron qui dépose Édouard II en 1327 aux côtés de la reine Isabelle de France). Elle épousa Peter de Grandison (2e baron Grandison). Elle mourut en 1347.
Elle porte la crespine avec tresses latérales sous un voile léger, encadrant un visage d'une grâce poignante.
Elle est vêtue d'un surcot ajusté porté par-dessus une cote aux manches plissées et boutonnées très fin.
Contrairement à la majorité des gisants aux mains jointes, Blanche tient un chapelet/rosaire drapé entre ses doigts et posé délicatement sur sa robe. Sa tête repose sur deux coussins soutenu par des anges.
Le soubassement du tombeau coffre porte les armoiries combinées des Mortimer (d'or à trois barres d'azur au chef palé) et des Grandison. |
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1347 - Lady de la More - Northmoor - Oxfordshire - Angleterre |
Lady Elizabeth de la More était l'épouse de Sir Thomas de la More, seigneur du manoir de Northmoor (More). La date attribuée (1347) correspond au décès de son époux et à la création de l'ensemble funéraire du couple dans le transept de l'église.
Elizabeth est représentée coiffée du voile et de la guimpe (wimple) enserrant le menton, caractéristique des matrones et des dames de rang seigneurial de l'époque d'Édouard III.
Elle porte une robe longue ajustée (cote) sous un surcot amplement drapé avec manteau agrafé sur les épaules.
Ses mains sont jointes en prière, sa tête repose sur un double coussin rectangulaire, et ses pieds s'appuient sur deux petits chiens assoupis, symbolisant la fidélité conjugale. |
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1347 - Ellen, épouse de John de Wautone - Église All Saints - Wimbish - Essex - Angleterre |
Le monument a été commandé pour Sir John de Wautone (de Wantone/Wauton) et son épouse Ellen (ou Elena). La date attribuée (1347) correspond à la période de réalisation du laiton après le décès de Sir John (vers 1347) et de son épouse.
Les figures de Sir John et d'Ellen sont représentées côte à côte, debout sous une magnifique arcature finement gravée. La partie inférieure représentant leurs jambes et leurs pieds a été malheureusement mutilée ou amputée au fil des siècles, mais le haut du corps demeure remarquablement conservé.
Ellen porte une coiffure élaborée typique de la noble gentry anglaise des années 1340 : des tresses latérales encadrant le visage soutenues par une résille (crespine/caul) sous un voile léger retombant sur les épaules.
Elle est vêtue d'un surcot ajusté porté sur une robe (cote) à manches étroitement boutonnées du poignet jusqu'au coude.
Un manteau amplement drapé est agrafé sur la poitrine par un cordon élégant qu'elle tient délicatement d'une main.
La précision des traits gravés permet d'analyser le moindre détail des coutures, boutons et ornements vestimentaires de la noblesse de l'Essex juste avant la Peste noire. |
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1348 - Nicholas de La Beche († 1345) - Aldworth - Berkshire - Angleterre
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Sir Nicholas de La Beche possédait d'immenses territoires, notamment dans le Berkshire. Outre le château de La Beche à Aldworth, il possédait le château de Beaumys à Swallowfield, et les manoirs de Yattendon, Compton, Cookham, Binfield, Burghfield, Basildon, Harwell, Stratfield, Padworth, Peasemore, Leckhampstead, Bradfield, Farley et des propriétés dans le Sussex.
Nicholas de La Beche fut nommé gouverneur du Prince Noir et, en 1336, fut nommé Constable de la Tour de Londres. En 1340, les deux princesses, Isabelle et Joanna, âgées respectivement de huit et sept ans, y furent laissées sous sa responsabilité, en l'absence du roi et de la reine, partis en France. Mais il semblerait qu’il ait négligé ses devoirs car au retour soudain et inattendu du roi une nuit de décembre, la forteresse fut jugée mal gardée, lui-même absent et seulement trois domestiques ordinaires présents pour servir les enfants royaux.
Le roi ordonna l'arrestation et l'emprisonnement de Nicolas de La Beche et d'autres officiers, et les « traita avec une rigueur exemplaire», mais, en moins de deux ans, Nicholas reçut son pardon et fut réintégré en tant que Constable de la tour.
Il mourut en 1345, ne laissant aucun enfant, mais sa femme, Margery Poynings, qu'il avait épousée en 1339, lui survécut. |
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1348 - Bernhard III von Anhalt - († 1348) - Nienburg - Basse-Saxe - Allemagne |
Bernard III (Bernhard III.), prince d'Anhalt-Bernbourg de la maison d'Ascanie (Ascanier), régna de 1323 à sa mort en 1348. Il joua un rôle politique et militaire important dans la région du Harz et du cours moyen de la Elbe sous le règne de l'empereur Louis IV de Bavière.
Bernard III est représenté en armure complète de la période de transition germanique : bacinet, cotte d'armes plissée (Waffenrock) resserrée par le baudrier princier (Dienstband).
Il tient son épée et s'appuie sur son écu aux armes de la maison d'Anhalt (burelé d'argent et de sable de dix pièces, au crancelin de sinople brochant en bande).
Ses pieds reposent sur un lion couché, symbole traditionnel de bravoure et de haut rang seigneurial.
Son épouse est figurée en longue robe drapée (cote), les mains jointes en prière, portant le voile et la guimpe réservés aux matrones de haute noblesse. |
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1348 - Épouse de Bernhard III von Anhalt - Nienburg - Saxe-Anhalt - Allemagne |
| Voir Bernhard III von Anhalt |
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1348 - Rudolph IV von Baden-Durlach († 1348) - Lieu non précisé - Allemagne |
Il était le fils de Hermann VII Von Baden (1266 - † 1291) et de Agnès de Truhendingen († après 1309).
Après la mort de son père, Rudolph a gouverné le marquisat d'abord conjointement avec son frère Friedrich avant de procéder à un partage du patrimoine familial.
Friedrich reçut Baden-Baden et Eberstein, quant à Rudolf il reçut Pforzheim.
Il se maria une première fois (avant le 28 février 1318) avec Liutgard de Bolanden († 1324 ou 1325), sœur de la cistercienne Anna de Bolanden.
En secondes noces, il épousa (avant le 18 février 1326) Maria von Oettingen († 10 juin 1369).
De ce second mariage sont issus : Frédéric III Baden (vers 1328 - † 2 septembre, 1353) ; Rudolf V von Baden († 1361), marié le 26 août 1347 à Adelheid von Baden. |
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1348 - Eleanor Bluett Baynard († 1348) - Silchester - Hampshire - Angleterre |
Elle est l'une des filles et co-héritières de Sir John Bluet (ou Bluett), seigneur du manoir de Silchester.
À la mort de son père, sa garde et le privilège de son mariage sont achetés à la Couronne par William de Cusaunce.
Elle est donnée en mariage à Edmund Baynard, faisant ainsi passer une partie des terres et du seigneurie de Silchester dans la famille Baynard.
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1348 - Isabel Maud Deincourt FitzWilliam († mai 1348) - Église St Mary - Sprotbrough - Yorkshire - Angleterre |
Née en 1278, elle était la fille de Edmund Deincourt, 8e Lord Eyncourt et de Isabel de Mohun.
Petite-fille du
Baron John Deincourt VII et de Agnes de Percy, ; de Reginald de Mohun II et de Isabella de Ferrers.
Elle épousa William FitzWilliam of Emley (1290 - † 1340), fils de William FitzThomas.
De cette union sont issus : Margaret, éouse de Henry de Pierrepont III ; Elizabeth, épouse de Thomas de Musgrave ; Reynold ; William ; Thomas II ;
Isabel ; John, époux de Joan de Reresby ; Joan, épouse de Henry de Sothill Sr ; Agnes.
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1349 - William de St Quintin († 1349) - Harpham - Yorkshire - Angleterre
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La famille de St Quintin (dont le nom remonte aux compagnons normands de Guillaume le Conquérant) possédait le manoir de Harpham (situé dans l'East Riding du Yorkshire) depuis le XIIᵉ siècle.
Sir William fut le principal bâtisseur de la majeure partie de l'actuelle église St John of Beverley à Harpham au XIVᵉ siècle. Il y fit reconstruire la nef, ajouter la tour ouest ainsi que la chapelle nord dédiée à la sépulture de sa famille.
Sa sépulture est l'un des monuments les plus célèbres de l'église d'Harpham. Il s'agit d'un tombeau coffre (chest tomb) surmonté d'une dalle en albâtre gravée représentant un chevalier en armure aux côtés de son épouse (traditionnellement identifiée comme Joan de Thwing).
Comme pour d'autres figures de cette période décédées en 1349, sa mort survient durant l'apogée de la Peste noire qui frappa durement le nord de l'Angleterre. |
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1349 - Robert Bourchier († 18 mai 1349) - Halstead - Essex - Angleterre |
Sir Robert Bourchier (1ᵉʳ baron Bourchier, mort le 18 mai 1349) est une figure majeure de la noblesse anglaise sous le règne d'Édouard III, célèbre pour être le premier laïc nommé Lord Chancelier d'Angleterre.
Fils de Sir John de Bourchier (juge aux Plaids Communs), Robert fait de la seigneurie de Halstead (Essex) le berceau de sa dynastie. Il obtient en 1341 l'autorisation royale de fortifier son manoir de Stanstead Hall.
À la suite d'une crise politique opposant le roi Édouard III à son clergé, le roi écarte l'archevêque de Cantorbéry et nomme Bourchier à la Chancellerie. C'est une rupture historique, la charge ayant été jusque-là réservée aux évêques et clercs.
Chevalier accompli, il s'illustre pendant la guerre de Cent Ans. Il combat aux côtés du roi lors de la bataille de Crécy (1346) et participe au siège de Calais.
En 1340, il fonde une importante chapelle d'obit (chantry) dans l'église St Andrew de Halstead, destinée à entretenir des prêtres pour prier pour l'âme des membres de sa famille.
Ses armoiries sont d'argent à la croix engrelée de gueules, cantonnée de quatre bougets de sable.
Il meurt le 18 mai 1349, emporté lui aussi par la Peste noire qui ravageait l'Angleterre cette année-là.
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1349 - Ralph Willington - († 1349) - Atherington - Devon - Angleterre |
Sir Ralph de Willington (mort en 1349) est un chevalier et seigneur féodal membre de la noble famille de Willington. Il était seigneur du manoir d'Umberleigh, situé dans la paroisse d'Atherington (Devon).
Il est le fils de Sir Ralph de Willington et de Joan de Champernowne (héritière du domaine d'Umberleigh), famille originaire du Gloucestershire et du Derbyshire établie dans le Devonshire.
Il a épousé Eleanor de Mohun, fille de John de Mohun (seigneur de Dunster) et d'Ada de Tibetot.
Sa mort survenue en 1349 coïncide, comme pour beaucoup de nobles de son époque, avec la propagation de la Peste noire en Angleterre.
Le gisant du chevalier porte encore les vestiges de ses armoiries (de gueules au sautoir de vair).
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1349 - Margaret de Prayers († 1349), épouse de Robert Bourchier - Église St Andrew with Holy Trinity - Halstead - Essex - Angleterre |
Margaret de Prayers (ou de Preyers, † 1349) est une figure de la noblesse de l'Essex au XIVᵉ siècle, principalement connue pour son mariage avec Robert Bourchier (1er baron Bourchier et Lord Chancelier d'Angleterre).
Fille et héritière de Sir Thomas de Prayers, seigneur du manoir de Sible Hedingham (Essex).
Elle épouse Sir Robert Bourchier vers 1325–1330. Ce mariage apporte des terres significatives à la famille Bourchier, renforçant leur ancrage territorial dans la région.
Le couple a plusieurs enfants, dont John Bourchier (2e baron Bourchier) qui hérite des titres et domaines familiaux.
Margaret meurt en 1349, l'année de la Peste noire en Angleterre, tout comme son époux Robert.
Margaret de Prayers est représentée vêtue d'une robe médiévale ajustée et d'un voile.
Les soubassements et entourages du tombeau comportent les armoiries des Bourchier (d'argent à la croix engrelée de gueules accompagnée de quatre boucles de sable) alliées à celles des de Prayers. |
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1349 - Joan Roscelin († après 1359) - Épouse de John Willoughby - Église St James - Spilsby - Lincolnshire - Angleterre |
Joan Roscelin (ou Rosceline, † après 1359) est une aristocrate anglaise du XIVᵉ siècle. Elle est la première épouse de John Willoughby (1er baron Willoughby de Eresby, v. 1304 † 1349), un important commandant militaire actif sous les règnes d'Édouard II et Édouard III.
Fille et co-héritière de Sir Thomas Roscelin, chevalier de Norfolk (seigneur de Edgefield).
Elle épouse John Willoughby vers 1325. Cette alliance permet aux Willoughby d'étendre leur influence foncière dans le Norfolk en récupérant une partie des domaines de la famille Roscelin.
Le couple a plusieurs enfants, dont John Willoughby (2e baron Willoughby de Eresby), qui s'illustra plus tard à la bataille de Poitiers en 1356.
Son époux meurt en 1349 (vraisemblablement durant la Peste noire). Joan lui survit au moins jusqu'en 1359.
Joan Roscelin est figurée coiffée d'une tresse encadrée et vêtue d'un surcot ajusté avec des drapes plissées typiques du style gothique de l'époque Édouardienne.
La base du tombeau est ornée d'écussons sculptés représentant les armes des Willoughby (d'or au fret de sable) et les armes des Roscelin (de gueules à trois rocs d'échiquier d'argent). |
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1350 - John de Lyons († v. 1350) - Warkworth - Northamptonshire - Angleterre
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Sir John de Lyons (v. 1289 † v. 1350) est un chevalier et seigneur terrien anglais du XIVᵉ siècle.
Seigneur du manoir de Warkworth (Northamptonshire), il possédait également d'autres terres dans la région (notamment à Beckbrooke/Begbroke).
Il épouse Alice de St Liz (de Senlis) vers 1315–1320.
Reçu en sommation militaire dès 1322, il sert sous Édouard III et participe activement aux campagnes de la guerre de Cent Ans (présent à Crécy et au siège de Calais).
Il est représenté en armure de plate naissante sur haubert de mailles, portant un bassinet et un camail de mailles enveloppant le cou.
Vêtu d'un surcot ajusté (gipon) et d'un baudrier richement ornementé portant son épée.
Les mains jointes en prière, les jambes croisées (posture typique de la sculpture gothique anglaise de cette période) et les pieds appuyés sur un lion sculpté.
Son écu porte le blason de la famille de Lyons : d'argent à un lion rampant de gueules, la queue fourchée. |
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1350 - John Leverick - Ash - Surrey - Angleterre |
Les informations relatives à John Leverick pour l'année 1350 dans la paroisse d'Ash (comté de Surrey, Angleterre) s'inscrivent dans un contexte d'archives médiévales seigneuriales et écclésiastiques très spécifiques.
Au XIVᵉ siècle, le patronyme Leverick (parfois orthographié Loverick, Leverich ou Leveroke) apparaît dans les registres du Kent et du Surrey. Vers 1350, ces individus sont généralement des propriétaires fonciers locaux, des tenants d'un manoir ou des fonctionnaires paroissiaux.
À cette époque, le manoir d'Ash (voisin de Henley et Guildford) était rattaché à l'abbaye de Chertsey (Chertsey Abbey). Les transactions foncières ou taxes concernant des résidents comme John Leverick figurent dans les Chertsey Abbey Cartularies (registres de propriété de l'abbaye).
L'année 1350 marque le pic/immédiat après-coup de la Peste Noire dans le Surrey. De nombreuses mentions d'individus dans les archives seigneuriales de cette période précise correspondent à des mutations de propriétés (heriots ou droits de succession) suite au décès du tenant ou à la réattribution de terres abandonnées. |
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1350 - Nicholas de Longford († 1350) - Angleterre |
Sir Nicholas de Longford désigne plusieurs membres d'une influente famille de la noblesse foncière anglaise originaire du Derbyshire (manoir de Longford).
Autour de la date de 1350, deux figures majeures de cette lignée se détachent dans les sources historiques et généalogiques :
1. Sir Nicholas de Longford I (v. 1285 – 1356).
Il est le chef de famille au milieu du XIVᵉ siècle.
Membre important de la gentry du Derbyshire, il a occupé les fonctions de député (Member of Parliament) et de shérif du Lancashire.
Il épousa Alice le Boteler.
Dans l'église Saint-Chad de Longford (Derbyshire), l'une des célèbres effigies funéraires en albâtre lui est attribuée. La facture de son armure et le style de la sculpture sont datés par les historiens de l'art aux alentours de 1350. Il meurt peu après, vers 1356.
2. Sir Nicholas de Longford II (v. 1325/1335 – v. 1357/1373).
Fils du précédent, il succède aux terres familiales.
Il épousa Alice Deincourt (fille de Sir Roger Deincourt).
Actif pendant la période de la Peste Noire (1348-1350) et des guerres franco-anglaises (Guerre de Cent Ans), certaines généalogies indiquent son décès ou la transmission de ses titres au milieu du XIVᵉ siècle. |
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1350 - Roger de Nonant (1245 - † 1350) - Broadclyst - Devon - Angleterre |
Sir Roger de Nonant est un chevalier anglais et le dernier seigneur normand du manoir de Broadclyst (Devon) issu de cette lignée féodale.
La famille de Nonant s'est établie dans le Devon après la conquête normande, détenant initialement la baronie féodale de Totnes ainsi que le manoir de Broadclyst depuis le début du XIIᵉ siècle environ.
Roger de Nonant représente la fin de la présence directe de cette dynastie normande sur le manoir. À sa mort vers 1350, le domaine passe à d'autres familles nobles.
Le chevalier est représenté gisant, la tête reposant sur un petit ange. La qualité du travail de sculpture en fait l'un des exemples d'art funéraire les plus remarquables du Devon pour le XIVᵉ siècle.
Des écus sont sculptés derrière l'effigie, bien qu'ils ne portent plus de blason visible aujourd'hui. |
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1350 - Hermann II von Everstein-Polle († 20 juin 1350) - Abbaye d'Amelungsborn - Negenborn - Basse Saxe - Allemagne
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Il était le fils de Otto III, comte von Everstein, seigneur von Polle et de Luitgard von Schladen.
Il épousa (avant le 29 septembre 1324) Adelheid zur Lippe († 1351), fille de Simon I, seigneur zur Lippe et de Adelheid von Waldeck.
De cette union sont issus : Otto VI von Everstein, comte von Everstein († 25 juillet 1373) ; Hermann III, comte von Everstein († entre 1393 et 1395) ;
Johann von Everstein († vers 1351) ; Otto von Everstein († entre le 5 juin 1356 et le 1er mai 1364) ; Meinhard von Everstein († vers 1351) ;
Bernhard, comte von Everstein († vers 1379) ; Adelheid von Everstein (vers 1324 - † vers 29 septembre 1373).
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1350 - Albrecht II - 1350 - Barby-Elbe - Saxe-Anhalt - Allemagne |
Albrecht II, comte de Barby et Mühlingen est un noble allemand de la maison féodale de Barby, implantée le long de l'Elbe dans l'actuelle Saxe-Anhalt.
Au XIVᵉ siècle, la comté de Barby (à la jonction de la Saale et de l'Elbe) est un fief d'Empire stratégique. Albrecht II administrait ces terres seigneuriales et le château de Barby-Elbe.
Son règne et sa vie s'étendent sur le premier demi-siècle du XIVᵉ siècle, période marquée par la consolidation des territoires comtaux en Saxe et les ravages de la Peste Noire vers 1350.
L'effigie le représente en chevalier en armure complète de la période d'Édouard III et de Charles IV (bassinets, ceinture de chevalerie ouvragée, épée et écu armorié). |
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1350 - Ulrich von Treyvaux († 1350) - Hauterive - Canton de Fribourg - Suisse
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Ulrich de Treyvaux (ou von Treyvaux, † 1350) est un chevalier et seigneur issu de la noblesse ministériale du pays de Fribourg.
Les membres de la famille de Treyvaux (de Tribus Vallibus) étaient des ministériaux fribourgeois possédant des fiefs notamment à Treyvaux, Senèdes et Arconciel. Ils sont devenus bourgeois de la ville de Fribourg à partir de 1344.
La famille s'est illustrée dès le Moyen Âge central comme importante bienfaitrice de l'abbaye cistercienne Sainte-Marie d'Hauterive.
Sculpté vers 1350 à sa mort, ce gisant représente le chevalier en armure complète. Il constitue une référence importante pour les historiens de l'art médiéval et de l'armement du XIVᵉ siècle dans la région de la Suisse romande. |
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1350 - Rezzo Burkhardt von Bächlingen († 1320) - Église de Bächlingen - Bächlingen - Bade-Württemberg - Allemagne |
Chevalier.
Sur la pierre tombale, on trouve cette inscription : « ANNO DNI MCCCXX I MARTIN EPI O de MILES BVRGHARD DCS REZE D'BECHELINGEN ET ANNO MCCCXXIII KAL mai O ELIZABED MORSTIN UXOR EI REQIE I PACE" ».
Traduit, cela signifie quelque chose comme : « Dans l'année de Notre Seigneur 1320 est mort à la Saint-Martin le brave chevalier Burkhard, appelé Reze de Bechelingen,
et en 1323 est morte le 1er mai, Elizabeth de Morstein, sa femme. Qu'ils reposent en paix. »
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1350 - Richard de Pembrugge († 1338/1346)- All Saints Church - Clehonger - Herefordshire - Angleterre |
Sir Richard de Pembrugge I (ou Pembridge), seigneur du manoir de Clehonger, mort entre 1338 et 1346. Il est le père de Sir Richard de Pembrugge II, célèbre chevalier de l'Ordre de la Jarretière sous Édouard III.
Le gisant montre le chevalier sculpté grandeur nature, vêtu d'une armure complète en pierre (camail, bassinet, cotte d'armes) représentative du milieu du XIVᵉ siècle.
Sa tête repose sur un grand bacinet et un chien est couché à ses pieds. Des traces de polychromie d'origine y ont été observées. |
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1350-1375 - Armure espagnole de la période Pierre 1er (le Cruel) et Henri II (Trastamare) de Castille - Provenance inconnue - Espagne |
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1350 - Sentinelles endormies - Cathédrale de Fribourg-en-Brisgau - Fribourg-en-Brisgau - Bade-Wurtenberg - Allemagne |
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1350 - Lady Norwell ? - Église St Laurence de Norwell - Nottinghamshire - Angleterre |
Bien qu'identifiée localement sous le nom traditionnel de « Lady Norwell », l'effigie représente très probablement une dame de la famille noble locale De Lisures (ou De Lysurs), seigneurs d'une partie du manoir de Norwell au XIVᵉ siècle.
La sculpture montre une noble dame vêtue de la garde-robe aristocratique typique du milieu du XIVᵉ siècle (vers 1350) : un surcot ouvert, une cotte ajustée à manches boutonnées et un guimpe avec voile de tête.
Ses mains sont jointes en prière et ses pieds reposent sur un petit animal (symbole de fidélité). |
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1350 - Hawise de Muscegros de Ferrers († 1353) - English Bicknor - Gloucestershire - Angleterre |
Elle est la fille de Sir Robert de Muscegros of Hampstead.
Elle épousa
Sir William de Mortimer of Bridgewater († avant le 30 juin 1297).
Veuve, elle se remaria (entre le 2 février 1298 et le 13 septembre 1300) avec
Sir John de Ferrers (1271 - † 1312), fils de Sir Robert de Ferrers et de Eleanor de Bohun.
Ils eurent deux fils et deux filles : John, Sir Robert (1309 - † 1350), Pernel (épouse de Richard de Monmouth) et Eleanor, épouse de Sir Thomas de Lathom.
John de Ferrers mourut en France in 1312, peut-être empoisonné.
En troisièmes noces, elle épousa
Sir John de Brus dont elle eut une fille, Katherine, qui mourut avant elle.
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1350 - Adelheid von Lippe († 1350) - Abbaye de Amelungsborn - Negenborn - Basse-Saxe - Allemagne |
Née en 1290, elle est la fille de Simon I zur Lippe (1270 - † 1344) et de Adelheid von Waldeck (1261 - † 1339).
Elle épousa
Hermann II von Everstein (1280 - † 1350) dont elle eut :
Otto VI von Everstein (1330 - † 1373) ; Adelheid von Everstein (1336 - † 1373).
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